29.10.2008

XIIE SOMMET DE LA FRANCOPHONIE - VILLE DE QUEBEC 2008...

La langue française à l’honneur + + Dans son allocution, Madame Monique Gagnon–Tremblay, ministre des Relations internationales du Québec et ministre responsable de la Francophonie, lors de la Conférence ministérielle de la Francophonie, a tracé les quatre thèmes majeurs du XIIe Sommet : 1) la paix et la démocratie, sans lesquels aucun projet d’avenir n’est concevable ; 2) les changements climatiques, qui sont à coup sûr le défi le plus pressant de notre siècle ; 3) la gouvernance et la solidarité économique, enjeux essentiels à l’heure où le système financier mondial traverse une crise sans précédant et où la flambée des prix des aliments de base menace la cohésion et la sécurité économique de nombre de nos pays ; 4) la langue française, dont les reculs observés interdisent toute attitude attentiste de notre part. + + Monsieur Jean Charest, Premier ministre du Québec, dans son allocution de clôture, se réjouit de ce que la Conférence des Peuples de Langue française (CPLF) ait vu aboutir la revendication québécoise d’inscrire la sauvegarde du français à l’ordre du jour de ce Sommet. « Pour la première fois, et ce, à l’initiative du Québec, un Sommet s’est penché sur la situation de la langue française dans le monde », s’exclame-t-il. Et le Premier ministre québécois de lancer un vibrant plaidoyer en faveur du renforcement du statut et de l’usage de la langue française au sein des Etats et gouvernements membres ainsi que dans les organisations multilatérales : « Nous partageons une même langue et nous avons la même responsabilité à son égard. J’ai la conviction que le déploiement du français sur la scène internationale, qui est en fait la mission commune de la Francophonie, est aussi la responsabilité individuelle de chacun de ses membres ». + + Les membres de la Francophonie ont ainsi adopté une résolution qui engage à la fois l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les opérateurs ainsi que les Etats et gouvernements membres. + + La CPLF a, toutefois, regretté l’absence de discussions approfondies sur la situation du français là où des droits linguistiques et culturels de communautés francophones sont menacés, contestés, réduits ou ignorés par des centres de décision qui leur sont extérieurs. Nous invitons l’Organisation internationale de la Francophonie à s’impliquer plus activement dans ces régions. + + La CPLF encourage l’Organisation internationale de la Francophonie et son secrétaire général, Monsieur Abdou Diouf, à maintenir et à intensifier les actions menées afin de défendre la langue française partout où elle est parlée et de refuser tout recul supplémentaire de notre langue face aux autres langues. Le bilan de ces actions devra être fait lors du XIIIème Sommet de la Francophonie qui aura lieu en 2010 à Madagascar.