27.04.2009
ECOLO-GROEN : BRAS DESSUS, BRAS DESSOUS... TRAVAILLER ENSEMBLE
Une réflexion... ++… La Belgique de demain ? « Travailler ensemble », semble le mot d’ordre de la Flandre donné à sa classe politique… Laissons-nous glisser dans le rêve… !Evelyne Huytebroeck, Ecolo, ministre régionale de l’Environnement, tout sourire, déclare son union avec Groen : «…nous avons la maturité suffisante pour pouvoir travailler ensemble ». +++Christos Doulkeridis, Ecolo, secrétaire régional Ecolo, tout rose, cadre le tableau d’une famille ressoudée : « Nous allons plus loin que tous les processus de collaboration en présentant des priorités communes… Les priorités présentées aux électeurs seront celles-là ». + + + Le programme Ecolo/Groen est classique : développement durable, performance énergétique, réduction de la circulation motorisée, aménagement de zones « 30 », création de piétonniers et de semi-piétonniers, réduction de la pression automobile, diminution des zones de parcage, « tout-au-vélo » par le lancement d’un RER cycliste dans et hors Bruxelles…La touche sociale : lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, augmentation des logements sociaux… + + + Assez inquiétante la mise entre parenthèses du développement de la Région de Bruxelles : pas du tout question de l’élargissement de Bruxelles aux six communes à facilités renvoyé hypocritement à « d’autres niveaux de pouvoir », mais insistance sur une collaboration flamande et française « dans une optique multilingue », autrement dit aval de la thèse flamande d’imposition du bilinguisme obligé flamand-français et des classes d’immersion en langue néerlandaise en Région bruxelloise et en Région wallonne…+ + + Les responsables Ecolo feraient bien de se remémorer les fortes paroles de Jules Destrée exprimées en 1912 dans une lettre au Roi Albert Ier : « L’œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu’ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d’abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s’agit que d’une traduction ; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un jour, le flamand s’affirme en maître ; il revendique la première place qu’il appelle l’égalité ; le français n’est plus que toléré. Enfin, le français, sans cesse anémié, diminué, proscrit (…) Le flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme ». + + + +Jules Destrée, docteur en droit, fut ministre des Sciences et des Arts et fondateur de l’Académie belge de langue et de littérature française de Belgique. Il lutta avec détermination contre ce qu’il a qualifié de « bilinguisme obligé ». + + + Sait-on qu’en Communauté flamande, il est interdit de faire des immersions linguistiques, de parler français dans les entreprises… ? Or, les entreprises flamandes s’installent de plus en plus en Wallonie où elles trouvent des terrains propres pour leur expansion et leur survie. C’est tout dire sur l’insistance intéressée de la Flandre d’installer le bilinguisme, son cheval de Troie, en Communauté française… puis suivront les circulaires interdisant l’utilisation du français dans les institutions publiques, ensuite dans les entreprises, puis sur les marchés et les terrains de football…La flamandisation de TOUTE la Belgique, l’objectif final du Mouvement flamand, sera réalisée. + + + Il est impensable que les parlementaires francophones ignorent cet interdit. Les parlementaires d’Ecolo feignent-ils de l’ignorer ? Il est vrai qu’ils peuvent se référer aux propos tenus par Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne, devant la presse francophone et… flamande le 13 septembre 2007, lors de la présentation des mesures « d’ajustement » du plan Marshall 1.0. Rudy Demotte déclarait : « Nous allons imposer qu’en matière d’immersion linguistique, les décisions soient prises de manière absolument prioritaire en faveur de l’apprentissage du néerlandais, au détriment de destinations plus prisées en Angleterre ou aux Etats-Unis ». + + + Qu’il nous soit cependant permis d’inviter Ecolo à ne pas surfer sur le populisme, à cesser de « laver plus blanc que blanc », à penser davantage à l’intérêt du citoyen au lieu de penser au profit unique du parti.
15:19 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecolo, groen, rer, rudy demotte, bilinguisme, populisme, parcage, tout-au-velo, jules dfestree |
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