25.04.2011

LA FRANCOPHONIE BELGE EN VOIE DE DISPARITION...

Faut-il s’étonner que la N-VA, mandatée par la Flandre, agite la muleta pour donner le coup de grâce à la Francophonie belge ? Non pardi ! Le français est banni de Flandre. Les Francophones y sont muselés ; leur Région refuse de les reconnaître comme faisant partie d’une minorité protégée. Pour la Flandre, il est naturel qu’elle gère l’ensemble du territoire belge. La N-VA prend le relais pour élargir la brèche que l’accord de 2007, avorté à la suite du refus du SP.A de le signer, ouvrait à la satellisation de la Wallonie et de Bruxelles. Le terrain est bien préparé !

Michel Legrand, président du Gerfa, au cours du traditionnel débat dominical de Bel-RTL du 13 mars 2011 asséna des chiffres irréfutables sur la flamandisation de l’administration fédérale au mépris de la loi fixant la parité linguistique dans les administrations publiques. Le président du Gerfa relève que les 14 présidents ou assimilés dirigeant les SPF, services publics fédéraux, le Selor, bureau de recrutement de l’administration, et le FEDICT, informatique et technologies de l’information, sont répartis entre 8 Flamands et 6 Francophones. A la répartitions de ces postes, il faut y ajouter un « hors quota », la patronne de l’administration civile à la Défense, une Flamande, comme il va de soi ! Et si l’on prend en compte, souligne Michel Legrand, les patrons des services du personnel et u budget,  la parité est scandaleusement bafouée : 80 % des postes sont occupés par des Flamands ! Bien loin de la parité 50/50.

Et cela, sans réaction des ministres et des secrétaires d’Etat francophones au Kern et au Conseil des Ministres, lieux où l’on discute de tout et où les décisions font l’objet d’un consensus ! La responsabilité des quatre partis francophones, PS, M R, CDH que l’on dit scotché au CD&V dans les discussions « hors public », et ECOLO, dans la mainmise de la Flandre sur l’ensemble du territoire Belgique, est engagée.

16:25 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : n-va, gerfa, fedict, michel lgrand, bel-rtl, sp.a, selor |  Facebook |

31.03.2011

LA BELGIQUE DE PLUS EN PLUS FLAMANDISEE ?

 

 

C’est le cri d’alarme que nous lançons depuis des lustres. Une question que nous posons sans cesse aux partis politiques francophones depuis des années : « Que font les ministres francophones au sein du Kern et au sein du Conseil des Ministres ? ». Une question qui reste sans réponse. Pas un des partis politiques qui sont au pouvoir n’a daigné nous répondre ! Pas un ! Ne feraient-ils que de la figuration ? Certes, six ministères régaliens sur sept sont entre les mains de Flamands. Mais, les décisions ne doivent-elles pas être prises par consensus ? Donc, avec l’accord des ministres francophones ! Certains de nos interlocuteurs nous font cependant observer qu’on voit nos ministres et secrétaires d’Etat francophones les bras chargés de dossiers se rendant au Conseil des Ministres. Ils étudient les dossiers. Serait-ce du camouflage ?

C’est le cri d’alarme que le Gerfa, Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, ne cesse de lancer chaque mois dans son mensuel Diagnostic. Tous les postes principaux dans les Services publics  ainsi que dans les Institutions publiques sont occupés par des Néerlandophones. « Il y a là, clairement un déséquilibre en faveur des Flamands…Le problème se pose surtout au niveau des fonctions stratégiques dans chaque administration … Les Flamands sont largement majoritaires aux postes clés que sont le budget ou les ressources humaines… » dénonce Michel Legrand, président du Gerfa. Faut-il s’en étonner lorsqu’on apprend que l’organisme chargé du recrutement du personnel, Selor, est dirigé par un « apparatchik  flamand acquis à la  réforme Copernic » ? ( Diagnostic n° 285 de février 2011).

Et que va-t-il se passer à la Police fédérale à la suite de la démission du Commissaire général, Fernand Koekelberg , un francophone ? On sait que la parité linguistique doit être de 50-50 au niveau du cadre linguistique pour le premier degré de la hiérarchie policière : 1 commissaire général et 3 directeurs généraux dont 2 néerlandophones et l francophone, avant la démission du francophone Koekelberg. Or, celui-ci est remplacé ad interim par le néerlandophone Paul Van Thielen en qualité de commissaire général tout en conservant sa fonction de directeur général. Le poste de Commissaire général sera-t-il confié à un Francophone ? La bonne question !

Il suffit de voir ce qui se passe dans l’armée : 78 % des généraux sont Flamands, « et ils occupent toutes les fonctions importantes, les généraux francophones étant réduits aux tâches secondaires », précise Denis Ducarme, député MR. Et d’illustrer son propos : «  En 2009-2010, sur huit colonels nommés généraux, et majors généraux nommés lieutenants généraux, sept étaient Néerlandophones ». En outre, la concentration des principaux systèmes d’armes en Flandre s’accélère, largement financée. Le député MR, Daniel Ducarme, souligne : « …Pour moi, il y a un sous-investissement dans les casernes et bases de Wallonie par rapport à ce qui est prévu dans le plan 2011-2017… Il est clair qu’on ne veut laisser que les miettes aux Francophones ».

La même anomalie est observée au niveau des fonctions supérieures. Le sacro-saint principe de la parité linguistique (50-50) est bafoué et remplacé par la règle (60-40), 60 % de Néerlandophones, 40 % de Francophones. Et les Francophones occupent le plus souvent des fonctions secondaires ! Charles Michel, président du MR, de son côté, confirme le déséquilibre ; il n’évite pas de parler de la réforme de l’armée et du déficit francophone dans les cadres supérieurs ; « Ce déséquilibre linguistique, dit-il, n’est probablement que la partie supérieure de l’iceberg qui cache un mal plus profond » . Il ne mâche pas ses mots pour critiquer le plan de réforme de l’armée du ministre Pieter De Crem, CD&V : « Son plan risque, souligne-t-il, avec les désengagements et les départs volontaires, de faire tomber les effectifs à 25 000 hommes au lieu des 34 000 annoncés ; et il accentue le fossé Nord-Sud, par les déménagements en Flandre, le désinvestissement à la base de Florennes,  etc. »

Un autre exemple : celui de l’image d’une Belgique flamande présentée à l’étranger nous est détaillé par Gerfa dans son périodique mensuel Diagnostic n° 282 de novembre 2010 : « … La mainmise flamande sur les grandes ambassades (3 sur 4), sur les ambassades de l’Afrique centrale ( sur 3) et sur les représentations permanentes (3 sur 3)… Ainsi donc sur 10 postes stratégiques à l’extérieur, neuf sont dans des mains flamandes. Seul Paris échappe encore à la voracité du Nord ».

Mais, bon Dieu, que font donc nos ministres et secrétaires d’Etat au Kern et au Conseil des Ministres ? Défendent-ils les intérêts des membres de notre communauté française ? 

 

08.03.2011

LA BELGIQUE DE PLUS EN PLUS FLAMANDISEE ?l

 

C’est le cri d’alarme que nous lançons depuis des lustres. Une question que nous posons sans cesse aux partis politiques francophones depuis des années : « Que font les ministres francophones au sein du Kern et au sein du Conseil des Ministres ? ». Une question qui reste sans réponse. Pas un des partis politiques qui sont au pouvoir n’a daigné nous répondre ! Pas un ! Ne feraient-ils que de la figuration ?

Certes six ministères régaliens sur sept sont entre les mains de Flamands. Mais, les décisions ne doivent-elles pas être prise par consensus ? Donc, avec l’accord des ministres francophones ! Certains de nos interlocuteurs nous font cependant observer qu’on voit nos ministres et secrétaires d’Etat francophones les bras chargés de dossiers. Camouflage ?

C’est le cri d’alarme que le Gerfa, Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, ne cesse de lancer chaque mois dans son mensuel Diagnostic. Tous les postes principaux dans les Services publics  ainsi que dans les Institutions publiques sont occupés par des Néerlandophones. « Il y a là, clairement un déséquilibre en faveur des Flamands…Le problème se pose surtout au niveau des fonctions stratégiques dans chaque administration … Les Flamands sont largement majoritaires aux postes clés que sont le budget ou les ressources humaines… » dénonce Michel Legrand, président du Gerfa. Faut-il s’en étonner lorsqu’on apprend que l’organisme chargé du recrutement du personnel, Selor, est dirigé par un « apparatchik  flamand acquis à la  réforme Copernic » ? ( Diagnostic n° 285 de février 2011).

Et que va-t-il se passer à la Police fédérale à la suite de la démission du Commissaire général, Fernand Koekelberg , un francophone ? On sait que la parité linguistique doit être de 50-50 au niveau du cadre linguistique pour le premier degré de la hiérarchie policière : 1 commissaire général et 3 directeurs généraux dont 2 néerlandophones et l francophone, avant la démission du francophone Koekelberg. Or, celui-ci est remplacé ad interim par le néerlandophone Paul Van Thielen en qualité de commissaire général tout en conservant sa fonction de directeur général. Le poste de Commissaire général sera-t-il confié à un Francophone ? La bonne question !

Il suffit de voir ce qui se passe dans l’armée : 78 % des généraux sont Flamands, « et ils occupent toutes les fonctions importantes, les généraux francophones étant réduits aux tâches secondaires », précise Denis Ducarme, député MR. Et d’illustrer son propos : « En 2009-2010, sur huit colonels nommés généraux, et majors généraux nommés lieutenants généraux, sept étaient Néerlandophones ». En outre, la concentration des principaux systèmes d’armes en Flandre s’accélère.

La fameuse règle de la parité linguistique (50-50) est bafouée et remplacée par la règle (60-40), 60 % de Néerlandophones, 40 % de Francophones. Et les Francophones occupent le plus souvent des fonctions secondaires !

Un exemple de l’image d’une Belgique flamande présentée à l’étranger nous est détaillée par Gerfa dans son périodique mensuel Diagnostic n° 282 de novembre 2010 : « … La mainmise flamande sur les grandes ambassades (3 sur 4), sur les ambassades de l’Afrique centrale (sur 3) et sur les représentations permanentes (3 sur 3)… Ainsi donc sur 10 postes stratégiques à l’extérieur, neuf sont dans des mains flamandes. Seul Paris échappe encore à la voracité du Nord ».

Mais, bon Dieu, que font donc nos ministres et secrétaires d’Etat au Kern et au Conseil des Ministres ? Défendent-ils les intérêts des membres de notre communauté française ? 

06.12.2010

UNE IMAGE FLAMANDE DE LA BELGIQUE A L’ETRANGER…

 

C’est le thème que développe le Gerfa, organisation syndicale agréée, dans son magazine mensuel Diagnostic n° 282 de novembre 2010.

Selon Gerfa : « Le poids du nord du pays dans les rouages de l’Etat fédéral est impressionnant. Dans les relations extérieures,  il ne s’agit pas d’un déséquilibre ponctuel ou conjoncturel, mais bien d’une mainmise flamande particulièrement efficace ».

Comment pourrait-il en être autrement ? La Flandre détient tous les postes régaliens au sein du gouvernement et la majorité en poids de pouvoir au sein du Conseil des Ministres ! Evidemment, « dans les partis politiques, on rétorquera, souligne Gerfa, que cela n’est pas vrai, car les règles de parité sont globalement respectées ». C’est vrai, mais il y a une différence d’influence entre un poste de premier rang et un poste de second rang à grade égal.

Gerfa donne pour exemple les grandes ambassades : Berlin, Londres, Paris, Washington ; trois d’entre elles, Berlin, Londres et Washington,  échoient aux Néerlandophones ; une, celle de Paris, revient aux Francophones. Au niveau des ambassades de second rang,  la parité paraît équilibrée. Il n’en reste pas moins que toutes les ambassades belges en Afrique centrale : République démocratique du Congo, Rwanda, Burundi, Congo (ex-français),Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, pays de langue française, sont occupées  par un Flamand, seule l’ambassade belge au Sénégal a été attribuée à un Francophone !

La remarque est également valable pour les représentations permanentes auprès des grandes institutions, telles que ONU et OTAN postes occupés par un Flamand, seule l’Europe est attribuée à un Francophone.

« Le constat est particulièrement clair, souligne en conclusion le Gerfa ! La plupart des postes stratégiques sont occupés par le Nord du pays. Les Francophones ne reçoivent que quelques compensations dans les postes du deuxième ou troisième rang, histoire de respecter la parité linguistique. Au commencement de cette étude, nous évaluions les postes stratégiques détenus par les Francophones à 30 ou 35 %. On en est loin et même très loin et c’est le chiffre de 20 % qui paraît plus proche de la Réalité ! A l’instar de ce qui se passe à l’armée, on s’aperçoit que le Nord du pays place ses pions là ou la Belgique constitue un enjeu, une porte d’entrée ou une plus-value […] Pendant ce temps, les Francophones restent particulièrement passifs et même quand ils assurent la direction des Affaires étrangères (comme sous l’ère du ministre Louis Michel), ils se révèlent souvent incapables d’inverser le cours des choses. Pire, ils se donnent une image détestable comme lors de la résurrection couteuse du consulat de Marseille pour caser un affidé. Tout cela à un moment où le Nord du pays développe des revendications séparatistes. L’analyse de la mainmise flamande sur l’Etat fédéral suffit à elle seule à démontrer que le Nord du pays n’a aucun intérêt au séparatisme et s’accrochera bec et ongles à ses rentes de situation. Un tel constat devrait convaincre les Francophones de ne rien céder, car les transferts NORD-SUD tant vantés sont bien souvent largement compensés par des transports inverses et peu transparents ».

15:34 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gerfa, diagnostic, ambassades, onu, otan, europe, nord, postes |  Facebook |

21.10.2010

CELA RAPPORT D'ETRE FLAMAND...

 

Nos "amis" du Nord agitent sans cesse l'épouvantail du séparatisme au grand dam des Wallons et des Bruxellois, qui n'ont pas encore intégré l'idée que la Flandre perçoit des rentes énormes grâce à sa mainmise sur l'Etat belge… et bien plus que les fifrelins accordés dans le cadre de la prétendue solidarité Nord-Sud.

Pour illustrer ce constat, relevons l'occupation par les Flamands des postes, de pouvoir, en particulier au niveau international où la Belgique n'est souvent représentée que par les tenants de la langue de Vondel.

Ainsi, le très CD&V Herman Van Rompuy s'est fait propulser président du Conseil européen où son traitement mensuel brut avoisine les 25 000 euros. Pas mal pour un politicien qui a fait la grande partie de sa carrière sur le radicalisme flamand. Et encore, ce traitement ne prend pas en compte les multiples avantages… annexes !

Mieux, au moment où on ne parle que de rigueur et d'augmentation des impôts, Van Rompuy ne paie que l'impôt européen fixé à 25 %… alors que n'importe quel Belge percevant moins de la moitié de son traitement paie plus de 50 % !

Belle leçon pour ceux qui croient que la Flandre ne profite pas de l'Etat belge ! Belle leçon également de solidarité fiscale d'autant que l'intéressé est en pointe dans le discours de l'austérité…

Si l'Etat belge a besoin d'une cure d'austérité, l'Europe devrait donner l'exemple en alignant ses salaires, ses dépenses et sa fiscalité sur ceux de ses membres !

Source : Diagnostic, mensuel n° 281, octobre 2010. Magazine mensuel du Gerfa, asbl. Site web : www.gerfa.be

 

05.07.2010

LA RESPONSABILITE DU PS ET DU MR EST ENGAG

LA RESPONSABILITE DU PS ET DU M R EST ENGAGEE…Survie ou mort du français. Clientélisme ou intérêt général. Honneur ou déshonneur. + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique de la N-VA, on y décèle deux points-clés : la régionalisation du droit du travail et la régionalisation de l'impôt des sociétés. Un programme conservateur… favorable à la Flandre. + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique du M R, il est possible qu'il puisse se marier avec le programme économique de la N-VA; les deux programmes sont proches. Il suffirait de quelques retouches de part et d'autre et ça passerait ! Le M R résistera-t-il aux appels de la sirène flamande ? + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique du PS, on observe que les programmes du PS et de la N-VA sont très éloignés l'un de l'autre. . Mais on connaît la "patience" du Flamand et l'"assouvissement" pathologique socialiste pour l'occupation du pouvoir. Un "arrangement" est très possible entre les deux formations politiques. Cela n'empêchera pas la N-VA de remettre en cause l'accord signé sur les concessions faites par la Flandre dès qu'elle aura engrangé les "concessions" francophones. Comme d'habitude. + +Conséquemment, la Flandre fera une avancée de plus - un pas de plus - vers la réalisation de l'objectif peaufiné par le groupe "Flämen Politik" en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand lequel voyait à plus ou moins long terme l'intégration de la Belgique dans l'Empire allemand et la disposition de ports de mer donnant accès aux océans ! L’Allemagne puissance maritime et économique ! Le rêve pangermanique ! + +Et le PS hurlera au scandale, à la spoliation, puis … se soumettra à la puissance flamande !Au regard du scénario qui s'élabore, on comprend la position de réserve affichée par le CDH en n'apportant pas un soutien aveugle à une manœuvre flamande de poser un nouveau jalon dans la reconstitution des Grands Pays-Bas unilingues néerlandais. Joëlle Milquet sait que les édiles flamands couchent avec les lois linguistiques. Elle reste attentive. + +Du côté du civil, nous retiendrons la mise en garde du Gerfa, Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction administrative, organisation syndicale agréée, présentée par son président Michel Legrand dans l'éditorial du mensuel n° 279 Diagnostic de juin 2010. Monsieur Michel Legrand décortique la mainmise flamande sur les conventions collectives et sur l'Impôt des sociétés par leur régionalisation. "En clair, dit-il, cela veut dire que les salaires pourront être différents entre le Sud et le Nord et que la fiscalité sur les entreprises pourra également être différente. Certes, ajoute le président du Gerfa, la N-VA ne pourra faire passer cette réforme sur-le-champ ; il n'empêche qu'elle porte en elle la concurrence entre deux Régions à l'intérieur du même Etat ! Et c'est bien la raison pour laquelle Bart De Wever souhaite la suppression de la Région bruxelloise qui sera intégrée dans la zone d'influence de la Flandre. En effet, il ne peut concevoir que la Région bruxelloise puisse adopter un droit du travail et une fiscalité des entreprises différents et concurrencer la Flandre ! + +Tout se tient donc et il faut être atteint d'une myopie grave pour ne pas percevoir les enjeux empoisonnés d'une négociation de dupes dont les Francophones ne pourront sortir que perdants au prix de concessions disproportionnées et pour le maintien - au mieux - de quelques années de paix communautaire." + +Gardons foi et espérance dans nos princes politiques qui nous gouvernent ! Ils ne peuvent brader la langue et la culture de leur communauté française. Notre devoir est de léguer à nos petits-enfants, à nos arrière-petits-enfants l'héritage que nos parents ont déposé dans nos mains : le français.

QUE PEUVENT GAGNER LES FRANCOPHONES LORS D'UNE NEGOCIATION ?

Michel Legrand, président du Gerfa, Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction administrative, organisation syndicale agréée, donne une réponse claire et précise dans le mensuel n° 279, juin 2010, Diagnostic. "Si la négociation porte, souligne-t-il, sur des enjeux limités, elle n'aboutira qu'à retarder de quelques années l'échéance attendue ; si, par contre, elle porte sur des enjeux importants, elle risque de priver les Francophones des atouts dont ils disposent encore. De toute manière, que l'on se situe dans la première hypothèse ou dans la seconde, les "contreparties" effectives se résumeront à de l'argent pour Bruxelles ou à quelques aménagements linguistiques à Bruxelles. Or, alors que la Région bruxelloise se débat dans un sous-financement chronique et doit faire face à des défis démographiques et d'éducation importants, qu'elle contribue à près de 20 % du PIB, qu'elle finance la Flandre à hauteur de plusieurs milliards d'euros, son refinancement est considéré comme une concession faite aux Francophones qui doivent donc la payer ! Le refinancement de Bruxelles ne doit donc pas être monnayé, d'autant que, dans l'optique même de la Flandre en marche vers le séparatisme ou le confédéralisme, ce financement ne posera plus de problème une fois que chaque Région disposera de l'autonomie fiscale et notamment du droit de percevoir les impôts sur le revenu sur le lieu de travail ; à ce moment, Bruxelles pourra organiser sa solidarité avec la Wallonie à l'intérieur d'une nouvelle fédération. + + Quant aux "concessions" linguistiques qui auraient pour effet de réduire le bilinguisme de rente dont profite la Flandre à Bruxelles, elles compteront pour du beurre dès que Bruxelles pourra prendre son destin en mains et fixer ses propres règles linguistiques en respectant sa minorité flamande. + + Ce qui est extraordinaire dans cette affaire, c'est que la Flandre s'inscrit dans une visée séparatiste ou "confédéraliste" qui implique que TOUTES les concessions qu'elle pourrait faire, elle les fait dans des domaines qui relèveront de toute manière des attributions des nouvelles entités, alors que les concessions, en particulier la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qu'elle veut imposer aux Francophones sont irréversibles. + +Bref, le peuple francophone n'a rien à gagner d'une négociation de dupes qui lui ferait céder des choses importantes contre des concessions fictives dont il aurait de toute manière la maitrise ! " + +Les Flamands connaissent bien les tenants et aboutissants des lois linguistiques. Ils couchent avec elles !