16.02.2009
UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT...
CD&V, CHRISTEN-DEMOCRATISCH EN VLAAMS = = C’est en septembre 2001 que le CVP, celui qui a incarné l’Etat-CVP depuis 1945, change de patronyme. Il mue en CD&V, « Christen-Democratisch en Vlaams » (Démocrate chrétien et flamand. Le parti sombre dans l’opposition après 45 ans de pouvoir. + + Son président Stéfan De Clerck n’a de cesse d’attiser le feu nationaliste en soulignant l’importance du « V » dans l’appellation du « nouveau » parti. Une radicalisation sur le terrain communautaire. Rendre la vie dure aux francophones, intensifier l’épuration linguistique de la Flandre au profit d’une seule langue, le néerlandais (mode flamande). + + Objectif : entrée au gouvernement régional de 2004. C ‘est chose faite : Yves Leterme, CD&V, est ministre-président de la Région flamande. Assez rapidement, le CD&V perd confiance dans ses partenaires flamands de la majorité ; il se sent lâché notamment dans le contentieux BHV. + + Le président du CD&V Jo Vandeurzen, fâché, menace. Il joue la carte nationaliste. : Nous voulons savoir, martèle-t-il, si nous pouvons encore défendre les intérêts du peuple flamand au sein du gouvernement flamand. Ou bien faudra-t-il que l’opportunité fédérale et la sensibilité francophone déterminent jusqu’où nous pouvons aller ? ». Dans la foulée, le chef de groupe CD&V au parlement flamand fait savoir »qu’il rendra la vie dure aux francophones de la périphérie bruxelloise ». Le quotidien Nieuwsblad incite les présidents des partis flamands et le ministre-président Yves Leterme du gouvernement régional flamand « ne pas rester patraques mais à peser plus que jamais sur tous les dossiers à connotation communautaire ». + + Yves Leterme, devenu président du CD&V, s’envole dans les sondages. Il se voit au Fédéral il pontifie : « On ne sera ni le dépanneur, ni la voiture-balai ». Le CD&V balise le terrain communautaire. « BHV, la nomination des bourgmestres des communes à facilités, l’élargissement de Bruxelles, les compétences de la Communauté française dans les communes à facilités, les droits des minorités…les francophones ne doivent se faire aucune illusion cela ne sera pas lié à l’avancement de la réforme de l’Etat » martèle Eric Van Rompuy, CD&V, député régional flamand qui ponctue par un « Je ne suis pas un platzak, quelqu’un qui s’écrase ».+ + Yves Leterme déclare, de son côté, au quotidien français « Libération » : « Il n’est pas question de toucher à la frontière linguistique ! Si on le fait, je remettrais aussitôt en cause la parité entre francophones et néerlandophones au sein du gouvernement fédéral, où les francophones sont surreprésentés par rapport à leur poids réel dans la population belge. Il est cependant exact qu’il y a des communes en territoire flamand qui sont à 70 ou 80 % francophones. Mais l’usage du français y est toléré… Apparemment, les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais ». Tout est dit. + + = = N-VA, « NIEUW-VLAAMS ALLIANCE » + +La N-VA est née de l’implosion de la Volksunie ; elle regroupe les nationalistes bon teint de l’ex-Volksunie. + + Que représente-t-elle sur l’échiquier politique ? Quelque cinq pour cent estiment les experts. Suffisant cependant pour faire basculer le centre de gravité politique en Flandre. Son arrimage au CD&V donne l’espérance à celui-ci d’atteindre les 30 % des intentions de vote ! Le cartel CD&V/N-VA constitué voit loin. + +Le président Geert Bourgeois, N-VA, est clairement imbu de « sa » puissance à la veille du scrutin régional du 13 juin 2004 ; il déclare : « Les gens en assez des fausses promesses et des disputes permanentes au sein de la majorité ; la chance de mettre en œuvre une meilleure politique, soucieuse des intérêts de la Flandre, n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. Il faut prendre les problèmes à bras-le-corps et attribuer plus de compétences à l’échelon régional flamand. Mon parti est évidemment favorable à une asymétrie entre les exécutifs fédéraux et régionaux ; ce serait une excellente nouvelle pour les Flamands ». Il pousse l’autosuffisance en proposant que les « élections régionales en Flandre et en Wallonie n’aient plus lieu à l’avenir au même moment ». Ses propos concernant Bruxelles sont nets : « Elle doit rester la capitale de la Flandre. Elle n’a pas tout à fait le même statut que la Flandre et la Wallonie, on y procède par ordonnances, pas par décrets… Il faudrait une solution adaptée, une cogestion de cette ville par les francophones et les Flamands. Et qu’elle devienne une ville bilingue où les Flamands sont réellement acceptés, ce qui n’est pas le cas ». + + Le président Geert Bourgeois se prononce pour une régionalisation des soins de santé, de l’impôt des sociétés, de l’organisation de la Justice ; il pense aussi à la Recherche et à la Mobilité.+ + Au lendemain d’élections régionales triomphantes amenant le cartel CD&V/N-VA au pouvoir à la Région flamande avec Yves Leterme, CD&V, comme ministre président, la N-VA se donne un nouveau président, Bart De Wever. Historien de formation, doué d’une intelligence hors du commun, Bart De Wever est un obsédé de l’indépendance flamande. Un slogan + + : « Il faut réformer l’Etat ». Un parlementaire de la N-VA, Jan Loones, résume parfaitement l’état d’esprit qui anime la N-VA : « Il y a longtemps qu’il n’y a plus de honte à être séparatiste. Pourquoi ne pourrions-nous pas exiger une Flandre indépendante comme les Palestiniens ou les Basques, et beaucoup d’autres amis progressistes ? … Une Flandre indépendante est une exigence justifiée pour ceux qui constatent que la Belgique ne fonctionne plus ». + + Le credo de Bart De Wever : « Tout le monde doit bouger ». Entendez, selon le tempo, le rythme imposé par la Flandre. « On parle, souligne-t-il, de la périphérie depuis 1963 au Parlement. Nous voulons une solution maintenant, pour la pacification, une solution permanente que tout le ponde puisse accepter…nous ne voulons pas une purification ethnique. Mais j’espère que les francophones vont accepter que c’est la personne qui doit s’adapter aux Régions et pas les Régions qui doivent s’adapter à une personne »… + + Punt aan de lijn !
14:05 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sondage, regard, epuration, yves leterme, bhv, liberation, cd v, bart de wever, eric van rompuy, geert bourgeois, n-va, jo vandeurzen, volksunie, nieuwsblad |
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11.11.2007
APOPHTEGMES POLITICIENS ...
APOPHTEGMES POLITICIENS … - Après le vote unilatéral flamand de la scission BHV … Après le communiqué du Palais… - • Olivier MAINGAIN, FDF, député-bourgmestre, président du FDF - : … Le débat constitutionnel ne sera plus la priorité du gouvernement parce que ce débat-là se déroulera ailleurs… Yves Leterme n’a plus l’autorité d’un formateur… - • Jo VANDEURZEN, CD&V, député, président du CD&V - : … Un moment difficile, qui a choqué les francophones, mais qui était un signal à leur intention, consistant à leur dire qu’ils devraient se mettre à table pour résoudre des problèmes jugés cruciaux par les Flamands. La réaction de Didier Reynders m’a contraint de clarifier des choses… Il faut des garanties concernant la réforme de l’Etat… Nous voulons des garanties claires avant toute nouvelle négociation gouvernementale… - • Jan JAMBON, N-VA, député - : … Je suis heureux que nos alliés (Ndlr : le CD&V) aient décidé de s’allier sur la nôtre en exigeant des avancées concrètes en matière constitutionnelle… Je pense d’abord que la pression de la N-VA sur le CD&V et le rappel du programme de cartel ont remis certaines montres à l’heure… Nous sommes prêts à réitérer le scénario du 07 novembre… - • Léo WALRY, PS, député, chef de groupe socialiste - : …Si ce qui s’écrit est vrai (ndlr : dans la presse quotidienne La DH, Le Soir, La Libre), on peut se demander si tous les partis présents dans cet hémicycle jouent dans la même pièce. Les francophones se seraient fait humilier par les partis flamands avec la complicité du MR ! … Les Flamands doivent accepter maintenant de revenir sur ce qu’ils nous ont imposé par la force… - • Françoise BERTIEAUX, MR, députée - : … Une réaction forte et proportionnelle aux actes qui ont été posés par les partis flamands le 07 novembre. - • Anne-Marie CORBISIER, CDH, députée - : … Ce qui doit être et doit rester l’objet de nos débats : notre communauté de vue sur la réaction au vote flamand et sur la motion de conflit d’intérêts. - • Marcel CHERON, Ecolo, député - : … Le traumatisme provoqué par le vote du 07 septembre chez les citoyens est réel. Il faut en tenir compte. Nous ne pouvons l’amplifier. Ne jouons pas avec les émotions collectives.
16:54 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : apophtegmes politiciens, olivier maingain, jo vandeurzen, jan jambon, leo walry, francoise bertieaux, anne-marie corbisier, marcel cheron |
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02.11.2007
REACTIONS AUX PROPOS DE BART DE WEVER,HISTORIEN,PRESIDENT DU N-VA
Les propos de Bart DE WEVER, estimant que les excuses du bourgmestre d’Anvers à l’égard de la communauté juive d’Anvers pour la collaboration des autorités de la Ville d’Anvers durant l’occupation nazie étaient gratuites, ont fait des vagues. Les médias francophones ont vertement fustigés les propos abjects de Bart De Wever. Nous reproduisons ci-après les déclarations de personnalités et de partis politiques publiées dans le quotidien Le Soir en particulier : • CENTRE COMMUNAUTAIRE LAÏC JUIF (CCLJ) : « Ce procédé abject de nazification des Juifs et d’Israël appartient à la propagande antisémite ».• Bart SOMERS, président de l’Open VLD, Patrick DEWAEL, ministre de l’Intérieur Open VLD, Karel DE GUCHT , ministre des Affaires étrangères, dans une lettre ouverte écrivent que les excuses anversoises sont « un pas utile pour l’acceptation du passé. La tradition nationale flamande, dont se revendique Bart De Wever est, plus que tout autre courant politique, coloré par et enraciné dans le passé. Celui qui insiste tellement sur son propre passé n’a pas le droit de refuser aux autres leur travail de mémoire ».• Mark EYSKENS, ministre d’Etat CD&V : « Ces déclarations sont grossières, choquantes et totalement déplacées pour la communauté juive de Belgique. On y sent même un soupçon d’antisémitisme. Bart De Wever utilise des arguments que l’on retrouve dans la littérature néo-nazie ».• Hervé HASQUIN, historien, administrateur-délégué du Centre d’études Jean Gol, MR, : « Les propos de Bart De Wever sont inacceptables. Ils témoignent d’un négationnisme rampant. Le geste de Patrick Janssens est par contre courageux, noble et plein de sens. Il a fallu des décennies pour que le gouvernement fédéral et de nombreux responsables politiques en Europe et dans le monde en face autant. Ce n’est donc pas un acte anodin ».• Jo VANDEURZEN, président du CD&V : « Nous ne comprenons pas la réaction du président de la N-VA. Contrairement à ce qu’il dit, les références à l’Holocauste n’ont rien de déplacé dans la lutte contre l’extrême droite. Le plus grand problème n’est pas que les excuses sont venues si tard mais qu’elles n’avaient jusqu’à présent jamais été présentées par un bourgmestre d’Anvers ».• PS, communiqué de presse : « Le PS condamne les propos tendancieux de Bart De Wever qui a vu une instrumentalisation politique, là où chaque citoyen de notre pays voit un acte de profonde et humaine reconnaissance eu égard à cette page difficile de notre histoire. Le président a aussi fait un amalgame que le PS dénonce, entre la Shoah et la situation dramatique et insoutenable que vivent les Palestiniens dans les territoires occupés »• Olivier MAINGAIN, président du FDF : « Par ses déclarations inadmissibles, le président de la N-VA démontre une fois de plus que le mouvement nationaliste flamand ne peut assumer ce moment pénible de l’histoire de notre pays… La collaboration n’est pas imputable à une communauté linguistique plutôt qu’à une autre, mais il est intolérable que le mouvement nationaliste flamand tente encore de la justifier, voire l’excuser ».• CDH, communiqué de presse : « L’Holocauste, qui est un des plus grands drames de l’humanité, ne pourra jamais être banalisé. Les propos de Bart De Wever sont déplacés et offensants … Le travail de mémoire d’une civilisation et la prise de décision qui en découle sont à proprement parler du courage politique et une conduite humaniste indispensable à l’évolution d’une société ».• ECOLO, communiqué de presse : « Nous exprimons notre profonde réprobation à la suite des critiques portées par le président de la N-VA, Bart De Wever à l’égard du bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens. Elles témoignent de son inquiétante capacité à enchaîner les propos abjects. Les propos de M. De Wever devraient poser un problème sérieux à chaque démocrate, et plus encore à ceux qui pactisent avec lui ».• Marc METDEPENNINGEN, journaliste, édito du Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007 : « … L’historien spécialisé dans le mouvement nationaliste flamand qu’était Bart De Wever avant de s’accoupler politiquement avec l’objet de ses études, ne peut ignorer la réalité de la complaisance d’une certaine frange de l’administration anversoise sous l’Occupation à précéder les ordres des nazis dans leur traque aux Juifs… Bart De Wever a la réputation d’être un fin politicien et un homme intelligent. Seuls les naïfs interpréteront sa sortie matamoresque comme un lapsus linguae… Les négociateurs de l’Orange bleue savent plus qu’hier avec qui ils sont tenus de composer, voire de se compromettre ».• Les excuses de Bart DE WEVER : « Si la Communauté juive s’est sentie blessée, je m’en excuse. J’ai simplement voulu dire que tout Anvers n’avait pas collaboré avec les nazis. Et qu’il était facile de demander pardon, 65 ans après les faits, quand la plupart de ceux dont implore le pardon sont morts ».
14:35 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mr, shoah, nationalistes flamands, fdf, cdh, jean gol, ps, jo vandeurzen, reactions aux propros de bart de wever, le soir, cclj, bart somers, patrick dewael, karel de gucht, mark eyskens, anvers |
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