08.06.2010

C'EST LA GUERRE ?

La Flandre est entrée dans une logique de guerre contre la Francophonie belge ; elle lui lance un ultimatum : acceptation volontaire des résolutions du gouvernement flamand ou imposition desdites résolutions par la force de la loi du nombre au Parlement fédéral. + +Yves Leterme, CD&V, Premier ministre démissionnaire, le 6 juin 2010 à la VRT a été catégorique, intransigeant au sujet de l'élargissement de Bruxelles : "Il faut être clair, il n'aura pas lieu, ni aujourd'hui, ni demain. C'est neen." + +Bart de Wever, président de la N-VA, le 7 juin 2010, est tout aussi catégorique au sujet de la viabilité de la Région bruxelloise : "La création de la Région bruxelloise était une erreur. Dans un Etat confédéral, il faut que Bruxelles soit un condominium géré par les deux communautés… On ne peut confier aux Bruxellois que les seules compétences d'une ville, mais pas celles d'un Etat". + +Deux compères flamingants. « La Flandre, rien que la Flandre » est leur dogme. + + Traduction. Pour la Flandre, la Belgique doit être scindée en deux Etats : d'un côté, la Flandre avec Bruxelles comme capitale ; de l'autre côté, la Wallonie bilinguisée avec Namur comme capitale. L'application pure et simple de la "Flämen Politik" élaborée pendant la Grand Guerre mondiale 1914-1918 en collaboration avec l'occupant allemand, permettant dans ses prolongements, à l'Empire allemand d'avoir accès aux océans. Dans une vision de l'après-guerre d'une intégration de l'Etat Belgique dans l'Empire allemand. + + Politiquement, culturellement, économiquement la Flandre s'émancipe de l'Etat belge. Ainsi le veut-elle. Pour elle, la nation belge n'existe plus, n'existe pas. La Belgique, sous la forme d'un Etat fédéral, ne l'intéresse plus. Elle veut un Etat confédéral, passage transitoire à la séparation. + +Dans cet état d'esprit, où situe-t-elle Bruxelles et la Wallonie ? + +Bruxelles capitale de la Belgique est gommée. Bruxelles et sa périphérie sont intégrées dans le territoire unilingue flamand ; leurs habitants doivent s'adapter. Point à la ligne. + +La Wallonie est bilinguisée, dominée économiquement par la Flandre qui envahit ses industries et ses affaires, limitée dans les moyens financiers mis à sa disposition. "Nous contraindrons les Wallons à se mettre à genoux", a déclaré un ancien président de l'Open VLD. + +C'est donc de la résistance que Bruxelles et la Wallonie ont besoin dans la "guerre" déclarée par la Flandre. "Amis, entends-tu…". Ce cri doit retentir dans nos poitrines…Nous devons être conscients que la Flandre lance l'assaut final… Nous devons le briser… Il n'y a aucun niveau de vie acceptable dans l'asservissement culturel, économique et politique.Nous attendons qu'une grande figure francophone se lève. Un 18 juin.La déclarationde Bart De Wever, ce matin, devant la presse internationale : "Une victoire de la N-VA ne signifiera pas la fin de la Belgique". Traduisez : elle donnera naissance à la BELGIË de Nieuwpoort à Arlon avec comme langue officielle, unique, le flamand dans les administrations publiques. Une mainmise totale de la Flandre sur ce que fut la Belgique.

15:43 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgie, guerre, assaut |  Facebook |

18.05.2009

QUE VEUT LA FLANDRE ?...

Que cherche la Flandre en déclenchant, en déclarant une « guerre » permanente au français dans son espace et en imposant le bilinguisme néerlandais/français dans notre espace français ? Quels sont motifs de cette « guerre » linguistique ? Des buts économiques et sociaux à préserver. Une position dominante à conserver. + + La Flandre sait qu’elle devra faire face à de sérieux et profonds problèmes de survivance de l’ère d’opulence dans un avenir relativement proche : vieillissement de sa population, usure de son tissu industriel, ensablement de ses ports maritimes, raréfaction des terrains, pénurie de liquidités, manque de bras… Elle devra importer de la main d’œuvre venant d’ailleurs, ne connaissant pas sa langue. Elle doit protéger l’intégrité de sa langue contre l’influence d’une langue étrangère dominante, tout particulièrement le français. Aussi, développe-t-elle deux politiques : l’unilinguisme néerlandais dans son espace, le bilinguisme néerlandais/français dans l’espace francophone. + + A l’intérieur de son espace, elle fait du français son bouc émissaire. Elle lâche en pâture la langue française. Cela avait tellement bien réussi pendant la Première Guerre mondiale en faisant circuler la rumeur que les jeunes soldats flamands étaient envoyés au front sans comprendre les ordres qui leur étaient donnés en français. (Croyez-vous que les jeunes soldats wallons comprenaient les ordres donnés en français ? La plupart de ces jeunes Wallons ne connaissaient que leur patois local).C’est la déferlante des décrets et circulaires bannissant l’usage du français dans les entreprises, dans les administrations, sur les marchés, sur les terrains de sport…, imposant la connaissance du néerlandais pour l’obtention d’un logement social, pour l’occupation d’une salle de sport… + + A l’extérieur de son espace, pour atteindre son but caché : la néerlandisation intégrale de la Belgique, elle milite pour le bilinguisme néerlandais/français en faisant miroiter la possibilité de trouver rapidement un emploi, le mirage du « bilinguisme pourvoyeur de brillants emplois ». Que les bilingues francophones ne se fassent pas d’illusions, ils n’occuperont jamais en grand nombre les postes supérieurs ; ceux-ci seront occupés prioritairement par des néerlandophones. Il en est déjà ainsi dans la composition du gouvernement fédéral. Toutes les fonctions régaliennes, les fonctions de premier choix, sont occupées par des Flamands ; naturellement les porte-parole sont des Flamands bilingues… + + Lorsque la Flandre aura bien « envahi » l’espace francophone, elle utilisera la loi du nombre pour imposer la monoculture linguistique, représentée par la langue néerlandaise. Il ne se passera pas des décennies. Un large pan du secteur de l’élevage et de l’agriculture est contrôlé par le Boerenbond ; le secteur Euréka est grignoté ; les entreprises flamandes développent leur extension en s’implantant dans les zones commerciales et industrielles de Wallonie ; le secteur bancaire passe progressivement entre les mains flamandes… + + On peut être étonné de la naïveté des politiciens de tous les partis francophones, PS, M R, CDH, ECOLO, et des médias francophones tombant dans le panneau du Mouvement flamand. Tous, sans exception, font l’apologie du bilinguisme, suscitent l’ouverture de classes d’immersion linguistique en néerlandais. Tous. Mais s’agit-il de naïveté ? N’écouteraient-ils que la voix du lobbysme qui ne cherche que maximaliser les profits ? Pour qui la langue française n’est que nib. Ne travailleraient-ils que pour leur parti, leur intérêt personnel ? N’accepteraient-ils le bilinguisme que par opportunisme ? Nous serions portés à le croire. + + Le 7 juin prochain, dans l’isoloir, il nous importera de faire le bon choix. Et le bon choix, c’est prendre le parti de l’action contre le parti de l’opportunisme. A ce moment, nous penserons aux déclarations récentes de Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, à La Une le mardi 13 mai 2009 : « Il n’y aura jamais d’élargissement de Bruxelles » ; « Il y aura une solution négociée, qu’on le veuille ou non, de la scission de BHV ; « Il y aura des améliorations et des restructurations au ministère des Finances… ». L’application de la doctrine de feu Gaston Geens, CVP (actuellement CD&V), ministre-président de la Région flamande : « Nous devrons prouver que ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux »…La marche infernale du flamingantisme, grisée par les virulentes dissensions entre les dirigeants des partis francophones. + + Dans cette tourmente, restons nous-mêmes, cultivons les valeurs empreintes de liberté, de fierté, de dignité… Amis, entends-tu…Vox clamantis in deserto !

12.05.2009

LE GOUT DU COMMENTAIRE :A PROPOS DE LA MARCHE FLAMANDE DU 3 MAI 2009

CATON d'UTIQUE, par courriel - Je ne crois pas que je sois le seul indigné de voir le lamentable spectacle de nos politiciens wallons et bruxellois enfermés dans leurs querelles de bas étage alors que la Flandre poursuit, pas à pas mais sans relâche, sa guerre de conquête. + + Mais jusqu'où va-t-on descendre? + + Une horde de nazis-flamingants se promène à Bruxelles en vociférant "rats wallons" et d'autres insanités de ce genre et aucun dirigeant des principaux partis francophones ne lève sa voix pour crier son indignation et prendre la défense de notre communauté!!! + + Certains, bien connus, disent "ne jetons pas de l'huile sur le feu" et acceptons une fois de plus les insultes et l'indignité….. "Concentrons nous plutôt sur nos querelles politiciennes fratricides…..on est plus à l'aise" + + Des associations militant pour les droits humains se mobilisent pour toute une série de causes, certaines très respectables, mais on ne les voit jamais marcher pour réclamer les droits essentiels des citoyens francophones et la fin des tracasseries qui leurs sont infligées en périphérie bruxelloise, Fourons et bien d'autres endroits en Flandre….. + + Un extrémiste flamingant a l'outrecuidance de se proposer comme président du Conseil de l'Europe avec l'appui entier du gouvernement fédéral et celui-ci désigne, tout d'abord, un de ses membres francophones pour plaider la candidature de ce contempteur de notre culture et de nos droits……"Vive l'hypocrisie…" = = Un politicien bruxellois francophone bien en vue affirme dans un entretien télévisif que le problème des communes à facilites va se résoudre tout seul! ...on voudrait bien le croire, mais rester passif en attendant une issue favorable n'a jamais donné de résultats concrets.. + + Et enfonçons nous encore et encore….