09.02.2009
UN CLICHE NE MEURT PAS, NE SE DECONSTRUIT PAS, IL RONGE...
Récemment encore un de mes amis me disait : « Tu reproches aux Flamands leur chasse au français ; tu devrais les comprendre ; pendant la guerre 14-18, ils ne comprenaient pas toujours les ordres donnes en français et se faisaient massacrer ». = = Admettons. Les Wallons non plus ne comprenaient pas les ordres qui leur étaient donnés en français ; ils ne connaissaient que leur patois. Ce n’est qu’après la Grande Guerre que les jeunes Wallons issus de la classe besogneuse ont reçu un enseignement régulier en français. = = Bon nombre des quatre-vingts ans d’aujourd’hui ont connu leurs grands-parents maternels et paternels ne sachant ni lire ni écrire et ne comprenant pas le français que leurs enfants, rentrant de l’école, leur parlaient. Ces octogénaires se rappellent les punitions reçues à l’école quand ils se parlaient en wallon ; ils ont appris le français à coup de règle sur les doigts ! Et si le wallon ne se parle quasi plus, même dans les réunions organisées par les cercles wallons, c’est parce que c’était bien de parler comme les bourgeois : « M’fi, i cause bin ! ». = = Les Flamands doivent savoir que leurs grands-parents, qui venaient chercher du travail en Wallonie, apprenaient d’abord le wallon sur leur lieu de travail avant de connaître les rudiments du français. Que les Flamands cessent de ressasser des clichés nés d’esprit tourmentés par un nationalisme démesuré. Ils doivent savoir que la Wallonie a fait vivre la Flandre pendant une centaine d’années !
15:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cliches, francais, wallon, flamands, grande guerre |
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