15.09.2011

GUY SPITAELS : "JE NE M'INVESTIS PLUS DANS LA BELGIQUE"

 

Guy Spitaels, ancien vice-Premier ministre, ancien ministre-président de la Région wallonne, professeur émérite de l’ULB, surnommé « Dieu », s’est épanché dans une interview accordée à Béatrice Delvaux, directrice au quotidien Le Soir, et publiée dans l’édition du quotidien des samedi et dimanche 10-11 septembre 2011.

Il confesse : «… Je ne m’investis plus affectivement depuis longtemps dans la Belgique. Je vois bien tous les avantages matériels que nous en avons. Mais cela ne suffit pas. Il faut avancer. Il faut aimer son pays pour qu’il ait une existence…J’ai essayé de servir la Belgique comme vice-Premier. Mais y suis-je affectivement attaché ? Je ne cherche pas de subterfuge : ma réponse est non… ».

Il doute d’un rattachement à la France : «… C’est une solution défendable, dit-il. Mais si on consultait la population wallonne sur cette éventualité, il n’y aurait jamais de majorité. Ni le Brabant wallon, ni les Luxembourgeois, ni les Cantons de l’Est ne seraient pour, ce serait très douteux aussi pour les Namurois… ».

Il lève un voile du contrôle exercé par la Flandre sur la Wallonie, protectorat flamand. « Je me rappelle, souligne-t-il, un investissement possible en Hainaut occidental qui fut refusé par un ministre flamand parce qu’il menaçait des emplois chez Bell au Nord. J’ai connu la Flandre rouleau compresseur ; je ne me crois pas d’une essence supérieure, mais je n’accepte pas qu’on soit traité comme cela… ».

Il invite les Francophones à cesser de faire des concessions. « … Je suis très rétif au discours « Cédez ceci ou cela, sinon cela sera la catastrophe. On va perdre 15 % de notre bien-être ». Mais non ! Ca va recommencer dans un an et demi. Vous achetez l’armistice pour 18 mois : c’est non !... Il n’y a aucune solution dans le fait de céder toujours. Vivre ensemble oui, mais avec des efforts des deux côtés … ».

Il évoque une liaison possible entre Bruxelles et la Wallonie. « … Ce n’est pas mettre de l’huile sur le feu, soutient-il, que de demander qu’il y ait une liaison physique entre Bruxelles et la Wallonie. C’est censé ! Qu’est-ce que cela peut faire de donner 300 m sur 3 km ? En quoi est-ce une provocation si de l’autre côté on est réglo ? Il ne faut même pas 300 m, deux bornes suffisent. Stopper la tache d’huile francophone en Flandre, je peux comprendre mais il faut des choses en échange… ».

28.07.2008

LEEUW VAN VLAANDEREDN ET LEEUWEVLAG...

Deux drapeaux, deux symboles différents pour la Flandre… PERE UBU, dans son numéro du 10 juillet 2008, sous la plume de Bart en Olivier Ubu, définit les deux drapeaux et souligne la différence entre le vrai "Lion des Flandres" et le Leeuwevlag". ++ Qu'est-ce que le "Leeuw van Vlaanderen", le Lion des Flandres ? C'est un blason, nous dit Père Ubu, du comté de Flandre qui s'étendait depuis l'Escaut occidental, le long de la vallée de l'Escaut et jusqu'au Comté d'Artois. Il comprenait les deux provinces des Flandres, une parcelle de l'actuelle province du Hainaut et de la Flandre française. Ni Anvers, ni le Brabant, ni le Limbourg n'en firent jamais partie. Son origine est de l'Orient. Il aurait été rapporté par Philippe d'Alsace, comte de Flandre, comme trophée du roi d'Abilène (Eug. De Seyn, dictionnaire des communes belges, p. LXIV). C'est sous cette bannière que le 10 juillet 1302 les communiers flamands, appuyés par les troupes de Jean de Namur, fils du comte flamand Guy de Dampierre, battirent l'armée française de Philippe le Bel à Courtrai. L'emblème du Leeuw van Vlaanderen, défini par arrêté royal du 18 mars 1837, est décrit comme suit : "d'or, un lion de sable avec langue et griffes de gueules". Ce qui, traduit en langage usuel, signifie : "un lion noir avec langue et griffes rouges sur fond jaune". Ce drapeau est celui de la Flandre française. Qu'est-ce le "Leeuwevlag" ? C'est un lion noir sur fond jaune. Il fut décrit par Henri Conscience, écrivain flamand, dans son ouvrage "De Leeuw van Vlaanderen". Les flamingants d'avant 1914 adoptèrent ce lion pour s'en servir comme bannière de combat ; le Raad van Vlaanderen (le Conseil des Flandres) le prit pour blason avec comme devise "Help Uzelf" (Histoire de Belgique d'Henri Pirenne, 4e vol. p. 392). Après la guerre 1914-1918, ce lion servit de ralliement à tous les activistes. Pendant la guerre 1940-1945, les SS "Flandern", qui prirent les armes contre leur pays, portèrent ce lion sur leur manche gauche. Une bannière de la trahison conclut Père Ubu. ++ Quel drapeau flamand, Benoît Tricot, CDH, bourgmestre de Jupille, a-t-il fait enlever du camp scout flamand installé à Rendeux ? Le "Leeuw van Vlaanderen" ou le "Leeuwevlag" ?

20.10.2007

Aides européennes pour le Hainaut

Aides européennes aux régions en retard de développement pour le Hainaut, la dernière occasion de bien faire ?vendredi 19 octobre 2007, 14:02:00 | Claude ThayseSur son excellent blog, le journaliste économique Jean-Yves Huwart, auteur du livre « Le second déclin de la Wallonie. En sortir », a réagi à l’annonce par le gouvernement wallon de la mise en place d’un jury indépendant pour la répartition de la dernière tranche des aides européennes aux régions en retard de développement pour le Hainaut (1,5 milliard d’euros supplémentaires pour la période 2007-2013)… Il regrette que ce jury ne comptera pas d’expert étranger parmi ses membres alors que celui prévu pour le Plan Marshall et ses pôles de compétitivité, il y a au moins deux Français. Il rappelle que le gouvernement wallon a promis qu’on ne saupoudra plus ces moyens sur une série de projets de prestige, sans intérêt du point de vue économique… Et en effet, entre 1994 et 2006, 3,1 milliards d’euros ont été déversés sur le Hainaut dans le cadre du programme d’aides européennes aux régions en retard de développement. Avec des résultats à peu près désastreux puisque les statistiques macroéconomiques du Hainaut sont pires qu’il y a douze ans… Pour information, le jury sera présidé par Alain Schoon (Fucam), évaluateur des programmations précédentes. On trouve 3 autres experts dans la cellule commune du jury : Henri Capron (ULB), Jean-Marie Dujardin (HEC); Martine Durez (ex-UMH) et présidente de la Poste. Pour les projets économiques : Pierre Got (vice-président de la Commission régionale d'aménagement du territoire) et Benoît Macq (UCL). Pour les projets en formation : Jean-Pierre Pourtois (UMH) et Andrea Rea (ULB). Quatre entrepreneurs en font également partie : Pierre Cuisinier (ex-Caterpillar), Bernard Serin (CMI), Marie-Anne Belfroid (Ronveaux) et Emmanuel de Lophem (ECS).