19.10.2009
LE THEATRE WALLON : RETOUR A LA TELE...
Enfin ! ponctuait Choumaque en réponse à Toine Culot. La langue wallonne, notre wallon, notre nous-même, que l’on soit de Liège, du Luxembourg, de l’Ardenne, de la Gaume, de la Lorraine, de Namur, de Couvin, de Chimay, de la Picardie, de Charleroi, du Borinage, du Centre, de Tournai, de Nivelles, du Brabant, de Bruxelles, le wallon chante dans nos cœurs ; il bouillonne sur la colline, disait un ami couvinois. On cause wallon ! On d’jause wallon ! <><>La langue d’oïl, la langue de nos parents, de nos grands-parents, la langue de nos ancêtres. Elle est notre identité, notre âme. En elle, nous nous reconnaissons.<><>Jean-Marie Klinkenberg, sémioticien et sociolinguiste de l’Université de Liège, ULg, s’enthousiasme, dans Télépro, du retour du théâtre wallon à la télévision : « ... A l’ère du fastfood, de la globalisation et des musiques anglaises, il n’est pas mauvais que le wallon refasse parler de lui... Avec le wallon, on ne se censure pas. Dialoguer en wallon n’est pas un repli sur soi-même ! Une langue est un outil. Elle rend des services. Lorsque l’outil s’est usé, on en change. Nos ancêtres les Gaulois ont adopté le latin, les Wallons le français ».<><>C’est particulièrement entre les deux guerres mondiales, 1914-1918 et 1939-1945, que le wallon a régressé fortement au profit du français sous la pression de l’enseignement obligatoire. Nos pères et nos mères, et pas mal d’entre nous encore, ont vécu l’époque où il était strictement interdit de parler le wallon à la cour de récréation sous peine de lourdes punitions. <><>La littérature et le théâtre wallons ont cependant traversé cette période d’affirmation du français ; ils ont surmonté les contraintes grâce partiellement aux subsides des pouvoirs publics locaux, grâce surtout au dynamisme de l’Union culturelle wallonne au sein de laquelle se sont regroupées de multiples associations dialectales. <><>Mais, le wallon reste faible ; il ne se réimpose pas. Sa faiblesse, est-il permis de la relever, est sa diversité. De région en région, de ville en ville, de village en village, il diffère. Aussi l’idée d’un wallon standard a germé... Pourquoi pas ? D’aucuns le suggèrent et poussent à son apprentissage dans les écoles de Wallonie dès l’école primaire. Jean-Marie Klinkenberg ne repousse pas l’idée : « Il existe une tentative de standardiser le wallon, de le refondre. Ce qui permettrait un dénominateur commun. C’est courageux ? » <><>Ne serait-ce pas écorner l’âme wallonne, faite d’une mosaïque de mots, de sentiments maternels, interunis ? <><>Le wallon, notre langue maternelle : tous, nous en sommes fiers.
15:56 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jean-marie klinkenberg, toine culot, choumaque, wallon, francais, union culturelle wallonne, latin, gaulois |
Facebook |