10.05.2011
BOUGE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : BHV SOLUTE ?
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
BHV soluté ? Fédération Wallonie-Bruxelles plombée ? Creuser des tranchées ?
Le CD&V, par son député régional Walter Vandenbossche, vice-Premier président du parlement bruxellois, lâche sur le plateau de Télé Bruxelles, le jeudi 5 mai 2011, que les matières personnalisables (allocations familiales, soins de santé…) pourraient être transférées pour les Bruxellois à la Commission communautaire commune, Cocom, instance qui gère les matières communautaires. Il exige la confirmation du rôle de la Cocom dans la gestion des matières communautaires avec le maintien de tous les acquis flamands à Bruxelles.
Un pas vers la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ? L’on sait que la Cocom est composée paritairement de néerlandophones et de francophones. Il n’y a pas dessin. Une certitude qui s’affermit par l’annonce de création d’une communauté métropolitaine cogérée englobant des communes de l’ancienne province du Brabant. Une proposition qui plombe brutalement la création d’une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui neutralise la Communauté Wallonie-Bruxelles.
Une méfiance renforcée à la suite de la déclaration spontanée de Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek-St-Jean à l’écoute des propos de Walter Vandenbossche : « … C’est une déclaration très importante que vous faites là. Jusqu’ici, le CD&V a toujours refusé, cette solution. Je peux vous dire que c’est loin d’être négligeable… ». Il est permis d’être méfiant quand on voit le résultat désastreux du compromis qu’il a négocié avec les Flamands en 1988 pour le fonctionnement de la Région de Bruxelles, plaçant Bruxelles sous tutelle larvée de la Flandre contre un retour des socialistes aux affaires de l’Etat fédéral.
La déclaration de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, affirmant « qu’il faut s’amadouer progressivement… dans l’élaboration d’un plan stratégique concerté pour l’hinterland… » suscite également la méfiance. Autrement dit, Charles Picqué demande aux Bruxellois de faire le deuil d’un désenclavement de Bruxelles et d’admettre une forme de cogestion de l’enclave bruxelloise !
Que valent dès lors les déclarations musclées de politiciens francophones ? Paroles de propagande électorale ? Dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 5 mai 2011, Didier Gosuin, FDF, chef de file du groupe M R-FDF au Parlement bruxellois et membre de la Commission Wallonie-Bruxelles, s’exprime sur l’existence des Communautés : « Toute culture a besoin d’une institution qui les représente… Vouloir supprimer les Communautés, ce serait créer le blocage total. On n’arrivera pas à une solution aussi radicale ! Par contre, vu les exigences du Nord, il y a un risque qu’on accroisse les compétences des Communautés ; là le danger est énorme pour Bruxelles. Ce serait la mort lente de la Région, avec le développement de nationalismes communautaires… Les Régions sont le centre de gravité, il faut maintenir le rôle actuel des Communautés. »
Le 1er mai 2004, Elio Di Rupo, président du PS, faisait le serment devant ses troupes : « Qu’on ne compte pas sur le PS pour détricoter l’Etat belge, pour scinder l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, pour régionaliser la sécurité sociale. »
En 2005, Jean-Claude Van Cauwenbergh, PS, ministre-président de la Région wallonne à l’époque, était catégorique : « … Quand on touche à un symbole, les Wallons sont toujours très forts. Bruxelles-Hal-Vilvorde, c’est un symbole, comme les Fourons. Si on y touche, nous monterons donc sur nos ergots. Nous serons solidaires … »
Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale, conseillère communale à Schaerbeek, frappait fort : « … Les Flamands veulent une réforme de l’Etat. Ce qu’ils n’obtiennent pas dans une grande négociation, ils l’arrachent par petites touches sournoise es et discrètes… Les francophones ne veulent pas une fédéralisation de la Justice ? Qu’à cela ne tienne, on va déjà confier aux Communautés le soin de former les magistrats. Les francophones refusent l’éclatement de la SNCB ? Qu’à cela ne tienne, des représentants des Régions sont entrés dans le conseil d’administration, et on acceptera l’argent flamand pour des voies ferrées flamandes, et il n’y aura pas d’argent pour les voies ferrées wallonnes… Il ne faut pas être naïfs. Les Flamands savent ce qu’ils veulent et rien ne les arrêtera. Ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et bien plus inquiétant qu’une discussion institutionnelle. Parce que les francophones, et au premier titre le M R, … cèdent unilatéralement sur toute une série de questions et que celles-ci ne feront donc pas partie de la grande discussion… »
Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre, président des FDF, tenait des propos fermes et catégoriques ; en juin 2002, il disait à propos de Bruxelles : « Je ne veux ni d’une Région croupion par rapport aux communes, ni de communes réduites à des mairies d’arrondissements ou à des guichets administratifs de la Région ». En avril/mai 2004, il faisait le serment : « Je dis clairement que nous n’avons plus rien à payer au plan institutionnel à Bruxelles et en périphérie. Jamais nous n’accepterons les plans flamands visant à mettre Bruxelles sous tutelle ». Il affirmait : « … S’ils (les Flamands, ndlr) veulent la scission, on parlera de l’élargissement de la Région, ce qui mettra enfin Bruxelles en conformité avec sa réalité socio-économique et brisera le carcan, en faisant le lien avec la Wallonie… ». Octobre 2007, Olivier Maingain ponctuait la mise en garde du monde politique francophone contre la naïveté à l’égard des paroles mielleuses des partis flamands : « Les élus francophones dans les communes à facilités s’exprimeront en français lors des conseils communaux… Ce qu’on accorde aux Flamands de Bruxelles doit l’être aussi aux 150 000 francophones de la périphérie… L’enjeu le plus évident est de briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu’elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands ».
Avril 2011, Philippe Moureaux, vice-président du PS, confessait : « Moi, j’ai toujours été de ceux qui pensaient qu’il fallait trouver un compromis acceptable, certainement avec des reculs francophones. Mais je constate que tout ce que nous avons mis sur la table, tout ce que nous accepté est non seulement jugé insuffisant, mais que, à chaque fois, on veut aller plus loin en face. Dès lors, les francophones, y compris ceux qui comme moi qui étaient favorables à un compromis audacieux, même partiellement déséquilibré, ne peuvent aller plus loin. Ils sont allés au bout de leurs possibilités. Il faut creuser les tranchées… Bloquer l’offensive flamande. Ne plus accepter d’entrer dans des concessions supplémentaires. Nous sortirons des tranchées quand nous verrons qu’il y a une volonté de l’autre côté de négocier quelque chose de valable. »
Philippe Moureaux s’aligne sur la position de Olivier Maingain qui, dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 21 février 2011, relançait sa mise garde au monde politique : « Scinder Bruxelles, redisait-il, c’est précipiter la scission du pays… Croire qu’on peut résoudre BHV sans avoir l’architecture globale du pays, c’est une erreur ! On ne peut pas prendre le risque d’enfermer Bruxelles en Flandre… ». Et, nouveauté, Olivier Maingain suggérait « d’interroger les habitants du Brabant flamand et du Brabant wallon sur un élargissement de Bruxelles. »
La Fédération Wallonie-Bruxelles a sa bible : le Manifeste pour l’unité francophone rédigé par Antoinette Spaak, FDF, ministre d’Etat, et Serge Moureaux, PS, député honoraire, ancien président de la Maison de la Francité.
La Flandre a son catéchisme : les résolutions du Parlement flamand de 1999. Greffons-y le diagnostic de Bart De Wever, historien, président de la N-VA, publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : « Aujourd’hui l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe… La Belgique ne fonctionne plus ! La Belgique est une nation qui a échoué… »
On en est là !
16:35 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhv, fédération wallonie-bruxelles, waltervandenbossche, cocom, charles picqué, jean-claude van cauwenbergh, laurette onkelinx, fdf, didier gosuin, elio di ripo, sncb |
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09.06.2010
AUX POLITIQUES : LEUR PARLER AMBIGU
Parlez clair, bon dieu ! Soyez iréniques ! Mais exprimez-vous lucidement sur les problèmes qui touchent sensiblement la vie quotidienne. + +Que nous disent Laurette Onkelinx et Charles Picqué, PS, à propos de l'avenir de la Région de Bruxelles, de l'avenir de plus d'un million d'habitants ? "Refinancer Bruxelles, c'est un engagement, une exigence, une exclusive… C'est un impératif sinon Bruxelles ne saura pas assumer l'obligation scolaire d'ici cinq ans… Le PS a créé Bruxelles, le PS va renforcer Bruxelles. Ce n'est pas une promesse, c'est un engagement..." + +Dans l'engagement pris en commun par ces deux personnalités fortes du PS, soulignons le constat de Charles Picqué : "Pour le moment, on assiste un peu à la course au meilleur francophone. Mais moi, je trouve qu'il faut y substituer le choix du meilleur négociateur francophone ! Celui qui sait concilier fermeté et capacité de dialogue ! + + Nous sommes parfaitement d'accord avec ces propos ; nous applaudissons. Mais voilà, sur le terrain, c'est autre chose. Dans la plupart des coups contre Bruxelles, le PS est présent. Il donne tout à la Flandre : en 1962, la suppression du recensement linguistique ; en 1968, la limitation de Bruxelles à 19 communes ; en 1988, le transfert du pouvoir communal aux Régions contre un financement maigrichon sans la fiscalité sur le produit du travail presté à Bruxelles. Un appauvrissement calculé par la Flandre ; l'engrenage de la réintégration des communes "à facilités linguistiques" en Flandre unilingue… + +Maintenant, dans leur déclaration commune, Laurette Onkelinx et Charles Picqué ne pipent mot de l'agrandissement de Bruxelles, du respect de la démocratie dans la périphérie bruxelloise, du recensement de la population, de l'ajustement de la fiscalité. Rien ! + + Et la déclaration fracassante de Charles Picqué : "Si on en arrive au scénario de l'éclatement du pays, les Bruxellois seront maitres de leur destin ! Ils s'associeront avec qui ils décideront de s'associer. Punt aan de lijn." + + Maitre de quoi ? Ils n'ont plus de destin. Ils n'ont rien en main, enclavés dans un environnement hostile. Ils n'existent plus ! Ils sont intégrés de force en Flandre. Isolés, sans cordon ombilical avec la Wallonie, ils ne peuvent survivre. + + Le CDH, par la voix de Joëlle Milquet, présidente du CDH, évoque un élargissement de Bruxelles : "Il faut un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie… Il est important que Bruxelles ait une frontière bordée avec la Wallonie dans un pays fédéral…". Il faut… Quel lien ? Quel territoire homogène ? Ce n'est pas un sentier à travers la Forêt de Soigne qui sauvera les Bruxelles, qui les désenclavera. Il y avait bien dans un lointain passé une liaison entre Bruxelles et Nivelles à travers la warande uccloise ! Le temps des déplacements à pied et en charrette est révolu ! + + Ecolo ne pipe mot. Et pour cause : il s'est rallié à la thèse flamande au nom du sacro-saint principe d'union nationale. Il surfe sur tout ! + +La branche libérale du MR, le PRL, plonge dans le flou absolu ; un de ses bonzes du Brabant wallon, Charles Michel, est favorable à "une grande réforme de l'Etat, pour autant que l'on vit 15 ans de paix communautaire". Un bijou d'ineptie ! + +Des mots ! Du vent ! Une politique francophone en pleine délitescence
15:30 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : democratie, respect, laurette onkelinx, charles picque, these flamande, flou, delitescence, ireniques, joelle milquet |
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21.05.2010
LE VRAI COUT DE LA SCISSION BHV...
POURQUOI L'OLIVIER PS-CDH-ECOLO LACHE-T-IL BHV ? PAR INTERET ELECTORAL…par Philippe SMITS = = = Les Flamands sont-ils les seuls à vouloir la scission de BHV ? Non, bien sur. Laurette Onkelinx et Philippe Moureaux pourraient également trouver un intérêt à lâcher ces Francophones de la périphérie qui votent à plus de 51 % pour le MR.On remarque un affaiblissement de la part du PS et du CDH qui ne cessent de "taper" sur le MR, le seul parti à exiger la conservation des droits linguistiques, judiciaires et électoraux des habitants francophones et néerlandophones de la périphérie. Quant à ECOLO, il est très clairement tiraillé entre la solidarité au Front francophone et son engagement vis-à-vis de Groen. Jadis Ecolo n'a pas toujours joué la carte de l'Union des Francophones (UF) et a encouragé son électorat à voter Groen. Pas juste par sympathie pour Groen, mais bien parce que Groen n'atteint pas tout seul le seuil d'éligibilité dans le Brabant flamand. En clair, mais il ne faut pas le dire trop haut, voter Groen en périphérie est un "vote perdu et inutile" alors qu'avec quelques voix francophones vertes, cela donne à Groen une chance supplémentaire d'émerger. D'ailleurs dans les négociations, Ecolo soutenait Groen dans sa demande de voir le seuil de 5 % disparaître. + + +Mais quelle est la sociologie électorale en périphérie bruxelloise ? + + Il y a environ 160 000 Francophones sur Hal-Vilvorde (sans oublier les quelques milliers encore sur Leuven). Les Francophones de Hal-Vilvorde représentent près de 80 000 électeurs sur les 370 000 que compte Hal-Vilvorde, soit un peu plus de 21 %. + +Aux élections législatives de 2007, le MR recueillait 39 993 voix, soit 51 % des votants, le PS récoltait 14 462 voix soit 18 % des votants, le CDH engrangeait 10 818 voix soit 14 % des votants, Ecolo totalisait 10 233 voix, soit 13 % des votants, le Front National recevait 2 840 voix, soit 4 % des votants. + + +Pourquoi la scission BHV+ arrangerait bien le duo Onkelinx-Milquet ? + +Démonstration : il y a 22 sièges à répartir sur BHV et le cout du siège est d'environ 37 000 à 38 000 voix. Or, on observe que dans les six cantons de Hal-Vilvorde (élections 2007), l'électorat francophone vote très majoritairement pour le MR : à plus de 39 993 voix récoltées soit l'équivalent d'un siège de député fédéral… Les trois autres partis traditionnels PS, CDH et ECOLO recueillent péniblement entre 13 et 18 %, soit environ 1/4 de siège… Le cout marginal est donc 4 fois moins important chez Ecolo, au PS et au CDH qu'au MR. + +Lorsqu'on sait que le PS recueillait sur BHV 3 sièges en 2007 (mais 4 sièges en 2003), que le MR oscille entre 5 et 6 sièges selon l'apparentement avec le Brabant wallon, en ôtant au MR 40 000 de ses 190 000 électeurs, on le prive d'un coup de plus de 20 % de son électorat et donc d'un siège, ce qui ramène le MR au coude à coude avec le PS ! Un calcul cynique donc… caché derrière un redécoupage électoral partisan visant à faire reculer le MR qui est aujourd'hui, et de loin, le premier parti de BHV. + + +Le PS semble donc le maillon faible du Front francophone en ne réclamant plus l'élargissement de Bruxelles. Seul le MR-FDF peut empêcher l'abandon des Francophones de la périphérie, mais aussi et surtout ceux de Bruxelles, puisqu'il s'agit bel et bien de frontières d'Etats futurs qui sont en jeu. + + Autant savoir…
17:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : front francophone, maillon faible, laurette onkelinx, philippe moureaux, ecolo, sociologie electorale |
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09.12.2009
NE M'APPELEZ PLUS BELGIQUE, APPELEZ-MOI VLAANDEREN
NE M’APPELEZ PLUS BELGIQUE, APPELEZ-MOI VLAANDEREN…Toutes les fonctions représentatives de la « Belgique » sont entre les mains de Flamands (bon teint) :<><>- Six des sept ministères régaliens, à l’exception du ministère des Finances – encore si peu francophone – sont chacun occupés par un Flamand <><>- Le poste de Premier ministre est réservé à la Flandre, faisant fi du principe de l’alternance <><>- Les ambassades les plus importantes sont sous la direction de Flamands <><>- Les porte-parole des institutions sont pour la plupart d’expression néerlandaise <><>- Pour corser l’énumération, deux Flamands sont les plus souvent cités pour succéder au Cardinal Danneels comme Primat de Belgique : le Gantois Luc Van Looy et l’Anversois Johan Bonny. Le Namurois André-Mutien Léonard, de temps à autre cité, est estimé, dans le monde catholique, trop âgé (69 ans) pour occuper la fonction ! <><>Inconcevable que la Belgique soit dirigée uniquement par des Flamands, direz-vous ! Mais c’est comme ça ! Vous oubliez que le Premier ministre actuel, Yves Leterme, CD&Vlaams, a dit un jour que « les Francophones étaient intellectuellement incapables d’étudier le néerlandais ». Les Francophones incapables d’étudier une langue, conséquemment incapables de gérer un pays occupé par une majorité de citoyens d’expression néerlandaise ! <><>Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, c’est que l’intelligentsia francophone emprunte la plume des tenants de la politique à la Van Rompuy, un pur produit du flamingantisme : « Laisser dormir les choses » ; ce qui n’est que l’application de la théorie Maddens : « Laisser aller les choses jusqu’au moment où les Francophones viendront mendier. Et alors, ils devront accepter nos exigences ». Position adoubée par Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale : « Faire du Van Rompuy sans Van Rompuy ». Position pastichée par Béatrice Delvaux, dans l’édito du quotidien Le Soir du mardi 8 décembre 2009 à l’égard futur Primat de Belgique : « Faire du Danneels, sans Danneels ». Et ce qui fait mal à notre identité francophone, elle ajoute : « Si pour ce faire, il faut renoncer à l’alternance linguistique, eh bien , au diable, l’alternance ! La résignation… L’abandon… <><>Ne m’appelez plus Belgique !
15:44 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vlaanderen, belgique, herman van rompuy, luc van looy, johan bonny, andre-mutien leonards, laurette onkelinx, primat, cardinal danneels |
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31.08.2009
LE BUDGET DE L'ETAT FEDERAL
Un bref retour en arrière <><>Nous sommes en 2002, le gouvernement fédéral arc-en-ciel a le sourire : pour la troisième année consécutive, le budget est en équilibre ; non seulement, il est en équilibre mais mieux il génère un excédent de 114 millions d’euros. <><>Les budgets des années suivantes sont moins souriants. <><>2003. L’équilibre budgétaire n’est atteint que grâce à des économies drastiques dans les divers départements de l’Administration. <><>2004-2005. Les budgets sont bouclés en équilibre par des artifices budgétaires, sans garantie d’un équilibre structurel durable. <><>Yvan Van de Cloot, économiste chez ING Belgium, estime que la situation des finances publiques est loin d’être aussi saine que peut faire croire l’équilibre du budget : « En réalité, dit-il, la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement n’a jamais été aussi étroite depuis 1993, l’année de la dernière récession qu’ait connue notre pays... A mon sens, l’état actuel des finances publiques ne permet déjà pas suffisamment de réduire l’endettement de l’Etat, ce qui est pourtant primordial pour affronter la future flambée des coûts liés au vieillissement de la population. La Belgique s’est engagée, comme tous les autres pays européens, dans un plan pluriannuel relatif aux finances publiques. Elle doit s’y tenir ». <><>2006. Ce n’est pas l’éclaircie espérée. Aucun relâchement budgétaire ne peut être toléré, bien que la Belgique a dégagé un solde de financement positif de 0,1 % du PIB en 2006. Au contraire, recommande Guy Quaden, gouverneur de la Banque national de Belgique : « Il faudra davantage de discipline budgétaire à l’avenir... et être plus sélectifs dans les dépenses... Le pouvoir central ne peut pas conserver les mêmes compétences en se dépouillant sans cesse de moyens au profit des Régions ... ».<><>2007-2008. « Années horribilis » : élections législatives en juin 2007, élections européennes et régionales en juin 2008. Et les perspectives du Conseil supérieur des Finances sont sombres. Prudence, rigueur et vision seront les vertus à cultiver. <><>Un déficit à combler. Quelles mesures prendre ? « Je ne veux pas d’un budget d’austérité », proclame Laurette Onkelinx, PS, Vice-Première ministre. Les budgets 2007 et 2008 sont clôturés en équilibre dans un climat de crise financière ! <><>2009. Tension. Le budget 2009 souffre. Le gouvernement tarde à remettre son budget à la Commission européenne du Budget. Celle-ci le somme de lui rentrer un budget pour le 20 septembre 2009.<><>La préparation du budget 2010. Les nouvelles ne sont pas rassurantes. Les premières estimations annoncent un déficit de plus de 20 milliards d’euros à combler ! Les déficits « camouflés » des années précédentes ? Les premières indications laissent percer un déficit ramener à quelque 14 milliards ! D’où viennent les premiers six milliards trouvés ? <><>« Il n’y a pas trente-six solutions, entend-on, au Cabinet du Budget, soit on baisse les dépenses, soit on augmente les recettes, donc les taxes ». La Palisse n’aurait jamais mieux dit ! <><>Mais qui voilà : le Patronat. Montée aux barricades. Dans une interview accordée au journal Le Soir, Rudy Thomaes, administrateur-délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique, FEB, est catégorique : « Nous estimons que le trou sera supérieur aux 20 milliards d’euros initialement annoncés. C’est un problème d’une envergure énorme. Il faut donc s’atteler à la mise en place d’un plan crédible et soutenu... ». Dégageons les grandes lignes d’un plan que suggère la FEB. <><>Au rayon des dépenses : = = - Domaine de la Fonction publique : Dégraissage. « Par habitant, souligne Rudy Thomaes, on a un nombre excessif de gens actifs dans l’Administration publique... Pas de licenciements, mais nous avons une gigantesque opportunité, avec les nombreux départs à la retraite qui s’annoncent. On peut aussi réduire les embauches ». = =- Domaine des soins de santé. Des économies : « Réduction de la norme de croissance, suggère Rudy Thomaes. En période de récession, il est clair que certains mécanismes ne sont pas tenables. Ce n’est pas parce que c’est dans une loi que l’économie du pays peut supporter cela » = = Au rayon des économies : = = - Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires. Rudy Thomaes est persuasif : « Quand une entreprise belge utilise l’énergie éolienne, elle paie plus cher qu’à l’étranger, parce que la Belgique ne dispose pas d’une grande capacité d’installation de systèmes d’énergie renouvelables... Mais si on fait un choix raisonnable en matière d’énergie nucléaire, on peut développer une stratégie où la rente nucléaire peut effacer le surcoût de l’énergie éolienne ».= = - Augmentation de la fiscalité. Sur ce point, Rudy Thomaes est plus réservé. « C’est plus délicat. La marge de manœuvre dans notre pays surfiscalisé est extrêmement réduite. Et tous les analystes disent qu’il y a deux domaines de taxation où il n’y a pas de marge : c’est la taxation des salaires et l’impôt des sociétés ». = =- La fiscalité verte. A ce propos, Rudy Thomaes déclare : « Aucun interlocuteur en Europe ou en Belgique ne peut refuser le débat sur la fiscalité verte. Mais il ne faut pas que, via l’index, cela entraîne une hausse des salaires ». + + + Mais, il y a un Mais avec une majuscule : la date butoir du 20 septembre 2009. La remise obligatoire d’un programme de stabilité, à la Commission du Budget européenne, avec fixation d’une date et du rythme pour le retour à l’équilibre. La Région flamande a déjà montré les dents : Pas question de donner un euro au Fédéral après 2012. + + +La quadrature du cercle. Une année 2010 horribilis. La RIGUEUR.
15:26 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ing, eclaircie, relachement, pib, laurette onkelinx, rudy thomaes, rigueur, budget, van der cloot, horribilis |
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07.07.2009
LA FLAMANDISATION GENERALISEE EN MARCHE POUR 2011...
Les postes régaliens, à l’exception de celui des Finances et encore, sont occupés par des Flamands. BHV arrive à épuisement des procédures de retardement ; il reste encore une procédure de conflit d’intérêts ! Quatre mois de répit, d’illusions entretenues. Puis la Flandre imposera la loi du nombre. On sera en 2010 : scission possible de BHV, mise aux oubliettes des facilités, siège de Bruxelles... L’apéritif pour 2011... La campagne des élections législatives de juin 2011 sera lancée... + + Dans cette attente, la Flandre consolide ses positions. L’armée passe sous son contrôle absolu avec le nouveau train de nominations : trois lieutenants-généraux flamands sur trois proposés, quatre généraux-majors flamands sur les cinq proposés à la promotion. En outre, il semblerait acquis que le poste de chef des opérations de l’armée belge sera confié à un lieutenant-général flamand. Eén, twee ! + + Mais que diable, que font les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres, les Laurette Onkelinx, Joëlle Milquet, Didier Reynders ? Sont-ils des béni-oui-oui de la vassalité de la Wallonie, de la Francophonie belge ? Ne dit-on pas cependant que toutes les décisions doivent recevoir le blanc seing unanime au Kern et au Conseil des Ministres ? Alors...
14:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : flamandisation, bhv, armee, francophonie belge, kern, conseil des ministres, laurette onkelinx, joelle milquet, didier reynders, wallonie |
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26.02.2009
LE BAZOOKA BRAQUE SUR LA BELGIQUE...
L’enterrement par Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, du dialogue communautaire est le détonateur de la fin de la Belgique. Il ravivé le flambeau flamand « Plus d’autonomie, plus d’indépendance ». Une affirmation d’une Nation-Etat en construction. = = Frank Vandenbroucke, ministre de l’Emploi flamand, a bien inspiré l’odeur de la poudre. Il a fait armer, à l’unanimité des députés flamands, tous partis confondus, de la gauche à l’extrême-gauche, de la droite à l’extrême-droite, en passant par le centre, le bazooka du conflit d’intérêt contre le gouvernement fédéral pour obtenir la réduction des cotisations sociales pour les plus de 50 ans. = = Joëlle Milquet, ministre fédéral de l’Emploi, a canné. Elle a fait retirer les articles incriminés, les articles qui blessaient les intérêts de la Flandre. La voie de la régionalisation de l’emploi est ouverte… L’un des piliers de la Belgique fédérale se fissure ! Le « J’ai peur » résigné, soumis de Laurette Onkelinx, PS, vice Première-ministre, résonne comme le glas. = = Des voix venant de la Wallonie profonde refusent la résignation, la soumission à la Flandre ; elles s’élèvent pour la préparation à la séparation dans l’honneur, pour une reconstruction de notre Espace francophone. La Vie = = .Jules Gheude, essayiste politique, président du Comité d’Organisation des Etats généraux de Wallonie, énonce : « On ne dira jamais assez. Si le fédéralisme s’est soldé par un échec total, c’est parce que l’une des entités fédérées, en l’occurrence la Flandre, a fini par évoluer en un véritable Etat-Nation. Et rien ni personne ne pourra empêcher cet Etat-Nation de prendre son envol… Montrons à la Flandre que nous sommes prêts à affronter l’après-Belgique avec confiance et sans appréhension ». Il donne rendez-vous le samedi 9 mai à Liège aux Etats généraux de Wallonie. = = Paul-Henry Gendebien, autre figure de la Renaissance wallonne, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, déclare : « La seule capitale commune aux Wallons et aux Bruxellois, c’est Paris. Je veux croire à une grande communauté de destin « Wallonie-Bruxelles », mais celle-ci ne passera que par une adhésion commune à la France ».
14:16 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, paris, enterrement, laurette onkelinx, joelle milquet, kris peeters, jules gheude, paul-henry gendebien, frank vandenbroucke, etat-nation |
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