24.05.2009

LA FLANDRE S'ATTAQUE A LA PRESENCE FRANCOPHONE...

Vendredi 22 mai 2009, des coups ont été portés en périphérie bruxelloise. Des militants du TAK, du Voorpost et du Vlaamse Belang ont pris violemment en partie des colleurs d’affiche de la liste « Union des Francophones », UF. Est-ce l’escalade dans les relations Nord/Sud ? + + + Damien Thiéry, FDF, bourgmestre non nommé de Linkebeek, candidat UF, tente de calmer les esprits : « Ces extrémistes ne représentent pas la population flamande, j’en suis convaincu. Le but n’est pas d’arriver à une guerre civile ! Mais dites aussi que j’ai été surpris, par la violence… Certains brandissaient des pulvérisateurs et prétendaient nous asperger d’un insecticide contre « la grippe francophone »… Des colleurs ont été roués de coups… ». + + + Eric Libert, FDF, échevin à Rhode-Saint-Genèse : « Provocation ? Les francophones de la périphérie, deux fois plus nombreux que les Flamands de Bruxelles, ne devraient pas affirmer leur présence ? Pas d’accord. Le fait est que la Flandre glisse dans l’ornière nationaliste ». + + + Magali Eylenbosch, PS, candidate à Hal : « De notre part, c’était une action symbolique, mais quelle réaction ! On ne peut pas tolérer cela. On assiste à des dérives inacceptables en Flandre. Je ne suis pas toujours sur la même ligne que mes colistiers FDF, mais il faut être solidaires entre francophones face à de telles dérives ». + + + Les débordements de militants de groupements nationalistes flamands visent le français en Flandre. Ce français qui, malgré les contraintes, les vexations, progresse en périphérie, la ceinture bruxelloise naturelle. En interdisant le collage et toute autre publicité de la liste Union des Francophones, UF, les collèges flamands et les groupement flamands marquent leur volonté, leur détermination à interdire l’usage du français et à chasser les francophones d’un territoire qu’ils prétendent être exclusivement le leur. + + + Les droits des francophones bafoués, décriés, déniés par l’arrogante Flandre. Karel De Gucht, Open VLD, libéral flamand, ministre fédéral des Affaires étrangères, ministre du Commerce extérieur, a l’outrecuidance, l’hypocrisie de déclarer : « Les droits de l’homme appartiennent à tout le monde, sinon à personne. Si nous renonçons à leur universalité, personne ne sera plus en sécurité… L’érosion des droits de l’homme voulue par certains s’opère de différentes manières. La menace la plus importante pèse sur l’élément le plus fondamental mais aussi le plus vulnérable des droits de l’homme : leur universalité. Ce principe implique que les droits et libertés fondamentales soient partagés par tous les êtres humains ». + + + La Flandre est loin de partager ces droits. Elle nargue même le Conseil de l’Europe en refusant de ratifier la Convention-cadre de protection des minorités nationales. Quel crédit peut-on accorder aux propos d’une personnalité politique flamande ? Mais, l’arrogance flamande ne serait-elle pas nourrie par la vendetta entre partis francophones ? Le 7 juin prochain, beaucoup de questions se poseront à notre esprit avant de voter. Une pensée dominante : Ne pas être un prisonnier de la Flandre. Affirmer notre fierté d’être francophone.

13.05.2009

LES FRANCOPHONES COLONISES PAR LES FLAMANDS ...

…Non contents d’occuper tous les postes régaliens, y compris le ministère des Finances, étant donné la faiblesse de la gestion du Ministre francophone des Finances, soulignée par les Flamands eux-mêmes, la Flandre veut étendre son empire sur les hautes fonctions de l’Administration. + + Dans le collimateur flamand, le Commissaire général de la police fédérale, Fernand Koekelberg. Un francophone patron de la police fédérale, insupportable pour la Flandre ! Il doit partir ! + + Un motif : Transmission tardive d’une lettre anonyme à la justice accusant d’irrégularités commises par le ministre de l’Intérieur Guido De Padt, OpenVLD, libéral flamand, pendant son mandat de président du CPAS de Geraadsbergen (Grammont). Le ministre Guido De Padt n’apprécie pas l’envoi de la lettre ; il charge le comité P de la police d’une enquête au terme de laquelle le Comité P estime que le Commissaire général de la police fédérale, Fernand Koekelberg, s’est rendu coupable de violation du secret professionnel. + + La sanction : Suspension de Fernand Koekelberg d’une partie de ses prérogatives pour une durée de deux ans, à savoir : la coordination de l’ensemble des directions, la fonction d’audit, et les relations publiques de la police fédérale. + + L’application : Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, OpenVLD, libéral flamand, actionne la « guillotine ». Fernand Koekelberg est suspendu de certaines de ses compétences pendant une durée de deux mois ! + + Saisi de l’affaire, le Conseil d’Etat casse la décision du ministre Karel De Gucht dans un arrêt cinglant : « … Dans le contexte d’une affaire largement médiatisée, il ne saurait être contesté que l’atteinte à l’honneur et à la réputation d’un des plus hauts fonctionnaires du Royaume soit constitutive d’un préjudice grave difficilement réparable… » Sur le fond, le Conseil d’Etat estime que les deux ministres « ont perdu de vue que les mesures d’ordre doivent cependant être adéquates par rapport au statut et au rôle de celui-ci… » Au passage, le Conseil d’Etat donne une bonne baffe au ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, en déclarant que le ministre a pris une décision d’ordre sans disposer « d’aucun élément probant ni même plausible ». + + Dans le même temps, le parquet de Bruxelles classe sans suite la plainte déposée par le Comité P contre Fernand Koekelberg. Mais le mal est fait ! + + Le journaliste Marc Metdepenningen, du quotidien Le Soir, ne se trompe dans son analyse en soulignant que « la mesure disciplinaire prise à l’encontre de Fernand Koekelberg… ne peut se comprendre que comme la volonté des ministres successifs de l’Intérieur Patrick Dewael et Guido De Padt, tous deux OpenVLD, de se débarrasser d’un commissaire général trop démocrate peut-être à leur gout ; du rôle francophone aussi ; ou encore barrant l’accès aux fonctions d’autorité que monopolisent le VLD et le CD&V à l’un de leurs affidés ». + + Une préfiguration de ce que sera la Belgique française dans l’après 7 juin 2009 : une colonie de la Flandre ! Les qautre partis traditionnels, CDH, ECOLO, MR, PS porteront une très lourde et grave responsabilité.

18.02.2009

UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT ...

OPEN VLD (Open Vlaams Liberalen en Democraten) = = Le parti libéral flamand est un champion de la mue. Du patronyme PVV, il s’est mué en 1992 en VLD (Vlaams Liberalen en Democraten). Mais il se sent mal dans sa peau « classes moyennes » ; il veut ratisser large, s’adresser à tous les citoyens ; il s’éclate dans le cycle Open VLD, « open » signifiant « ouverture ». = = Karel De Gucht, le nouveau président, veut faire de son parti le plus grand parti populaire , le premier parti de Flandre. Le VLD ouvre ses bras aux parlementaires orphelins de la Volksunie explosée. C’est la pagaille qui s’y installe : les uns tirant à hue, les autres tirant à dia. Le charivari. = = Changement de direction. Les élections pointent à l’horizon. Dirck Sterckx, un président de transition, veut apporter un souffle d’optimisme et restaurer la sérénité. Une orientation résolument tournée vers l’avenir. Il présente aux électeurs un programme électoral très clair, rassurant : « Nous souhaitons alléger les charges pour poursuivre la relance de l’économie ; c’est la seule manière de créer plus d’emplois, de stimuler l’esprit d’entreprise, de faire face aux coûts du vieillissement et de préserver notre système de sécurité sociale ? Nous devons expliquer nos réalisations aux citoyens et leur dire ce qu'ils peuvent attendre de nous? Nous avons moins de quatre mois pour y parvenir. Et ce parti a démontré qu’il disposait d’un énorme potentiel de réaction ». = = Mais, c’est l’échec aux élections. Le VLD se lézarde de plus en plus. Les empoignades n’en finissent pas. Nouveau changement de président ; à l’élection présidentielle du 4 décembre 2004, c’est Bart Somers, l’apparatchik, qui l’emporte sur le populiste Jean-Marie Dedecker. L’Open VLD replonge dans la division entre les tenants du « non » à toute coalition avec le Vlaams Belang (la ligne Verhofstadt, Somers, De Gucht) et les tenants du « oui » à l’ouverture au Vlaams Belang (la ligne Dedecker, Coveliers, Vankrunkelsven). = = Le président Bart Somers, au congrès de mai 2005, appelle à l’union : « Arrêtez de vider vos querelles politiciennes sur la place publique et de lancer des reproches à vos collègues ».L’Open VLD resserre les rangs par un recentrage idéologique sur des projets porteurs tels que l’abaissement de la pression fiscale sur la moyenne européenne. = = Il n’en reste pas moins que ça cogne dur entre Karel De Gucht et Jean-Marie Dedecker ; celui-ci accuse Karel De Gucht de mener « une campagne de diffamation personnelle contre moi. Il a d’ailleurs une réputation de querelleur ». Une odeur de souffre flotte dans l’air. Un éclatement… = = A force de vouloir grandir et d’accueillir des personnalités de tout bord : des ex-CVP, des ex-Volksunie, des Bekende Vlamingen (des Flamands connus) tels l’ex-coach national des judokas Jean-Marie Dedecker, la chanteuse Margriet Hermans, l’organisateur du festival de Werchter Herman Schueremans, l’Open VLD est devenu une auberge espagnole, une foire d’empoigne. Les exclusions se succèdent, dont celle du populiste et ultranationaliste Jean-Marie Dedecker. = = C’est l’effondrement au soir des élections fédérales de juin 2007. L’Open VLD plonge aux enfers. La main passe au cartel CD&V/N-VA qui devient le premier groupe politique de Flandre. La Déchéance. = + + = LIJST DEDECKER (LDD) = = Exclu de l’Open VLD, l’ex-judoka Jean-Marie Dedecker fonde son propre parti : Lijst Dedecker, en abrégé LDD. Il cartonne d’emblée aux élections législatives du 7 juin 2007 : 5 élus à la Chambre, 1 élu au Sénat. Son credo : un confédéralisme fortement teinté de séparatisme. Il surfe sur le nationalisme flamingant. = = Fin janvier 2008, Jean-Marie Dedecker porte son regard sur Bruxelles ; il se prononce pour un dépôt d’une liste aux élections régionales de juin 2009. Il marque la volonté de la Flandre d’incorporer Bruxelles « sa » capitale dans « son » territoire. « Les institutions bruxelloises ont besoin de simplification et de clarté » plaide Jan Vandenbussche, président de la régionale bruxelloise de la LDD. = = Son programme pour Bruxelles est simple à large coloration flamande : fusion des 19 communes, non-élargissement de Bruxelles, parité linguistique, autonomie fiscale, accords de coopération « transfrontaliers » pour les infrastructures, l’environnement et le travail « frontalier » ; la gestion de l’aéroport, de la rocade, du RER et de la forêt de Soignes est confiée à des organes composés paritairement des trois Régions, flamande, wallonne et bruxelloise. En un mot : enclavement définitif de Bruxelles en Flandre. = = En excellent coach, Jean-Marie Dedecker concède le terrain bruxellois à son ami Rudy Aernoudt qui épouse largement sa thématique. Il se cantonne sur « sa » Flandre. Il cartonne dans les sondages. Deuxième parti de Flandre devant l’Open VLD ! La Lijst Dedecker s’envole vers la félicité céleste : incontournable dans la formation du gouvernement régional flamand. La Béatitude.

12.09.2008

PARLEMENT WALLON : UNE DELEGATION A KINSHASA...

COMMUNIQUE DE BELGA PRESS RELEASE ++ La délégation du Parlement wallon à Kinshasa ++ La délégation du Bureau du PARLEMENT WALLON conduite par le PrésidentJosé Happart accompagné des députés Jean-Claude Van Cauwenberghe etJean-Pierre Dardenne s’est rendue du 8 au 12 septembre à Kinshasapour confirmer et conforter les excellentes relations entre laWallonie et la République démocratique du Congo. ++ Il est apparu indispensable aux responsables wallons de dissiper lamauvaise impression laissée parmi les dirigeants congolais par lesdéclarations pour le moins maladroites et inadéquates du Ministrebelge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, lors de sa dernièrevisite au Congo. + + Il s’agissait surtout de veiller à ce que cet épisode malheureux etdommageable pour les rapports belgo-congolais n’affecte pas laqualité de la coopération politique, économique, sociale et agricoleentre la Wallonie et la RDC. + +Reçu par le Président du Sénat, l’Honorable Léon Kengo wa Dondo, parle Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Vital Kamerhe, parle Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du développementrural, Son Excellence Nzanga Mobutu, par le Ministre des Affairesétrangères et de la Coopération internationale, Son ExcellenceAntipas Mbusa Nyamwisi, par le Vice-Ministre de l’Intérieur, de laSécurité et de la Décentralisation représentant le Ministre d’Etat,Son Excellence Denis Kalume et par le Rapporteur de l’Assembléeprovinciale de Kinshasa, représentant le Président, l’Honorable RogerNsingi, la délégation a enregistré avec satisfaction l’impact positifde sa visite auprès des Autorités de la RDC. Au demeurant, celles-cimesurent bien les nuances existant au sein du monde politique belgepar rapport à l’incident "De Gucht". ++ L’espoir de la délégation wallonne est que les contacts qu’elle apris mènent à la reprise normale des relations diplomatiques avec leCongo. En effet, à ce jour, l’Ambassadeur de la RDC à Bruxelles esttoujours à Kinshasa où il a été rappelé, les Consulats belges deLubumbashi et Bukavu restent fermés et le Comité des partenaires nes’est pas encore réuni, pour ne citer que les conséquences concrètesde l’incident De Gucht et cela, sans parler des dommages d’ordrepolitiques et autres. ++ La mission du Parlement wallon qui relève de la diplomatieparlementaire a profité de ses contacts pour se tenir au courant dedifférents projets de coopération initiés dans le cadre des accordsentre la Wallonie et la RDC et plus particulièrement des projets"Appui professionnel et scientifique au Centre Agronomique etVétérinaire Tropical de Kinshasa" et "Développement des PME dusecteur agroalimentaire de Kinshasa", en partenariat avec l’Officedes Petites et Moyennes entreprises congolaises et le ServiceNational de Vulgarisation du Ministère congolais de l’Agriculture,projets retenus lors de la 2e session de la Commission MixtePermanente Wallonie-Bruxelles /RDC. ++ Elle a également visité les locaux de la DélégationWallonie-Bruxelles où elle a été accueillie par la nouvelle Déléguée,Mme Kathryn Brahy qui venait juste de prendre ses fonctions àKinshasa. ++Contact:Albert FRERE ++Chargé de Relations Publiques/Presse ++ GSM: 0475/734.608

02.11.2007

REACTIONS AUX PROPOS DE BART DE WEVER,HISTORIEN,PRESIDENT DU N-VA

Les propos de Bart DE WEVER, estimant que les excuses du bourgmestre d’Anvers à l’égard de la communauté juive d’Anvers pour la collaboration des autorités de la Ville d’Anvers durant l’occupation nazie étaient gratuites, ont fait des vagues. Les médias francophones ont vertement fustigés les propos abjects de Bart De Wever. Nous reproduisons ci-après les déclarations de personnalités et de partis politiques publiées dans le quotidien Le Soir en particulier : • CENTRE COMMUNAUTAIRE LAÏC JUIF (CCLJ) : « Ce procédé abject de nazification des Juifs et d’Israël appartient à la propagande antisémite ».• Bart SOMERS, président de l’Open VLD, Patrick DEWAEL, ministre de l’Intérieur Open VLD, Karel DE GUCHT , ministre des Affaires étrangères, dans une lettre ouverte écrivent que les excuses anversoises sont « un pas utile pour l’acceptation du passé. La tradition nationale flamande, dont se revendique Bart De Wever est, plus que tout autre courant politique, coloré par et enraciné dans le passé. Celui qui insiste tellement sur son propre passé n’a pas le droit de refuser aux autres leur travail de mémoire ».• Mark EYSKENS, ministre d’Etat CD&V : « Ces déclarations sont grossières, choquantes et totalement déplacées pour la communauté juive de Belgique. On y sent même un soupçon d’antisémitisme. Bart De Wever utilise des arguments que l’on retrouve dans la littérature néo-nazie ».• Hervé HASQUIN, historien, administrateur-délégué du Centre d’études Jean Gol, MR, : « Les propos de Bart De Wever sont inacceptables. Ils témoignent d’un négationnisme rampant. Le geste de Patrick Janssens est par contre courageux, noble et plein de sens. Il a fallu des décennies pour que le gouvernement fédéral et de nombreux responsables politiques en Europe et dans le monde en face autant. Ce n’est donc pas un acte anodin ».• Jo VANDEURZEN, président du CD&V : « Nous ne comprenons pas la réaction du président de la N-VA. Contrairement à ce qu’il dit, les références à l’Holocauste n’ont rien de déplacé dans la lutte contre l’extrême droite. Le plus grand problème n’est pas que les excuses sont venues si tard mais qu’elles n’avaient jusqu’à présent jamais été présentées par un bourgmestre d’Anvers ».• PS, communiqué de presse : « Le PS condamne les propos tendancieux de Bart De Wever qui a vu une instrumentalisation politique, là où chaque citoyen de notre pays voit un acte de profonde et humaine reconnaissance eu égard à cette page difficile de notre histoire. Le président a aussi fait un amalgame que le PS dénonce, entre la Shoah et la situation dramatique et insoutenable que vivent les Palestiniens dans les territoires occupés »• Olivier MAINGAIN, président du FDF : « Par ses déclarations inadmissibles, le président de la N-VA démontre une fois de plus que le mouvement nationaliste flamand ne peut assumer ce moment pénible de l’histoire de notre pays… La collaboration n’est pas imputable à une communauté linguistique plutôt qu’à une autre, mais il est intolérable que le mouvement nationaliste flamand tente encore de la justifier, voire l’excuser ».• CDH, communiqué de presse : « L’Holocauste, qui est un des plus grands drames de l’humanité, ne pourra jamais être banalisé. Les propos de Bart De Wever sont déplacés et offensants … Le travail de mémoire d’une civilisation et la prise de décision qui en découle sont à proprement parler du courage politique et une conduite humaniste indispensable à l’évolution d’une société ».• ECOLO, communiqué de presse : « Nous exprimons notre profonde réprobation à la suite des critiques portées par le président de la N-VA, Bart De Wever à l’égard du bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens. Elles témoignent de son inquiétante capacité à enchaîner les propos abjects. Les propos de M. De Wever devraient poser un problème sérieux à chaque démocrate, et plus encore à ceux qui pactisent avec lui ».• Marc METDEPENNINGEN, journaliste, édito du Soir des mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre 2007 : « … L’historien spécialisé dans le mouvement nationaliste flamand qu’était Bart De Wever avant de s’accoupler politiquement avec l’objet de ses études, ne peut ignorer la réalité de la complaisance d’une certaine frange de l’administration anversoise sous l’Occupation à précéder les ordres des nazis dans leur traque aux Juifs… Bart De Wever a la réputation d’être un fin politicien et un homme intelligent. Seuls les naïfs interpréteront sa sortie matamoresque comme un lapsus linguae… Les négociateurs de l’Orange bleue savent plus qu’hier avec qui ils sont tenus de composer, voire de se compromettre ».• Les excuses de Bart DE WEVER : « Si la Communauté juive s’est sentie blessée, je m’en excuse. J’ai simplement voulu dire que tout Anvers n’avait pas collaboré avec les nazis. Et qu’il était facile de demander pardon, 65 ans après les faits, quand la plupart de ceux dont implore le pardon sont morts ».