09.06.2011

EN ONT-ILS VRAIMENT MARRE ? VOYONS !

 

* Charles MICHEL, président du M R, biaise ; il pointe la responsabilité de la N-VA et du PS. « Seuls ces deux partis négocient vraiment, les autres n’étant qu’informés ». A propos de la note de Fitch, agence de notation, il dit : « C’est bien la preuve par « a + b » qu’il faut former un gouvernement. Et qu’on ne peut pas continuer comme çà, en affaires courantes ».

 

* Joëlle MILQUET, présidente du CDH, s’énerve et veut une réunion à neuf : « Que chacun se positionne par rapport à ce qui est sur la table. Si la N-VA ne veut pas y aller, qu’elle n’y aille pas ». Elle souligne « l’urgence d’avoir un gouvernement qui prenne des mesures socio-économiques e qui ramène à l’équilibre budgétaire à l’horizon 2015 ; pour le dire autrement , c’est l’heure de conclure, plus de tergiverser ».

 

* Alexander DE CROO, président de l’Open VLD, le responsable de la chute du gouvernement Leterme en avril 2010 en a marre aussi : « Il faut que quelqu’un prenne en mains la négociation pour passer à un niveau supérieur, quelqu’un qui veut devenir Premier ministre, mais cette personne ne s’est pas encore présentée ».

 

* Michel JAVAUX, co-président d’ECOLO. C’est la faute à… : « Arrêtons de mettre Bart De Wever tout le temps au milieu du jeu. Et cessons de croire qu’il parle au nom de tous les Flamands ». Il appelle « à un sursaut de responsabilité, comme Ecolo et Groen le sont depuis le début ».

 

* Herman VAN ROMPUY, CD&V, président du Conseil de l’Europe, confie ses états d’âme au Standaard : « Ce que nous vivons est pathétique ».

 

* Caroline GENNEZ, présidente du SP.A, presse : « Ce pays a besoin de réforme… Nous ne sommes pas là pour se perdre dans les tactiques entre parties mais pour préparer le futur. Il est grand temps… Si on travaille à fond, on peut aboutir vite, pourquoi pas en un mois… ».

 

* Elio DI RUPO, président du PS, actuellement formateur. Est-il permis de se poser la question dans un climat de dramatisation, de suspicion, de calculs électoraux : Le PS, champion du « Demandeur de rien » serait-il prêt à céder aux revendications confédérales flamandes ? Elio Di Rupo serait prêt, semble-t-il, à des concessions conciliatrices : Pour nous donner collectivement, dit-il, une chance de réussir, nous devons tous à la fois faire l’effort de participer à cette mission avec la détermination du premier jour ; et à la fois oser un  compromis comme si c’était la mission de la dernière chance ». Il se veut optimiste : « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase des négociations, cette fois pour former un gouvernement, avec des discussions budgétaires et économiques ».

 

La Belgique se dirige-t-elle vers le chaos ? Les agences de notation l’interpellent et brandissent le spectre d’une dégradation. Dramatisation interpellante ! Un sondage réalisé par l’Institut GFK effectué dans onze pays de l’Union européenne, indique que la crise politique est le souci le plus important pour six Belges sur dix. Soit près de 60 %. A méditer !

 

 

31.03.2011

BELGIQUE SANS ISSUE : UN ROYAUME EN PERDITION !

BELGIQUE SANS ISSUE : UN ROYAUME EN PERDITION !

 

par Paul-Henry GENDEBIEN, coprésident du R.W.F.

A la une du journal Le Soir, il y a quelques semaines, s’étalait ce titre, en lettres énormes : « la Belgique sans issue » Nous le savions et nous l’annoncions depuis longtemps ! Cependant, contre toute évidence, la presse francophone, à la suite des vieux partis francophones, fait preuve d’un acharnement thérapeutique douteux en cherchant à n’importe quel prix à faire accepter la soumission de ses lecteurs, à concilier l’inconciliable, à inventer une belgitude qui n’a jamais existé, à nier l’échec irréversible du fédéralisme. Que de temps et surtout que d’énergies et d’argent dilapidés au détriment des intérêts de la Wallonie et de Bruxelles !

Nous avions pensé que le chaos durable était l’ultime invention belge. En vérité le régime finissant vient de mettre au point une autre innovation : la roulette belge. Celle-ci a quelque chose de remarquable : cinq balles dans le barillet. Le Royaume est en perdition, il est fasciné par son propre vide et s’avance imperturbablement vers son autodestruction. Les partis officiels se sont toujours vantés de se préoccuper des « vrais problèmes ». On sait bien que ceux-ci sont les cadets de leurs soucis. Ce sont les allocataires sociaux, les sans-emploi, les usagers des services publics qui paieront les pots cassés de l’incurie de la classe politique institutionnelle.

L’Etat belge, de plus en plus grotesque, chétif et impuissant,  a été transformé en atelier de découpe par la « Bande des Sept ». A l’heure où ces lignes sont écrites (10 février), les négociateurs sont toujours au point mort et s’ils ont avancé ce n’est sue d’un demi-pas de nain de jardin. Alors que la méfiance des marchés internationaux et la crise rampante de l’euro sont plus que jamais présentes, le « cul-de-sac belge » se con firme et se précise. De toute manière, un éventuel compromis entre Flamands et Francophones ne sera - demain comme hier - qu’une misérable somme de mécontentements et de frustration.       

Une réforme de l’Etat, la sixième en quarante ans, n’aura pour effet que d’appeler la suivante et de préparer un nouveau tour de carrousel ; pour d’autres capitulations francophones. Et si un gouvernement de plein exercice se formait, il ne vaudrait pas mieux que les précédents et ne réunirait que des chiens de faïences attendant une chut prématurée avant la fin de la législature. Un Leterme III n’offrirait à la Belgique qu’un sursis provisoire . Pour la Belgique, il n’aurait que le goût de la cigarette du condamné.

Pendant ce temps, les Di Rupo, Milquet et Javaux ont mauvaise mine. Ils sont anxieux. Ils scient la branche vermoulue sur laquelle ils sont encore assis, alors qu’ils ont tout fait pour déguiser leurs reculs et leurs abandons en œuvre de salut public. Ils ont mis beaucoup d’eux-mêmes pour plaire à la Flandre. Ils ont mis le genou dans la neige deux fois plutôt qu’une devant ses exigences. Pour sauver leur « chère Belgique », ils ont été très loin et très bas pour amadouer et assouplis le N-VA et le CD&V. En vain. C’était toujours trop peu et trop tard aux yeux des séparatistes avoués ou masqués.

A vrai dire, les négociateurs wallo-bruxellois se sont placés sur le terrain même de ma Flandre en acceptant de traiter de la communautarisation et/ou régionalisation de pans entiers de la sécurité sociale et de la fiscalité en échange d’un « refinancement » de Bruxelles (les euros de Judas), ils ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à lâcher la périphérie et à scinder BHV sans contrepartie. Pour le dire en un seul mot, les trois présidents francophones se sont comportés en mollusques.

Personne aujourd’hui n’est capable de citer une seule concession flamande un tant soit peu significative que les francophones auraient arrachée. La faible, la naïveté, la pusillanimité du PS, du CDH et d’Ecolo sont, paradoxalement, une des causes de l’échec des négociations : e cédant ils n’ont pas apaisé l’appétit des nationalistes flamands, ils l’ont aiguisé et augmenté ! La Flandre en veut toujours plus, d’où l’emballement de la machine à perdre.

La Pax Belgica (la paix belge) n’est qu’une illusion. Les Wallons et les Bruxellois s’humilient dans une posture de mendicité permanente. Et la Flandre se moque des « plans B » pseudo-séparatistes inventés par le Parti socialiste. Ce ne sont que des rodomontades. Chacun voit bien que l’Etat indépendant « Wallo-Brux » de M. Di Rupo n’aura pas de consistance nationale ni de crédibilité financière et qu’il sera encore plus ridicule que la Belgique. Quant au rattachement à l’Allemagne évoqué par le Ministre Magnette, il faut y voir un pied de nez au bon sens et une insulte à notre mémoire collective.

Les partis officiels, libéraux compris, n’ont pas de stratégie. Ils se dirigent les yeux bandés vers l’inconnu. Cela promet pour le jour où le désordre et l’anarchie présideront à la fin du Royaume.

Nous persistons et nous signons : plus que jamais, c’est le « plan F », la solution française qui s’impose avec une évidence de plus en plus lumineuse.

J’en appelle une fois de plus au soutien de ceux qui pensent comme nous. Qu’ils le fassent savoir. Il est temps que chacun répande autour de lui la bonne parole pour la bonne cause. Le R.W.F., pour l’instant, ne doit compter que sur ses propres forces. Ses analyses sont justes et son projet est salutaire. A l’heure où le régime belge est devenu une nuisance pour les Wallons et les Bruxellois, il n’est plus permis de tergiverser.

Il est urgent de nous soustraire à  la domination de la majorité flamande si nous voulons préserver nos intérêts et notre honneur.

Texte publié dans Trait d’Union, bulletin du Rassemblement Wallonie-France, mars 2011, présenté par Raymond Watrice.

10.08.2009

COMMUNAUTAIRE // LA FLANDRE VA DE L'AVANT...

La Flandre annonce la couleur jaune et noire de ses décisions. « Tout se fera dans un cadre légal et constitutionnel que les réformes de l’Etat antérieures ont tracé ». + + Sa nouvelle stratégie repose sur la doctrine élaborée par le politologue de la KUL, Bart Maddens : « mise en veilleuse du dialogue communautaire dans l’attente du retour des francophones, désargentés, à la table des négociations venant quémander une aide financière ». Fini l’affrontement direct. Un déploiement des propres compétences communautaires. + + Objectif : l’autonomie régionale + + Cela n’a pas tardé. Sous l’impulsion de Bart De Wever, président de la N-VA, revenu au pouvoir, le gouvernement flamand est invité à faire « un usage intensif et maximal » des leviers politiques dont elle dispose. + + A partir de 2011 les allocations familiales seront majorées de manière forfaitaire pour tous les enfants jusqu’à l’âge de 3 ans, puis en fonction des revenus jusqu’à l’âge de 6 ans. Dès 2012, la prime scolaire pour les enfants de 3 à 6 ans sera étendue à tous les jeunes âgés entre 6 et 18 ans lorsque la Flandre pourra libérer 350 millions d’euros. Autre nouveauté : l’instauration d’une assurance publique d’hospitalisation octroyée à chaque citoyen flamand. + + +Il va sans dire que ces nouvelles initiatives flamandes énervent la gent politicienne francophone. Et pour cause : en organisant certains dispositifs sociaux en marge de la sécurité sociale, la Flandre reste dans la légalité constitutionnelle tout en s’inscrivant dans une autonomie de type confédéraliste. Ce qu’elle veut. Elle l’aura par la bande sans devoir passer par une négociation communautaire. + + Les francophones, dans leur naïveté, ont tout donné à la Flandre. Pourquoi se priverait-elle des dividendes qui lui ouvrent des horizons ensoleillés ? D’autant que la Wallonie va s’enliser inévitablement dans le Plan Marshall.2 Vert imposé par Ecolo et par le CDH. Ce ne sont pas les « jolies » envolées des présidents du PS, du CDH et de Ecolo – le président du MR est resté étrangement muet – qui infléchiront la Flandre imprégnée de la doctrine Maddens. Le patronat flamand s’est même permis de « flinguer » Michel Daerden. + + Pour mémoire, citons les déclarations, les mises en garde, les « pleurnicheries » de trois présidents francophones : + +- Elio Di Rupo, président du PS, professe : « ... Tout ce qui crée des tensions au sein de la sécurité sociale est mauvais pour le pays. Le pays tient parce qu’il y a notamment une sécurité interpersonnelle... La Flandre a aujourd’hui des moyens financiers qu’elle peut distribuer mais il y a des situations qui pourraient s’avérer irréversibles... » .+ +- Joëlle Milquet, présidente du CDH, hoquette: « ... Les allocations familiales, c’est une compétence fédérale. Nous, on souhaite que l’on augmente les allocations familiales pour tous les enfants... ».+ +- Jean-Michel Javaux, coprésident de Ecolo, pontifie : « ... Il faut garder le socle commun de notre sécurité sociale le plus large possible. Pas nécessairement pour des raisons communautaires mais aussi pour des raisons économiques : plus la base est large, plus la solidarité s’exerce efficacement... ».+ +Pourquoi pleurez-vous maintenant ? Vous avez tout donné à la Flandre, en parfaite connaissance de cause. Maintenant, elle se prépare à vous pendre avec la corde que vous lui avez vendue à bas prix.+ + Vous pouvez vous racheter. Les citoyens d’en bas seront à vos côtés. Rendez la fierté à l’Union Wallonie-Bruxelles en la dotant d’un vaste plan d’investissements en voies de communications routière, fluviale et ferroviaire, orientées vers les ports français de haute mer, à grand tirant d’eau.Qu’attendez-vous ? N’attendez pas que la Flandre vous passe autour du cou la corde que vous leur avez vendue ; il sera trop tard !

20.06.2009

ASSOCIATION INTER-RESEAUX DES DIRECTIONS D'ECOLES

COMMUNIQUE DE BELGA MEDIA SUPPORT + + + ENSEIGNEMENT : DES NÉGOCIATIONS POUR UN (LE) CHANGEMENT : ENFIN ? + + + + Lettre de directions d’écoles interréseaux à nos négociateurs + + Madame Milquet, Monsieur Di Rupo, Monsieur Javaux, + + Le champ scolaire est un fabuleux champ de compétences. Un fabuleux vivier d’acteurs de terrain qui, pour sa majorité écrasante, croit en son métier, en ses valeurs et en sa capacité d’action sur l’avenir. Un fabuleux réservoir de capacités professionnelles au service de notre essentiel, qu’il soit sociétal ou personnel, nos enfants, nos jeunes. + + Et pourtant … Nous sommes ballotés entre pédagogues à l’université et Ministres dans leurs cabinets. Et le directeur est chargé, avec ses enseignants, de piloter toutes ces fausses bonnes idées « Ministrogogues ». + + Il est urgent que de vrais pédagogues s’intéressent à l’école au sens large et s’y intéressent dans sa diversité : de lieu, de population, de temps, de difficultés, de richesses, …. + + Il est urgent que de vrais décideurs épris de courage au mépris de leur plan de carrière, osent réellement, au profit des apprenants, orienter le monde de l’enseignement. + + Et cela, bien au-delà du blabla institutionnel, avec un véritable objectif construit collectivement, évalué quotidiennement et, si nécessaire, réorienté au bon moment. + + Des acteurs de terrain possèdent une capacité d’analyse de système, et par là même une capacité d’analyse des besoins. Et par forcément de moyens supplémentaires ! Ces acteurs : ce sont les directions d’écoles. + + Aujourd’hui pour plaire, il faut donner à chacun. Et pour recevoir, chacun se doit tirer la couverture à soi. Aller rechercher le plus possible pour sa propre part de monde scolaire. Le cercle vicieux. + + En quittant le saupoudrage pour cibler nos forces collectivement en un point : l’enseignement fondamental. C’est tout le système qui en bénéficiera, ce sont tous nos enfants qui en bénéficieront ! + + Il nous faut le courage de décider sur le plan politique. De décider de la priorité à moyen terme. De décider de la véritable priorité capable d’engendrer un cercle vertueux. + + A ce titre, nous osons, à nos négociateurs du CHANGEMENT, un rappel. Un rappel de leurs ENGAGEMENTS. Parce que dans cet engagement là, ils tenaient le bon bout : s’appuyer sur de vrais acteurs de terrain pour l’école d’aujourd’hui et de demain : les directions. Ne le perdez pas ! Ceux que vous rencontrez aujourd’hui, étaient déjà là hier, avant-hier et « avant avant-hier » : pour quels résultats ? + + Pour mettre en place le changement ou le vivre, il faut des acteurs de changement. Où sont-ils aujourd’hui ? Où seront-ils demain ? + + Et évitons le bling-bling. Pour faire mieux demain, il faudra être humble. Il faudra s’éviter les grandes idées médiatiques pour oser la concertation et la faculté d’avancer, certes moins vite, mais sûrement et SURTOUT avec tout le monde. IL vaut mieux avancer lentement, sur la bonne voie, avec tous les passagers du train que de perdre des wagons en cours de route…. + + Cette inquiétude est résumée par la question actuelle au sein du monde enseignant : qui vont-ils nous sortir du chapeau pour ce Ministère ? + + Ce fabuleux champ scolaire mérite que l’on prenne le temps de la réflexion et de la consultation de tous les acteurs : ceux d’hier, institutionnel ou non, sûrement MAIS AUSSI SURTOUT ceux d’AUJOURD’HUI ! + + Si c’est encore pour nous adresser un candidat qui confondra le temps politique et le temps de l’école, nous raterons, encore une fois, la possibilité d’effectivement changer les choses. Jusqu’à quand ? + + Notre Communauté, notre enseignement, nos enfants valent mieux que cela. Vous en étiez vraisemblablement conscients dans tous les programmes. Nous voulions simplement, si cela était utile, vous le rappeler. + + Bonnes négociations ! + + Ghislain Maron ==Directeur d’école == Président AIDE ==0476572597 = = Yves Thomée ==Secrétaire Général AIDE == Directeur d’école ==0476428122 ==Personal Contacts: == Mr. Yves Thomee == Phone: +32 494 3010 01 = =Email: secretariat@aide-asbl.be