03.02.2010

COMMUNAUTE GERMANOPHONE : NOUVEAU PRESIDENT DU PARLEMENT

COMMUNIQUE TRANSMIS PAR BELGA MEDIA SUPPORT + + +Nouveau président du Parlement de la Communauté germanophone Ferdel Schröder (PFF) est le 9e président du Parlement de la Communauté germanophone de Belgique. Le 1er février 2010, le Parlement, réuni en séance plénière à Eupen, l’a élu avec 13 voix sur les 25 possibles. Schröder succède ainsi à Louis Siquet (SP), qui a été élu sénateur de la Communauté lors de la même session, et a immédiatement démissionné de son poste de président du Parlement. + + Le candidat des partis de l’opposition, Karl-Heinz Braun (Ecolo), a recueilli 12 voix. + + Un grand défi + + Dans son discours d’investiture, le nouveau président du Parlement a souligné qu’il considérait sa fonction comme le plus grand défi de sa carrière politique. Il a rappelé que la Constitution belge avait conféré à la Communauté germanophone des possibilités insoupçonnées de forger son destin, dont les générations précédentes n’auraient jamais osé rêver : la protection de la langue maternelle et de la culture, la promotion du multilinguisme, un parlement directement élu, un gouvernement propre, un arrondissement judiciaire propre. On ne soulignera jamais assez à quel point le bon fonctionnement du Parlement, les débats qui y sont menés et les décisions qui y sont prises sont importants pour la vie quotidienne des gens qui vivent dans la Communauté germanophone. À la fin de son discours, Schröder a demandé à l’audience de respecter une minute de silence en l’honneur des victimes des récentes catastrophes dans le monde, et particulièrement du tremblement de terre en Haïti et de l’explosion qui a eu lieu à Liège. + + +Respect et humilité + +Dans son discours d’adieu en tant que président du Parlement, Louis Siquet a souligné que cette fonction était le symbole de la large autonomie dont jouissait la Communauté germanophone en Belgique. C’est pourquoi elle mérite le respect de la population et de l’humilité de la part de celui qui l’occupe. + + En qualité de sénateur, Siquet succède à Berni Collas (PFF) à la 2e chambre du Parlement fédéral. C’est son deuxième mandat de sénateur, en effet il a déjà représenté la Communauté germanophone entre 1999 et 2004 à Bruxelles. Le candidat présenté par l’opposition, Herbert Grommes (CSP) a obtenu 12 voix. Collas, sénateur sortant également proposé, a renoncé à une nouvelle candidature.

17.03.2009

BHV : NON BOYCOTTAGE DES ELECTIONS...

POURQUOI LES 21 BOURGMESTRES DE BHV NE BOYCOTTERONT-ILS PAS LES ELECTIONS EUROPEENNES ?… + + + Ne croyez pas que la Flandre s’adoucit, que ses édiles se mettent à cultiver la sagesse ! Bien loin de là ! Croire à la sagesse retrouvée de la Flandre, vous vous tromperiez lourdement. C’est tout simplement le résultat d’une opération arithmétique. + + + Le nombre de parlementaires belges à envoyer à l’Europe est, de par l’extension de l’Europe à de nouveaux Etats membres, ramené de 24 à 22. L’arrêté royal du 24 octobre 2008, publié dans le Moniteur belge du 23 novembre 2008, a réparti les 22 mandats entre 13 Néerlandophones, 8 Francophones et 1 Germanophone. Comment la répartition des sièges a-t-elle été faite ? + + + De droit, la Communauté germanophone obtient 1 siège ; il reste dès lors 21 sièges à répartir entre la Communauté française et la Communauté flamande sur la base de leur population. + + + Le nombre de Francophones pris en considération comprend le nombre d’habitants dans la circonscription électorale de Wallonie, augmenté du nombre de Francophones de l’arrondissement administratif de Bruxelles déterminé sur la base des votes émis en faveur des listes francophones. + + +Le nombre de Néerlandophones pris en compte s’obtient en prenant le nombre d’habitants dans la circonscription électorale de Flandre, augmenté du nombre d’habitants de l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et de la partie des habitants de l’arrondissement administratif de Bruxelles qui a voté pour des listes flamandes. + + + Vous observez que les Francophones de la périphérie, habitant dans l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde, sont automatiquement comptés comme « Flamands ». Ce qui augmente la « population flamande » de 78 518 Francophones, avec comme conséquence que les Flamands obtiennent le dernier siège au détriment des francophones ! Voilà pourquoi les 21 bourgmestres flamands ne boycotteront pas les élections européennes du 7 juin prochain ! Ils ont obtenu satisfaction ! + + + Dans la réalité du terrain, la répartition des sièges devait attribuer 12 sièges aux Flamands, 9 sièges aux Francophones et 1 siège aux Germanophones. Au lieu de cette répartition représentant la réalité du terrain, les Flamands obtiennent 13 sièges, les Francophones 8 sièges et les Germanophones 1 siège. + + + Du côté francophone, on a une fois de plus avalé la couleuvre sans réaction ! Acceptation de l’assimilation de la population francophone à la population flamande. Les partis francophones n’ont rien dit, aucun d’entre eux. Ont-ils caché la manœuvre flamande par omission ? Nous nous posons la question ;Pourquoi ? + + +Les ministres francophones faisant partie du Conseil des Ministres et du Kern devaient avoir le courage de remettre en question l’accord douteux de 1989, contresigné par Philippe Moureaux, PS. Les Flamands, eux, n’auraient pas hésité un millionième de seconde avec menace de boycott à l’appui. = = =Reposons la question : Que font nos Vice-Premiers ministres et les ministres francophones au Conseil des Ministres et au Kern ? Sont-ils les béni-oui-oui des intérêts exclusifs de la Communauté flamande ? Il suffit de prendre le cas de la défiscalisation qui, dans la réalité, renforce la puissance financière de la Flandre…

COMMUNAUTE GERMANOPHONE ET LAND RHENANIE DU NORD-WESPHALIE...

Dans un communique de presse, Belga Media Support annonce « un approfondissement des coopérations » entre la Communauté germanophone et le Land de Rhénanie du Nord-Wesphalie. Dans l’immédiat, un protocole de coopération en matière d’enseignement a été signé. Ce protocole ouvre une collaboration étroite, entre autres, dans les domaines de la formation continue des chefs d’école et de promotion des langues étrangères. = = =Les deux entités ont, au surplus, dressé un bilan de leur coopération. « Le partenariat entre voisins entamé depuis de longue date s’est révélé être autant diversifié qu’exemplaire et ce notamment durant ces deux dernières décennies, où son développement est devenu naturel et quotidien au sein de cette région frontalière » ont déclaré d’une seule voix les Ministres-présidents Rüttgers et Lambertz. = = = Cette rencontre entre les ministres-présidents de la Région germanophone et de Rhénanie du Nord-Wesphalie a été le motif d’une réunion étendue à la Région wallonne ; l’entretien a essentiellement porté, d’une part, sur les perspectives d’une coopération bilatérale accrue et, d’autre part, sur le plan de l’euroregio Meuse-Rhin et du Benelux…= = = Nous posons la question à l’adresse des parlementaires wallons : « Cette rencontre serait-elle préparatoire à l’adossement du puissant land industriel allemand de Rhénanie du Nord-Wesphalie au Benelux en 2012 ? La réalisation du plan flamand de relier directement la Flandre à l’Allemagne. Une marginalité de la Wallonie et conséquemment de la langue française…

29.08.2008

INSTITUTIONNEL : EN ROUTE POUR UNE QUATRIEME REGION ?..

Titre du Le Vif/L'Express du 20 juin 2008 au regard de la "Marche en avant" de la Communauté germanophone : " Lorsque des négociations s'annonce, je suis souvent sur place en personne, confirme Karl-Heinz Lambertz (PS), ministre-président de la Communauté germanophone depuis 1999. Je fais en sorte que l'on ne nous oublie pas".La Marche en avant.En 1994, les germanophones obtiennent la tutelle sur les Monuments et Sites. En 1999, ils décrochent la politique de l'emploi. En 2004, ils engrangent la tutelle sur les communes, le financement général des communes, les fabriques d'église et les sépultures.Repus, les germanophones ? Le journaliste de Le Vif/L'Express pose la question. Pas tout à fait. La marche en avant vers la Communauté/Région continue. Signée par l'ensemble des partis représentés au Parlement germanophone, la liste des revendications comporte trois points, et non des moindres : l'aménagement du territoire, le logement et les compétences provinciales."Une fois que nous aurons obtenu ce quatrième paquet de compétences, le statut de la Communauté germanophone sera optimal", confirme Karl-Heinz Lambertz. Parlera-t-on alors de Région allemande ? interroge le journaliste de Le Vif/L'Express. "C'est vrai que cela représenterait une partie importante des compétences régionales. Mais l'essentiel, ce n'est pas la dénomination.""Aujourd'hui déjà, nous vivons dans une sorte de Communauté-Région", renchérit Lambert Jaegers, Ecolo, député au Parlement germanophone.Les 70 000 germanophones du pays évolueront-ils à courte échéance dans un territoire régional autonome ? demande l'interviewer. Pour des raisons budgétaires et d'économies d'échelle – notamment dans des matières comme l'environnement et l'économie - cela semble peu probable.Néanmoins, le ministre-président Karl-Heinz Lambertz ne l'exclut pas : "Ce n'est pas notre choix, mais si la Communauté germanophone se retrouve marginalisée au sein d'une nouvelle structure de l'Etat, cela pourrait déboucher sur la nécessité d'obtenir toutes les compétences régionales".