04.07.2011

LA FLANDRE S'AFFICHE IMPUNEMENT COMME ETAT...

 

Qui peut encore en douter, après la déclaration - la proclamation, pourrait-on dire - de Kris Peeters, ministre-président du gouvernement de la Région flamande ? Qu’a-t-il dit de si ahurissant ? Devant un parterre de journalistes flamands, réunis pour la circonstance,  en marge de la mission économique belge à New York menée par le Prince Philippe, il a fait part de son souhait de rencontrer des chefs d’Etat  en sa fonction de ministre-président de la Flandre. Or, on sait que cette prérogative est réservée au Premier ministre, ainsi le veut l’étiquette diplomatique.

La Flandre présomptueuse n’a que faire de cette étiquette diplomatique. Cette volonté de partager la préséance au haut niveau, il l’a confirmée dans un entretien avec Bernard Demoulin, journaliste du quotidien Le Soir : « … Je trouve tout à fait normal que, dans mes compétences, je puisse rencontrer qui je veux… Il faut concevoir ces compétences de manière adulte. Vous savez, je peux signer des traités avec des Etats, avec l’Unesco. Cela me paraît logique de pouvoir rencontrer des chefs d’Etat… Rien ne s’y oppose dans la Constitution. »

Pourquoi ce besoin - on pourrait dire cette « obsession » - d’affirmer la Flandre comme Etat devant un parterre de journalistes ? L’entité « Belgique » serait-elle abstraite du langage flamand ? Kris Peeters s’en défend. Mais alors, pourquoi ? Ambigüité.

Interrogé par Eric Defet, journaliste du quotidien Le Soir, Rudy Demotte, ministre-président de la Région wallonne estime la « sortie » de Kris Peeters « incompréhensible » d’autant, précise-t-il, « qu’on ne m’a jamais rien interdit… Et je n’ai jamais demandé d’autorisation… Il suffit chaque fois d’informer le Fédéral par loyauté et par courtoisie ». A moins que Kris Peeters, dans son ego démesuré, estime que le Fédéral n’existe plus ! On ne sait…

Mais, voilà, « c’est plus fort qu’elle (la Flandre, ndlr) et elle roule pour elle-même » commente un homme d’affaires flamand. La poussée confédérale en  Flandre explique-t-elle ce type de déclaration surprenante ? Ce serait dès lors naturel !

Mais l’on sait que les représentants de la Flandre ne s’expriment pas pour la galerie. Ils s’expriment dans le sens d’un objectif mûrement réfléchi. Dès lors, la déclaration de Kris Peeters, faite dans un cadre médiatique choisi, anticiperait-elle l’installation transitoire de la « Nouvelle Belgique » de type confédéral, composée de deux Etats-Régions, avant une séparation pure et simple dès le règlement des litiges inhérents à toute séparation ?

Dans ce contexte, les déclarations répétées de l’annexion de Bruxelles à la Flandre ne sont pas innocentes : imposer insidieusement aux instances internationales une image du futur Etat flamand indépendant avec Bruxelles comme capitale administrative ! Le moment venu de la séparation, la Flandre pourra revendiquer devant les instances internationales, sans aucun problème majeur, l’intégration de Bruxelles dans un territoire dont elle aura défini les contours au préalable.

14:45 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kris peeters, unesco, philippe |  Facebook |

12.04.2011

R.W.F. : PREPAREZ UN AUTRE AVENIR POUR LA JEUNESSE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES...

RASSEMBLEMENT WALLONIE FRANCE : PREPAREZ UN AUTRE AVENIR POUR LA JEUNESSE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES…

 

2004 - Paul-Henry Gendebien, co-président du R.W.F, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 15 septembre 2004 soutient que « la Flandre s’est donné des objectifs et pratique la guerre de mouvement. La Wallonie et Bruxelles s’abritent derrière une ligne Maginot en carton-pâte. Elles n’ont pas de projet hormis celui de la perpétuation défensive et obsessionnelle du statu quo dans un Etat belge où leur poids économique, culturel et politique est de plus en plus léger… ».

Paul-Henry Gendebien affirme que « la classe politique francophone a peur. Rentière de l’Etat belge, elle redoute le naufrage d’un régime qui la nourrit encore. Elle ne veut pas passer pour complice de la disparition d’un Etat. Par-dessus tout, elle craint la déception sinon la révolte d’un électorat fidèle qu’elle a flatté et trompé depuis une décennie en le berçant de douces illusions  néo-belgicistes et monarchistes… ».

Paul-Henry Gendebien invite les partis francophones à dire enfin la vérité : « les concessions n’arrêteront pas le processus de séparation. En 1938 Churchill ne disait-il pas que les reculades face à un adversaire déterminé reviennent à nourrir le crocodile avec l’espoir d’être mangé le dernier… Il les prie d’avoir l’extrême courage de la lucidité. « Plutôt  leur dit-il, que de vous faire jeter à la porte ou d’être contraints de faire vos valises dans la précipitation, choisissez dès aujourd’hui la dignité. Préparez un autre avenir pour la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles… Etudiez les procédures et les modalités d’un arrangement avec la France…».

2007 -  Dans une déclaration d’avant les élections législatives du 10 juin 2007, Paul-Henry Gendebien dénonce le double langage des partis flamands : «  A la veille des élections, ils parlent de choses concrètes et immédiates à leurs électeurs. Mais, en septembre dernier, Bart Somers, président de l’Open VLD, a déclaré : « La Flandre demande tous les pouvoirs ». Ils veulent tous scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde et régionaliser l’emploi… ».

2010 - La Flandre impose le tempo. Il n’y a pas que la N-VA. Kris Peeters, CD&V,  ministre-président de la Région  flamande,  rappelle, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 15 juillet 2010, que « la Flandre veut se profiler et se rendre reconnaissable en tant qu’Etat fédéral fédéré, chaleureux, solidaire, accueillant et démocratique ». Il plaide pour une « Charte pour la Flandre qui peut déclencher l’élan qui doit mener à une vraie compétence constitutionnelle pour l’Etat fédéral de la Flandre »… Et de préciser : « Ce document de base réunissant les fondements des relations politiques flamandes, cet engagement politique du Gouvernement et du Parlement est donc important pour quiconque a un lien avec la Flandre ». La messe est dite.

 

Conclusion -  Ce n’est donc pas sans raison que Paul-Henry Gendebien, coprésident du R.W.F.,  appelle à la vigilance lorsqu’on constate « l’acharnement unanime du monde politique flamand pour dépecer encore un peu plus la Belgique… Le discours flamand est clair : « minder België,  meer Vlaanderen » - Moins de Belgique mais plus de Flandre - , c’est du chantage au séparatisme. Avec des partis francophones prêts à faire des concessions alors que, jusqu’il y a peu, ils affirmaient le contraire, la main sur le cœur… On est loin de la pacification communautaire promise ; c’est l’échec du fédéralisme et l’échec historique de la tentative de créer une nationalité belge… »

Paul-Henry Gendebien rappelle ce qu’est le R.W.F. : « Nous sommes un  Rassemblement pluraliste démocratique. Comme dans la Résistance, nous allons à l’essentiel. Nous ne sommes pas là pour gérer la Belgique finissante mais bien pour éveiller les consciences. Et préparer dans les meilleurs conditions la phase terminale de l’Etat belge et le passage de la Wallonie à une situation meilleure dans le cadre de la République française… ».

 

25.08.2010

LA FLANDRE DECULOTTEE PAR SES PAIRS

 

"Peut mieux faire", selon le parti n° 1 de Flandre, la N-VA.

Siegfried Bracke, député N-VA, ex-journaliste vedette de la VRT,  dit "avoir le sentiment que la Flandre n'est pas si bien gérée que ça". Il critique la paperasserie excessive et le nombre effarent de textes réglementaires. Tout ça, dit-il, entrave une gestion naturelle des affaires. La "sortie" du député de la N-VA a déplu le ministre-président de la Région flamande, Kris Peeters, CD&V, qui l'a déclarée "injuste et totalement déplacée".

Son fameux slogan "Ce que la Flandre fait, elle le fait mieux". Comment peut-il en être autrement ? La Flandre s'est accaparée, dans une très large proportion, les subsides économiques pour attirer les investisseurs étrangers, décentraliser la sidérurgie wallonne à son profit, se doter d'une multitude de petites et moyennes entreprises, développer ses ports maritimes, créer une banque d'affaires… Majoritaire au Parlement, elle s'est accaparée de tous les postes économiques importants dirigeant les investissements vers la Flandre. La seule exception est Caterpilar ; encore fallut-il "un coup de bol": l'absence du responsable (flamand) de la recevabilité des dossiers pour cause de maladie et son remplacement par son adjoint (francophone)!

En Belgique, et pour la Flandre en particulier, cela s'appelle une répartition équitable des deniers publics !

22.02.2010

LA SOUMISSION DE LA WALLONIE A L'ETAT FLANDRE ? ...

Ne dites plus Belgique, dites Flandre. + + +Dans une communication à propos de la catastrophe ferroviaire de Buizingen , le Ministre-président de la Région flamande, Kris Peeters, CD&Vlaams, a déclaré, depuis San Francisco, Etats-Unis, qu’elle consistait « un nouveau jour noir pour la Flandre ». Aucune allusion à la Belgique, aucune allusion à la Wallonie, bien que la plupart des victimes soient wallonnes. + + Il est permis de se demander ce que signifie la justification étonnante de la déclaration de Kris Peeters par Rudy Demotte, Ministre-président de la Région wallonne : « Monsieur Peeters a été frappé et est marqué, comme nous tous ». Le lien du vassal au suzerain ? Une réponse affirmative confirmerait le bien-fondé de la prophétie de Jules Destrée : Le lion des Flandres est souverain partout ».

12.01.2010

LE NEW DEAL FLAMAND POUR LA BELGIQUE ...

C’est ce que nous propose le président du gouvernement flamand, Kris Peeters, CD&Vlaams ! Ouais ! Mais quelle Belgique ? La België-Belgique ? Ou la Belgique à la 1830 ? Ou la Belgique à définir : fédérale ou confédérale ? + +Kris Peeters commence par rappeler la position flamande dans le dossier BHV : « Vous savez comme moi ce qui figure dans l’accord du gouvernement flamand : la scission de l’arrondissement électoral BHV comme réponse logique à l’arrêt de la Cour constitutionnelle ». + +Encore faut-il s’entendre sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle ! Elio Di Rupo, président du PS, affirme que « la Cour constitutionnelle n’a jamais dit qu’il fallait scinder l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde… Pour la première fois, ajoute-t-il, le Premier ministre en personne (Yves Leterme, CD&Vlaams, ndlr) a dit la vérité. C’est une ouverture importante ». Et la vérité, la Cour institutionnelle impose une « solution » ! Alors ? Solution négociée, selon les francophones ; solution imposée, selon les Flamands ! Une certitude : un dialogue s’impose ! Pour Kris Peeters, c’est oui au dialogue : « … Je veux aujourd’hui reprendre ce dialogue avec la volonté de réaliser un New Deal pour la Belgique. Mais, au préalable, je dois évidemment savoir si les francophones sont prêts, eux aussi, à se mettre à table pour y travailler. Cette bonne volonté francophone n’est pas très claire… ».+ + La Flandre, elle, voit le problème clairement ! Mais, il faut concrétiser d’abord certains dossiers qu’elle estime majeurs. Ces dossiers : = =1. une réglementation douanière fédérale, performante et efficace qui permet la réalisation des ambitions de la Flandre en matière de déploiement de son réseau d’oléoducs, de liaisons routières, ferroviaires, maritimes et fluviales ; = =2. le Fédéral doit attribuer à la Flandre la compétence en matière d’emploi pour dynamiser le marché de l’emploi et « tenir compte au maximum de sa situation et de son approche » ; = = 3. la Flandre doit disposer d’instruments adéquats pour s’attaquer à la crise : la fiscalité, une nouvelle loi de financement, la politique de l’emploi.+ +« Nous avons besoin de ce New Deal pour la Belgique », soutient Kris Peeters, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande. Un New Deal à la flamande, à prendre ou à laisser ! Cela s’appelle, selon les Flamands, une solution négociée ! + +Kris Peeters annonce la couleur noire et jaune : « … Nous disposons d’un manager de la réputation de la Flandre, un « reputatiemanager ». Et lors de la présidence européenne, nous donnerons à l’extérieur l’image d’une Flandre tolérante et ouverte. Une grande campagne est prévue à cet effet… ».+ + Les politiciens francophones, les Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Didier Reynders, Joëlle Milquet et autres, sans parler des Ecolos, doivent, en allant s’asseoir à la table dite de « négociation » se taire et plier le genou… Comme d’habitude !

28.12.2009

LES VERTS FACE A LA REALITE DE LA VIE...

Les donneurs de leçon du Nord ne ratent pas l’occasion de rendre la pareille aux donneurs de leçon Ecolo dans l’affaire de la pollution de la Senne. Un fait divers « Réalité ». <><>Kris Peeters, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, pointe du doigt la ministre régionale bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck, Ecolo, la société Aquiris, chargée de la gestion de la station d’épuration des eaux usées de Bruxelles-Nord, et… Groen, les Verts flamands. Il parle de « catastrophe écologique » : La situation est très sérieuse. La Flandre a massivement investi pour rétablir l’équilibre écologique de nos rivières. La non-épuration de l’eau qui se jette dans la Senne, le Ruppel et plus au Nord, dans l’Escaut, est gravissime ». Et le Ministre-Président flamand menace et met en fait la société Aquiris sous contrôle : « La Flandre ne paiera désormais ses factures que si l’exploitant de la station rapporte quotidiennement les mesures de la qualité de l’eau de la Senne qui est déversée en aval. Ce qui nous permettra d’être à l’avenir très rapidement informé si un problème devait à nouveau surgir ».Dans la foulée, Kris Peeters suggère l’entrée d’un représentant au sein du Conseil d’Administration de Aquiris.<><>Eric Van Rompuy, CD&Vlaams, prend le train en marche ; il martèle à l’adresse de Groen : « Vous nous donnez des leçons d’écologie depuis 25 ans. Nous avons débattu pendant une dizaine d’années du décret sur l’épandage du lisier, où vous nous reprochiez de polluer les rivières. Je me souviens de votre ex-présidente Magda Aelvoet, déguisée en poules sur les marchés du Brabant flamand pendant la crise de la dioxine ». Vengeur, il s’exclame : « Nous avons payé pendant des années pour avoir, soi-disant, insuffisamment contrôlé la chaine alimentaire. Et aujourd’hui on assiste à cette pollution. Ce n’est pas de votre responsabilité mais vous ne vous distanciez pas de ce qui s’est passé… Et vous essayez de défendre, pour des raisons politiques, la ministre Ecolo de l’Environnement. C’est incompréhensible. Après ce qui s’est passé, vous n’avez plus de raisons d’exister ».<><>Tom Dehaene, CD&Vlaams, fils de Jean-Luc Dehaene, chargé de résoudre le problème BHV, s’adresse aussi à Groen ; rancunier, il lance : Je vous conseille de revoir les images de l’époque (de la dioxine, ndlr). C’était alors aussi un problème de communication. Il a couté, lui, le poste de Premier ministre à mon père ». <><>Les Verts redescendus du piédestal céleste sur Terre ! Apprendre à vivre dans un monde réel ! <><>Mais tous les partis, flamands et francophones confondus, ne mettent pas en cause la politique du « Tout au privé », la politique de la « fuite des responsabilités de gestion ». Le véritable problème est là ! L’abandon du système économique mixte par le secteur public ! Le résultat du libéralisme débridé, du système économique ultralibéral.

30.09.2009

LA BONNE GOUVERNANCE FLAMANDE, OU ES-TU ?

La Flandre est en aveux. Elle est en difficulté financière ; elle doit se serrer la ceinture ! C’est le ministre-président, Kris Peeters, CD&V, qui l’a annoncé, lors de la traditionnelle déclaration de rentrée parlementaire de septembre. Le temps des économies : 200 millions d’euros en 2010 et 1,5 milliard d’euros en 2011. <><> L’équilibre pour 2011 ! « Plus vite, cela ne sera pas possible, car nous voulons que la Flandre revienne à une situation budgétaire saine sans menacer la reprise économique ni affecter la confiance des consommateurs », a-il déclaré.< ><>La Flandre est frappée de plein fouet par la crise qui frappe le secteur de l’automobile et le secteur du textile ; les deux tétons de l’économie flamande. Ses exportations sont nettement en recul par comparaison avec la Wallonie ; son taux de chômage est le plus élevé de Belgique ; les faillites y sont les plus nombreuses…