01.03.2011

RESOLUTION DE L'A.I.D.L.C.M.

 

L’A.I.D.L.C.M. - Association internationale pour la Défense des Langues et Cultures menacées - réunie les 13 et 14 novembre 2010 à Marseille, a notamment adopté la résolution suivante concernant la minorité francophone des Fourons.

«  Constatant le harcèlement continu à l’égard des Francophones des Fourons de la part des autorités locales communales et des autorités régionales flamandes.

Le gouvernement flamand s’est en effet attribué l’interprétation de la législation linguistique qui est une matière fédérale. Il a même pu se faire confirmer cela dans un arrêt d’une Chambre flamande du Conseil d’Etat, alors que la Commission permanente de Contrôle linguistique a été spécialement mise en place pour la surveillance de la législation linguistique par le Parlement en 1963 dans un compromis pour arriver au vote de la loi fixant la frontière linguistique. Cette législation ne doit d’ailleurs s’appliquer qu’en matière administrative puisque la Constitution belge garantit la liberté de l’emploi des langues, sauf en matière administrative où elle peut être réglée par la loi.

Or, nous voyons de plus en plus de sociétés commerciales, de commerçants et d’organismes privés de toutes sortes appliquer une législation administrative à la suite d’un lobbying incessant des autorités flamandes qui n’hésitent pas à mettre en place, au cout de millions d’euros, des politiques de flamandisation de certaines communes. Elles ont ainsi voté un décret concernant les ventes des terrains qui ne peuvent qu’être acquis dans certaines communes que par des gens habitant la Région flamande depuis 5 ans au moins, au risque de se heurter à la libre circulation des individus pourtant pratiquée en Europe depuis de nombreuses années. 

L’A.I.D.L.C.M. dénonce toutes des manœuvres et rappelle qu’il serait temps que toutes les composantes de la Belgique ratifient et appliquent la Charte européenne pour la protection des minorités linguistiques. Elle insiste auprès des négociateurs du prochain accord gouvernemental pour que cette ratification fasse partie des priorités du prochain gouvernement ».

27.08.2009

SPF SANTE PUBLIQUE - COMMUNIQUE

BELGA MEDIA SUPPORT : COMMUNIQUE DE PRESSEUn singe, un raton laveur ou un serval à la maison? Plus à partir du 1er octobre! <><>A partir du 1er octobre, seules 42 espèces de mammifères pourront encore être détenues comme animaux de compagnie. Le commerce des mammifères sera également fortement limité. Ceci dans le but d’éviter les achats impulsifs d’animaux par des gens qui n’ont aucune connaissance de leurs besoins en termes de soins et d’hébergement. Les propriétaires qui pourront démontrer qu’un animal interdit était déjà en leur possession avant l’entrée en vigueur de l’interdiction pourront continuer à détenir celui-ci. <><>On observe depuis un certain temps une tendance à ne plus vouloir uniquement d’un chat ou d’un chien comme animal de compagnie, mais bien d’un singe, d’un raton laveur, … Les soins et l’hébergement de ces animaux exotiques demandent des connaissances approfondies. Les conditions de vie de ces animaux en captivité laissent souvent à désirer. <><>Afin de mettre un terme aux problèmes de bien-être dus à une détention non adaptée des animaux, une telle interdiction avait déjà été promulguée en 2002. Cette législation était dans l’ensemble bien suivie et a eu pour effet de voir les plaintes liées à la détention d’animaux exotiques par des particuliers diminuer d’année en année. Cette interdiction a cependant été annulée par le Conseil d’Etat au début de l’année, suite à une plainte déposée par une association de commerçants et de détenteurs d’animaux. Le système ayant démontré son utilité, une nouvelle interdiction ayant tenu compte des remarques du Conseil d’Etat sera d’application dès le 1er octobre. <><>Personne de contact : = =Els Vanautryve du Service Bien-être animal et CITES = = 02/524 74 19 = = 0473/63.07.46 = = els.vanautryve@health.fgov.be

19.08.2008

POUR UN EUROPTIMISME CITOYEN : TROIS PROPOSITION DE MARCEL BOLLE DE BAL...

L’euroscepticisme marquerait, semble-t-il, l’air du temps. Constat amer de Marcel Bolle de Bal, professeur de sociologie émérite de l’ULB. Aussi propose-t-il à nos concitoyens européens trois propositions pour bâtir les fondations d’un « europtimisme ». ++ Première proposition : Favoriser – par des mesures réglementaires ou institutionnelles -, la présentation de listes « européennes » communes à la totalité, ou au moins à une large majorité des pays membres. Quelques tentatives, louables mais isolées, ont été faites en ce sens. Faute de législation contraignante ou stimulante en la matière, elles n’ont, bien évidemment, recueilli qu’un succès d’estime, forcément limité… et les débats nationaux ont étouffé les enjeux européens. ++ Deuxième proposition : Rendre le vote obligatoire, comme en Belgique, Voter est non seulement un droit, c’est un devoir citoyen. Historiquement, cela a été un droit chèrement conquis ? Autres temps, autres réalités : aujourd’hui ce « droit » n’est hélas plus apprécié à sa juste valeur par nos contemporains aliénés par la société de consommation, étourdis par la société de surinformation, effrayés par la complexité révélée des problèmes économiques et sociaux. Le moment est venu, me semble-t-il, de les sensibiliser, fût-ce par une légère contrainte, aux vertus et mérites de la démocratie. Dans cette perspective, l’idée du vote obligatoire fait tout doucement son chemin : en France un responsable politique de haut niveau comme Laurent Fabius ne s’est-il pas déclaré partisan ? Pouvons-nous encore parler de démocratie réelle lorsque la majorité des parlementaires européens sont élus par une minorité de la population ? ++ Troisième proposition : Faire élire au suffrage universel, simultanément dans tous les pays membres, le président du Pouvoir exécutif de l’Union européenne. Un tel système n’est-il point de pratique courante en France, aux Etats-Unis et dans bien d’autres contrées ? Concrètement, ceci impliquerait l’organisation de primaires, selon des modalités à définir. ++ N’est-il point temps d’affirmer notre identité d’irréductibles « europtimistes » ? Au minimum, il importe que le débat soit lancé… ce que j’ai voulu faire en vous soumettant ces trois suggestions plus ou moins « révolutionnaires ».

29.07.2008

MESSAGE DE PHILIPPE DUVIEUSART AUX MEDIATEURS...

Messieurs, ++ La recherche de garanties d’aboutissement concret des négociations communautaires est dessinée comme l’élément fondamental de votre mission. Il a été très vite souligné que si garantie il doit y avoir, cela doit être le cas des deux côtés. ++ S’il doit y avoir atteinte au statu quo de BHV, la seule garantie de quelque valeur pour les Francophones serait une modification territoriale de la région de Bruxelles ; la toute récente décision d’une chambre flamande du Conseil d’Etat sur l’interprétation de la législation linguistique en a apporté une nouvelle et éclatante démonstration. Au nom d’un groupe de réflexion auquel j’appartiens, j’avais adressé à ce sujet le 10 juillet dernier aux Présidents des partis francophones le message suivant que Le Soir a publié le 15 juillet sous le titre :« Bruxelles, dernier rempart ». ++Mesdames, Messieurs les Présidents et co-Présidents,++ Les négociations auxquelles vous participez actuellement couvrent nombre de points importants : communautaires, institutionnels, pouvoir d’achat etc. . . ++ La presse prend de plus en plus conscience de la montée du nationalisme flamand au cours des dernières décennies, plus particulièrement des derniers mois, et de l’évolution de l’électorat flamand (selon la KUL la moitié de la jeunesse flamande vote nationaliste-populiste). Cette vague nationaliste entend balayer toutes les contreparties obtenues dans le passé par les Francophones : ces contreparties sont soit sans valeur, soit toujours remises en question : décrets, circulaires, wooncode, non-nomination de bourgmestres élus, « gifles », « loi du nombre », actions du TAK etc. . . ; même les facilités « bétonnées dans la Constitution » sont agressivement menacées et les droits humains élémentaires sont bafoués malgré condamnations des Nations-Unies, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, et aux yeux scandalisés de l’étranger. ++ L’expérience du passé et la large prise de conscience de cette situation par l’opinion francophone imposent l’impérieuse exigence morale et politique d’agir en « Hommes – ou en Femmes – d’Etat » c’est à dire d’être fermes sur le seul point sur lequel la conclusion des négociations sera solide : les limites territoriales. Vous vous êtes engagés devant vos électeurs par accord signé le 29 mars 2007 à conditionner toute concession éventuelle sur BHV, là où la demande flamande d’une scission vise en fait l’amputation territoriale de Bruxelles électoral et judiciaire, à une contrepartie démocratique d’élargissement territorial de Bruxelles régional. Tout ce qui sera décidé sur ces points aura valeur définitive, dans un sens comme dans l’autre, et sera ressenti à juste titre par le public comme déterminant tant pour le quotidien des citoyens que pour la survie du pays. Les assurances que vous obtiendriez en matière de solidarité, de structure de l’Etat etc . . . resteront dans l’esprit de la Flandre toujours renégociables et seront à n’en pas douter remises en question par des pratiques unilatérales des autorités flamandes ou dans des négociations ultérieures. Les rounds précédents et les concessions unilatérales des Francophones censées conduire à l’apaisement définitif prouvent trop chèrement qu’il n’en n’est rien. ++ Votre engagement de considérer l’élargissement de Bruxelles comme la seule contrepartie réelle est le seul rempart auquel l’opinion puisse encore croire. » ++ Veuillez croire, Messieurs les Médiateurs, aux vœux que je formule pour le succès de votre mission dans la voie d’un accord équilibré tenant compte de tout ce que le passé, comme le présent, ont enseigné – souvent très chèrement – aux Francophones. ++ Philippe Duvieusart