04.01.2010

LE CREDO 2010 DE LA LIGUE WALLONNE DE BRUXELLES REGION...

La défense de la langue est liée à la défense de la liberté. <><> Maurice Zermatten + + + DEFENDRE LA LIBERTE + + + Ensemble, faisons savoir à nos édiles politiques qu’ils doivent tenir bon et qu’ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique, objectif numéro du flamingantisme. Dénonçons une flamandisation mise sur rail, dans un premier temps, par la création de classes d’immersion linguistique en néerlandais et par le mirage de la connaissance du néerlandais pour l'obtention d'un emploi, et, dans un second temps, par l’apprentissage obligatoire du néerlandais. La colonisation de Bruxelles et de la Wallonie. <><>Ensemble, voulons : un fédéralisme de coopération ; une Région de Bruxelles à part entière, étendue à son hinterland socio-économico-culturel ; une Région wallonne et une Région bruxelloise fortes et brillantes véhiculant une image de battantes, de fierté, de courage ; une union politique, culturelle, économique et financière, étroite entre Bruxelles et la Wallonie ; le meilleur pour la Wallonie et pour Bruxelles. <><>Ensemble, impliquons-nous ; participons aux lignes d’action ci avant tracées ; tirons la Wallonie et Bruxelles vers le haut. La Wallonie et Bruxelles ont besoin de notre capacité de mobilisation et d’imagination. Invitons nos connaissances à adhérer à la Ligue wallonne de Bruxelles ; diffusons son site et son blogue. <><>Ensemble, définissons une nouvelle donne ; reprenons la main ; cessons de nous accrocher à l’Etat fédéral belgo-flamand ; préparons la mise en place de l’autonomie de l’Espace Wallonie-Bruxelles ; soyons des Wallons et des Bruxellois fiers de notre identité, sans complexe.

20.05.2009

L'ECOLE BILINGUE : ON NE JOUE PAS AVEC LA LANGUE...

Bernard Rey, professeur de pédagogie à l’ULB, dans un billet au quotidien Le Soir daté du 31 aout 2006, déclare : « La langue est à la fois quelque chose de très public et de très privé. Public car c’est avec quoi on est en rapport avec autrui. C’est donc l’instrument avec lequel on construit des communautés homogènes, des communautés nationales. Mais c’est également très intime parce que c’est avec quoi on pense les événements, on exprime ses propres émotions, etc. C’est toujours très lourd, très chargé en émotions, en résistances, que d’imposer à des individus une langue qui n’est pas la leur… ». + + + Les apprentis sorciers, les tenants du bilinguisme « obligé », les opportunistes populistes qu’ils soient ministres, secrétaires d’Etat, parlementaires fédéraux, régionaux ou communaux, bourgmestres, échevins, conseillers communaux… devraient, avant de prendre une décision en matière de langue, méditer ces paroles. Car, ils savent qu’il faut d’abord avoir bien assis la connaissance de sa langue maternelle, le français en ce qui nous concerne, avant de commencer à apprendre une ou plusieurs autres langues dans des établissements spécialisés, adaptés en immersion linguistique…+ + + La Flandre l’a bien compris. L’immersion linguistique n’existe pas en Flandre. Et les enquêtes démontrent que les jeunes Flamands sont mieux formés que les jeunes francophones. C’est clair ! Le slogan flamand trouve sa plénitude : « Ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». Les parents ne mesurent pas suffisamment les dégâts qui peuvent être causés dans l’esprit de leurs jeunes enfants par l’apprentissage forcé d’une langue étrangère. + + + Cependant, en février 2004, Régis Dohogne, enseignant de formation, ancien secrétaire général de la CSC-Enseignement, lors de l’annonce d’un projet d’écoles bilingues à Bruxelles, faisait part de son inquiétude pour la bonne formation des enfants au regard du danger que comporte l’immersion dans une langue étrangère pour une grande partie d’entre eux. Il parlait en connaissance de cause. Il était catégorique : « A mon avis, c’est un projet plus politique que pédagogique… Il faut savoir ce que l’on veut. On peut créer une école de ce type pour quelques nantis privilégiés en sachant que, grâce à cet enseignement, ils vont acquérir une valeur marchande supérieure sur le marché de l’emploi et on accentue alors un système dual. Par contre, créer une école bilingue pour tous, c’est impossible… Finalement ce projet d’école bilingue est pour moi un effet d’annonce, qui est de nature à satisfaire l’ego d’un certain nombre de parents. Mais il faut savoir que la motivation des responsables publics ne peut être de promouvoir une petite élite, mais bien de donner un enseignement accessible à tous… ». + + + Jean-Pierre Cornélissen, germaniste issu de l’ULB, professeur d’anglais et de néerlandais pendant de nombreuses années, parlait dans le même sens en 2004 : « … Dire qu’une école bilingue ferait nécessairement mieux est une formule incantatoire, un postulat. Qu’on cesse de se référer aux écoles européennes, lesquelles accueillent une population sociologiquement très privilégiée… De nombreuses études linguistiques montrent que l’acquisition des rouages de la langue maternelle est précisément la condition sine qua non pour la formation générale mais aussi pour l’étude d’autres idiomes avec lesquels l’enfant pourra être mis en contact plus ou moins rapidement, par exemple par des méthodes d’éveil… ». Jean-Pierre Cornélissen ajoute : « N’est-il pas absurde de vouloir encore réduire l’offre d’un enseignement français concurrencé par les écoles flamandes qui attirent déjà ce public francophone obnubilé par l’illusion de réaliser ainsi le bilinguisme parfait ? »… + + + Régis Dohogne, Jean-Pierre Cornélissen et de nombreux autres professeurs n’ont pas été écoutés par la classe politique. Ils avaient cependant raison. Ils ont toujours raison. Voyez ce qui se passe au Grand Duché de Luxembourg. L’enseignement bilingue de la maternelle au secondaire a été généralisé. Ce système luxembourgeois donne des résultats catastrophiques. Une enquête PISA (Programme international pour le Service des Acquis des élèves de 15 ans, organisé par l’OCDE), effectuée dans 32 pays scolarisés, relève que le Grand Duché du Luxembourg arrive en 30e position dans tous les domaines, juste avant le Mexique et le Brésil ! La Communauté française de Belgique fait à peine mieux : 25e en lecture, 20e en mathématiques et 25e en sciences… ! Un commentaire : affligeant ! + + + Il est temps que se lève en Belgique française une génération de pédagogues qui développera un projet d’enseignement équilibré, doté de moyens adéquats. Une approche scientifique de la pédagogie. Que cesse la généralisation de prétendues réformes à touche plus politique que pédagogique ! + + + On ne joue pas avec la langue, l’âme d’un peuple.

12.05.2009

TAALGRENS + STAATSGRENS - FRONTIERE LINGUISTIQUE = FRONTIERE D'ETAT

TAALGRENS = STAATSGRENS – FRONTIERE LINGUISTIQUE = FRONTIERE D’ETAT…On se rappelle que le samedi 18 avril 2009, une trentaine de militants de l’organisation flamande Taal Aktie Komitee, TAK, ont été arrêtés administrativement après avoir arboré un drapeau aux couleurs de la Vlaanderen en haut de la butte du Lion de Waterloo.+ + Ils marquaient symboliquement la frontière d’Etat entre la Vlaanderen et la Wallonie. Ils humiliaient les francophones. + + Tout est programmé ! Tout est bien pensé ! Tout est bien testé ! Le Tak veut voir se concrétiser, dans la prochaine « Grande Réforme de l’Etat », son slogan « Taalgrens = Staatsgrens ». Des actions ont été menées aux limites communales entre Overijse et Genval ainsi qu’à Rhode-St-Genèse. + + Objectif réactif : braquer l’opinion publique francophone sur des « problèmes communautaires » locaux. + + Objectif caché : « miter » les esprits francophones par l’opinion des bienfaits du bilinguisme flamand/français : paix et dialogue. Le passage obligé pour une flamandisation intégrale du territoire belge de La Panne à Arlon. La Vlaanderen avec une frontière d’Etat commune avec sa tantine allemande.+ + Notre opinion : Le savoir-parler d’une langue étrangère s’apprend en dehors des cours de formation générale. : le jeu, le sport, la danse… l’immersion linguistique en période de vacances scolaires… Une intervention financière des Pouvoirs publics et des entreprises… + + Ensemble, défendons le français. C’est notre âme. Dialoguons avec la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles. + + Courriel :info@liguewallonnebruxelles.be – Site :www.liguewallonnebruxelles.be + + Ne jamais renoncer. Rester droits. Si ce n’est pas nous qui réussiront, ce seront nos enfants. Il faut continuer sans irénisme, sans romantisme.

29.04.2009

DES JOURS SOMBRES ATTENDENT LES FRANCOPHONES...

En réponse à une interpellation du SP.A, parti socialiste flamand, en commission de l’Intérieur, Herman Van Rompuy , CD&V, Premier ministre, a déclaré : « Ma conviction est que le pays n’a pas intérêt à aller aux élections fédérales anticipées, en pleine crise économique et sous un climat communautaire lourd. Sans la scission de BHV, ce scrutin serait inconstitutionnel. Après les élections régionales, nous prendrons les mesures nécessaires. Vous nous jugerez en 2011. » + + + Que veut insinuer le Premier ministre ? La réalisation de la réforme de l’Etat sur la base du programme 199 renforcé en 2004 du gouvernement flamand ? Au demeurant, le citoyen francophone a tout à craindre au regard de la fragilité du front des francophones dont les dirigeants sont plus soucieux de leur intérêt personnel et de l’intérêt de leur parti que de l’intérêt général, et au regard de la fermeté du CD&V qui brandit un slogan de combat : « Sterk in moeilijktijden » - Fort en des temps difficiles – et qui redit sa volonté de doter l’Etat d’une « indispensable » réforme et clame que, depuis cinq ans, la Flandre est sur la bonne voie.Des jours sombres attendent les francophones. + + + Ecolo a déjà fait son choix en allant « bras dessous, bras dessus » avec Groen sur le chemin de la « Nouvelle Belgique ». + + + Le M.R. donne des signes d’inquiétude en faisant les yeux doux à l’Open VLD dont ses personnalités de premier plan, Karel De Gucht, Patrick Dewael, Marino Keulen, expriment un flamingantisme pointu. + + + Le PS parait acquis à une nouvelle avancée flamande significative par une prise position favorable au « bilinguisme néerlandais-français obligé » dans une déclaration de Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française : « Nous allons imposer qu’en matière d’immersion linguistique les décisions soient prises de manière absolument prioritaire en faveur de l’apprentissage du néerlandais ». L’approbation d’un des objectifs majeurs du Mouvement flamand : le bilinguisme de la Wallonie ! + + + Le CDH reste très proche du CD&V en matière d’enseignement ; il est favorable à l’adossement de classes francophones à des classes flamandes. Or, la culture est l’âme d’un peuple ; elle fixe son identité. + + + Nous avons peur, très peur pour le français, pour la culture française à Bruxelles et en Wallonie. La Flandre s’accapare de tous les postes régaliens et de toutes les hautes fonctions administratives de l’Etat ; elle veut – dans un premier temps – le bilinguisme des fonctionnaires.Que nous reste-t-il à faire ? A se résigner ? A exprimer un vote sanction lors des scrutins en se tournant vers les partis wallons avançant un rapprochement avec la France ?