16.05.2011
LE CONCEPT WALLONIE-BRUXELLES...
En 2009, la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles adressait un message d’espoir à ses membres à la suite du lancement du concept Wallonie-Bruxelles par la Communauté française. En substance, elle disait : « Un frémissement s’est levé, s’est gonflé. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers d’être Wallons, d’être Bruxellois ; nos enfants, nos petits-enfants et nous-mêmes grandissons et vivons dans un espace francophone composé de deux Régions, la wallonne et la bruxelloise, fortes et unies. Les partis francophones ont enfin compris la nécessité de parler d’une même voix, ont enfin adopté une attitude ferme, résolue, cohérente contre la boulimie territoriale de la Région flamande.
La Ligue wallonne invitait les partisans du Mouvement francophone en terre belge, à faire savoir dans leurs partis politiques respectifs, leur volonté de les voir rester conséquents et solidaire, de les voir rester décidés à ne rien céder sur ce qui a été convenu, à ne pas transiger. L’expression d’une image de la francophonie belge saine, rayonnante dans sa francité affermie, ouverte au monde.
Pour répondre en quelque sorte au vœu exprimé par la Ligue wallonne depuis quelques années, le ministre-président de la Communauté française, Hervé Hasquin, M R, introduit le concept « Communauté Wallonie-Bruxelles » au regard du symbolique « Communauté française de Belgique ». Car, qui dit « communauté française », dit de langue et de culture françaises, de « sensibilité française », de référence à la France. Sans la France, nous n’existerions pas sur la carte européenne ; nous serions mis en capilotade dans une conception linguistico-belgo-belge manichéenne diluant notre identité culturelle française dans une Grande Néerlande en vouloir de reconstitution dans l’esprit de gens empreints de flamingantisme. » Ainsi s’exprimait la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles au cours d’un déjeuner-débat, il y a quelque 12 ans. Ces propos restent toujours d’actualité avec l’enlisement des discussions institutionnelles portant sur une grande réforme de l’Etat.
Plus que jamais, nous devons croire en nous, croire en nos capacités.
Plus que jamais, nous devons choisir notre destin, un destin de fierté, de grandeur.
plus que jamais, nous devons faire pression sur nos dirigeants politiques, les présidents des partis francophones en particulier, pour qu’ils conçoivent un projet d’avenir commun entre la Wallonie et Bruxelles dans des frontières choisies par référendum par les populations « frontalières » concernées.
Plus que jamais, nous devons soutenir le concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » que Olivier Maingain, président du FDF, a relancé devant un parterre d’étudiants en Droit et Sciences politiques de l’Université de Liège : « La frilosité francophone actuelle n’enrayera le cours des choses. De plus en plus de Flamands sont agacés parce que nous ne savons ce que nous voulons. Et Bart De Wever, le président de la N-VA, exploite cet immobilisme pour réclamer l’autonomie de la Flandre ».
Plus que jamais, nous avons besoin d’une cohérence dans le développement d’une politique commune entre Bruxelles et la Wallonie. L’annonce faite de la naissance du concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » en remplacement du symbolique rebaptisé « Communauté Wallonie-Bruxelles » doit être officialisée par le Parlement de la Communauté française.
Au demeurant, « la solidarité Wallonie-Bruxelles est un des articles du credo de Bruxelles, lisons-nous dans le document « Hommage à André Lagasse », publié le 11 mai 2011 paf le FDF. Dès le lendemain des élections du 23 mai 1965, les quatre parlementaires FDF nouvellement élus formèrent un groupe avec François Perin et Robert Moreau. Un soir de février 1968, à la suite du « Walen buiten » de l’Université catholique de Louvain, le Rassemblement wallon fut créé avec l’appui direct du FDF ». Et nous y relisons la réponse de André Lagasse à l’interrogation posée « La solidarité Wallonie-Bruxelles ? » dans une Tribune libre du quotidien Le Soir du 29 décembre 1983. « Elle est tissée de fils multiples et, de surcroît, se justifie pour une bonne demi-douzaine de raisons : on ne demande pas à tous les Bruxellois ni à tous les habitants des villes et des villages du sud du pays de partager toutes et chacune de ces raisons…Mais qu’au moins dans les circonstances présentes, chacun laisse le bon sens prévaloir sur les sempiternelles divisions gauloises ».
16:37 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallons, bruxellois, hervé hasquin, france, andré lagasse |
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25.04.2011
CONCEPT WALLONIE-BRUXELLES
Un message que la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles diffusait à ses membres en 2009 à la suite du lancement du concept Wallonie-Bruxelles par la Communauté française. Nous écrivions.
Un frémissement de renouveau s’est levé, s’est gonflé. Aujourd’hui nous pouvons être fiers d’être Wallons, d’être Bruxellois ; nos enfants, nos petits-enfants et nous-mêmes grandissons et vivons dans un espace francophone composé de deux Régions , la wallonne et la bruxelloise, fortes et unies. Les partis francophones ont enfin compris la nécessité de parler d’une même voix, ont enfin adopté une attitude ferme, résolue, cohérente contre l’appétit insatiable de la Région flamande.
La Ligue wallonne invitait les partisans du Mouvement francophone en terre belge à faire savoir, dans leurs partis politiques respectifs, leur volonté de les voir rester conséquents et solidaires, de les voir rester décidés à ne rien céder sur ce qui a été convenu, à ne pas transiger. La présentation d’une image de la Francophonie belge saine, rayonnante dans sa francité affermie, ouverte au monde.
Pour répondre au vœu, en quelque sorte exprimé par la Ligue wallonne, le Ministre-Président de l’époque, Hervé Hasquin, introduisit le concept « Communauté Wallonie-Bruxelles » au regard du symbolique « Communauté française de Belgique ». Acceptons la notion « Communauté Wallonie-Bruxelles » qui revitalise nos racines, ravive l’attachement à la région natale, tout en conservant dans notre cœur l’appellation « Communauté française de Belgique ». Car, qui dit « communauté française », dit de langue et de culture françaises, de « sensibilité française, de référence à la France. Les Francophones de Belgique n’existent culturellement qu’en fonction de la France. Sans la France, nous n’existerions pas sur la carte européenne ; nous serions mis en capilotade dans une conception linguistico-belgo-belge manichéenne diluant notre identité culturelle française dans une Grande Néerlande en vouloir de reconstitution dans l’esprit des gens empreints de flamingantisme.
16:12 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallonie-bruxelles, hervé hasquin, ligue wallonne |
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07.08.2009
COMMUNAUTAIRE // LA PAIX COMMUNAUTAIRE...
Tout est communautaire. Le moindre geste, le moindre fait, la moindre parole, le moindre article, le moindre sujet, le poindre problème existentiel... Tout ce qui oppose une communauté à l'autre. Le communautaire : un monstre des consciences, une nourrice de la sensibilité flamande et de la sensibilité francophone. + + Ainsi donc, lorsque le ministre régional flamand des Affaires intérieures, Paul Van Grembergen annonce, début juin 2003, son intention de fermer la section francophone de l’Académie de musique organisée depuis plus de 25 ans à Wezembeek-Oppem par la commune de Woluwe-Saint-Pierre, il pose un problème communautaire. Pour le ministre flamand, seul l’enseignement fondamental peut être organisé en français dans les communes à facilités et non pas l’enseignement artistique ! + + Ce genre de « heurt », de « tension » entre les communautés flamande et francophone a voulu être évité en 1999 lors de l’accord gouvernemental ; les négociateurs de l’époque ont pensé à un organe de rencontre. Selon les négociateurs : « Il faut améliorer la construction de l’Etat fédéral belge pour éliminer définitivement les tensions communautaires et assurer les relations harmonieuses entre nos Régions et nos Communautés. Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire de créer un forum permanent de rencontre, de discussion et d’évaluation. Un tel organe offre la possibilité à l’autorité fédérale, aux Communautés et aux Régions, de se retrouver dans un espace serein pour analyser les mécanismes de fonctionnement actuel de l’Etat, permettant d’anticiper sur les solutions à trouver à ceux-ci pour un meilleur fonctionnement des institutions de l’Etat fédéral ». + + Le gouvernement Verhofstadt, en 1999, mit tout en œuvre pour installer un climat serein dans les rapports Nord-Sud. Une « Conférence intergouvernementale et interparlementaire du Renouveau institutionnel », baptisée « Corée » fut mise sur pied. Le forum « vécut ce que vivent les roses... ». très vite, il sombra dans la lutte du pouvoir : une branche dominante ! + + L’horizon politique s’assombrit. La campagne électorale de 2004 est sous la menace d’une tournure d’un affrontement communautaire. Le CD&V scelle un cartel électoral avec la Nieuw Vlaamse Alliantie, N-VA, présidée par Gert Bourgeois. Le président de la N-VA imprime d’emblée le ton de la campagne : celui de l’affrontement communautaire. « Notre carte, déclare-t-il, s’oppose à la domination wallonne ». Les partis flamands s’inscrivent dans le confédéralisme. L’Open VLD adopte un ton plus modéré ; il ne fait pas de ses recommandations une condition sine qua non de participation à un prochain gouvernement.+ + Dans une interview accordée au quotidien Le Soir, Hervé Hasquin, MR, s’est dit : « ... excédé de l’attitude des Flamands à l’égard des Wallons. J’en ai assez de cette condescendance. C’est une rengaine, une attitude permanente : on regarde la Wallonie avec mépris ». Et de rappeler l’épisode de l’affaire de l’achat du « Kladaradatsch », l’ancien cinéma Pathé Palace, par la Communauté française. La fameuse déclaration de Bert Anciaux, Spirit, ministre du gouvernement flamand, évincé en justice : « De toute façon, je ne m’en fais pas car je ne vois pas quelle banque prêtera de l’argent à la Communauté française pour acheter le bâtiment ». Arrogance flamande. Hervé Hasquin a beau jeu de souligner la non-amélioration des mentalités flamandes : « Pour avoir vécu le Lambermont et les épisodes qui ont suivi, je peux vous dire que les mentalités n’évoluent pas ». + + Toutefois, une tentative d’un vécu en bonne entente est amorcée en juillet 2004 à Bruxelles sur un dispositif en remplaçant l’accord « de courtoisie linguistique » de 1996 suspendu par le Conseil d’Etat : « Une circulaire permettra aux communes de recruter du personnel unilingue à la condition qu’aucun bilingue ne brigue le poste - l’Orbem sera associé à la procédure – et que le candidat unilingue se soumette à un apprentissage de la seconde langue, via une formation reconnue. Le dispositif prévoit aussi un renforcement des primes au bilinguisme ». + + Un échec. + +Que nous reste-t-il ? Accrochons-nous à nos rêves de la francité, libre de vivre en français et en symbiose avec nos langues régionales.
15:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communautaire, communaute, academie, verhofstadt, coree, herve hasquin, kladaradatsch, courtoisie, accord, conscience |
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13.10.2007
ON VIT DANS UN GRAND BLUFF
Dans une interview au quotidien Le Soir du 28 septembre 2007, Hervé HASQUIN , historien, administrateur-délégué du centre d'études Jean Gol du MR, rejoint l'analyse de Philippe MOUREAUX, historien, sénateur-bourgmestre, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, sur le vécu des francophones dans l'illusion. - Des extraits de l'interview : Hervé Hasquin se dit sidérer en tant qu'historien : "On essaie, du côté francophone, de nous montrer qu'il y a encore des Belges. Et l'on nous montre et remontre LE FLAMAND qui se dit encore Belge. Intellectuellement, ça me scandalise... On vit dans le leurre et la duperie. Il est grand temps qu'on fasse comprendre aux francophones si, dans un pays, un groupe qui est majoritaire veut remettre une série de choses en question, la minorité doit s'adapter. il faut que l'on ait le courage d'expliquer aux francophones que, bientôt, tout ne sera plus comme avant... - Si on osait poser la question aux citoyens du Nord ou du Sud : Qu'est-ce que vous entendez par "être Belge" ? Alors, on aurait des résultats très différents. Cela relève de l'escroquerie intellectuelle. On vit dans un grand bluff..." - Compter les drapeaux belges ? Hervé Hasquin réplique : "... Ca fait effet de loupe. Et ça montre que les derniers Belges sont en majorité les francophones bruxellois. Rien que ça, cela souligne le fossé sociologique présent dans notre pays. Il y a encore des Belges au nord du pays mais ils ne donnent pas le même sens au mot que ceux du sud".
15:56 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : herve hasquin, duperie, bluff, francophones, drapeaux belges, etre belge, fosse sociologique, pays, serge moureaux, hisorien, leurre |
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