24.08.2009
BRUXELLES : SUPPRESSION DES 19 COMMUNES...
Des voix, particulièrement flamandes, se font entendre pour une fusion des 19 communes. Logique, à première vue. Bruxelles n’est qu’un petit territoire de quelque 162 km2 peuplé par une population d’environ 1 200 000 âmes. Mais, Un Grand Bruxelles avantagerait les Flamands. + + 2004. Pascal Dewit, politologue, souligne, qu’un Grand Bruxelles renforcerait le poids flamand dans la capitale : « Quand bien même on arriverait à la conclusion que, pour certaines compétences, la régionalisation serait plus opérante, on se heurterait toujours à l’obstacle communautaire. En effet, en dotant la Région de davantage de compétences, on renforcerait encore le poids des néerlandophones dans la capitale. Qui sont déjà surreprésentés dans les instances régionales, avec un gouvernement quasi paritaire ». + + Pascal Smet, SP.A, ministre régional flamand de la Mobilité et des Travaux publics, est évidemment favorable à une fusion des 19 communes ; il déclare : « ... Mon intention n’est pas de donner davantage de pouvoir aux Flamands. Mais simplement de veiller à une gestion plus efficace de la ville. Que tout ce qui touche à la vie ensemble soit géré par la Région ! Exemple : la Mobilité. Notre structure actuelle nous affaiblit ; nous devons la rendre plus simple pour être plus forts dans la Belgique actuelle… ou future ». + + Jean-Claude Vantroyen, journaliste, partage, si l’on veut, le point de vue de Pascal Smet. Dans un billet « Humeur », publié dans le quotidien Le Soir de mai 2005, il écrit, sous le titre « Bruxelles ne peut se vivre à 19 vitesses » : « ... On ne peut pas gérer une grande ville en petites unités séparées, toutes jalouses de leur pouvoir. Bruxelles doit se gérer tout d’une pièce, globalement, selon une seule politique...De toute façon, les Flamands ont déjà conquis la quasi-parité au gouvernement régional. Rien ne dérangerait donc. Sauf que les 19 freins éliminés, Bruxelles pourrait se lancer dans une véritable politique urbaine visionnaire ». + + 2006. Pascal Smet, SP.A, persiste et signe : « ... Le manque de synergie entre les six zones de police, les 19 communes et les CPAS coûte au moins 50 millions d’euros par an. On pourrait faire des choses beaucoup plus utiles avec cet argent... Il ne s’agit pas de donner plus de pouvoir aux Flamands à Bruxelles. Ce qui m’intéresse, c’est que Bruxelles soit mieux organisée pour les Bruxellois eux-mêmes ». + + Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles est catégorique : « Le vrai problème de Bruxelles, c’est son sous-financement ». Il lance un plaidoyer pour la signature d’un protocole Région-Ville pour assurer le maintien des communes : « Je crois qu’il est indispensable, dans les mois ou l’année qui viennent, de signer avec la Ville de Bruxelles un protocole de collaboration Région-Ville de manière à définir des objectifs communs. Sinon, il va y avoir des craquements et on va donner des armes aux ennemis de Bruxelles qui vont trouver là la démonstration qu’il faut faire disparaître les communes ». + + Joëlle Milquet, CDH, Vice-Première ministre, présidente du CDH, souligne que : « Anvers était jadis territoire unique ? Elle était tellement mal gérée que Yves Leterme a demandé une réforme institutionnelle nationale pour pouvoir y instaurer la décentralisation... A Bruxelles, tant dans les communes qu’à la Région, l’inefficacité provient des verrous institutionnels exigés par les Flamands Cela dit, nous pourrions rationaliser les rapports entre les communes et la Région, en matière fiscale, d’emploi, de logement, de mobilité, etc. L’essaimage est un mal belge... ».+ + Brigitte Grouwels, CD&V, secrétaire d’Etat bruxelloise, est évidemment favorable à la suppression des communs : « ... Ce sont des sources de blocage ? Mas il faut garder une gestion décentralisée des quartiers, comme à Montréal. On conteste cette approche en se référant à Anvers. La naissance des districts y est survenue trop tard, mais beaucoup de choses n’auraient pas pu se réaliser sans la fusion des communes ». + + Guy Vanhengel, Open VLD, ministre des Finances bruxellois, plus réaliste, est peu chaud : « Non. Une réduction du nombre des communes nous demanderait beaucoup d’énergie. Ce serait une opération dont le profit serait très réduit. Je préfère travailler sur un meilleur dialogue entre la Région et les communes ». + + N’existe-t-il pas une Conférence des 19 bourgmestres ? N’existe-t-il pas une Conférence des 19 présidents de CPAS ? Nous croyons savoir qu’il existait une volonté de coordonner les politiques. Où se situerait le problème ? Sinon dans la volonté de la Flandre de briser la résistance francophone à Bruxelles, ville trop française à ses yeux !Une voix se lève dans nos cœurs : « Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française... Bruxelles libre ».
14:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pascal dewit, pascal smet, jean-claude vantroyen, charles picque, joelle milquet, grigitte grouwels, montreal, guy vanhengel, regionalisation |
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19.08.2009
BRUXELLES... AN 979
Naissance de Bruxelles + + +Il y a quelque 1030 ans, des groupes de commerçants venus de France firent halte sur un îlot de la Senne ; ils y installèrent un comptoir. Les paysans flamands vinrent de leurs lointaines campagnes y proposer leurs produits et s’agglomérèrent aux abords de l’îlot St Géry. Bruxelles était née. Dépendante du diocèse de Cambrai (France) et rattachée au monastère de Nivelles, un chemin à travers la warande uccloise et la Forêt de Soignes la reliait à Nivelles. Au fil des siècles, Bruxelles passa sous la coupe des Comtes de Louvain et de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles ; un idiome à consonance germanique s’y imposa. Cela dura jusqu’au 19e siècle, époque à partir de laquelle le français repris le dessus, un retour aux sources. + + D’aucuns ont affirmé que les preuves de l’origine française de Bruxelles se trouvent dans les environs de la cathédrale St Michel où est édifié le bâtiment de la Communauté flamande. Des documents attestant les origines françaises de la Ville de Bruxelles se trouveraient dans les archives de la Ville. Il est toutefois surprenant que des chercheurs historiens ne se penchent pas sur les origines controversées de la Ville de Bruxelles. + + + Création de la Région de Bruxelles + + +La Région de Bruxelles fut enfantée dans la douleur. Wallons et Flamands s’opposèrent d’abord à sa création, plus particulièrement du côté flamand. Les instances politiques passèrent dès lors par un stade intermédiaire : la mise en place en juillet 1971 d’un organisme unique pour les 19 communes : l’Agglomération bruxelloise sous la présidence du Professeur André Lagasse. Ses compétences portèrent sur l’aménagement du territoire, les transports, la sécurité, la propreté publique, la santé, l’économique... Elle durera jusqu’au 12 janvier 1989, date à laquelle fut créée la Région de Bruxelles-Capitale au prix d’un douloureux compromis : limitation du territoire aux 19 communes, non-autonomie institutionnelle, possibilité au Fédéral de lever le droit de suspendre les ordonnances bruxelloises qui porteraient atteinte au caractère de capitale du pays. Le tout dans un cadre de sous-financement et de « veto » du groupe linguistique flamand. + + + Son fonctionnement + + + Dès la naissance de la Région de Bruxelles, son fonctionnement a été contrarié par la Flandre sous les prétextes les plus divers... Une politique délibérée de pourrissement menée par la Flandre pour intégrer Bruxelles dans son territoire. + + Une des faiblesses de Bruxelles souligne Joëlle Milquet, présidente du CDH, Vice-Première ministre, « c’est que l’on trouve rarement du personnel politique flamand qui soit réellement bruxellois. Ils sont Flamands et ils viennent avec les thèses de la Flandre ». + + Et les Flamands ont le toupet d’affirmer, de seriner que Bruxelles est mal gouvernée, que tout ce qu’elle fait est un échec ; ils critiquent tout ce qu’elle fait. Ils se disent d’abord Flamands et militent pour une intégration totale de Bruxelles en Flandre. + +Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre bruxellois de la mobilité : « Le tourisme, c’est un désastre. Bruxelles n’est pas capable de se donner une image... L’année de la mode à Bruxelles est un échec total... Il faut refinancer ; il faut mettre de l’ordre à l’intérieur... De meilleurs répartitions de compétences... ». + +Guy Vanhengel, Open VLD, libéral flamand, ministre bruxellois des Finances : « On devrait pouvoir améliorer notre système, tant au niveau de l’organisation interne que de nos relations avec les autres entités... » + + Brigitte Grouwels, CD&V, sociale-chrétienne flamande, secrétaire d’Etat bruxelloise : « Dans la Constitution, Bruxelles est une Région, mais pas comme les deux autres. C’est une capitale bilingue de la Belgique ; elle a certaines responsabilités... Elle doit aussi développer son rôle de capitale des Communautés... Mon schéma idéal a toujours été une fusion des dix-neuf communes avec, en même temps, une décentralisation vers des quartiers... ». + + + Sa vie culturelle + + +La vie culturelle à Bruxelles passe entre les mains de la Flandre. C’est ainsi que l’association, dénommée Asbl Flagey, qui s’est installée dans les anciens bâtiments de la radio et de la télévision de la place Flagey, est composée majoritairement de Flamands. Ils disposent d’une majorité de sept voix. + + A la Communauté française, on justifie la résignation comme on peut : « On dispose d’une majorité de blocage et on affirme que les administrateurs, représentant les deux Communautés, ne sont pas des extrémistes et des provocateurs ». Allons, donc ! Qui sont Vic Anciaux, Spirit, ancien ministre bruxellois de la Mobilité, et Eric Antonis, CD&V, ancien échevin de la Culture de Antwerpen ? Des repentis ? Voire !
14:42 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commercants, cambrai, malines-bruxelles, warande uccloise, fonctionnement, region de bruxelles, pascal smet, joelle milquet, guy vanhengel, brigitte grouwels, flagey |
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04.12.2007
ILS ONT DIT ... ILS ONT ECRIT ...
Florilège de prises de position du monde politique et des médias…• Yves DESMET, rédacteur en chef politique du « Morgen » - : … Leterme avait promis que son parti (Ndlr : CD&V)ne rentrerait pas dans un gouvernement sans la scission de BHV… Leterme avait promis que son parti ne rentrerait pas dans un gouvernement sans une profonde réforme de l’Etat… Nous lui en voulons beaucoup parce qu’il savait parfaitement qu’il ne pourrait tenir toutes ses promesses… Mais il a fait tout cela pour des raisons purement électorales… -• Peter VANDERMEERSCH, rédacteur en chef du « Standaard » - : … La conclusion la plus importante de cette guerre des nerfs politique est qu’on ne parviendra pas à former un gouvernement fédéral sans un débat en profondeur sur la réforme de l’Etat. Il doit être clair pour tout le monde qu’on n’arrivera à rien sans des accords à grande échelle sur les nouveaux équilibres de ce pays…• Luc VAN DER KEULEN, éditorialiste de « Het Laatste Nieuws » - : … Manifestement, les leaders du CD&V partent du principe que les gens oublient vite, mais il est un fait qu’il y avait un accord de tous les partis en début de semaine, Milquet et le CD&V inclus, que la N-VA a torpillé… Après un double ratage, il serait d’ailleurs préférable que le cartel (Ndlr : CD&V/N-VA) adopte un ton plus humble… - • Caroline GENNEZ, présidente du SP.A - : … Joëlle Milquet croit encore en une Belgique qui n’existe plus et Bart De Wever croit en une Flandre qui, selon moi, n’existera jamais. -• Mieke VOGELS, présidente de Groen - : … Groen ne dépannera pas un gouvernement « Orange bleue ». Le programme écologique et socio-économique est indigeste… - • Bart DE WEVER, président de la N-VA - : … André Cools disait que la régionalisation, c’était la responsabilisation, encore et toujours la responsabilisation… - • Guy VANHENGEL, Open VLD, ministre régional bruxellois flamand - : … Le CD&V dit que la Belgique a une valeur ajoutée. La N-VA dit que non. C’est ça le problème ! … - • Bart DE WEVER, président de la N-VA - : … Il n’est pas anormal de mettre ses exigences sur la table. Les nôtres n’étaient pas excessives. Nous étions prêts à accepter l’accord final. Le CDH ne l’était pas…
14:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ils ont dit, bart de wever, guy vanhengel, yves desmet, peter vandermeersch, luc van der keulen, caroline gennez, mieke vogels |
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