28.09.2009

ECOLO : PRATIQUER LA LANGUE DE BOIS CONJUGUE AU PRESENT...

« Touche pas à l’enseignement », martelait Ecolo dans la période de formation de la coalition gouvernementale !Au final : l’enseignement serrera la ceinture comme les autres secteurs... avec l’approbation de Ecolo ! <><>« ... Il y aura de la rigueur à tous les étages... Tous, politiques, syndicalistes, associatifs, nous savons que les profs sont nos alliés pour construire la société de demain, susurre, hypocritement, Jean-Michel Javaux, coprésident de Ecolo, député-bourgmestre de Amay. Mais aussi qu’on n’atteindra pas nos objectifs budgétaires sans certaines économies. Même si on peut en étaler dans le temps, retarder certains investissements, faire preuve de créativité... ». <><>Il appelle Barack Obama, président des Etats-Unis, à son secours pour mieux faire avaler la couleuvre : « ... Je l’ai dit : ne dépensons pas, mais investissons. Ce qui permettra la relance, le nouvel optimisme. Obama dit : ça prendra plus qu’un jour, plus qu’une semaine, plus que des mois, mais nous préparons la société de demain. C’est ce qu’on attend de Ecolo... Mais j’insiste ; ce contexte difficile est riche de plein de défis : nouvelles technologies, économie verte, alliances emploi-environnement, amplification du Plan Marshall... ». Hypocrisie. Illusionnisme. <><>La « stratégie de l’illusion » appuyée par le slogan « N’ayons pas peur ». La mise sous hypnose. Des mots, rien que des mots soporifiques. Les élections législatives de 2011 et les élections communales de 2012 sont proches... Ecolo lance déjà les campagnes électorales. Les « bonnes intentions », les missions des gouvernements sont rangées dans les entrepôts de « l’immobilisme » ! <><>Les centrales nucléaires ont encore de bien belles et longues années devant elles !

02.06.2009

REPONSE DE OLIVIER MAINGAIN, PRESIDENT DU FDF, A NOTRE APPEL DU 15 MAI 2009...

... Vous rappelez très justement les messages de Serge Moureaux, dont l’analyse politique est étayée par une clairvoyance due à une longue expérience politique. + + + Plus que jamais, en ma qualité de président du FDF, je suis déterminé à travailler inlassablement à la prise de conscience des Francophones, Bruxellois et Wallons unis, pour qu’ils prennent toute la mesure des enjeux institutionnels qui nous attendent. + + + Tous ceux qui croient que Bruxelles sera défendue et respectée, en faisant preuve de complaisance aux revendications flamandes, tant en périphérie que dans les 19 communes, conduiront notre Région et son rayonnement francophone à leur perte. L’organisation institutionnelle de la Région bruxelloise, telle qu’organisée par la loi de 1989, s’épuise. + + + Ainsi que j’ai pu le mettre en évidence récemment, la population d’expression néerlandaise à Bruxelles ne représente plus que quelque 8 % de la population totale de la région. Une telle réalité sociologique ne justifie plus – pour autant qu’elle ne l’ait jamais justifié – les avantages disproportionnés accordés aux représentants politiques des Flamands de Bruxelles. + + + Nous sommes respectueux des droits individuels et collectifs des Flamands de Bruxelles. Nous ne nions pas leur droit à organiser leur vie sociale, culturelle, scolaire, en relation avec leur Communauté. De même, nous respectons leur droit à l’usage de la langue néerlandaise dans les rapports avec les administrations publiques établies à Bruxelles. + + + Par contre, rien ne justifie que 8 % de la population bénéficient d’une surreprésentation au Parlement bruxellois (17 sièges sur 89, soit quelque 19%) et une représentation paritaire au sein du gouvernement bruxellois. + + + D’aucuns prétendent qu’il s’agirait de la contre-partie des statuts des Francophones au sein du gouvernement fédéral. Il n’en est rien. D’une part, il est audacieux de comparer le poids démographique que représentent les Francophones au sein de l’Etat belge (quelque 42 à 43 % de la population totale) avec celui, nettement plus relatif, des Flamands à Bruxelles. + + + D’autre part, les Francophones ne bénéficient pas au sein du Parlement fédéral d’une représentation garantie. Faut-il d’ailleurs rappeler que le Sénat n’est toujours pas paritaire et que si cette avancée devait être réalisée, elle n’aurait plus beaucoup d’importance car les compétences restant au Sénat ne sont guère substantielles. + + + De même, au sein du gouvernement fédéral, la parité est devenue une illusion. Le cœur du gouvernement qu’est le comité ministériel restreint (le « Kern », pour reprendre le sabir politico-belge) est composé majoritairement de vice-premiers ministres et ministres flamands. Ce fait est peu connu mais le véritable organe décisionnel du gouvernement fédéral belge n’est plus le Conseil des Ministres, mais le Comité ministériel restreint.+ + + Faut-il ajouter que les principales responsabilités ministérielles incombent aux ministres flamands (la flamandisation de la représentation ministérielle belge à l’étranger en est un bel exemple). Alors qu’au sein du gouvernement bruxellois, les ministres flamands se voient réserver des compétences, répartition à laquelle il ne peut être dérogé que moyennant accord des partis flamands. Autant rêver… ! + + + De surcroît, même pour des matières qui n’ont aucun caractère institutionnel, au sein du Parlement bruxellois, le groupe des parlementaires flamands a un véritable droit de veto. Là aussi, rien d’équivalent au sein du Parlement fédéral. Les règles de majorité chaque groupe linguistique et les majorités spéciales au Parlement fédéral ne valent que pour les réformes institutionnelles. + + + Ce petit rappel institutionnel pour mieux faire comprendre que les privilèges accordés aux représentants des partis flamands à Bruxelles n’ont pour seul objectif que de piéger le fonctionnement des institutions bruxelloises de sorte qu’elles soient tôt ou tard sous le contrôle de la Flandre. + + + Il est devenu coutumier d’affirmer que les élus flamands de Bruxelles seraient avant tout des Bruxellois néerlandophones et non des Flamands de Bruxelles. Certes, on compte nombre d’habitants d’expression néerlandaise qui ont une forte conscience d’appartenance à la Région bruxelloise et qui souhaitent une relation pacifiée entre toutes les populations vivant à Bruxelles. Par contre, nombre d’élus flamands sont avant tout les porte-parole de leur parti au sein des institutions bruxelloises. Sans même évoquer les actions menées par Mme Grouwels, comment ne pas constater qu’un Pascal Smet, en prônant la fusion des communes et celle des CPAS, rejoint les thèses traditionnelles du mouvement flamand qui n’accepte pas que les communes bruxelloises restent le seul niveau de pouvoir bruxellois où la réalité du suffrage universel n’est pas tronquée et où les partis francophones peuvent encore assumer des choix en toute clarté. + + + Tel sera bien l’enjeu du débat institutionnel à venir : soit Bruxelles peut s’affirmer comme une Région à part entière en étroite relation avec la Wallonie au sein d’une Fédération Wallonie-Bruxelles fortifiée, soit Bruxelles est minée de l’intérieur par ceux qui seront les relais des exigences flamandes et, petit à petit, Bruxelles sera placée dans l’orbite de la Flandre nationaliste. + + + Le FDF a toujours eu cette détermination pour affirmer le rayonnement francophone de Bruxelles, dans le respect de toutes les langues et cultures qui y sont présentes. Sans la force du FDF, depuis longtemps, Bruxelles aurait été abandonnée aux exigences d’un nationalisme flamand que les institutions européennes condamnent de plus en plus souvent. + + + Olivier MAINGAIN

17.04.2009

LILLE LA METROPOLE DU NORD C'EST PARTI POUR 4 MOIS...

La fête d’ouverture de l’Europe XXL, le samedi 14 mars, a réuni plus de 200 000 personnes sur la rambla, cette promenade qui s’étend de la rue Faidherbe au quai de Wault. Le public a répondu présent en nombre pour accompagner les pantins géants, les sabliers humains, et la parade aérienne de la Fura Del Baus, pour entendre les « 1 000 Voix » reprenant les répertoires de l’Europe de l’Est, pour admirer l’embrasement des fallas et l’exceptionnel feu d’artifice du Groupe F et pour danser jusqu’au bout de la nuit…++Quelques événements à ne pas rater. ++ Martin Liebscher et ses clones : une série de photos à l’univers drôle et étrange. Perturbant, non ? L’illusion est parfaite et le visiteur conquis. A la Gare Saint-Sauveur jusqu’au 12 avril 2009 Exposition visible du mercredi au dimanche de 11 h à 19 h. Entrée gratuite.++ Naissance et mort. L’exposition dans l’église Sainte-Marie-Madeleine regroupe les œuvres de différents artistes et architectes russes. Jusqu’au 30 juin, Eglise Sainte-Marie-Madeleine, rue du Pont Neuf. ++ Palais des Beaux-Arts. Une traversée d’Istanbul qui s’exprime dans les vidéos, les photographies, les sculptures ou les portraits. Une vision totalement inattendue d’Istanbul, la plus occidentale des villes orientales. Jusqu'au 12 juillet, place de la République. Palais des Beaux-Arts ouvert le lundi de 14 h à 18 h, du mercredi au dimanche de 10 h à 18 h. Accès à l’exposition gratuit le premier dimanche du mois. + + Voyage à travers le verre. Les manifestations d’Europe XXL traversent 56 villes de la région et parmi elles, Sars-Poteries et son musée du verre. A découvrir absolument. Le musée acquiert chaque année entre dix et quinze œuvres qui viennent enrichir sa collection de 500 pièces. Des animations pour les enfants et des stages de verre. Musée du verre de Sars-Poteries 1, rue du Général de Gaulle. « Fenêtre fictive » : exposition de Mélinda Sipos à découvrir jusqu’au 15 juin. + + Site de la Ville de Lille : www.mairie-lille.fr + + Mensuel de la Ville de Lille : BP 667, 59033 LILLE Cedex