03/10/2009

CONFERENCE DE PRESSE DE JULES GHEUDE...

Source ; le blogue de Jean-Sébastien Jamart, + + + Jules Gheude a présenté hier -30 septembre 2009 - son ouvrage « Quand les Wallons s’éveilleront… ». Même si la presse ne fut guère présente, excepté Paul Piret de La Libre Belgique et Guido Fonteyn, cette conférence de presse a eu le mérite de réconcilier les Etats généraux de Wallonie et le Rassemblement Wallonie France, puisque la vice-présidente Jeannine Holsbecks était présente, comme pour soutenir – enfin ! - l’initiative de Jules Gheude.<><>La Libre Belgique fait le compte-rendu suivant dans le journal de ce jour : <><>Désertés largement, boudés par le monde politique et les structures socio-économiques, boycottés par les ultra-régionalistes, snobés par le (pourtant réunioniste) RWF comme tel, les « états généraux de Wallonie » ont échoué, en mai dernier, dans leur volonté de mobiliser pour réfléchir à la structure wallonne dans une configuration « post-belge ». Leurs initiateurs en conviennent, mais pour autant ne baissent pas les bras. Un travail important a été entamé, qu’il aurait été dommage de laisser à vau l’eau. Il était justifié qu’un livre puisse en reprendre l’essentiel, explique Jules Gheude. <><> Voilà qui est fait. On y trouvera, précédés d’une nouvelle interview imaginaire de l’essayiste, des exposés du 9 mai et les rapports plus ou moins fouillés et novateurs des groupes de travail sur chacune des trois hypothèses à l’étude : Wallonie ; Etat Wallonie-Bruxelles ; et surtout réunion à la France dans toutes se variantes – laquelle s’imposa sans peine ni surprise, pour 74% des 122 votants. <><>Doutant moins que jamais de l’implosion belge, et pour la plupart d’entre eux de ses lendemains hexagonaux, Gheude et ses amis ne veulent pas en rester là : L’équipe va se revoir et envisager la manière de poursuivre la réflexion. J’aimerais que le monde politique, aujourd’hui sans vision, relaie le travail. Je souhaiterais y intégrer ceux qui ont une fibre réunioniste. <><>Au fait, qu’en sera-t-il lorsque les Wallons s’éveilleront, ainsi que le titre de l’ouvrage l’augure, sur le mode suspensif ? Des voix s’exclament : Il sera trop tard. Gheude veut encore croire à l’inverse : Tout redeviendra possible. <><>Personnellement, j’ai apprécié la présentation qu’a faite Jules Gheude des résultats des travaux des Etats généraux de Wallonie, ainsi que son analyse de la situation politique. Jules Gheude a souligné en effet le risque – la chance ? - d’une nouvelle crise gouvernementale cet automne sur l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Si le gouvernement fédéral tombe sur BHV et que des élections fédérales anticipées sont convoquées, elles seront « inconstitutionnelles », puisque BHV n’aura pas été scindé ou que les anciens arrondissements électoraux (d’avant la scission de la province bilingue du Brabant en deux Brabants, wallon et flamand) n’auront pas été rétablis par la loi, comme le demandait la Cour d’arbitrage dans son arrêt désormais célèbre ! Même plus : il se peut que les autorités flamandes refusent d’organiser les élections fédérales, par définition inconstitutionnelles, sur leur territoire. Donc : soit nous aurons des élections, et elles seront inconstitutionnelles, soit il y aura convocation des élections mais refus flamand de les organiser. Dans les deux cas de figures, cela signifierait l’impossibilité politique et juridique de former un nouveau gouvernement fédéral et, par conséquent, la fin de la Belgique… <><>Pendant le repas très convivial qui suivit la conférence de presse, j’ai eu la chance de pouvoir converser avec Willy Burgeon, Président honoraire du parlement wallon. Il présida pendant sept ans notre assemblée wallonne. <><> Le soutien d’hommes politiques comme Willy Burgeon ou comme Claude Eerdekens, député-bourgmestre d’Andenne, est essentiel pour les rattachistes. Car peu importe qui défend les idées rattachistes, qu’ils soient membres ou non du Rassemblement Wallonie France, qu’ils soient libéraux, écologistes, socialistes : ce sont les idées qui comptent plus que le parti auquel appartiennent ses défenseurs. C’était d’ailleurs bien l’ambition des Etats généraux de Wallonie qui voulaient ouvrir le débat à toute la société wallonne, civile et politique, et sortir l’idéal rattachiste du cénacle – très étroit – d'un parti rattachiste. Nous, les militants du Rassemblement Wallonie France, constituons le parti rattachiste historique, mais n’oublions jamais que notre parti doit être au service de nos idées rattachistes et pas nos idées au service du parti ou de ses dirigeants. <><>Car ces élus de longue date ont proclamé leur idéal rattachiste il y a bien longtemps. Rappelons que Willy Burgeon, député socialiste, déclara au Parlement wallon en juillet 1996 : "Et si nous sortions la tête du sable et acceptions de voir l'avenir en face ? Et si nous refusions de voir la Wallonie confinée dans le rôle de l'Albanie (..) et si nous nous tournions vers la France ? Si nous réfléchissions au type d'alliance que nous pourrions conclure avec ce grand pays auquel nous sommes tellement liés, notamment par la langue et la culture ? Et si nous opposions à l'isolationnisme flamand une volonté d'ouverture ?" (juillet 1996). Claude Eerdekens fit sa célèbre sortie à la même époque au Parlement fédéral : "Nous, Wallons, sommes fiers de nous trouver à côté d'un grand pays comme la France. Si vous Flamands voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles, alors, allez-y..." (10 juillet 1996).

23/06/2009

LE MR AU BORD DE L'IMPLOSION

LE MR AU BORD DE L’IMPLOSION ...A l’intérieur du MR, ça magouille. + + Le FDF digère mal, semble-t-il, très mal l’arrogance des libéraux qui lui jettent constamment à la face qu’ils sont les plus nombreux au sein de la fédération. + + Le clan Michel – on parle de fronde – se manifeste de plus en plus ! Louis Michel est de retour et il entend que cela se sache ! I am back, clame-t-il, à la façon de Barack Obama ! Son fils, Charles Michel, vice-président du MR, tient des propos pour le moins critiques dans De Standaard à l’égard de la stratégie du MR dans la campagne électorale : « Plutôt que de taper tout le temps sur le clou des scandales, il aurait été plus malin de mettre en avant nos recettes socio-économiques » ;et pousse le président Didier Reynders vers la porte de sortie de charge : « C’est sa responsabilité de juger ce qui est utile pour le parti et le gouvernement ».+ + C’est au tour de la troisième branche du MR de menacer de « se tailler » si le MR – entendez la branche PRL – ne change pas d’orientation. Gérard Deprez, MCC, président du MCC, candidat pour un cinquième mandat européen, n’est pas tendre : ... si la poussée d’urticaire libérale à laquelle on a assisté durant la campagne se poursuit, si le MR continue de repli identitaire, les carottes sont cuites... Il y a aussi un problème d’image : tout ce bleu partout, cela manque de subtilité... » Et à la veille d’un congrès de fonctionnement, de positionnement, Gérard Deprez y va d’un fameux coup de gueule – sa non-réélection au Parlement européen semble lui rester sur l’estomac - : « ... Le MR doit choisir : être un parti de notables ou un parti de réformateurs. Si le prochain congrès est identitaire, je me taille ». Une gueulante de taille ! Des « accommodements » en perspectives ! + + A l’extérieur du MR, les propos à l’encontre de Didier Reynders ne sont pas charmants. Walter Pauli, dans le quotidien flamand De Morgen, y va d’un fameux coup de plume : « Et ce que Didier Reynders a démontré depuis dix ans à la tête des Finances est une insulte à la bonne gestion. Il doit être le premier libéral dans l’histoire à ne pas s’être préoccupé de la gestion de l’argent ». + + Mais au fait et au regard du spleen des composantes du MR, le grand triomphateur des élections du 7 juin 2009 est le PS !