22.02.2010

FLAMANDISATION CHAFOUIE DE BRUXELLES : DISSIMULATION...

Les ministres flamands du gouvernement régional de la Région de Bruxelles-Capitale, sont actifs dans le domaine de la présentation d’une image flamande de Bruxelles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Belgique. Cela fut particulièrement marquant sous l’ère de l’ancien ministre régional bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, souligne Madame Nazia Mahieu, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste, ex-Parti Féministe Unifié. Elle fait observer que la Stib, les vélos régionaux, le réaménagement des carrefours de circulation ont reçu un coup de brosse « afin que les Flamands se sentent chez eux dans leur capitale et que Bruxelles soit la vitrine de la Flandre ». Le français relégué à la seconde place. <><>Madame Nazia Mahieu nous démontre que la Stib fut spécialement choyée par Pascal Smet :- Les points de vente de la Stib ont été rebaptisés : GO – KIOSK – BOOTIK <><>- L’information à la clientèle a été étendue à la langue anglaise et à la langue allemande ; les panneaux lumineux d’information affichent les messages en caractères jaunes sur fond noir <><>- Les instructions orales sont énoncées dans l’ordre : en néerlandais, en français, en anglais et en allemand <><>- L’affichage des informations sur panneau est de plus en plus unilingue français et unilingue flamand, placé à des endroits différents l’un de l’autre <><>- Les anciennes voitures de tram sont repeintes en jaune et noir <><>- Les nouvelles voitures de métro, de tram, les nouveaux bus sont de couleur grise… <><>La circulation à vélo, chère à Pascal Smet, a reçu une attention flamande particulière. Baptisé « VILLO », le plan régional bruxellois de déplacement par vélo exhibe les couleurs de la Flandre, soit le jaune et le noir, sur toutes les pistes cyclables et routes bruxelloises, au lieu des couleurs bruxelloises, soit le bleu et le jaune.<><>Autre point qui n’a pas échappé à l’œil flamand de Pascal Smet : les poteaux à feux de signalisation aux couleurs rouges et blanches sont remplacés par des poteaux peints uniformément en gris… <><>Des « mesurettes » sans importance, dans l’esprit des mandataires bruxellois francophones ! Ils ne réagissent pas aux attaques flamandes contre le respect de l’identité bruxelloise ; ils ne réagissent pas contre la relégation du français au second rang ; ils ne réagissent pas contre l’anglicanisation et la multilinguisation de Bruxelles voulues par les Flamands, passage obligé dans leur plan de flamandisation progressive de Bruxelles. Et cependant la plupart des mandataires bruxellois sont bourgmestres, échevins et conseillers communaux en contact direct avec la vie quotidienne des citoyens. Ils acceptent – par intérêt personnel ou par intérêt de leur parti ? – la pensée unique « in english of course ». Dissimulation par indifférence. <><>C’est pourquoi les citoyens d’en bas que nous sommes, nous ne devons pas baisser les bras et se dire que cela ne vaut pas la peine de défendre un français malmené. Notre langue française, c’est notre différence, c’est une grande partie de notre identité. C’est notre âme. Nous ne pouvons pas lâcher prise. Nous devons défendre, envers et contre tout, notre attachement à la langue et à la culture françaises ; nous devons, sans renoncement, défendre nos droits de Francophones dans un Etat où la loyauté fédéral n’est plus la règle du jeu. Revitalisons chaque jour la vigilance pour que jamais la prophétie de Jules Destrée se réalise : « Et le lion des Flandres est souverain partout ». <><>En conclusion de billet, penchons-nous sur les propos de Anna Maria Campogrande et méditons-les : « La langue n’est pas un simple et banal instrument de communication. La langue préside, avant tout, à la structuration de la pensée ; elle confère une échelle d’évaluation des valeurs, une aptitude à l’application du droit, une vision du monde ».

21.08.2009

L'AFFIRMATION DU CARACTERE FLAMAND DE BRUXELLES...

La Flandre tire tous azimuts. Certains d’entre vous s’étonnent et sourient de voir des groupes de Flamands en visites guidées de Bruxelles, en particulier dans le quartier Matonge, le Centre Ville et les communes de la grande ceinture. Ces visites ne sont pas innocentes. En fait, la Flandre cherche à encourager ses concitoyens à venir s’établir à Bruxelles, à reflamandiser Bruxelles, à démontrer le caractère multiculturel de Bruxelles. + + Il y a l’appel lancé aux étudiants de Flandre par Bert Anciaux, Spirit, ministre régional flamand, chargé des Affaires bruxelloises, les invitant à venir s’installer à Bruxelles : « J’entends par là promouvoir la capitale comme ville étudiante ». Astucieusement, il associe la STIB à son opération charme par l’ouverture par celle-ci d’une agence commerciale chargée de délivrer les abonnements à prix réduit. Une initiative du gouvernement flamand qui reçoit le soutien de Pascal Smet, SP.A, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois : « La Région bruxelloise n’est certes pas compétente en la matière, souligne-t-il. L’exécutif bruxellois a décidé certains tarifs préférentiels mais les étudiants du supérieur ne sont pas repris. Mais si la Communauté française décidait d’appliquer une mesure similaire, la STIB pourrait délivrer les mêmes services ». + + Autre astuce flamande : repeindre en gris les trams, les bus et le métro bruxellois, une couleur germanique. Fini le jaune, bien visible. Tout le charroi public sera progressivement gris ! Ainsi le veut, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois. Donner une autre image de Bruxelles est l’obsession des ministres régionaux flamands. Après la peinture grise, Pascal Smet se frotte à la plastique des mots ; il rebaptise les points de vente de la STIB selon leur grandeur : les grands, en « flamanglais » : « Bootik » ; les petits, en flamand : « Kiosk » ; les distributeurs de billets deviennent en anglais : « Go ». + + Brigitte Grouwels, CD&V, ministre régional bruxellois, refuse de lever les astreintes frappant le Fédéral en raison des violations des normes de bruit par les avions ; elle menace de quitter l’exécutif bruxellois entraînant avec elle le CD&V. Dès lors, le Vlaams Blok entrerait au gouvernement bruxellois ! Imbuvable pour les francophones. Conséquemment, on sait désormais et clairement que la Flandre mène Bruxelles par le bout du nez ! + + Si l’on ajoute l’essaimage par les médias flamands de l’idée que Bruxelles n’est pas aussi francophone qu’on le dit, mais est majoritairement d’identité étrangère et flamande, les portes de sa mise sous tutelle par la Flandre s’ouvrent. Bruxelles tombe sous l’empire d’un régime colonial. + + + Une voix dans notre cœur s’élève : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française

02.02.2009

LA NOUVELLE BELGIQUE, QUELLE FORME ?...

Faut pas rêver aux embrassades entre le coq wallon et le lion flamand, un bouquet d’iris à la « patte ». Il est puéril de croire que l’on reviendra en arrière, à la Belgique de grand-papa et de papa ! Les Flamands l’ont tuée en 1962, lors d’un vote majoritaire à la Chambre des Représentants sur la fixation des frontières linguistiques. Le vote a été obtenu quasi exclusivement par la majorité numérique flamande, seules quelques voix égarées wallonnes se sont jointes aux voix flamandes. Le tracé des frontières linguistiques n’a donc pas été le fruit d’un accord de communauté à communauté ; il est le résultat d’un coup de force des Flamands qui voulaient « s’emparer » des Fourons pour ouvrir une voie vers la région de langue allemande et « endiguer » la tache d’huile francophone qui s’étendait en périphérie bruxelloise. Le coup de force des parlementaires flamandes fut une grande victoire du Mouvement flamand : un élargissement de la Région unilingue flamande. + + Faut pas rêver à un retour géographique d’avant 1962. Pour le Mouvement flamand et pour la Flandre tout entière, les frontières linguistiques sont intangibles dans le sens d’une rétrocession de territoires francisés acquis. + + Faut pas rêver que les Flamands accepteront des compromis forts pour aboutir à une huitième réforme de l’Etat, fondamentale et équilibrée de la Belgique, comme la souhaite Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien Le Soir : « La solution qui fait concomitamment s’élargir Bruxelles et s’accroître les compétences régionales, en garantissant les droits des minorités et un financement dans chaque région, est tout sauf stupide. Elle a même beaucoup d’allure. Elle demande créativité, courage, mais surtout sens des responsabilités… » + + Faut pas rêver à la (re)constitution d’un véritable espace politique « belge » tel que l’on voulu le définir deux citoyens fédéraux, Charles Bricman et Henri Simons, en partant du constat que « dans sa configuration actuelle, la Belgique est d’ores et déjà en confédération ». La Flandre, forte de sa puissance numérique, ne voudra jamais nipper la « Nouvelle Belgique » avec des costumes que d’autres auront coupés. Elle dote déjà Bruxelles , « sa » capitale, de « cinematek », « bootik », « bozar », « kiosk » et revêt ses moyens de transport d’habits aux couleurs germaniques, le gris, le noir et jaune (quelque peu orangé). Elle « subsidie les Flamands de Bruxelles comme s’ils étaient 300 000 alors qu’ils ne sont que 70 000 » constate Luc Van der Kelen, journaliste au Het Laatste Nieuws. + + Le dialogue Nord-Sud est au point mort. La déclaration de Didier Reynders, M R, vice-Premier ministre, ministre des Finances, président du M R, à la RTBF du dimanche 31 août 2008 : « La réforme de l’Etat n’aura pas lieu avant les élections régionales de 2009 » n’effraie pas Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaire étrangères : « A terme, la loi du nombre l’emportera toujours ». + + L’arrogante Flandre ! Faut pas rêver à une « Nouvelle Belgique » équilibrée.

27.01.2009

LA FLANDRE APPOSE SA GRIFFE SUR BRUXELLES...

…Encouragée par le Gouvernement bruxellois ! + + Pascal Smet ; SP.A, ministre bruxellois flamand des Travaux publics, a fait approuver par le Gouvernement bruxellois une « Agence territoriale de Développement » chargée d’assurer la qualité architecturale de la Ville. Idée merveilleuse, mais… Il y a un mais, un gros mais… ; dans la foulée, il a fait approuver un poste de « bouwmeester » (maître d’œuvre) sur le modèle flamand pour orchestrer la politique architecturale. Et le ministre bruxellois flamand de préciser : « C’est elle qui détermine la gueule de la ville ! » + + Or, on sait que l’ARAU – Atelier de Recherche et d’Action urbaine – a attiré l’attention des autorités publiques, depuis pas mal de mois, sur l’état de délabrement, de décrépitude, d’abandon dans lequel tombe l’Ilot sacré et les rues avoisinantes. Tout le centre mythique de la Ville doit être revu, restauré. + +Ne cherchez pas midi à quatorze heures où le souriant et gentil ministre bruxellois flamand, Pascal Smet, veut en venir avec son projet. Il suit tout simplement un plan bien précis, bien mûri : présenter une image flamande de Bruxelles, « sa » capitale, la capitale de « sa » Flandre. Suivez son trajet. Il a commencé par les trams et les bus dont il a fait remplacer les couleurs jaune et bleu – de Bruxelles - par les couleurs argent et or ; il a poursuivi par les taxis et les vélos bruxellois en les faisant repeindre aux couleurs de la Flandre en noir et jaune (tendant toutefois un peu vers l’orange) ; il a rebaptisé les enseignes de la STIB, la société des transports intercommunaux bruxellois en « Bootik », « Kiosk », « GO »… + + Mais diable, que font les ministres francophones au Gouvernement bruxellois ? Il est permis de se poser la question.