08.05.2009

ILS REVIENNENT 40 ANS APRES... MARCHE FLAMANDE SUR BRUXELLES...

ILS REVIENNENT… MARCHE FLAMANDE SUR BRUXELLES…3 mai 2009. Les Flamands sont de retour. Brandissant les drapeaux au Lion de Flandre, déployant des calicots, braillant des slogans, quelque 2000 Flamands ont répondu à l’appel de la KVHV de participer à une grande marche sur Bruxelles pour affirmer la volonté d’autodétermination de la Flandre, confirmer la position de Bruxelles comme capitale de la Flandre, et libérer la Flandre de la soumission aux caprices des francophones. + + Le radicalisme des jeunes Flamands puise ses racines dans l’échec de la grande réforme de l’Etat et de l’échec de la scission de BHV. Le KVHV impute naturellement ces échecs aux francophones. La « sortie » des étudiants flamands a dû faire plaisir à Wilfried Martens, l’ancien meneur des marches flamandes sur Bruxelles ses années 1960 ! + + La presse quotidienne francophone s’est étonnamment très, très peu étendue sur ce retour des Flamands dans les rues de Bruxelles. Par contre, elle noircit des pages et des pages pour vanter les mérites de l’apprentissage du néerlandais que veut la Flandre. L’intégration. La soumission à la loi flamande, la loi du plus grand nombre. Il est vrai que l’Etat Belgique n’existe plus, c’est l’Etat Vlaanderen qui s’est substitué. + + Tous les postes régaliens – et l’on peut y ajouter le seul poste régalien, celui des Finances, occupé par un francophone, quasi mis sous tutelle de la Flandre par la faiblesse du « front » des francophones au sein du Kern et du Conseil des Ministres élargi – sont occupés par des Flamands. Conséquemment, tous les porte-parole en titre de ces ministères de première importance sont des Flamands ; les adjoints sont francophones. C’est le même schéma pour les postes de direction des institutions publiques fédérales : les directeurs généraux sont néerlandophones, les adjoints sont francophones. La parité linguistique est respectée ! + +Mais au fait, que viennent faire ces jeunes Flamands à Bruxelles ? La Région de Bruxelles n’est pas (encore) la Flandre. Si Bruxelles a été décrétée par la Flandre comme sa capitale, c’est un non-droit juridique. Bruxelles, ville-région, ne peut être la capitale d’une autre Région ! + + Assez curieusement, la Flandre, si elle se constitue comme Etat, ne revendique pas des frontières d’Etat ; elle fige les frontières linguistiques en refusant tout recensement linguistique décennal. Normal, me dit mon voisin de quartier, la Flandre voit à terme un déplacement des actuelles « frontières linguistiques » épousé les frontières des Etats voisins pour (re)former le Royaume des Pays-Bas unilingue néerlandais de 1815 de Guillaume Ier, comprenant les Pays-Bas (Hollande), les Pays-Bas autrichiens (Belgique), le Grand-Duché de Luxembourg ! + + L’objectif du Mouvement flamand depuis 1830. Sa réalisation approche avec… la complicité des partis traditionnels francophones rongés par l’égotisme, par l’obsession du pouvoir !