18.03.2009

LES ETATS GENERAUX DE WALLONNIE : HEURE A LA REFLEXION...

LES ETATS GENERAUX DE WALLONIE : L’HEURE A LA REFLEXION POST-BELGIQUE… + + +Ca remue. Ca vit. La Wallonie prend conscience que quelque chose va bouger en Belgique. la Flandre va de plus en plus loin dans son arrogance, dans ses exigences pour mettre l’ensemble du territoire belge sous sa coupe. On l'a encore récemment vu avec l’affaire Rudy Aernoudt. Cet économiste flamand venu de Flandre – habitant toujours en Flandre – avait charmé le M R obnubilé par la prise du pouvoir en Wallonie. Le M R lui donnait tout ! Une saine réaction de la branche bruxelloise du M R, le FDF d’Olivier Maingain, a fait capoter le « hold up » politique de l’année. +++Un groupe de Wallons, conscients, travaille depuis un an et demi à l’organisation des Etats généraux de Wallonie. Parmi ce groupe d’éminents wallons, Jules Gheude, ex-Rassemblement wallon, collaborateur de Jean Gol et de Louis Michel, auteur de « Le Choix de la Wallonie » aux éditions Mols, Didier Melin, philologue traducteur, Thierry Ollevier, professeur d’université et Claude Thayse, maître de conférences. Ils se basent sur quatre options : un Etat

23.02.2009

LE FDF ULCERE QUITTE LE M R ... LE FDF RETROUVE UNE AME...

Une dignité retrouvée ! Bruxelles français redevient Bruxelles français, le cri de 1965. = = Trop, c’est trop ! Après avoir avalé la couleuvre De Decker, un Flamand francophone, installé à la tête de la liste aux élections régionales du 7 juin 2009 en lieu et place de Didier Gosuin, le FDF devait avaler non plus une couleuvre mais un boa : Rudy Aernoudt et ses partisans à des places très favorables sur les listes régionales et européenne M R. = = Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre M R, président du FDF claque la porte du M R et repart au combat seul comme ses pères en 1965 : « Le M R avec Aernoudt, c’est sans nous… Je n’entends pas voir le FDF associé à un projet qui n’a plus rien à voir avec celui défendu par Antoinette Spaak et Jean Gol. Leur projet, c’était l’unité des francophones, avec une affirmation forte par rapport aux Flamands ». = = Didier Gosuin, FDF, député-bourgmestre FDF, ex-ministre régional bruxellois FDF, enchaîne : « … Quant au volet institutionnel on est avec Rudy Aernoudt dans l’ambiguïté la plus totale par rapport à la défense de la Région bruxelloise… Cela va nous honorer de ne pas souscrire à un projet politique au sein duquel nous risquons de perdre notre âme ». = = Le FDF a les moyens de quitter le M R. Il ne dépend plus, comme lors de son entrée dans la fédération PRL-FDF en 1998, d’un quota de parlementaires pour émarger aux subsides de l’Etat. Il a l’assise parlementaire suffisante pour vivre autonome ; il a au surplus un potentiel électoral.

02.11.2007

REACTIONS AUX PROPOS DE BART DE WEVER,HISTORIEN,PRESIDENT DU N-VA

Les propos de Bart DE WEVER, estimant que les excuses du bourgmestre d’Anvers à l’égard de la communauté juive d’Anvers pour la collaboration des autorités de la Ville d’Anvers durant l’occupation nazie étaient gratuites, ont fait des vagues. Les médias francophones ont vertement fustigés les propos abjects de Bart De Wever. Nous reproduisons ci-après les déclarations de personnalités et de partis politiques publiées dans le quotidien Le Soir en particulier : • CENTRE COMMUNAUTAIRE LAÏC JUIF (CCLJ) : « Ce procédé abject de nazification des Juifs et d’Israël appartient à la propagande antisémite ».• Bart SOMERS, président de l’Open VLD, Patrick DEWAEL, ministre de l’Intérieur Open VLD, Karel DE GUCHT , ministre des Affaires étrangères, dans une lettre ouverte écrivent que les excuses anversoises sont « un pas utile pour l’acceptation du passé. La tradition nationale flamande, dont se revendique Bart De Wever est, plus que tout autre courant politique, coloré par et enraciné dans le passé. Celui qui insiste tellement sur son propre passé n’a pas le droit de refuser aux autres leur travail de mémoire ».• Mark EYSKENS, ministre d’Etat CD&V : « Ces déclarations sont grossières, choquantes et totalement déplacées pour la communauté juive de Belgique. On y sent même un soupçon d’antisémitisme. Bart De Wever utilise des arguments que l’on retrouve dans la littérature néo-nazie ».• Hervé HASQUIN, historien, administrateur-délégué du Centre d’études Jean Gol, MR, : « Les propos de Bart De Wever sont inacceptables. Ils témoignent d’un négationnisme rampant. Le geste de Patrick Janssens est par contre courageux, noble et plein de sens. Il a fallu des décennies pour que le gouvernement fédéral et de nombreux responsables politiques en Europe et dans le monde en face autant. Ce n’est donc pas un acte anodin ».• Jo VANDEURZEN, président du CD&V : « Nous ne comprenons pas la réaction du président de la N-VA. Contrairement à ce qu’il dit, les références à l’Holocauste n’ont rien de déplacé dans la lutte contre l’extrême droite. Le plus grand problème n’est pas que les excuses sont venues si tard mais qu’elles n’avaient jusqu’à présent jamais été présentées par un bourgmestre d’Anvers ».• PS, communiqué de presse : « Le PS condamne les propos tendancieux de Bart De Wever qui a vu une instrumentalisation politique, là où chaque citoyen de notre pays voit un acte de profonde et humaine reconnaissance eu égard à cette page difficile de notre histoire. Le président a aussi fait un amalgame que le PS dénonce, entre la Shoah et la situation dramatique et insoutenable que vivent les Palestiniens dans les territoires occupés »• Olivier MAINGAIN, président du FDF : « Par ses déclarations inadmissibles, le président de la N-VA démontre une fois de plus que le mouvement nationaliste flamand ne peut assumer ce moment pénible de l’histoire de notre pays… La collaboration n’est pas imputable à une communauté linguistique plutôt qu’à une autre, mais il est intolérable que le mouvement nationaliste flamand tente encore de la justifier, voire l’excuser ».• CDH, communiqué de presse : « L’Holocauste, qui est un des plus grands drames de l’humanité, ne pourra jamais être banalisé. Les propos de Bart De Wever sont déplacés et offensants … Le travail de mémoire d’une civilisation et la prise de décision qui en découle sont à proprement parler du courage politique et une conduite humaniste indispensable à l’évolution d’une société ».• ECOLO, communiqué de presse : « Nous exprimons notre profonde réprobation à la suite des critiques portées par le président de la N-VA, Bart De Wever à l’égard du bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens. Elles témoignent de son inquiétante capacité à enchaîner les propos abjects. Les propos de M. De Wever devraient poser un problème sérieux à chaque démocrate, et plus encore à ceux qui pactisent avec lui ».• Marc METDEPENNINGEN, journaliste, édito du Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007 : « … L’historien spécialisé dans le mouvement nationaliste flamand qu’était Bart De Wever avant de s’accoupler politiquement avec l’objet de ses études, ne peut ignorer la réalité de la complaisance d’une certaine frange de l’administration anversoise sous l’Occupation à précéder les ordres des nazis dans leur traque aux Juifs… Bart De Wever a la réputation d’être un fin politicien et un homme intelligent. Seuls les naïfs interpréteront sa sortie matamoresque comme un lapsus linguae… Les négociateurs de l’Orange bleue savent plus qu’hier avec qui ils sont tenus de composer, voire de se compromettre ».• Les excuses de Bart DE WEVER : « Si la Communauté juive s’est sentie blessée, je m’en excuse. J’ai simplement voulu dire que tout Anvers n’avait pas collaboré avec les nazis. Et qu’il était facile de demander pardon, 65 ans après les faits, quand la plupart de ceux dont implore le pardon sont morts ».

20.10.2007

Blog de Claude Thayse

Commission Arena : pour un destin « francophone »... ou Français ? Le destin « francophone » est entre leurs mains titrait le 16 octobre « La Libre » à propos de la « Commission Arena » qui devrait commencer ses travaux le 12 novembre. Le choix des mots, particulièrement « francophone » n’est évidemment pas innocent. En réalité ce bidule permettra d'éviter tout débat démocratique sérieux et surtout de demander l'avis des citoyens quant à notre avenir , commun ou non. Echaudés par l'expérience de 1950, conscient que le bon sens des Wallons les porterait tout naturellement à choisir la France, les politiciens ne veulent plus entendre parler d'un référendum. Surtout pas sur l'avenir de Bruxelles et celui de la Wallonie en cas de scission d'avec la Flandre. Le débat démocratique sera confisqué et on ne posera pas, séparément, la question aux Bruxellois d'expression française et aux Wallons de savoir s'ils veulent être confondus dans un état unique, faire partie d'états séparés ou mieux de préférer l'union avec la France. Les quatre partis dits « démocratiques » décideront (ont déjà décidé ?) que notre avenir sera commun dans un résidu de Belgique. A l’appui de leurs projet - mais est-ce un hasard ? – en même temps à Bruxelles, plus de 5.000 représentants de 212 régions et villes d’Europe viennent de se retrouver sur le thème « Growing regions, growing Europe ». (à vos souhaits !) Leur objectif ? Vider les Etats-nations, multiplier des entités de plus en plus petites et de plus autonomes pour mieux imposer un modèle décidé par des technocrates au détriment des Peuples ? Ils savent que derrière le slogan « Une Europe plus unifiée et solidaire et des Régions aux compétences accrues remettant en question l’utilité des Etats-nations légués par l’histoire» se cache une autre réalité : « Diviser pour régner ! » Et si on commençait plutôt à faire l’Europe en réunissant les parties qui ont déjà tant de points communs ? N'est-ce pas ça la grande nation francophone dont a parlé un jour un certain Jean Gol ?