22.06.2009

LA DOCTRINE "MADDENS", WHAT IS DAT...

L’observation qui peut être faite des résultats des élections du 7 juin en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre : c’est leur différence. + + Sur le plan économique. En Wallonie, c’est le système socialiste qui s’impose ; à Bruxelles, c’est le système libéral qui est en tête ; en Flandre, c’est le système chrétien-démocrate. Trois systèmes basés sur des lois socio-économiques, socioculturelles et socio-éducatives de plus en plus éloignées les unes des autres, avec une touche de correction à Bruxelles qui, par l’utilisation du français en commun avec la Wallonie, est favorable à une solidarité de gestion avancée entre elles. + + Sur le plan politique. Les deux communautés, flamande et française, campent sur leur mantra. La Communauté flamande veut une réforme institutionnelle : « Nous voulons plus de compétences ». La Communauté française défend le statu quo institutionnel : « Nous ne sommes demandeurs de rien ». L’idée de la poursuite du destin commun est de plus en plus critiquée. Le blocage. + + En Flandre, une nouvelle approche communautaire prend corps sous l’impulsion de Bart Maddens, politologue à la Katholiek Universiteit van Leuven, KUL : « Mettons fin au dialogue communautaire. Utilisons largement nos compétences ». Une stratégie nationaliste agressive basée sur le « pourrissement » : la Flandre n’est plus demanderesse de quelque chose ; elle s’en tient à ses propres compétences quitte à contourner la Constitution. Les francophones, « demandeurs de rien », seront bien contraints à céder et à quémander des aides financières. + + Au demeurant, Frank Vandenbroucke, SP.A, ministre flamand de l’Emploi a déjà, pris les devants en appliquant une diminution des charges sur le travail pour les travailleurs de plus de 50 ans. Une avancée en matière de régionalisation de la Sécurité sociale. + + Et Bart De Wever, NV-A, président de la NV-A, de retour au gouvernement régional flamand de souligner : « Bientôt les francophones seront demandeurs d’une réforme de l’Etat. Cela peut même aller vite : la Communauté française aura bientôt besoin d’argent pour son enseignement. Celui des accords du Lambermont est presque dépensé ». La grande réforme de l’Etat sera flamande par abandon. + + Les partis gouvernementaux francophones sont avertis. A eux de ne pas caner. Résistance. Mais, nous ne pouvons qu'exprimer des craintes au regard de la tendance Ecolo aux « accommodements ». + + A nous les citoyens d’en-bas, d’affirmer nos convictions, d’unir nos forces, de faire entendre notre voix auprès de ceux à qui, dans l’isoloir, nous avons donné mandat de représenter nos intérêts légitimes. + + Soyons des ambassadeurs et des ambassadrices de notre Communauté française : défendons avec ténacité la langue et la culture françaises. C’est l’appel de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles. L’alliance francophone. + +

21.04.2009

LES ELECTEURS CD&V/N-VA FAVORABLES A LA BELGIQUE UNITAIRE...

Un revirement ? Que nenni ! La confirmation de ce que nous affirmons depuis belle lurette que la Flandre ne veut pas la scission de la Belgique mais veut TOUTE la Belgique. + + + Selon une étude la KUL, les électeurs qui ont voté CD&V/N-VA sont favorables à l’Etat unitaire : la question communautaire ne les intéresse pas ! + + + Marc Swijngedouw et Dirk Heerwegh, les auteurs de l’étude de la KUL, constatent : « Les électeurs du cartel ne se distinguent certainement pas par un souhait marqué d’une indépendance renforcée de la Flandre, alors que c’est le cap qu’a pris le cartel dans les mois qui ont suivi les élections… Il est pour le moins singulier de constater que les électeurs, qui se sentent davantage Belges et sont plus favorables à l’Etat unitaire, ont eu tendance à voter pour le cartel CD&V/N-VA ». + + +Ces propos sont corroborés par Carl Devos, politologue de l’Université de Gand : « D’une manière générale, dit-il, au CD&V comme ailleurs, il est fréquent que l’électeur ne partage pas toutes les options du programme du parti. Beaucoup de gens votent aussi pour une personne, davantage que pour un programme » Et de souligner que la question communautaire n’arrive « qu’en douzième ou treizième position, loin derrière des questions comme les pensions. Beaucoup de Flamands sont en faveur d’une réforme de l’Etat, mais ce n’est pas toujours leur souci premier ». + + +On croit rêver quand on sait que Yves Leterme, CD&V, ancien Premier ministre, ancien ministre-président du Gouvernement flamand, Monsieur 800 000 voix, déclarait en 2006 que « les intérêts de la Flandre passaient avant la Belgique ». + + +Hypocrisie dans le chef des experts universitaires ? Veulent-ils nous faire « avaler » que la Flandre est gentille comme un cœur d’agnelle ? Certes, La Rochefoucauld a dit que « l’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu ». Mais, chez les Flamands où est la vertu ? + + + L’étude de la KUL repasse-t-elle l’histoire du « Petit Chaperon Rouge » ? Pourquoi la KUL fait-elle l’impasse de la percée de la Lijst Dedecker, dont les sondages indiquent un taux de pénétration dans le corps électoral flamand de quelque 20 %, qui la placerait immédiatement derrière le CD&V en seconde position et deviendrait quasi incontournable pour la formation du gouvernement flamand ?E …

29.07.2008

MESSAGE DE PHILIPPE DUVIEUSART AUX MEDIATEURS...

Messieurs, ++ La recherche de garanties d’aboutissement concret des négociations communautaires est dessinée comme l’élément fondamental de votre mission. Il a été très vite souligné que si garantie il doit y avoir, cela doit être le cas des deux côtés. ++ S’il doit y avoir atteinte au statu quo de BHV, la seule garantie de quelque valeur pour les Francophones serait une modification territoriale de la région de Bruxelles ; la toute récente décision d’une chambre flamande du Conseil d’Etat sur l’interprétation de la législation linguistique en a apporté une nouvelle et éclatante démonstration. Au nom d’un groupe de réflexion auquel j’appartiens, j’avais adressé à ce sujet le 10 juillet dernier aux Présidents des partis francophones le message suivant que Le Soir a publié le 15 juillet sous le titre :« Bruxelles, dernier rempart ». ++Mesdames, Messieurs les Présidents et co-Présidents,++ Les négociations auxquelles vous participez actuellement couvrent nombre de points importants : communautaires, institutionnels, pouvoir d’achat etc. . . ++ La presse prend de plus en plus conscience de la montée du nationalisme flamand au cours des dernières décennies, plus particulièrement des derniers mois, et de l’évolution de l’électorat flamand (selon la KUL la moitié de la jeunesse flamande vote nationaliste-populiste). Cette vague nationaliste entend balayer toutes les contreparties obtenues dans le passé par les Francophones : ces contreparties sont soit sans valeur, soit toujours remises en question : décrets, circulaires, wooncode, non-nomination de bourgmestres élus, « gifles », « loi du nombre », actions du TAK etc. . . ; même les facilités « bétonnées dans la Constitution » sont agressivement menacées et les droits humains élémentaires sont bafoués malgré condamnations des Nations-Unies, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, et aux yeux scandalisés de l’étranger. ++ L’expérience du passé et la large prise de conscience de cette situation par l’opinion francophone imposent l’impérieuse exigence morale et politique d’agir en « Hommes – ou en Femmes – d’Etat » c’est à dire d’être fermes sur le seul point sur lequel la conclusion des négociations sera solide : les limites territoriales. Vous vous êtes engagés devant vos électeurs par accord signé le 29 mars 2007 à conditionner toute concession éventuelle sur BHV, là où la demande flamande d’une scission vise en fait l’amputation territoriale de Bruxelles électoral et judiciaire, à une contrepartie démocratique d’élargissement territorial de Bruxelles régional. Tout ce qui sera décidé sur ces points aura valeur définitive, dans un sens comme dans l’autre, et sera ressenti à juste titre par le public comme déterminant tant pour le quotidien des citoyens que pour la survie du pays. Les assurances que vous obtiendriez en matière de solidarité, de structure de l’Etat etc . . . resteront dans l’esprit de la Flandre toujours renégociables et seront à n’en pas douter remises en question par des pratiques unilatérales des autorités flamandes ou dans des négociations ultérieures. Les rounds précédents et les concessions unilatérales des Francophones censées conduire à l’apaisement définitif prouvent trop chèrement qu’il n’en n’est rien. ++ Votre engagement de considérer l’élargissement de Bruxelles comme la seule contrepartie réelle est le seul rempart auquel l’opinion puisse encore croire. » ++ Veuillez croire, Messieurs les Médiateurs, aux vœux que je formule pour le succès de votre mission dans la voie d’un accord équilibré tenant compte de tout ce que le passé, comme le présent, ont enseigné – souvent très chèrement – aux Francophones. ++ Philippe Duvieusart

10.06.2008

Seulement 9 % des Flamands sont séparatistes...

… claironnent les médias francophones se basant sur une étude auprès d'un millier d'électeurs flamands entre septembre 2007 et janvier 200!, effectuée par Marc Swyngedouw, sociologue à la KUL, l'université catholique flamande. +++Etude bousculée par le sondage du Laatste Nieuws du samedi 06 juin 2008 qui démontre que 49,7 % de Flamands souhaitent que la Belgique éclate ! Les propos de la président du CD&V, d'Eric Van Rompuy, CD&V, frère du président de la Chambre, de Bart De Wever, NV.A, président de la NV.A, en cartel avec le CD&V, sont sans ambiguïté, générateurs d'un climat révolutionnaire en Flandre : remise en question de la solidarité interrégionale et interpersonnelle "si les francophones refusent de discuter de nos propositions de réforme institutionnelles" ; à défaut de solution institutionnelle, une possible "révolution flamand" ; un sentiment de ras-le-bol flamand, une expression de la volonté d'en finir avec la Belgique, "le splitsing des esprits se poursuit…Un Etat est en train de mourir…". +++91 % de Flamands pour une "autonomie dominante" qui donnerait à la Flandre les pleins pouvoirs pour gérer les "nouveaux Pays-Bas méridionaux" reconstitués, composés de deux Régions : la Région flamande y compris Bruxelles, et la Région wallonne. La Belgique, nouvelle structure se dessine avec l'attribution à la Flandre de tous les postes ministériels régaliens à l'exception des Finances, ministère dépendant encore des autres postes régaliens, et au travers des négociations pour adjoindre au Benelux le puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, la Wallonie étant le réservoir à eau du conglomérat économique flamando-néerlando-allemand. +++Que feront les partis francophones ? Auront-ils la grandeur de mettre de côté leurs penchants d'hégémonie claniques, particularistes ? Que feront les citoyens ? Sortiront-ils de l'immobilisme pour préparer un autre avenir aux couleurs azurées ?

08.03.2008

A RIK TORFS, PROFESSEUR A LA KUL...

... En conclusion d'une chronique publiée dans le quotidien Le Soir du jeudi 06 mars 2008, le professeur Rik Torfs, s'adressant aux francophones, pose la question : "Et pourquoi ne pas comprendre celle (ndlr la langue flamande) de son voisin ? +++Nous répondons par une question : Pourquoi apprendre celle de l'autre ? L'autre qui, revanchard, nous bafoue, nous outrage, qui éradique le français dans sa propre région, qui interdit aux francophones de distribuer de l'information en français présentant des spectacles en langue française (Hoeilaart), qui refuse que des panneaux de mise en vente en anglais soient plantés à côté de ceux en néerlandais (Overijse), qui multiplie les agressions verbales lors des conseils communaux, qui sacralise une frontière linguistique inique, qui..., qui..., à l'infini.

14:09 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : rik torfs, langue, bafoue, kul, comprendre, l autre |  Facebook |