30.11.2009

VOUS Y CROYEZ ?...

Dans une interview au quotidien Le Soir du vendredi 27 novembre 2009, Hendrik Bogaert, député CD&Vlaams, déclare qu’il faut maintenant « plus d’empathie, mieux comprendre, dialoguer » dans les relations Nord-Sud. <><>Un zeste d’hypocrisie pointe cependant dans ses propos conciliants quand il soutient que « tout le monde au CD&V est favorable à une solution négociée sur BHV » ; il y ajoute un mais : « mais la question est de savoir laquelle ». Or, la réponse, il la connaît ; elle a été donnée par le vote de la scission de BHV exprimé en Commission de l’Intérieur de la Chambre des Représentants par la majorité flamande contre la minorité francophone. Application pure et simple de la loi du plus grand nombre. Un coup de force. <><>Le « zeste » d’hypocrisie enfle lorsqu’il affirme dans le cours de l’interview : Notre but, en général, est de négocier, pas de passer en force. Car ce n’est pas la Belgique, çà, et ce n’est pas notre point de vue ». <><>Quelle est cette Belgique, lorsque le Parlement flamand, les édiles communaux flamands, dont Jean-Luc Dehaene, ancien maïeur de Vilvorde, aujourd’hui chargé par le Roi de débroussailler le dossier BHV, multiplient les humiliations, les vexations à l’égard des Francophones ? Qu’il nous permette d’énumérer les plus marquantes, hors les interdictions d’afficher les produits en français sur les marchés publics, ou de faire des sermons en français dans les églises flamandes… : Refus de nommer des bourgmestres élus démocratiquement le 10 octobre 2006, il y a plus de trois ans, transfert d’autorité de l’inspection pédagogique des écoles primaires francophones à la Communauté flamande, refus d’accès aux logements sociaux et à l’acquisition de biens immobiliers pour les francophones, interdiction de subventions et refus d’accès aux infrastructures culturelles et sportives aux organisations francophones… <><>A qui rapportera la scission BHV ? Aux Flamands uniquement ! « Car, en réalité, argumente un de nos correspondants, Monsieur Philippe Duvieusart, 1150 Woluwe-St-Pierre, la scission de BHV est bien une amputation de l’arrondissement électoral et judiciaire bruxellois actuel de 35 communes pour joindre ces communes à un arrondissement flamand, celui de Louvain-Brabant flamand, et d’amputer ainsi le territoire électoral et judiciaire de Bruxelles de communes qui en font partie depuis la fondation de la Belgique pour élargir le territoire électoral et judiciaire flamand. Il y a donc bien élargissement flamand et amputation de Bruxelles et non-scission… ». Notre correspondant : « La dernière agression flamande devrait prouver aux plus aveugles des Francophones que l’élargissement démocratique de Bruxelles est la seule solution à la protection des droits des francophones, la seule contrepartie envisageable à la scission de BHV ». <><>Une autre correspondante, Madame Nézia Mahieu, 1190 Forest, exprime son scepticisme : « … La continuation d’une solidarité flamande, même minimale , serait tout à fait temporaire puisque les partis flamands : 1) visent la scission de la sécurité sociale ; 2) ont déjà mis en œuvre- et en ont annoncé d’autres – bénéficiant – ou devant bénéficier – aux seuls Flamands et Flamandes, notamment : assurance dépendance, assurance hospitalisation, prime ajoute aux allocations familiales fédérales…Mesures qui divisent déjà – ou diviseraient davantage encore – selon leur appartenance communautaire, d’une part, les Bruxellois, et d’autre part, l’ensemble des Belges… Les partis flamands se sont tellement engagés pour la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde vis-à-vis de leur opinion publique, qu’ils n’accepteraient vraisemblablement de reculer sur ce thème qu’en obtenant d’autres avancées importantes de flamandisation… ».<><>Dans le doute de la sincérité de la Flandre, qu’il nous soit permis de demander aux quatre partis francophones, CDH, ECOLO, MR, PS de se tenir fermement à leur accord solennel du 29 mars 2007 de respecter cette signature et de « lier toute modification de BHV à l’élargissement de Bruxelles ». Surpasser leurs divergences partisanes. <><>Nous soumettons ce texte à votre réflexion <><>

07.07.2009

UN COUP DE REVOLTE CITOYENNE...

En écoutant l’interview de Didier Gosuin, député-bourgmestre MR, à la radio ce matin 2 juillet 2009, je n’ai pu éviter un haussement d’épaule et une réflexion : c’est toujours les mêmes promesses, les mêmes mots au lendemain des élections : « Il faut reparler aux citoyens ; il faut faire un discours plus clair... ». Autant en emporte le vent ! + + Une fois la guerre des chefs réglées en interne, ils retourneront à leurs travers : l’ignorance du citoyen, la fatuité, la condescendance, la vanité, l’arrogance...Le citoyen, un obscur ! + + Leur condescendance : = =Un(e) président(e) de parti vous répond : « Je transmets votre dossier à mes collaborateurs qui assureront un suivi ». Qui ne vient jamais ! = = Un(e) ministre vous répond : « La déontologie ministérielle ne me permet pas de vous donner une réponse personnelle ». De la classe ! = = Un(e) mandataire vous répond : « Je transmets votre demande au service considéré qui vous contactera ». Une réponse vient un mois, voire deux ou trois mois plus tard, ou ne vient jamais ! = = Mieux, d’autres parlementaires, d’autres édiles ne vous répondent jamais ! = = Vous avez dit : « Changement des mentalités politiciennes ? ». Faut pas être naïf, c’est : jamais !

06.02.2009

LES FAUSSES BONNES IDEES DE RUDY AERNOUDT...

Si la Wallonie est, depuis des décennies, et reste une « terre d’accueil », force est de constater que le nouvel arrivant dans le sud du pays qu’est Monsieur Aernoudt ne semble pas bien informé des réalités sociales, économiques et politiques du centre et du sud du pays. + ++En effet, suite à la lecture de son interview, dans Le Soir du lundi deux février 2009, au cours de laquelle il avance les thématiques qui lui semble être chères comme: « le drame de la Wallonie que sont le PS et syndicats », une administration pléthorique, les chômeurs systématiquement assimilés à des profiteurs travaillant au noir ou encore les syndicats qui vivraient de ces mêmes chômeurs…., il est à espérer que celle-ci traduise plus une méconnaissance de ces réalités qu’une stratégie établie délibérément. + + Si cette deuxième option s’avérait être la bonne, ce que je craints, les propos de Monsieur Rudy Aernoudt, lui-même ancien patron de la fonction publique régionale flamande, traduiraient alors un profond mépris du monde du travail en Wallonie et entretiendraient la caricature négative d’une région vouée à l’assistanat, cela encore pour de nombreuses années. + +L’observateur averti pourrait finalement se demander ce qu’il vient faire dans cette région, digne d’un pays du tiers-monde,… à part ramasser les voies aux confins de la droite-extrême, voire de l’extrême droite, que le MR ne parvient pas à capter… . + + Ce qui par contre est certain, c’est le mépris avéré de Monsieur Aernoudt pour les francophones de Bruxelles. Je ne citerai que deux de ces prises de position : la suppression de la Communauté française et la limitation de la région de Bruxelles-Capitale au carcan actuel des 19 communes. + +Ces deux fausses bonnes idées reviendront juste à isoler encore davantage les francophones vivant à Bruxelles ainsi que dans les six communes à facilité de sa périphérie. + + Enfin la conclusion de son interview dans laquelle il compare en mettant sur le même pied le FDF et la NVA, faisant fit des origines et prises de positions antérieures, plus que divergentes de ces deux mouvements, souligne un peu plus encore ce mépris et devrait conduire la direction du MR à une certaine prudence vis-à-vis de Monsieur Aernoudt, au risque de déforcer un peu plus les Wallons et les francophones de Bruxelles dont ce parti se targue d’être ´´Le défenseur``. + + Fabrice Delooz, ==Secrétaire politique de la section PS de Woluwe-Saint-Lambert.