13.08.2011

LE SORT DU FRANCAIS EN BELGIQUE ENTRE LES MAINS DU MR..

C’est bien le sort de la langue et de la culture françaises qui se joue dans la sphère politique. Ce n’est pas le sort de la Belgique en tant qu’Etat souverain qui est en péril ; la Flandre, nonobstant des déclarations d’ultranationalistes et d’autres dits démocrates, l’a dit et répété : « Nous  ne voulons pas la fin de la Belgique, nous voulons une Belgique flamande, confédérale sous notre vasselage ».

Le PS de Elio Di Rupo, le CDH de Joëlle Milquet, Ecolo de Jean-Michel Javaux, ont marqué leur accord pour qu’il en soit ainsi.

Il reste le MR de Charles Michel, formation politique groupant diverses tendances parmi lesquelles le PRL, le FDF, le MCC, qui se tait ; la méfiance et la défiance sont dans ses rangs.

L’intérêt personnel y prévaudra-t-il sur l’intérêt général de la Communauté française ? Didier Reynders joue son poste de ministre (mais, on dit qu’il briguerait une fonction internationale), Charles Michel met en jeu la place du MR sur l’échiquier électoral, Olivier Maingain joue son poste de Bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et les maïorats et majorités FDF à Bruxelles et en périphérie.

L’intérêt général s’imposera-t-il au MR la défense de la langue et de la culture françaises ?

Le choix du MR fixera le choix du citoyen.

25.04.2011

BART DE WEVER, PRESIDENT DE LA NV-A, MENE LE BAL DES NEGOCIATEURS...

 

Les présidents des quatre partis francophones, PS, M R, CDH, Ecolo, voulaient une réunion avec les neuf partis négociateurs pour une continuité des discussions institutionnelles. Bart De Wever, président de la N-VA, parti largement vainqueur des élections de juin 2010, n’en voulut pas. Il imposa une réunion à deux temps avec les seuls partis francophones : d’abord, négociation à trois, le négociateur royal Wouter Beke, CD&V, les présidents Elio Di Rupo, PS, et Bart De Wever, N-VA ; ensuite, discussion « philosophique » avec les trois autres présidents francophones, Charles Michel, M R, Joëlle Milquet, CDH, Michel Javaux, Ecolo. A l’issue de cette réunion commune, le président de la N-VA, Bart De Wever, n’a pas caché son énervement à l’égard de la position des partis francophones. « Il n’y a pas d’accord et sur certains points les divergences d’opinions sont encore très grandes », souligne-t-il. Mais, fait nouveau, il a également exprimé son agacement à l’égard des partis flamands négociateurs, SP.A, Open VLD, et … CD&V ; il leur reproche de faire le jeu des Francophones ; « les critiques de gauche et belgicistes à l’égard de mon parti, s’exclame-t-il, correspondent à ce que veulent les Francophones et contribuent à démolir la position des Flamands. Le moment est venu de conclure ». Et de poser un énième ultimatum expirant le 30 avril 2011.

Verra-t-on plus clair fin avril ? La N-VA tente-t-elle d’ajouter un plus dans les acquis enregistrés ? Quoi qu’il en soit, la position de la N-VA est nette : indépendance de la Flandre à terme. « Si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera pour une autre fois ». Le pourrissement de la situation, la lassitude des Francophones feront leur œuvre. Aux Francophones à prendre une initiative commune et d’enchainer sur la symbolique Fédération Wallonie-Bruxelles. Leurs ego surdimentionnés ne vont-ils pas briser le rêve d’un peuple cultivant le concept « Liberté » ? Le mal particratique ; le mal du pouvoir.

02.09.2010

PERIPHERIE : POSITION COMMUNE DES CHEFS DE FILE BRUXELLOIS DES PARTIS DEMOCRATIQUES FRANCOPHONES…

 

Un rappel du communiqué de presse de fin mars 2007.

N'oublions pas au moment où il est question d'une "Nouvelle Belgique", selon l'expression de Nollet, Ecolo, ministre wallon :

"Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ainsi que leurs représentants au sein de l'Union des Francophones en périphérie bruxelloise se sont réunis ce jeudi 29 mars 2007.

Ils rappellent que la présence des Francophones dans la périphérie de Bruxelles est un fait qui se confirme davantage à chaque élection. Ainsi, les listes francophones ont remporté plus de 20 % des voix lors des élections européennes de 2004 sur Hal-Vilvorde. Dans les communes à facilités, ils constituent largement la majorité des électeurs.

Ils rappellent que les droits des Francophones découlent d'accords historiques, qui n'avaient rien de "provisoires". Ces droits sont assurés par le régime des facilités ainsi que par l'existence de l'arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Ils refusent le démantèlement de ces droits.

Ils s'insurgent contre les atteintes constantes à l'exercice des droits des Francophones et mettront tout en œuvre pour les rétablir. Ils soutiennent les mandataires de la Périphérie décidés à faire respecter la correcte application des lois linguistiques.

Ils appellent, en outre, à la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales, à la suppression des circulaires linguistiques du Gouvernement flamand et au renforcement de la protection des droits des Francophones de la périphérie.

Ils refusent toute demande visant à rompre les liens entre les Francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la Périphérie.

Remettre en cause l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ne peut s'envisager, pour eux, qu'à condition d'élargir les frontières de la Région de Bruxelles-Capitale et d'obtenir des garanties équivalentes à l'intérêt que représente l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les autres Francophones de la périphérie.

Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ont décidé de rester en contact afin de travailler conjointement à la réalisation de ces objectifs communs."

 

(s) Joëlle Milquet pour le CDH, Christos Doulkeridis pour Ecolo, Olivier Maingain pour le FDF, Jacques Simonet pour le MR-LB, Philippe Moureaux pour le PS

NOTE : RAPPELEZ EN NOMBRE  AUX PRESIDENTS DES PARTIS FRANCIOPHONES CE COMMUNIQUE DE PRESSE QUI VAUT ENGAGEMENT

 

09.06.2010

AUX POLITIQUES : LEUR PARLER AMBIGU

Parlez clair, bon dieu ! Soyez iréniques ! Mais exprimez-vous lucidement sur les problèmes qui touchent sensiblement la vie quotidienne. + +Que nous disent Laurette Onkelinx et Charles Picqué, PS, à propos de l'avenir de la Région de Bruxelles, de l'avenir de plus d'un million d'habitants ? "Refinancer Bruxelles, c'est un engagement, une exigence, une exclusive… C'est un impératif sinon Bruxelles ne saura pas assumer l'obligation scolaire d'ici cinq ans… Le PS a créé Bruxelles, le PS va renforcer Bruxelles. Ce n'est pas une promesse, c'est un engagement..." + +Dans l'engagement pris en commun par ces deux personnalités fortes du PS, soulignons le constat de Charles Picqué : "Pour le moment, on assiste un peu à la course au meilleur francophone. Mais moi, je trouve qu'il faut y substituer le choix du meilleur négociateur francophone ! Celui qui sait concilier fermeté et capacité de dialogue ! + + Nous sommes parfaitement d'accord avec ces propos ; nous applaudissons. Mais voilà, sur le terrain, c'est autre chose. Dans la plupart des coups contre Bruxelles, le PS est présent. Il donne tout à la Flandre : en 1962, la suppression du recensement linguistique ; en 1968, la limitation de Bruxelles à 19 communes ; en 1988, le transfert du pouvoir communal aux Régions contre un financement maigrichon sans la fiscalité sur le produit du travail presté à Bruxelles. Un appauvrissement calculé par la Flandre ; l'engrenage de la réintégration des communes "à facilités linguistiques" en Flandre unilingue… + +Maintenant, dans leur déclaration commune, Laurette Onkelinx et Charles Picqué ne pipent mot de l'agrandissement de Bruxelles, du respect de la démocratie dans la périphérie bruxelloise, du recensement de la population, de l'ajustement de la fiscalité. Rien ! + + Et la déclaration fracassante de Charles Picqué : "Si on en arrive au scénario de l'éclatement du pays, les Bruxellois seront maitres de leur destin ! Ils s'associeront avec qui ils décideront de s'associer. Punt aan de lijn." + + Maitre de quoi ? Ils n'ont plus de destin. Ils n'ont rien en main, enclavés dans un environnement hostile. Ils n'existent plus ! Ils sont intégrés de force en Flandre. Isolés, sans cordon ombilical avec la Wallonie, ils ne peuvent survivre. + + Le CDH, par la voix de Joëlle Milquet, présidente du CDH, évoque un élargissement de Bruxelles : "Il faut un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie… Il est important que Bruxelles ait une frontière bordée avec la Wallonie dans un pays fédéral…". Il faut… Quel lien ? Quel territoire homogène ? Ce n'est pas un sentier à travers la Forêt de Soigne qui sauvera les Bruxelles, qui les désenclavera. Il y avait bien dans un lointain passé une liaison entre Bruxelles et Nivelles à travers la warande uccloise ! Le temps des déplacements à pied et en charrette est révolu ! + + Ecolo ne pipe mot. Et pour cause : il s'est rallié à la thèse flamande au nom du sacro-saint principe d'union nationale. Il surfe sur tout ! + +La branche libérale du MR, le PRL, plonge dans le flou absolu ; un de ses bonzes du Brabant wallon, Charles Michel, est favorable à "une grande réforme de l'Etat, pour autant que l'on vit 15 ans de paix communautaire". Un bijou d'ineptie ! + +Des mots ! Du vent ! Une politique francophone en pleine délitescence

21.04.2010

OPERATION DEMINAGE : COUP DE BOULE DE JEAN-LUC DEHAENE...

COUP DE BOULE DE JEAN-LUC DEHAENE… Les Francophones au plancher ! + + Sur son blogue, Claude Thayse tire sa révérence : « Son communiqué … est un modèle de perfidie et mérite un coup de chapeau …Il a fait vraiment très fort ». Claude Thayse brosse en cinq traits le coup de maitre de Jean-Luc Dehaene :+ + 1. Il a coincé les partis « francophones qui n’étaient officiellement demandeurs de rien, mais ont annoncé publiquement qu’ils estimaient « que les négociations peuvent commencer sur la base des propositions de Dehaene ». Ils y sont ! + + 2. Il ne présente, somme toute, que la position flamande. Le silence de la N-VA est significatif de satisfaction. + +3. Il enfonce un coin dans le pacte des partis traditionnels francophones en montrant au grand jour leur disponibilité pour des compromis(sions ?). + +4. Il règle ses comptes avec le CD&V et Yves Leterme qui l’avaient un peu bousculé lors de la formation du gouvernement. + +5. En bon militant flamand, il nous donne l’assurance d’une tension politique qui ne devrait pas aller en diminuant à l’approche de 2011. La campagne pour les élections fédérales - si le gouvernement ne tombe pas d’ici là – va être sanglante. Ce sera l’escalade des revendications et à celui qui sera le plus Flamand en Flandre, tandis qu’ailleurs, ce sera territorial à Bruxelles et hélas, belgicain en Wallonie. A moins que… un vrai parti wallon… ». + +Joignons nos vœux à ceux de Claude Thayse. Et disons aux politiciens francophones qu’ils ne se laissent pas bernés, qu’ils restent lucides. Les Flamands jouent la carte de la peur : La Flandre aux mains des extrémistes ; la Belgique éclatée ! Un coup de poker ! Cela a toujours réussi. Et pourquoi pas cette fois-ci encore, pensent-ils ? Des failles dans le « front des Francophones » les y engagent. + +La déclaration de Olivier Maingain, président du FDF, député fédéral MR, rassure dans une certaine mesure car on n’oublie pas que lors des accords de la Saint-Polycarpe il s’était abstenu et les libéraux avaient voté « pour ». Ce qui rassure, c’est le ton, un ton franc, net. « Ce qu’on nous présente, dit Olivier Maingain, n’est pas une base de négociation acceptable. C’est un cahier de revendications flamandes, tout simplement. Monsieur Dehaene se comporte en chef de file de la délégation flamande… Et Olivier Maingain de marteler : Pas question de scinder l’arrondissement judiciaire… Ce qu’on imagine, par exemple, pour la nomination des bourgmestres est insignifiant… On oublie l’élargissement de Bruxelles qui était une revendication commune des Francophones. Mais, par contre, on parle de refinancement de la Région bruxelloise ; cela n’a rien à voir ! Sauf si on est dans une logique où tout peut s’acheter ! Mais ce sera sans moi ». + + +Que veut Olivier Maingain faire sous-entendre ? Le FDF va-t-il claquer la porte et quitter la Fédération MR ? C’est certain, le FDF marque une nervosité certaine. Le quotidien Le Soir ne se trompe pas en sous-titrant un article dans son numéro de mercredi 21 avril 2010 : « Le FDF s’énerve… Prêt à faire cavalier seul ». + +Dans ce climat de tension, que fera Joëlle Milquet, présidente du CDH, vice-Première ministre ? Respectera-t-elle son engagement ? C’est ce qu’elle a réaffirmé récemment (nous en avons fait écho) : « … Pour moi, les valeurs et les engagements sont essentiels et donc je vous le réitère parce ce que je pense que c’est fondamental, en tous cas en termes d’équilibre de vision, parce que l’élargissement de Bruxelles n’est pas qu’un problème purement communautaire : il y va aussi de l’équilibre dans le pays parce que la région capitale et centrale, si elle est bordée par le Nord et par la Flandre qui pu en faire un développement économique à partir de là, cela doit être la même chose du côté du Sud du pays. C’est une question, je pense, d’équilibre même territorial d’un pays ».+ + +Un front de la fermeté, de l’honneur FDF-CDH va-t-il naitre ? Une Fédération ?

21.09.2009

COMMUNAUTE FRANCAISE: SYNDROME DE L'EGOCENTRISME...

... Devenir le plus important. Le démon des origines. Ca ne changera pas. C’est dans les gênes des êtres qu’ils soient humains ou animaux. Dans le monde politique, Ecolo est passé maitre en égocentrisme. <><>Cet état de vie ne plait pas à la présidente du CDH, Joëlle Milquet. Un coup de griffe à Ecolo et en particulier à Jean-Marc Nollet, Ecolo, ministre régional de la Région wallonne et de la Communauté française, qui s’était fendu d’une déclaration égocentrique : « Les profs ne paieront pas pour les banques ». <><>Et Joëlle Milquet de rappeler à Ecolo que l’enseignement c’est le domaine du CDH et que c’est Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Education, est la patronne. « Je veux rester très positive mais très claire, martèle-t-elle, Joëlle Milquet, ... Quand on prend une décision, elle est collective et on la vend collectivement. On ne commence pas à dire « c’est nous », « c’est eux », à faire du « off » pour dire des choses rien que pour soi... Je donne un avertissement gentil, sympathique, constructif à ce stade, mais très clair :je peux comprendre quelques erreurs, mais pas davantage !... Nous n’accepterons pas de vivre ça deux fois, ou trois fois. C’est la limite. Ca suffit. Il est temps de dire aux Verts que l’on gouverne dans un gouvernement et pas dans les médias. Ca ne peut pas continuer ... Quand on est dans gouvernement, c’est pour servir les citoyens, pas pour promouvoir un parti. La bonne gouvernance, c’est aussi savoir s’effacer un petit peu au profit d’un projet collectif et de l’intérêt général. Au lieu de dire : « C’est moi, c’est nous, on est les meilleurs ! On n’est pas là pour faire de la campagne électorale toutes les cinq minutes... ».<><>Une femme d’Etat. <><>Un langage de gestion. Un langage de solidarité. Un langage de dignité.

24.08.2009

BRUXELLES : SUPPRESSION DES 19 COMMUNES...

Des voix, particulièrement flamandes, se font entendre pour une fusion des 19 communes. Logique, à première vue. Bruxelles n’est qu’un petit territoire de quelque 162 km2 peuplé par une population d’environ 1 200 000 âmes. Mais, Un Grand Bruxelles avantagerait les Flamands. + + 2004. Pascal Dewit, politologue, souligne, qu’un Grand Bruxelles renforcerait le poids flamand dans la capitale : « Quand bien même on arriverait à la conclusion que, pour certaines compétences, la régionalisation serait plus opérante, on se heurterait toujours à l’obstacle communautaire. En effet, en dotant la Région de davantage de compétences, on renforcerait encore le poids des néerlandophones dans la capitale. Qui sont déjà surreprésentés dans les instances régionales, avec un gouvernement quasi paritaire ». + + Pascal Smet, SP.A, ministre régional flamand de la Mobilité et des Travaux publics, est évidemment favorable à une fusion des 19 communes ; il déclare : « ... Mon intention n’est pas de donner davantage de pouvoir aux Flamands. Mais simplement de veiller à une gestion plus efficace de la ville. Que tout ce qui touche à la vie ensemble soit géré par la Région ! Exemple : la Mobilité. Notre structure actuelle nous affaiblit ; nous devons la rendre plus simple pour être plus forts dans la Belgique actuelle… ou future ». + + Jean-Claude Vantroyen, journaliste, partage, si l’on veut, le point de vue de Pascal Smet. Dans un billet « Humeur », publié dans le quotidien Le Soir de mai 2005, il écrit, sous le titre « Bruxelles ne peut se vivre à 19 vitesses » : « ... On ne peut pas gérer une grande ville en petites unités séparées, toutes jalouses de leur pouvoir. Bruxelles doit se gérer tout d’une pièce, globalement, selon une seule politique...De toute façon, les Flamands ont déjà conquis la quasi-parité au gouvernement régional. Rien ne dérangerait donc. Sauf que les 19 freins éliminés, Bruxelles pourrait se lancer dans une véritable politique urbaine visionnaire ». + + 2006. Pascal Smet, SP.A, persiste et signe : « ... Le manque de synergie entre les six zones de police, les 19 communes et les CPAS coûte au moins 50 millions d’euros par an. On pourrait faire des choses beaucoup plus utiles avec cet argent... Il ne s’agit pas de donner plus de pouvoir aux Flamands à Bruxelles. Ce qui m’intéresse, c’est que Bruxelles soit mieux organisée pour les Bruxellois eux-mêmes ». + + Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles est catégorique : « Le vrai problème de Bruxelles, c’est son sous-financement ». Il lance un plaidoyer pour la signature d’un protocole Région-Ville pour assurer le maintien des communes : « Je crois qu’il est indispensable, dans les mois ou l’année qui viennent, de signer avec la Ville de Bruxelles un protocole de collaboration Région-Ville de manière à définir des objectifs communs. Sinon, il va y avoir des craquements et on va donner des armes aux ennemis de Bruxelles qui vont trouver là la démonstration qu’il faut faire disparaître les communes ». + + Joëlle Milquet, CDH, Vice-Première ministre, présidente du CDH, souligne que : « Anvers était jadis territoire unique ? Elle était tellement mal gérée que Yves Leterme a demandé une réforme institutionnelle nationale pour pouvoir y instaurer la décentralisation... A Bruxelles, tant dans les communes qu’à la Région, l’inefficacité provient des verrous institutionnels exigés par les Flamands Cela dit, nous pourrions rationaliser les rapports entre les communes et la Région, en matière fiscale, d’emploi, de logement, de mobilité, etc. L’essaimage est un mal belge... ».+ + Brigitte Grouwels, CD&V, secrétaire d’Etat bruxelloise, est évidemment favorable à la suppression des communs : « ... Ce sont des sources de blocage ? Mas il faut garder une gestion décentralisée des quartiers, comme à Montréal. On conteste cette approche en se référant à Anvers. La naissance des districts y est survenue trop tard, mais beaucoup de choses n’auraient pas pu se réaliser sans la fusion des communes ». + + Guy Vanhengel, Open VLD, ministre des Finances bruxellois, plus réaliste, est peu chaud : « Non. Une réduction du nombre des communes nous demanderait beaucoup d’énergie. Ce serait une opération dont le profit serait très réduit. Je préfère travailler sur un meilleur dialogue entre la Région et les communes ». + + N’existe-t-il pas une Conférence des 19 bourgmestres ? N’existe-t-il pas une Conférence des 19 présidents de CPAS ? Nous croyons savoir qu’il existait une volonté de coordonner les politiques. Où se situerait le problème ? Sinon dans la volonté de la Flandre de briser la résistance francophone à Bruxelles, ville trop française à ses yeux !Une voix se lève dans nos cœurs : « Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française... Bruxelles libre ».

19.08.2009

BRUXELLES... AN 979

Naissance de Bruxelles + + +Il y a quelque 1030 ans, des groupes de commerçants venus de France firent halte sur un îlot de la Senne ; ils y installèrent un comptoir. Les paysans flamands vinrent de leurs lointaines campagnes y proposer leurs produits et s’agglomérèrent aux abords de l’îlot St Géry. Bruxelles était née. Dépendante du diocèse de Cambrai (France) et rattachée au monastère de Nivelles, un chemin à travers la warande uccloise et la Forêt de Soignes la reliait à Nivelles. Au fil des siècles, Bruxelles passa sous la coupe des Comtes de Louvain et de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles ; un idiome à consonance germanique s’y imposa. Cela dura jusqu’au 19e siècle, époque à partir de laquelle le français repris le dessus, un retour aux sources. + + D’aucuns ont affirmé que les preuves de l’origine française de Bruxelles se trouvent dans les environs de la cathédrale St Michel où est édifié le bâtiment de la Communauté flamande. Des documents attestant les origines françaises de la Ville de Bruxelles se trouveraient dans les archives de la Ville. Il est toutefois surprenant que des chercheurs historiens ne se penchent pas sur les origines controversées de la Ville de Bruxelles. + + + Création de la Région de Bruxelles + + +La Région de Bruxelles fut enfantée dans la douleur. Wallons et Flamands s’opposèrent d’abord à sa création, plus particulièrement du côté flamand. Les instances politiques passèrent dès lors par un stade intermédiaire : la mise en place en juillet 1971 d’un organisme unique pour les 19 communes : l’Agglomération bruxelloise sous la présidence du Professeur André Lagasse. Ses compétences portèrent sur l’aménagement du territoire, les transports, la sécurité, la propreté publique, la santé, l’économique... Elle durera jusqu’au 12 janvier 1989, date à laquelle fut créée la Région de Bruxelles-Capitale au prix d’un douloureux compromis : limitation du territoire aux 19 communes, non-autonomie institutionnelle, possibilité au Fédéral de lever le droit de suspendre les ordonnances bruxelloises qui porteraient atteinte au caractère de capitale du pays. Le tout dans un cadre de sous-financement et de « veto » du groupe linguistique flamand. + + + Son fonctionnement + + + Dès la naissance de la Région de Bruxelles, son fonctionnement a été contrarié par la Flandre sous les prétextes les plus divers... Une politique délibérée de pourrissement menée par la Flandre pour intégrer Bruxelles dans son territoire. + + Une des faiblesses de Bruxelles souligne Joëlle Milquet, présidente du CDH, Vice-Première ministre, « c’est que l’on trouve rarement du personnel politique flamand qui soit réellement bruxellois. Ils sont Flamands et ils viennent avec les thèses de la Flandre ». + + Et les Flamands ont le toupet d’affirmer, de seriner que Bruxelles est mal gouvernée, que tout ce qu’elle fait est un échec ; ils critiquent tout ce qu’elle fait. Ils se disent d’abord Flamands et militent pour une intégration totale de Bruxelles en Flandre. + +Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre bruxellois de la mobilité : « Le tourisme, c’est un désastre. Bruxelles n’est pas capable de se donner une image... L’année de la mode à Bruxelles est un échec total... Il faut refinancer ; il faut mettre de l’ordre à l’intérieur... De meilleurs répartitions de compétences... ». + +Guy Vanhengel, Open VLD, libéral flamand, ministre bruxellois des Finances : « On devrait pouvoir améliorer notre système, tant au niveau de l’organisation interne que de nos relations avec les autres entités... » + + Brigitte Grouwels, CD&V, sociale-chrétienne flamande, secrétaire d’Etat bruxelloise : « Dans la Constitution, Bruxelles est une Région, mais pas comme les deux autres. C’est une capitale bilingue de la Belgique ; elle a certaines responsabilités... Elle doit aussi développer son rôle de capitale des Communautés... Mon schéma idéal a toujours été une fusion des dix-neuf communes avec, en même temps, une décentralisation vers des quartiers... ». + + + Sa vie culturelle + + +La vie culturelle à Bruxelles passe entre les mains de la Flandre. C’est ainsi que l’association, dénommée Asbl Flagey, qui s’est installée dans les anciens bâtiments de la radio et de la télévision de la place Flagey, est composée majoritairement de Flamands. Ils disposent d’une majorité de sept voix. + + A la Communauté française, on justifie la résignation comme on peut : « On dispose d’une majorité de blocage et on affirme que les administrateurs, représentant les deux Communautés, ne sont pas des extrémistes et des provocateurs ». Allons, donc ! Qui sont Vic Anciaux, Spirit, ancien ministre bruxellois de la Mobilité, et Eric Antonis, CD&V, ancien échevin de la Culture de Antwerpen ? Des repentis ? Voire !

07.07.2009

LA FLAMANDISATION GENERALISEE EN MARCHE POUR 2011...

Les postes régaliens, à l’exception de celui des Finances et encore, sont occupés par des Flamands. BHV arrive à épuisement des procédures de retardement ; il reste encore une procédure de conflit d’intérêts ! Quatre mois de répit, d’illusions entretenues. Puis la Flandre imposera la loi du nombre. On sera en 2010 : scission possible de BHV, mise aux oubliettes des facilités, siège de Bruxelles... L’apéritif pour 2011... La campagne des élections législatives de juin 2011 sera lancée... + + Dans cette attente, la Flandre consolide ses positions. L’armée passe sous son contrôle absolu avec le nouveau train de nominations : trois lieutenants-généraux flamands sur trois proposés, quatre généraux-majors flamands sur les cinq proposés à la promotion. En outre, il semblerait acquis que le poste de chef des opérations de l’armée belge sera confié à un lieutenant-général flamand. Eén, twee ! + + Mais que diable, que font les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres, les Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet, Didier Reynders ? Sont-ils des béni-oui-oui de la vassalité de la Wallonie, de la Francophonie belge ? Ne dit-on pas cependant que toutes les décisions doivent recevoir le blanc seing unanime au Kern et au Conseil des Ministres ? Alors...

22.06.2009

AU MR, CE N'EST PAS LA BAGARRE, MAIS CELA Y RESSEMBLE...

AU MR, CE N’EST PAS LA BAGARRE, MAIS CELA Y RESSEMBLE...Le FDF hausse le ton. Une fois de plus. Il revendique le leadership du groupe MR au gouvernement bruxellois. Le FDF avance le député-bourgmestre de Auderghem, Didier Gosuin, ancien ministre régional bruxellois, fort de ses 17 516 voix de préférence qui le classent à Bruxelles à la quatrième place au tableau d’honneur après Charles Picqué, Armand De Decker et Joëlle Milquet. Il a de l’étoffe. + + Apparemment, la candidature « appuyée » de Didier Gosuin ne plait guère à la hiérarchie PRL, à l’exception de Didier Reynders qui adopte un profil plus « humain » , beaucoup moins « arrogant » dans ses relations avec pairs. + + Françoise Bertieaux, PRL, présidente des Libéraux bruxellois, candidate « cachée » à la fonction de Ministre-Présidente de la Région bruxelloise, masque à peine son énervement relevé de mépris à l’égard de ses partenaires du FDF : « ... Les élus libéraux ont obtenu 158 000 voix de préférence contre 115 000 pour ceux du FDF qui a pourtant sorti la grosse artillerie en rappelant Antoinette Spaak... Ca fait sans doute plaisir à Didier Gosuin de jouer les gros bras... ». + + Françoise Schepmans, PRL, un tantinet moins mordante, susurre : « ... Il ne m’appartient pas de faire de commentaires, et surtout pas via la presse. Ce n’est de toute façon pas un scoop que Didier Gosuin est candidat ». + + Ces déclarations peu amènes à l’égard d’un parti associé cacheraient-elles un malaise profond au sein du PRL, branche libérale du MR ? Charles Michel, PRL, vice-président du MR, n’a-t-il pas déclaré au Standaard : « Plutôt de taper tout le temps sur le clou des scandales, il aurait été plus malin de mettre en avant nos recettes socio-économiques » ? Encore faut-il qu’il y ait des recettes ; le système libéral est en crise et en crise profonde. Une situation explosive. + + Du côté du FDF, c’est la mésaise. Le coup de Rudy Aernoudt et celui de la tête de liste aux élections régionales laissent des traces. C’est prudemment que Olivier Maingain, FDF, président du FDF, déclare : « ... Les contacts que j’ai eus avec Didier Reynders pour appuyer la candidature de Didier Gosuin ont eu un bon écho. Sa nomination ne devrait pas présenter de difficulté, comme il me l’a confirmé, eu égard à la connaissance des dossiers de l’intéressé et à son score aux régionales ». Olivier Maingain sait que, dans son parti, il n’y a pas que des libéraux mais également un grand nombre de gens d’autres tendances, unis dans la défense de la langue française et dans la recherche d’une doctrine humaniste qui ne s’exprime pas dans les trois partis traditionnels, CDH, MR/PRL, PS. Cette « tranche » du FDF qui apprécie la position de Didier Gosuin dans une refonte du système libéral. Ce courant qui l’approuve lorsqu’il soutient que « le système libéral tel qu’il est aujourd’hui, doit évoluer... Cela implique l’obligation de reconsidérer toutes nos politiques d’enseignement, de qualification et de formation, qui sont en décalage total avec les besoins du monde du travail... C’est là-dessus qu’il faut travailler : expliquer notre différence, le type de société que nous voulons, la réforme de l’Etat providence libéral ». C’est le licencié en Science de travail et relations industrielles qui parle. Il parle d’or.

Toutes les notes