18.02.2010

LA FLANDRE LANCE L'ASSAUT SUR BHV ... AVANT D'ABSORBER BRUXELLES...

« Ils », les Flamands, ne lâcheront pas ! Ils veulent forcer le dernier rempart de protection de Bruxelles à capituler, à passer sous son contrôle total : BHV.<><>L’un des Flamands les plus acharnés de la scission de BHV est le bourgmestre CD&Vlaams de Gooick, commune de la périphérie bruxelloise, Michel Doomst, député fédéral, un nationaliste flamand pure souche : cela symboliserait le respect de l’intégrité territoriale de la Flandre », proclame-t-il. <><>Un peu fort de café ! Le député-bourgmestre CD&Vlaams, Michel Doomst, veut tout de go s’approprier une partie du territoire de la Belgique. Car, soyons conscients que l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde est le dernier bastion de la Belgique de 1830, de la vraie Belgique. Scinder BHV en deux parties, d’une part, la circonscription électorale de Bruxelles, et, d’autre part, la circonscription électorale Hal-Vilvorde, pour ensuite céder celle-ci à la Flandre, c’est amputer une partie de la Belgique libérée de 1830 et participer à un agrandissement territorial de la Flandre. <><>Scinder actuellement BHV, c’est aussi donner à la Flandre une frontière d’Etat sans contrepartie, c’est renier l’accord constitutionnel signé de 1962-1963. Rappelons que le maintien de BHV est la contrepartie de la fixation de la frontière linguistique voulue par les Flamands en 1962-1963. Scinder BHV, c’est donc rendre à la Flandre ce qu’elle avait cédé en bonne et due forme pour assurer l’intégrité de son territoire. <><>Michel Doomst conteste : « L’accord de 1962-1963 fut une erreur… Ce pays (la Belgique, ndrl) a été organisé sur une base territoriale, avec Bruxelles bilingue. La Brabant flamand appartient à la Flandre. il n’est pas bilingue… Une fois la scission BHV obtenue, la situation va s’améliorer parce qu’on aura alors reconnu l’intégrité du territoire flamand. Nous serons respectés. Ce sera plus facile de faire des accords entre Bruxelles et la périphérie ». Et il place d’emblée, dès après la scission obtenue, le problème du respect du bilinguisme sur le terrain bruxellois. « Quand je vais à Bruxelles, dit-il, je sais que je suis sur un territoire bilingue. Nous avons le sentiment que le respect n’est pas réciproque. Il faut apporter une solution… ».Le règlement de Bruxelles est ainsi posé. <><> Scinder BHV, c’est intégrer Bruxelles dans la Flandre, c’est agrandir la Nation Flandre jusque La Hulpe, Waterloo, Braine l’Alleud. <><> Scinder BHV, c’est donner tous les atouts à la Nation flamande de s’agrandir jusqu’au Grand-Duché de Luxembourg. <><>Au demeurant, Stephan De Clerck, Open-VLD, ministre fédéral de la Justice, président de l’Eurométropole Lille-Tournai-Kortrijk, en réponse à Jean-Pierre Borloo et David Coppi, journalistes du quotidien Le Soir, interview publiée le vendredi 12 février 2010, s’exclame : « Mais enfin ! Wavre, dans le Brabant wallon, n’est pas liée à Bruxelles, n’est-ce pas, alors pourquoi est-ce le cas de Hal-Vilvorde et du Brabant flamand ? Deux régimes différents. C’est illogique… Il faut maintenant une solution consistante. Une vraie. Et passer à autre chose, aux problèmes du pays, à toutes nos possibilités de développement, nos ambitions… ». Et il enchaine sur Bruxelles : « Voyez Bruxelles. Quelle ville ! Quel potentiel européen, culturel ! Je reviens toujours à l’Eurométropole : c’est la bonne manière de travailler, vivons avec notre temps ». <><>Pour mieux « te manger Bruxelles », au tour suivant !

17.03.2009

BHV : NON BOYCOTTAGE DES ELECTIONS...

POURQUOI LES 21 BOURGMESTRES DE BHV NE BOYCOTTERONT-ILS PAS LES ELECTIONS EUROPEENNES ?… + + + Ne croyez pas que la Flandre s’adoucit, que ses édiles se mettent à cultiver la sagesse ! Bien loin de là ! Croire à la sagesse retrouvée de la Flandre, vous vous tromperiez lourdement. C’est tout simplement le résultat d’une opération arithmétique. + + + Le nombre de parlementaires belges à envoyer à l’Europe est, de par l’extension de l’Europe à de nouveaux Etats membres, ramené de 24 à 22. L’arrêté royal du 24 octobre 2008, publié dans le Moniteur belge du 23 novembre 2008, a réparti les 22 mandats entre 13 Néerlandophones, 8 Francophones et 1 Germanophone. Comment la répartition des sièges a-t-elle été faite ? + + + De droit, la Communauté germanophone obtient 1 siège ; il reste dès lors 21 sièges à répartir entre la Communauté française et la Communauté flamande sur la base de leur population. + + + Le nombre de Francophones pris en considération comprend le nombre d’habitants dans la circonscription électorale de Wallonie, augmenté du nombre de Francophones de l’arrondissement administratif de Bruxelles déterminé sur la base des votes émis en faveur des listes francophones. + + +Le nombre de Néerlandophones pris en compte s’obtient en prenant le nombre d’habitants dans la circonscription électorale de Flandre, augmenté du nombre d’habitants de l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et de la partie des habitants de l’arrondissement administratif de Bruxelles qui a voté pour des listes flamandes. + + + Vous observez que les Francophones de la périphérie, habitant dans l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde, sont automatiquement comptés comme « Flamands ». Ce qui augmente la « population flamande » de 78 518 Francophones, avec comme conséquence que les Flamands obtiennent le dernier siège au détriment des francophones ! Voilà pourquoi les 21 bourgmestres flamands ne boycotteront pas les élections européennes du 7 juin prochain ! Ils ont obtenu satisfaction ! + + + Dans la réalité du terrain, la répartition des sièges devait attribuer 12 sièges aux Flamands, 9 sièges aux Francophones et 1 siège aux Germanophones. Au lieu de cette répartition représentant la réalité du terrain, les Flamands obtiennent 13 sièges, les Francophones 8 sièges et les Germanophones 1 siège. + + + Du côté francophone, on a une fois de plus avalé la couleuvre sans réaction ! Acceptation de l’assimilation de la population francophone à la population flamande. Les partis francophones n’ont rien dit, aucun d’entre eux. Ont-ils caché la manœuvre flamande par omission ? Nous nous posons la question ;Pourquoi ? + + +Les ministres francophones faisant partie du Conseil des Ministres et du Kern devaient avoir le courage de remettre en question l’accord douteux de 1989, contresigné par Philippe Moureaux, PS. Les Flamands, eux, n’auraient pas hésité un millionième de seconde avec menace de boycott à l’appui. = = =Reposons la question : Que font nos Vice-Premiers ministres et les ministres francophones au Conseil des Ministres et au Kern ? Sont-ils les béni-oui-oui des intérêts exclusifs de la Communauté flamande ? Il suffit de prendre le cas de la défiscalisation qui, dans la réalité, renforce la puissance financière de la Flandre…

16.03.2009

COMMUNAUTAIRE : ACCORD AVORTE DU 10 MAI 2005...

L'accord qui devait intervenir entre les partenaires de la majorité gouvernementale (VLD, MR, PS, SPA) dans la nuit du 10 au 11 mai 2005 n'a pu être réalisé à cause du refus de Spirit (parti flamand issu de la Volksunie, en cartel avec le SPA) de s'engager, principalement pour ce qui concerne l’extension des compétences de la Communauté française dans les six communes à facilités. + + + Dans un souci de bonne pédagogie, il est utile d'exposer les avancées certaines que cet accord aurait représenté tant pour les Francophones de la périphérie que pour ceux de la Région bruxelloise. + + + a) Qu'en était-il de la scission proprement dite ?= = =On maintenait l'unité territoriale de I'arrondissement électoral (19 communes bruxelloises+35 communes de Hal-Vilvorde) pour I'élection du Senat et du Parlement européen : aucune scission ne valait donc pour ces deux élections. = = = Pour ces deux élections, les Francophones des 35 communes de Hal-Vilvorde continuaient à pouvoir voter pour des candidats bruxellois francophones. = = = °Pour l'élection de la Chambre des représentants, on maintenait le droit de vote et d'éligibilité pour les Francophones des six communes à facilités et de 16 communes sans facilités (Beersel, Leeuw-Saint-Pierre, Asse, Hal,Ternat, Lennik, Vilvorde, Zaventem, Biévène, Machelen, Grimbergen, Dilbeek, Hoeilaert, Overijse, Merchtem, Meise), dans les mêmes conditions que celles qui valent actuellement = = = °Pour les 13 autres et dernières communes de Hal-Vilvorde(Herne, Zemst, Pepingen, Liedekerke, Roosdael ,Affligem, Opwijk, Londerzeel, Kampenhout, Steenokkerzeel, Gammerages, KappeIle-op-den Bos, Gooik), les Francophones (inférieurs à 10% dans celles-ci) n'avaient plus le droit de voter pour des candidats francophones bruxellois. = = = La scission territoriale de l'arrondissement électoral n'était donc que très partielle.+ + +b) Quid de l'élargissement ? = = =A défaut d'un élargissement territorial, I'accord entérinait (battant en brèche ainsi le principe de territorialité) un élargissement de fait par 1'extension des compétences de la Communauté française dan les six communes à facilités, ce qui signifiait que celle-ci devenait pleinement compétente pour organiser 1'enseignement et la vie culturelle dans ces communes. = = = Cela représentait une amélioration plus que substantielle pour les droits des Francophones (majoritaires dans ces communes) + + + c) L'arrondissement judiciaire était-i1 scindé ? = = = Absolument pas. = = = On entérinait au contraire le principe du dédoublement linguistique des juridictions bruxelloises (en clair, la proposition du FDF), permettant de résorber à court terme I'arriéré judiciaire avec comme modalités : = = =- l'abaissement des exigences linguistiques dans le chef des magistrats bruxellois (113 des magistrats au lieu de 213 actuellement auraient été soumis au bilinguisme) = = =- tous les justiciables francophones, où qu'ils soient domiciliés dans !'arrondissement (19 communes bruxelloises + 35 communes de Hal-Vilvorde) gardaient Ieur droit d'agir et d'être entendus en français devant des juridictions bruxelloises unilingues francophones. + + + d) Quelles réformes pour Bruxelles ? = = =- Etait reconnu le principe de I'unilinguisme des agents et du bilinguisme des services dans les 19 administrations communales bruxelloises avec pour conséquence I'accès à Ia fonction publique locale pour des candidats unilingues francophones (qui est une revendication de longue date du FDF) = = = - Un refinancement partiel de la Région bruxelloise : un financement supplémentaire de la Région bruxelloise, des deux commissions communautaires et des 19 communes bruxelloises pour un montant global de 16 millions d’euros en 2006, 32 en 2007, 48 en 2008, et 64 en 2009 à vitesse de croisière, en vue de procurer suffisamment de moyens à la Région bruxelloise pour assumer son rôle de capitale fédérale et de ville internationale.

01.12.2008

LA FLANDRE A LA CONQUETE DE BRUXELLES ET DE LA WALLONIE...

SON CHEVAL DE TROIE : LE PARTI LIBERAL ET DEMOCRATE LiDé + + Il ne faut pas se laisser berner par le ton affectueux, voire obséquieux de Rudy Aernoudt, président du parti politique Libéral et Démocratie, LiDé, parti à touche francophone couvrant Bruxelles et la Wallonie. = = Sachons que Rudy Aernoudt est un ex-haut fonctionnaire de l’Administration flamande, ex-chef de Cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, proche et ami de Jean-Marie De Decker, LDD, président du parti flamand Lijst De Decker, confédéraliste, qui projetait de déposer une liste à Bruxelles et en Wallonie lors des élections de juin 2009 ! Rudy Aernoudt se différencie de Jean-Marie De Decker uniquement sur le terrain institutionnel par une vision régionaliste du pays. = =Son plan pour Bruxelles est axé sur le slogan « Bruxelles aux Bruxellois ». = =Chatoyant. On croit entendre le FDF ! Mais attention. Tout d’abord, LiDé n’est pas un parti bruxellois ; il importé de Flandre. Ensuite, son plan pour Bruxelles, c’est Bruxelles obligatoirement bilingue, limitée à 19 communes, enclavée dans le territoire unilingue flamand. La mort à terme de Bruxelles ; la pleine réussite du Mouvement flamand. = =Les grandes lignes du plan LiDé de Rudy Aernoudt : = =- Reconnaissance de Bruxelles-Capitale comme une Région à part entière aux frontières intangibles. Limitation aux 19 communes actuelles = =- Scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde = =- Suppression des Commissions communautaires : la Cocof, la Cocon et la VGC = =- Régionalisation des compétences liées à l’enseignement, la formation et la culture = =- Enseignement bilingue obligatoire. Formation aux deux langues = =- Création d’une circonscription fédérale unique permettant aux francophones de l’arrondissement Hal-Vilvorde de voter pour des candidats bruxellois = = - Perception de l’impôt sur le lieu de travail. A propos de ce dernier point, Rudy Aernoudt camoufle le Plan dit Leterme de construction d’une ville d’affaires accolée à l’aéroport de Zaventem, en zone unilingue flamande, dont l’objectif est de vider Bruxelles des sièges d’exploitation des sociétés commerciales. Bruxelles étranglée fiscalement, transformée en un cimetière économique. Proie facile à s’accaparer. = =Le plan Rudy Aernoudt s’assimile à un casus belli à l’encontre des francophones bruxellois. L’application vicieuse de la loi du plus fort, de la nation Vlaanderen !Concluons par une citation : « C’est à notre existence même qu’on en veut et nous serons d’autant plus attaqués que nous ne serons plus dignes de vivre ». Olivar Asselin