05.05.2010

LA NON-NOMINATION DE TROIS BOURGMESTRES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE....

LA NON-NOMINATION DE TROIS BOURGMESTRES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE…Est-elle si surprenante que cela ? Non, si l’on se réfère à la jurisprudence en la matière avec José Happart, bourgmestre élu dans les Fourons. Le 30 septembre 1986, la quatrième Chambre unilingue flamande du Conseil d’Etat a annulé la nomination de José Happart comme bourgmestre en vertu de la loi sur l’emploi des langues dans l’administration, pour une connaissance insuffisante du néerlandais. + +Comment en est-on arrivé là, trois ans et demi plus tard ? A la suite des « promenades » flamandes de 1978 à 1982 dans les Fourons, José Happart se présente aux élections communales du 10 octobre 1982 sur la liste wallonne « Retour à Liège ». Vainqueur aux élections et avec le plus grand nombre de voix, il est logiquement proposé comme bourgmestre ; le Roi le nomme le 4 février 1983 mais conditionne son entrée en fonction à la décision de la Chambre flamande du Conseil d’Etat. Celle-ci rend son arrêt le 30 septembre 1986 : la nomination de José Happart est annulée. Réaction du groupe « Retour à Liège » : le 13 octobre 1986 la cloche sonne le départ du premier tour de ce qui a été appelé le « Carrousel fouronnais ». Entre le 13 octobre 1986 et le 15 octobre 1987, le « carrousel » tournera neuf tours ! José Happart ne sera jamais nommé ! Les Fourons seront abandonnés lors des accords sur l’application de la « 107 quater de la Constitution ». Les partis francophones, PS et PSC, obtiennent un large accroissement des compétences des Régions et des Communautés ; ils lâchent carrément non seulement José Happart, forcé de retirer sa candidature comme bourgmestre, mais ils limitent la Région de Bruxelles strictement à 19 communes. Une énième capitulation.+ + + Soyez les ambassadrices, les ambassadeurs de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles. Invitez vos connaissances à visiter régulièrement son site accessible via : www.liguewallonnebruxelles.be et son blogue via http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be

11.09.2009

PIPELETTE : LES INDEMNITES DE SORTIE DES PARLEMENTAIRES...

PIPELETTE : LES INDEMNITES DE SORTIE DES PARLEMENTAIRES...Tu sais Souricette, ==- Eric Deffet, journaliste, Edito du quotidien Le Soir du 10 septembre 2009. « Plaidoyer à contre cœur pour José H.", il écrit bien : « ... « s’offrir » Happart serait indigne de cette assemblée (Parlement wallon, ndlr). La bonne gouvernance ne peut pas être à géométrie variable : quand on l’exige des autres, il faut d’abord l’appliquer à ses propres pratiques. Ici, elle vacille sur ses bases : la sécurité juridique d’une décision valablement fondée n’est plus acquise... » + + + - José Happart, ancien président du Parlement régional wallon, au cours d’un entretien avec Pierre Bouillon, journaliste, Le Soir du 10 septembre 2009, réplique pas mal sur un ton monocorde : « ... Je n’ai absolument rien à voir avec tout çà. C’est un système mis au point il y a 25 ans. On a assimilé la fonction de président du Parlement régional à celle de ministre, qu’il s’agisse de l’indemnité parlementaire et de l’indemnité de sortie... On ne change pas les règles du jeu en cours de partie. Qu’ils décident ce qu’ils veulent pour l’avenir. Mais s’agissant de moi, il y aurait un effet rétroactif qui n’est pas correct en termes de droit. Ce ne serait pas normal. Ou alors, tout ça, c’est parce que c’est José Happart ? Le vent ne souffle que sur les sommets... ». Tu vois, Souricette, c’est un alignement sur la pratique fédérale. Pas de quoi à fouetter un rat ! Et à propos d’Ecolo, José Happart donne une leçon de fair-play à la nouvelle présidente du Parlement régional wallon : « ... Un mot, tout de même sur Emily Hoyos. Son attitude ne cadre pas avec la neutralité de la fonction de présidente de l’Assemblée (du Parlement wallon, ndlr)... Elle n’est plus une Ecolo en campagne. Elle président un Parlement... ». + + + - Herman De Croo, ancien président de la Chambre des Représentants, dit en d’autres termes la même chose que José Happart : « Le parlementaire n’a pas de statut, donc pas de Sécu, etc. Et la durée moyenne d’un mandat en Belgique est de six ans. Si on ne prévoit pas d’indemnité du tout, pour la reconversion, alors on n’aura plus que des gens venant des syndicats, des partis ; je veux dire par là des gens qui bénéficient de congés politiques et qui sont sûrs de retrouver leur place dans leur organisation ensuite. Que veut-on ? ».+ + + - Bernard Wesphael, chef du groupe Ecolo au Parlement régional wallon, n’en démord pas : « ...En ces temps difficiles, la logique d’économie doit concerner tout le monde... ». Es-tu d’accord Souricette ? + + + La conclusion de Pipelette : « Il n’y a pas lieu de s’offusquer. La fonction de parlementaire s’est professionnalisée. Dès lors, c’est normal. Sinon... l’interdiction de toucher un « parachute doré » doit être étendue au privé... Où va-t-on ?

10.08.2009

LES FOURONNAIS, CES OUBKIES...

An 2000 – Le groupe flamand Voerbelangen conquiert, avec l’installation massive de Hollandais, la majorité au Conseil communal. + + An 2006 – Consolidation de la majorité flamande aux élections communales. + + Dans l’indifférence. La flamandisation fait son œuvre. Le français recule. + + Le bourgmestre Huub Broes, professeur de français de formation, sur les injonctions de la Communauté flamande ne répond plus aux interpellations formulées en français. Il justifie son mutisme : « On m’a fait remarquer que j’étais dans l’illégalité lorsque je répondais en néerlandais aux interpellations francophones et que si je persiste dans cette attitude, les décisions prises par le Conseil communal risquent d’être annulées par la tutelle ».+ +Conséquemment dans les Fourons : tolérance zéro avec pour objectif de flamandiser tout ce qui peut l’être et d’éjecter tout le reste de la commune. Résultat : vente des immeubles et des bois, volonté de casser tous les liens organiques avec la Wallonie, attaque planifiée sur les enfants (plaine de jeux), expulsion du S.I. des Trois Frontières... + +Voici le témoignage d’un citoyen, Michel Lixon : « ... « Aux Fourons, l’épuration ethnique est en cours et rien ne l’arrêtera : on vend des maisons louées par des francophones, on interdit à un artisan wallon son métier de menuisier car cela gêne un « étranger orangiste », on coupe les arbres plantés par les francophones... et, dernière invention de la majorité flamingante, les fonctionnaires de la maison communale ne peuvent plus se parler en français, ni même écouter la radio dans cette langue ; ils doivent désormais s’exprimer en flamand... ».+ + +José Happart, PS, fondateur de l’Action fouronnaise, dans une interview donnée au journal Le Soir, déclarait en février 2005 à propos des Fourons : « ... On travaille avec mon frère Jean-Marie au niveau de l’Action fouronnaise pour déposer, soit un projet de loi, soit des amendements de projet qui sortira des discussions au Fédéral à propos de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde... Ramener Fourons dans le débat pour qu’on lui accorde le statut régional. C’est, me semble-t-il, une solution apaisante...». + + +Les Fourons retombent épisodiquement dans l’oubli. Au cours de la 31e fête du peuple fouronnais, qui s’est déroulée le dimanche 30 septembre 2007, au Centre culturel de Fouron-Saint-Martin, le drame des Fourons a été resoulevé . Elio Di Rupo, président du PS présent à la Fête du peuple fouronnais, s’est exclamé : « ... En cas de radicalisation des exigences flamandes, il faudra du côté francophone mettre sur la table une révision fondamentale du statut des Fourons... ». « Il faudra... ». Propos de circonstances ou propos de sincérité ? Serait-ce un véritable retour du statut des Fourons dans les discussions communautaires : un statut birégional et bicommunautaire ?

12.09.2008

PARLEMENT WALLON : UNE DELEGATION A KINSHASA...

COMMUNIQUE DE BELGA PRESS RELEASE ++ La délégation du Parlement wallon à Kinshasa ++ La délégation du Bureau du PARLEMENT WALLON conduite par le PrésidentJosé Happart accompagné des députés Jean-Claude Van Cauwenberghe etJean-Pierre Dardenne s’est rendue du 8 au 12 septembre à Kinshasapour confirmer et conforter les excellentes relations entre laWallonie et la République démocratique du Congo. ++ Il est apparu indispensable aux responsables wallons de dissiper lamauvaise impression laissée parmi les dirigeants congolais par lesdéclarations pour le moins maladroites et inadéquates du Ministrebelge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, lors de sa dernièrevisite au Congo. + + Il s’agissait surtout de veiller à ce que cet épisode malheureux etdommageable pour les rapports belgo-congolais n’affecte pas laqualité de la coopération politique, économique, sociale et agricoleentre la Wallonie et la RDC. + +Reçu par le Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo, parle Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Vital Kamerhe, parle Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du développementrural, Son Excellence Nzanga Mobutu, par le Ministre des Affairesétrangères et de la Coopération internationale, Son ExcellenceAntipas Mbusa Nyamwisi, par le Vice-Ministre de l’Intérieur, de laSécurité et de la Décentralisation représentant le Ministre d’Etat,Son Excellence Denis Kalume et par le Rapporteur de l’Assembléeprovinciale de Kinshasa, représentant le Président, l’Honorable RogerNsingi, la délégation a enregistré avec satisfaction l’impact positifde sa visite auprès des Autorités de la RDC. Au demeurant, celles-cimesurent bien les nuances existant au sein du monde politique belgepar rapport à l’incident "De Gucht". ++ L’espoir de la délégation wallonne est que les contacts qu’elle apris mènent à la reprise normale des relations diplomatiques avec leCongo. En effet, à ce jour, l’Ambassadeur de la RDC à Bruxelles esttoujours à Kinshasa où il a été rappelé, les Consulats belges deLubumbashi et Bukavu restent fermés et le Comité des partenaires nes’est pas encore réuni, pour ne citer que les conséquences concrètesde l’incident De Gucht et cela, sans parler des dommages d’ordrepolitiques et autres. ++ La mission du Parlement wallon qui relève de la diplomatieparlementaire a profité de ses contacts pour se tenir au courant dedifférents projets de coopération initiés dans le cadre des accordsentre la Wallonie et la RDC et plus particulièrement des projets"Appui professionnel et scientifique au Centre Agronomique etVétérinaire Tropical de Kinshasa" et "Développement des PME dusecteur agroalimentaire de Kinshasa", en partenariat avec l’Officedes Petites et Moyennes entreprises congolaises et le ServiceNational de Vulgarisation du Ministère congolais de l’Agriculture,projets retenus lors de la 2e session de la Commission MixtePermanente Wallonie-Bruxelles /RDC. ++ Elle a également visité les locaux de la DélégationWallonie-Bruxelles où elle a été accueillie par la nouvelle Déléguée,Mme Kathryn Brahy qui venait juste de prendre ses fonctions àKinshasa. ++Contact:Albert FRERE ++Chargé de Relations Publiques/Presse ++ GSM: 0475/734.608

22.08.2008

UN REGARD EN ARRIERE : COMBAT WALLON OU ES-TU ?

2004. Le Mouvement wallon est englué dans la photographie "pirennéenne" : Une Belgique heureuse montrant la grandeur du passé flamand. Une mystique nationaliste flamande. Les voix des chantres d'une Wallonie libérée du joug flamand, d'une Région wallonne autonome : Robert Collignon, André Cools, Jean-Marie Dehousse, André Genot, Etienne Knoops, Fernand Massart, Robert Moreau, François Perin, André Renard, Guy Spitaels, se sont éteintes… Cette génération de tribuns, d'éveilleurs de conscience n'a pas été remplacée. ++ La génération suivante des Michel Foret, José Happart, Serge Kubla, Jean-Claude Van Cauwenberghe ont endossé les costumes d'apparat des pontes… Une jeune génération d'historiens wallons tarde de s'émanciper de l'éblouissement de la fresque de Henri Pïrenne "Histoire de Belgique", en sept volumes, orientée par une conception nationaliste d'une glorieuse et prestigieuse Flandre. L'éveil d'une conscience wallonne aiguë de Liège à Comines en passant par Arlon, Namur, Charleroi, Tournai, s'est assoupi. ++ Les Fêtes de Wallonie se préparent dans une atmosphère morose… La capitulation de Fourons, le veule lâchage, a refroidi les ardeurs… Une frilosité des esprits.… Une chape anesthésiante d'autosuffisance d'acquis autonomistes s'est étendue sur la Wallonie au rythme de mélodies lancinantes : "Priorité à l'économique et au social", "Laissons mûrir le fédéralisme", "Nous ne sommes demandeurs de rien"… A mots feutrés, il est question de "Nation francophone". La frilosité ankylose la génération de ceux qui ont été portés en politique sur les fonts baptismaux du Combat wallon. Enivrés par le "Contrat d'Avenir pour la Wallonie" créé en 1999 par Elio Di Rupo, porteur d'un discours plus néobelgicain… Replongés dans un sommeil artificiel par un "Contrat d'Avenir renouvelé"… La Wallonie se range sous l'emprise flamande… Pendant ce temps, la Flandre attise sa hargne sur le plan des revendications et cultive un sentiment nationaliste puissant, généralisé d'appartenance collective à une communauté. ++ Robert Collignon, dans une interview accordée au quotidien Le Soir, rubrique "A bout portant" des 18 et 19 septembre 2004, s'il a compris le sentiment d'un aboutissement des réformes institutionnelles qui a envahi les citoyens, ne comprend pas la mise en sourdine du Combat wallon : "Je pense que le Combat wallon a été fédérateur de toutes les tendances. On l'a laissé tomber. Je regrette qu'on n'ait pas pu créer un mouvement wallon fédérateur partant des syndicats et des partis. Le PS demeure l'héritier du Combat wallon mais il l'a occulté". Robert Collignon appelle à une remusculation des politiques wallons. ++ 2008. Les Wallons sortiront-ils de leur sommeil artificiel ? Les politiques wallons se remusculeront-ils ? Les Fêtes de Wallonie marqueront-elles les retrouvailles par la Wallonie de son statut d'antan sur le plan économique et social ? Fierté wallonne.

04.12.2007

COMMUNIQUE DU PRESIDENT DU PARLEMENT WALLON

Le Président du Parlement wallon, José Happart, constate quel'Orange bleue est un échec; ce constat ne souffre aucune équivoque.Pendant 6 mois, les différents partis de cette possible coalition onteu tout le temps de s'accorder et ont emprunté toutes les pistespossibles. Continuer dans cette voie serait un manque de respect pournosconcitoyens qui attendent un gouvernement fédéral habilité à déciderde mesures urgentes et nécessaires que la situation socio-économiqueimpose à moyen et court terme, en particulier pour les plus démunis àl'entrée de l'hiver. - On ne change pas une équipe qui gagne; mais, on ne peut maintenir unequi perd ! -José Happart en appelle au Chef de l'Etat. Il demande au Roi d'oserd'autres formules pour sortir le pays de cette situation. Il suggèrenotamment d'en appeler à une démarche nouvelle et à un dialoguenational au départ des Assemblées fédérées afin de conduire l'Etatvers un système équilibré interrégional - fédéral. -Comme il l'avait déjà déclaré il y a six mois, le Président duParlement wallon pense qu'aujourd'hui, la seule solution possibleest d'élargir l'actuel gouvernement Verhofstadt à la famillesociale chrétienne. De plus, il estime que le mandat qui seraitconfié à cette tripartite classique devrait s'étendre durant toutel'actuelle législature, soit jusqu'en 2011. - En effet, mettre en place un Gouvernement dont la fin seraitprogrammée en 2009, serait ouvrir la voie à une crise certaine,encore plus grave après les prochaines élections régionales. LesWallons et les Bruxellois doivent dès à présent avoir clairement àl'esprit que 2009 est l'année de tous les dangers pour l'avenir del'Etat. -Parallèlement, il faudrait ouvrir une négociation très large, ouverteà toutes les formations démocratiques de ce pays, sans a priori, nipréjugé, sans interdit et sans tabou de la part de personne. Si nousvoulons avoir une chance de poursuivre encore pour quelques décenniesl'aventure de l'Etat Belgique, - en attendant l'avènement d'unvéritable Etat européen dont nos enfants auront grand besoin pourgarantir la paix et la prospérité -, il faut être à même de conclureun “contrat de mariage“ entre les trois régions d'un Etatinterrégional – fédéral. -Les habitants de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles veulent dansleur très grande majorité maintenir l'Etat belge mais sous d'autresformes et à d'autres conditions. Si la Belgique reste une valeurajoutée, notamment en tant qu'image de marque à l'étranger,personne n'a le droit d'imposer à l'autre de manière unilatéralesa propre vision à appliquer à l'ensemble des régions de ce pays.Force est de constater que nous sommes des peuples qui avons deconceptions différentes de la vie en société et de la vie en commun. -Mais, personne ne détient la vérité ! Ce “contrat de mariage“garantirait à chaque partie de réelles avancées, serait établi sur unmode “win-win“ et placerait au centre de toute discussion l'intérêtdes citoyens de chacune des régions. Négocier va de pair avecconcessions, pas avec ukases. -Enfin, le Président du Parlement rappelle que le projet deConstitution wallonne avait comme objectif premier que les Wallonsdiscutent ensemble du projet de société qu'ils souhaitaient poureux-mêmes ainsi que de la définition des conditions de la vie encommun avec les autres régions, à l'instar de ce que le Parlementflamand a débattu et arrêté depuis plusieurs années. - Le retard accumulé par la volonté de certains d'éluder l'inévitablequestion institutionnelle, vitale pour notre avenir, impose à laWallonie et aux francophones de rapidement combler cette lacune ausein de la Commission Wallonie - Bruxelles 2009. - Il est essentiel que les gens de Wallonie et de Bruxelles montrentleur volonté de vivre ensemble et sachent ce qui les rapproche et cequi les différentie, sachent ce que chacun veut faire seul et ce quisera réalisé en commun. - Il sera dès lors plus facile de parler avec la Flandre et d'ainsidonner une chance de poursuivre le chemin commencé en 1830. Sans uncontrat débattu, équilibré et clair entre les trois régions en 2009,le risque que la Flandre suive sa propre route est majeur. -José HAPPART -CONTACT: Francis HOURANT - Directeur de Cabinet du Président José HAPPART - Tél: 0476/91.33.91 Communiqué de presse Belga Press Release

12.11.2007

APOPHTEGMES : PAROLES VISIONNAIRES ...

• Général de GAULLE au professeur Robert Liénard de l’Université de Louvain, fin des années 60 : « J’ai pourtant la conviction que seul un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois ou quatre millions de Wallons ». - • François PERIN, professeur émérite, quotidien La Meuse, avril 1981 : « … Cela fait des années que je pressens ce qui va arriver : les Wallons et les Bruxellois vont se retrouver assez bêtement belges, tout seuls. Après d’éventuelles élections qui n’auront qu’exacerbé le malaise…, le malheureux chef de l’Etat se mettra à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par implosion ». -• Jules GHEUDE, dans le journal Le Monde du 17 mai 2006 formulait le constat suivant : « La Flandre fourbit d’ores et déjà ses armes pour l’ultime combat qu’elle entend mener en 2007, à l’occasion des prochaines élections législatives. Si ses aspirations ne sont pas entendues - notamment la scission de l’emploi et de la sécurité sociale -, elle est disposée à bloquer la formation de tout gouvernement fédéral, voire à larguer les amarres… Du côté des Wallons et des Bruxellois francophones…, une unanimité semble se dégager pour refuser toute nouvelle avancée institutionnelle qui transformerait l’Etat en une coquille vide. On voit mal, dans ces conditions, comment le clash final pourrait être évité… Une chose est sûre en tout cas. Si la Flandre veut mettre fin à l’Etat belge, on ne voit pas ce qui pourrait l’en empêcher. Elle peut, en effet, fort bien proclamer unilatéralement son indépendance à partir de son propre Parlement, lequel tire sa légitimité du scrutin démocratique ».- • Jean QUATREMER, dans le journal Libération du 12 juin 2007, écrivait : « Aucun parti francophone n’est prêt à accepter davantage de fédéralisme, ce qui va rendre extrêmement complexe la formation d’un gouvernement. Pour réformer la Constitution, Leterme doit réunir au moins deux tiers des députés tant du côté francophone que néerlandophone. Une mission qui semble aujourd’hui impossible. La Belgique est-elle encore gouvernable ? » -• Jean-Pierre STROOBANT, dans « lemonde.fr » du 26 août 2007 : « Près de deux mois après les élections, le « formateur » et premier ministre présumé », le chrétien démocrate flamand Yves Leterme, piétine. Certains misent désormais sur son échec et n’hésitent plus à envisager un scénario « tchécoslovaque » : les partis francophones seraient obligés de suspendre les négociations et des Flamands déclareraient que le pays devient ingouvernable, « il faudrait le liquider », selon une formule du politologue Vincent De Coorebyter. » - • José HAPPART, président du Parlement wallon, dans l’Echo du 26 août 2007 : « Personne n’est prêt, ni du côté flamand ni du côté francophone, pour ce round communautaire. Du côté flamand parce que le discours de la N-VA n’est pas le fait d’une minorité au nord du pays. Du côté francophone parce que, si les libéraux ou les humanistes cèdent sur ce terrain, ils vont se faire massacrer aux régionales de juin 2009 ». José Happart appelle de ses vœux « un gouvernement d’affaires courantes rassemblant tous les partis démocratiques du pays ».