05.11.2007
LE WALLON N'A RIEN AVOIR...
- LE WALLON N’A RIEN A VOIR DANS LES TENSIONS FLAMANDO-FLAMANDES… - Noël Slangen, dans le quotidien Le Soir du 12 septembre 2007, a ses raisons de penser « qu’on n’a pas été gentil avec les Flamands. Les jeunes Flamands envoyés à la mort par des supérieurs francophones, l’interdiction du néerlandais dans l’enseignement ne sont pas des faits dont nos concitoyens francophones peuvent être fiers ». Il sait et, il le souligne, que « les classes sociales flamandes (naguère) modestes ont eu de bons motifs de se retrouver chaque année à la tour de l’Yser : les générations passées ont été véritablement brimées par des francophones… flamands ! Par les bourgeois du Nord d’expression française qui s’adressaient en patois flamand à leurs domestiques ». Noël Slangen ajoute « … si l’on se rappelle que de nombreux parents de Flamands désormais enrichis étaient au service d’autres Flamands s’exprimant en français, ce complexe d’infériorité prend tout son sens : les enfants des valets ont hérité de la rancune du père qui a dû courber l’échine pour nourrir sa famille ». - Le clergé flamand s’est glissé dans la fracture ouverte entre les deux classes sociales flamande : la bourgeoise et l’ouvrière en diabolisant la langue et la culture françaises, présentées comme des propagandistes de la « franse perversiteit » (la perversité française)… jusque dans les tranchées de la guerre 1914-1918. - Noël Slangen reconnaît que le « Wallon n’a rien à voir dans les tensions flamando-flamandes » qui ont débouché sur le mépris du Flamand envers le Wallon et le Bruxellois francophone. - Les Wallons n’ont jamais « agressé » la Flandre. Au contraire. Les exemples sont multiples allant de la construction et du développement des ports d’Anvers, de Gand, de Zeebruges en passant par la défense de la classe ouvrière flamande. Par contre la Flandre, dans son aveuglement, n’a de cesse de verser son fiel sur Bruxelles la francophone et sur la Wallonie. Pourquoi ? Le clergé pour défendre sa position dominante dans les esprits du peuple ? La bourgeoisie francophile pour détourner les légitimes rancunes du peuple à son égard ? Quoi qu’il en soit la Flandre intransigeante, rancunière, menace les Francophones de voter la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sans concession en s’appuyant sur sa majorité à la Chambre des Représentants ! - Au demeurant, cela ne serait pas son premier coup de force au Parlement. Il le fut le 12 mai 1910 lors du vote de la loi Frank-Seghers germanisant l’enseignement moyen ; il fut suivi le 23 mai 1913 par le vote de la loi excluant de tout grade dans l’armée les Wallons ignorant le flamand, par le vote de la majorité flamande du Sénat le 13 mai 1921 de la loi von Bissing qui, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, introduisit le flamand dans l’administration de la Wallonie… - L’Histoire repasse les plats
14:19 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le wallon n a rien a voir, noel slangen, interdiction du neerlandais, brimees par des francophones flamands, bourgeois du nod, patois flamands, franse perversiteit, clerge flamand, 1914-1918, bourgeoisie francophile |
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