25.09.2007

POLITIQUE / SECESSION DU NORD

LE CD&V NE VEUT PAS LE SEPARATISME… MAIS !Il le prouve dans un « toutes-boîtes » distribué en Flandre à un million d’exemplaires. L’objectif est de rectifier « les malentendus de la formation du gouvernement ». Pardi, les Francophones sont des intellectuellement incapables de comprendre les « subtilités » de la langue flamande. Le CD&V veut se présenter comme le « bon peuple flamand » qui veut le bien du « benêt peuple francophone » en lui réservant… les miettes. D’abord servir la Flandre.Voyons !• La Flandre ne veut pas le séparatisme. MAIS, elle veut un renforcement de l’autonomie des Régions dans des frontières d’Etat, ignorant l’hinterland naturel de Bruxelles, ville européenne.• La Flandre ne veut pas une Wallonie pauvre. MAIS, elle refuse la solidarité entre les deux Régions dans les secteurs sociaux, ignorant la Région de Bruxelles.• La Flandre ne veut pas une législation sur la nationalité. MAIS, elle veut que les nouveaux venus et migrants en Flandre prouvent une bonne connaissance du flamand ou prennent l’engagement d’apprendre le flamand. MAIS, elle veut que la loi fédérale sur l’acquisition de la nationalité belge soit mise en accord avec la politique d’intégration flamande. Autrement dit, la Flandre veut que la loi flamande soit imposée à l’ensemble de la Belgique.• La Flandre ne veut pas scinder les plaques de voiture. MAIS, elle veut que les compétences en matière de circulation et de transport soient transférées aux Régions. Autrement dit, la Flandre veut renforcer sa frontière d’Etat par une disposition douanière. • La Flandre ne veut pas scinder la Sabam. MAIS, elle veut une collaboration structurelle entre l’Etat fédéral et les Communautés. Autrement dit, elle veut la direction de la vie culturelle et artistique sur l’ensemble du pays, étant majoritaire.• La Flandre ne veut pas scinder la SNCB. MAIS, elle veut que les Régions aient une voix dans les organes de direction de la SNCB. Autrement dit, elle veut être majoritaire dans les organes de direction de la SNCB en s’appuyant sur la clef de répartition 60/40 qui l’avantage outrancièrement.• La Flandre ne veut pas une rupture du pays. MAIS, elle veut unifier l’Espace francophone Wallonie-Bruxelles sous sa pax Flandria par l’imposition d’une administration unique à langue unique : le flamand. Au rancard, les guichets « séparés »… de Schaerbeek de qui vous savez !• « L’indépendance de la Flandre n’est plus un tabou, les Francophones doivent le savoir », dixit Luc Van der Keulen, éditorialiste du Laatste Nieuws, le journal le plus lu en Flandre.