15.05.2009
QUE FAIT ENCORE LE FDF AU M R ...
QUE FAIT ENCORE LE FDF AU M.R. ?…La question, aussi impertinente soit-elle, mérite d’être posée à la lecture des « mamours » entre Alain Zenner, député bruxellois M.R., ancien secrétaire d’Etat aux Finances, et Rudy Aernoudt, ancien haut fonctionnaire flamand, ex-président de LiDé. = = Les faits : la présentation par son auteur, Rudy Aernoudt, du livre « La politique, ça trompe énormément », publié chez Roularta Book. = = Rudy Aernoudt règle, au vitriol, ses comptes avec le monde politique : « … Faire de la politique, c’est s’inscrire dans un monde gouverné par le chantage, la manipulation, la trahison, le mensonge, la rupture d’une parole donnée… Un monde de crabes… ». = = Mais, que faisait Alain Zenner, député bruxellois M.R. en compagnie de Jean-Marie Dedecker, président de la LDD, Lijst Dedecker, parti ultraflamingant, à la présentation du livre de Rudy Aernoudt ? Envoyé du M.R. pour amorcer un rapprochement après le scrutin du 7 juin prochain ? Quoi qu’il en soit, les dires de Alain Zenner interpellent : « Je regrette, dit-il, que le M.R. se soit incliné devant le FDF en refusant d’entériner l’alliance avec LiDé… J’espère qu’un jour, il pourra revenir… ». Un « espoir » qui entérine les propos de Rudy Aernoudt exécutant le FDF, une composante du M.R. : « ce miniparti dont il convient de ne pas sous-estimer la part du racisme de certains militants, voire de dirigeants qui ont fait comprendre à quel point il était inacceptable qu’un Flamand se trouve dans le même parti que le leur… ce parti qui n’existe pas… » Une invitation indirecte au M.R. à bouter le FDF dehors afin de prouver qu’il existe ! = = Le fait que le M.R. ait déjà écarté le FDF – le score d’Olivier Maingain aux élections fédérales de juin 2007 en a fait baver plus d’un PRL au sein du M.R. – des deux premières places significatives sur les listes électorales régionale et européenne- ce qui signifie qu’un FDF, en cas de victoire du M.R., ne pourra pas être ministre-président de la Région bruxelloise parce que la Flandre s’y oppose - ne suffit pas à Rudy Aernoudt, le cheval de Troie que la Flandre voulait faire entrer dans la Belgique française. = = Que fait le FDF fondu dans le M.R. ? La gueulante de service ? Un retrait, c’est toujours possible. Mais, le problème est financier ; le FDF, seul, ne peut constituer un groupe politique au Parlement ; il ne peut dès lors pas toucher d’indemnités parlementaires de groupe… Faut-il pour de l’argent vendre son âme ? = =Ne jamais renoncer. Rester droit. Si ce n’est pas nous qui réussiront, ce seront nos enfants. Il faut continuer sans irénisme, sans romantisme. Ensemble, défendons le français.
14:58 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francais, rudy demotte, jean-marie dedecker, ldd, vitiol, alain zenner |
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18.02.2009
UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT ...
OPEN VLD (Open Vlaams Liberalen en Democraten) = = Le parti libéral flamand est un champion de la mue. Du patronyme PVV, il s’est mué en 1992 en VLD (Vlaams Liberalen en Democraten). Mais il se sent mal dans sa peau « classes moyennes » ; il veut ratisser large, s’adresser à tous les citoyens ; il s’éclate dans le cycle Open VLD, « open » signifiant « ouverture ». = = Karel De Gucht, le nouveau président, veut faire de son parti le plus grand parti populaire , le premier parti de Flandre. Le VLD ouvre ses bras aux parlementaires orphelins de la Volksunie explosée. C’est la pagaille qui s’y installe : les uns tirant à hue, les autres tirant à dia. Le charivari. = = Changement de direction. Les élections pointent à l’horizon. Dirck Sterckx, un président de transition, veut apporter un souffle d’optimisme et restaurer la sérénité. Une orientation résolument tournée vers l’avenir. Il présente aux électeurs un programme électoral très clair, rassurant : « Nous souhaitons alléger les charges pour poursuivre la relance de l’économie ; c’est la seule manière de créer plus d’emplois, de stimuler l’esprit d’entreprise, de faire face aux coûts du vieillissement et de préserver notre système de sécurité sociale ? Nous devons expliquer nos réalisations aux citoyens et leur dire ce qu'ils peuvent attendre de nous? Nous avons moins de quatre mois pour y parvenir. Et ce parti a démontré qu’il disposait d’un énorme potentiel de réaction ». = = Mais, c’est l’échec aux élections. Le VLD se lézarde de plus en plus. Les empoignades n’en finissent pas. Nouveau changement de président ; à l’élection présidentielle du 4 décembre 2004, c’est Bart Somers, l’apparatchik, qui l’emporte sur le populiste Jean-Marie Dedecker. L’Open VLD replonge dans la division entre les tenants du « non » à toute coalition avec le Vlaams Belang (la ligne Verhofstadt, Somers, De Gucht) et les tenants du « oui » à l’ouverture au Vlaams Belang (la ligne Dedecker, Coveliers, Vankrunkelsven). = = Le président Bart Somers, au congrès de mai 2005, appelle à l’union : « Arrêtez de vider vos querelles politiciennes sur la place publique et de lancer des reproches à vos collègues ».L’Open VLD resserre les rangs par un recentrage idéologique sur des projets porteurs tels que l’abaissement de la pression fiscale sur la moyenne européenne. = = Il n’en reste pas moins que ça cogne dur entre Karel De Gucht et Jean-Marie Dedecker ; celui-ci accuse Karel De Gucht de mener « une campagne de diffamation personnelle contre moi. Il a d’ailleurs une réputation de querelleur ». Une odeur de souffre flotte dans l’air. Un éclatement… = = A force de vouloir grandir et d’accueillir des personnalités de tout bord : des ex-CVP, des ex-Volksunie, des Bekende Vlamingen (des Flamands connus) tels l’ex-coach national des judokas Jean-Marie Dedecker, la chanteuse Margriet Hermans, l’organisateur du festival de Werchter Herman Schueremans, l’Open VLD est devenu une auberge espagnole, une foire d’empoigne. Les exclusions se succèdent, dont celle du populiste et ultranationaliste Jean-Marie Dedecker. = = C’est l’effondrement au soir des élections fédérales de juin 2007. L’Open VLD plonge aux enfers. La main passe au cartel CD&V/N-VA qui devient le premier groupe politique de Flandre. La Déchéance. = + + = LIJST DEDECKER (LDD) = = Exclu de l’Open VLD, l’ex-judoka Jean-Marie Dedecker fonde son propre parti : Lijst Dedecker, en abrégé LDD. Il cartonne d’emblée aux élections législatives du 7 juin 2007 : 5 élus à la Chambre, 1 élu au Sénat. Son credo : un confédéralisme fortement teinté de séparatisme. Il surfe sur le nationalisme flamingant. = = Fin janvier 2008, Jean-Marie Dedecker porte son regard sur Bruxelles ; il se prononce pour un dépôt d’une liste aux élections régionales de juin 2009. Il marque la volonté de la Flandre d’incorporer Bruxelles « sa » capitale dans « son » territoire. « Les institutions bruxelloises ont besoin de simplification et de clarté » plaide Jan Vandenbussche, président de la régionale bruxelloise de la LDD. = = Son programme pour Bruxelles est simple à large coloration flamande : fusion des 19 communes, non-élargissement de Bruxelles, parité linguistique, autonomie fiscale, accords de coopération « transfrontaliers » pour les infrastructures, l’environnement et le travail « frontalier » ; la gestion de l’aéroport, de la rocade, du RER et de la forêt de Soignes est confiée à des organes composés paritairement des trois Régions, flamande, wallonne et bruxelloise. En un mot : enclavement définitif de Bruxelles en Flandre. = = En excellent coach, Jean-Marie Dedecker concède le terrain bruxellois à son ami Rudy Aernoudt qui épouse largement sa thématique. Il se cantonne sur « sa » Flandre. Il cartonne dans les sondages. Deuxième parti de Flandre devant l’Open VLD ! La Lijst Dedecker s’envole vers la félicité céleste : incontournable dans la formation du gouvernement régional flamand. La Béatitude.
15:35 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vld, mue, karel de gucht, open vld, jean-marie dedecker, eclatement, judoka, rocade, ldd, frontalier, charivari |
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04.11.2008
LA WALLONIE S'OFFRE-T-ELLE A LA FLANDRE ? ...
C’est parti ; Rudy Aernoudt, ancien haut fonctionnaire flamand, ancien chef de cabinet de Serge Kubla et de ministres flamands, lance un parti libéral en Wallonie : LIDé, Libéral et Démocrate,. Il s’explique : « Libéral » pour « Libération de l’esprit d’initiative de l’ensemble des citoyens » ; « Démocrate » pour « Restaurer un choix véritable du citoyen ». Une nouvelle gouvernance annoncée pour la Wallonie. Une gouvernance à la flamande ; les Wallons sont « intellectuellement incapables » non seulement d’apprendre le néerlandais mais également, maintenant, de gérer la société wallonne. Et l’on entend dire que le M R cherche à courtiser Rudy Aernoudt pour l’intégrer dans la Fédération ! Le carpocapse dans la pomme wallonne !Il convient de savoir que Rudy Aernoudt est un grand ami de Jean-Marie Dedecker ; il se différencie de son ami dans le sens où il adopte un profil belgicain au contraire de Jean-Marie Dedecker qui se profile comme un séparatiste…+ + Le séparatiste flamand au Nord, le belgicain flamand au Sud, la capitale au Centre sous la dénomination Brussel ! Bruxelles, la francophone, ne compte pas, ne peut exister puisqu’elle est la capitale du pays Vlaanderen qui ne connaît qu’une seule langue officielle, administrative, la langue flamande, faite de flamand et de néerlandais. + + La situation politique de la Belgique se simplifie. Au Nord, le parti qui monte, qui monte, la LDD, lijst Dedecker. Au sud, des partis qui s’entre-déchirent, ouvrant un boulevard au « pendant francophone » de la LDD, le LIDé, le parti frère de la LDD. + + Jean-Marie Dedecker ne s’en cache pas ; il le dit : « L’initiative de Rudy me réjouit ; il me dispense de le faire … Je rêve d’un parti qui en Wallonie partage les idées de LDD ». Maintenant, c’est fait ! Le rêve est réalité. + + Rudy Aernoudt ne cache pas les liens qui l’unit à Jean-Marie Dedecker ; il admet qu’il rejoint la LDD sur le terrain socio-économique et sur la mauvaise gouvernance de la Wallonie faite de gaspillages, d’inefficacité du secteur public, de politique d’assistanat, de parasitisme, de manque d’initiative, de manque de rotation du pouvoir… + +Ce qui les sépare : une certaine conception de la Belgique. Jean-Marie Dedecker se dit confédéraliste, Rudy Aernoudt se présente comme un fédéraliste accordant aux entités fédérale des pouvoirs les plus étendus susceptibles d’assumer une gouvernance efficace. Une gouvernance à la flamande ! C’est-à-dire une gouvernance qui, rapportée au nombre d’habitants, emploie un plus grand nombre de fonctionnaires que la Wallonie et que Bruxelles. Selon l’Institut d’Etudes économiques, Itinera, 10 % de Flamands travaillent dans le secteur public, contre 9,4 % de Wallons et 7,83 % de Bruxellois. + + La Wallonie engagée sur la voie de la perte de son identité ! + + Ne pas se résigner, le cri lancé par Paul-Henry Spaak ! Affirmons notre identité francophone. Notre fierté. Défendons notre langue française avec détermination. Plus grands seront nos efforts et notre enthousiasme, plus nous nous remusclerons, plus nous nous rapprocherons d’une nation francophone.
15:18 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flandre, wallonie, gouvernance, jean-marie dedecker, rudy aernoudt, ldd, lide |
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27.11.2007
L'ARROGANCE FLAMANDE - LA FLANDRE TRIOMPHANTE...
Petit florilège de déclarations de personnalités flamandes… _ • Yves DESMET, rédacteur en chef politique du Morgen - : (…) Restons sérieux. Depuis quand la démocratie et le droit de vote sont-ils des excuses pour ne pas appliquer la loi ? ( …) Quand les crispations sont telles que même le cadre légal de ce pays n’est plus considéré comme un argument (…) les conditions d’un dialogue serein sont plus éloignées que jamais. _• Paul GEUDENS, éditorialiste de Gazet van Antwerpen - ; (…) Les partis politiques flamands osent enfin affirmer leur volonté sans s’enquérir au préalable d’une autorisation des francophones. Nous devons faire cela plus souvent. Cela marche. Et nous n’y perdons rien. Bien sûr, on nous envoie un tombereau de gros mots – agression, antidémocratique… - mais cela ne prête pas à conséquence. Le coq chante mais ne pique pas. _ • Luc VAN DER KEULEN, éditorialiste du Laatste Nieuws - : (…) Les Flamands radicaux, aveuglés par le phénomène du Vlaams Belang, estiment que la démocratie est la dictature de la majorité. _ • Marino KEULEN, Open VLD, ministre flamand des Affaires intérieures - : (…) La nomination des trois maïeurs de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem n’interviendra ni dans trois jours ni dans trois mois. _ • Willy DE WAELE, Open VLD, bourgmestre de Lennik, à propos du vote sur BHV - : (…) Un mouvement est en route, qui ne pourra être arrêté et la procédure de la sonnette d’alarme n’y changera rien à long terme. _ • Jean-Marie DEDECKER, président de la LDD, se réjouit du vote sur BHV - : Le Vlaamse Leeuw montre les dents. Si les francophones ont mordu la poussière, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
16:33 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arrogance flamande, la flandre triomphante, marino keulen, jean-marie dedecker, willy de waele, vander keulen, paul geudens, yves desmet, vlaams leeuw |
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