12.11.2007
APOPHTEGMES : PAROLES VISIONNAIRES ...
• Général de GAULLE au professeur Robert Liénard de l’Université de Louvain, fin des années 60 : « J’ai pourtant la conviction que seul un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois ou quatre millions de Wallons ». - • François PERIN, professeur émérite, quotidien La Meuse, avril 1981 : « … Cela fait des années que je pressens ce qui va arriver : les Wallons et les Bruxellois vont se retrouver assez bêtement belges, tout seuls. Après d’éventuelles élections qui n’auront qu’exacerbé le malaise…, le malheureux chef de l’Etat se mettra à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par implosion ». -• Jules GHEUDE, dans le journal Le Monde du 17 mai 2006 formulait le constat suivant : « La Flandre fourbit d’ores et déjà ses armes pour l’ultime combat qu’elle entend mener en 2007, à l’occasion des prochaines élections législatives. Si ses aspirations ne sont pas entendues - notamment la scission de l’emploi et de la sécurité sociale -, elle est disposée à bloquer la formation de tout gouvernement fédéral, voire à larguer les amarres… Du côté des Wallons et des Bruxellois francophones…, une unanimité semble se dégager pour refuser toute nouvelle avancée institutionnelle qui transformerait l’Etat en une coquille vide. On voit mal, dans ces conditions, comment le clash final pourrait être évité… Une chose est sûre en tout cas. Si la Flandre veut mettre fin à l’Etat belge, on ne voit pas ce qui pourrait l’en empêcher. Elle peut, en effet, fort bien proclamer unilatéralement son indépendance à partir de son propre Parlement, lequel tire sa légitimité du scrutin démocratique ».- • Jean QUATREMER, dans le journal Libération du 12 juin 2007, écrivait : « Aucun parti francophone n’est prêt à accepter davantage de fédéralisme, ce qui va rendre extrêmement complexe la formation d’un gouvernement. Pour réformer la Constitution, Leterme doit réunir au moins deux tiers des députés tant du côté francophone que néerlandophone. Une mission qui semble aujourd’hui impossible. La Belgique est-elle encore gouvernable ? » -• Jean-Pierre STROOBANT, dans « lemonde.fr » du 26 août 2007 : « Près de deux mois après les élections, le « formateur » et premier ministre présumé », le chrétien démocrate flamand Yves Leterme, piétine. Certains misent désormais sur son échec et n’hésitent plus à envisager un scénario « tchécoslovaque » : les partis francophones seraient obligés de suspendre les négociations et des Flamands déclareraient que le pays devient ingouvernable, « il faudrait le liquider », selon une formule du politologue Vincent De Coorebyter. » - • José HAPPART, président du Parlement wallon, dans l’Echo du 26 août 2007 : « Personne n’est prêt, ni du côté flamand ni du côté francophone, pour ce round communautaire. Du côté flamand parce que le discours de la N-VA n’est pas le fait d’une minorité au nord du pays. Du côté francophone parce que, si les libéraux ou les humanistes cèdent sur ce terrain, ils vont se faire massacrer aux régionales de juin 2009 ». José Happart appelle de ses vœux « un gouvernement d’affaires courantes rassemblant tous les partis démocratiques du pays ».
17:02 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paroles visionnaires, de gaulle, jose happart, jean quatremer, francois perin, jules gheude, jean-pierre stroobant, la france, malaise, apophtegmes, reformer la constitution |
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