27.08.2009

LE BUDGET DE LA REGION DE BRUXELLES

La législature 2004-2009 <><>Le gouvernement bruxellois, PS-CDH-ECOLO, issu des élections régionales de juin 2004, a présenté le budget 2005, le premier de la législature 2004-2009, en boni, léger certes : 1,6 million d’euros. Une première depuis la création de la Région bruxelloise en 1989. <><>Que s’est-il donc passé ? « Tous les membres du Gouvernement ont accepté de remettre à plat leur budget pour en extraire le maximum de moyens dont avait convenu qu’ils devaient être mise au service de l’action commune », précise Guy Vanhengel, Open VLD, ministre du Budget. Plain cap sur l’emploi, l’économie, le logement et la mobilité. Et de peaufiner un « Contrat pour l’Economie et l’Emploi », destiné à être le fil conducteur de la politique du Gouvernement bruxellois jusqu’à la fin de la législature. <><>Selon Charles Picqué, PS, ministre-président, « le Contrat d’Avenir n’est pas destiné à réinventer une politique ; il s’agit de mettre à table tous les acteurs sociaux et économiques de la Région ». <><>L’opposition MR est sceptique. Didier Gosuin, député-bourgmestre FDF, et Jacques Simonet, député-bourgmestre MR, décrivent le budget comme une simple adaptation aux normes imposées par l’Union européenne. <><>Les budgets des années suivantes sont de la même veine, marqués par le sous-financement récurrent de la Région <><>La législature 2009-2014 <><>La continuité de l’Olivier : PS-CDH-ECOLO, présidé par Charles Picqué, PS. A la jauge de l’opinion publique. « On est arrivé à ce moment de vérité où on voit les limites et le caractère injuste du mode de fonctionnement de la Région bruxelloise...Il va falloir concilier la rigueur et l’innovation... J’insiste : remettre le problème du financement de Bruxelles tard, le renvoyer à la négociation du « paquet global », c’est faire courir un risque grave à la Région bruxelloise » déclare Charles Picqué, ministre-président reconduit, dans un entretien avec David Coppi et Francis Dubois, journalistes du quotidien Le Soir. <><>Comment la législature se passera-t-elle ? L’ajustement du budget 2009 et le bouclage du budget 2010, premier budget de la législature, sont les tests posés à la solidarité de l'équipe gouvernementale, au sein de laquelle les rapports de force indiquent une présence renforcée du CD&Vlaams et une influence marquante de Ecolo.

20.03.2009

CES POLITIQUES QUI NOUS GOUVERNENT...

Wilfried MARTENS ,CVP, « LE SAGE »… = = =La crise gouvernementale a replacé, pendant un instant, Wilfried Martens sur la scène politique intérieure belge = =L’avons-nous trouvé assagi par rapport à ses années estudiantines, à la présidence du CVP et à la fonction de Premier ministre pendant 12 ans ?Les médias nous apprennent qu’il est actuellement âgé de 72 ans et qu’il a fêté ses 72 ans par un remariage avec Miet Smet, ancienne ministre des Affaires sociales, une collègue de parti. = = Plus posé, certes, naturellement. Mais il ne faut pas passer sous silence qu’il fut dans sa jeunesse un militant flamingant radical, comme on disait à l’époque – on ne parlait pas de Flamand ultranationaliste. Président du mouvement estudiantin flamand, il dénonce avec véhémence la mainmise francophone sur « l’Expo 58 » ; il participe à l’organisation des marches houleuses, brutales sur Bruxelles en 1961 et 1962. = = Il s’identifie à l’Etat-CVP, l’œil de la Flandre. En 1961, il entre dans le Cabinet de Pierre Harmel, PSC, Premier ministre et en 1965, dans celui ce Paul Van den Boeynants, PSC, Premier ministre. Son ascension se poursuit, fulgurante. Successivement, président du puissant CVP de 1971 à 1979, Premier ministre en avril 1979 sans jamais avoir occupé une fonction ministérielle, il mène à bien –pour la Flandre seule – les réformes de l’Etat de 1980 et 1988 ouvrant le concept de « fédéralisme d’union » : structuration des Régions flamande et wallonne, couchées sur papier en 1970, et élargissement des compétences des Communautés. A la suite de l’échec aux élections législatives de 1991, il quitte la scène politique intérieure belge et s’en va à l’Europe. Il y assume, entre autres, la présidence des parlementaires européens d’obédience chrétienne, le PPE.Il reste « à l’écart » de la politique belge pendant 16 ans ; il réapparaît en décembre 2008 lorsque le Roi Albert II lui confie une mission d’exploration, préparatoire à la constitution d’un gouvernement à la suite des tribulations de l’ère Leterme consécutive aux élections législatives de juin 2007. = = Wilfried Martens « bétonnera » une pentapartite (CD&V, Open VLD, M R, PS et CDH) sous la présidence de Herman Van Rompuy, CD&V, pour une période allant jusqu’à la fin de la législature, en 2011. Mission accomplie le 30 décembre 2008…La Flandre se maintient aux commandes de l’Etat avec un CD&V (ex-CVP)… Il repart à l’Europe…

09.03.2009

LE CDH - L'UNIVERSITE D'ETE...

... UNE SOCIETE EN REVOLUTIONS… + + Les 30 et 31 août 2008, le CDH a tenu sa traditionnelle université d’été sur le thème « Une société en Révolutions ». Un moment pour le faire point, pour se resituer sur l’échiquier politique. = = Joëlle Milquet, vice-Première ministre, chargée de l’Emploi et de l’Egalité des Chances, présidente du CDH, a axé la réflexion sur le socio-économique. Trois thèmes : l’emploi, l’asile, l’immigration. = = Un constat : des avancées en matière d’emploi. Par contre sur l’asile et l’immigration, c’est la panade : on est nulle part ! Certaines formations politiques, regrette la présidente du CDH, ont freine des quatre fers pour un blocage du dossier. Elle fixe une date : « Pour le 14 octobre, il nous faut un accord sur la circulaire des sans-papiers, sur la nationalité, l’immigration économique et le regroupement familiale, dans le respect de l’accord de gouvernement ». Un vœu pieux si l’on considère le climat de méfiance qui agrémente » les travaux de la coalition gouvernementale. = = Autre constat : atmosphère morose dans le domaine de la compétitivité des entreprises. Le handicap salarial est toujours l’invité à la table de travail. Toutefois, une somme de 500 millions d’euros sera affectée à l’impérieuse réduction du coût du travail pour l’ensemble des entreprises. Le CDH espère une conclusion au cours du quatrième trimestre 2008. « Outre les bas salaires, souligne Joëlle Milquet, d’autres mesures cibleront les chercheurs, le travail en équipe et les heures supplémentaires. Tout cela sera négocié dans l’accord interprofessionnel. On pourrait ainsi arrivée à ce qu’en 2009 on n’ait plus que 10 % de cotisation patronale sur les bas salaires, à redéfinir. L’ambition est d’arriver à 0 %, au terme de cette législature, en 2011… Des mesures devraient également être prises pour les travailleurs à bas salaires au 1.10.2008 ». = = Pour ce qui est de la préservation du pouvoir d’achat, une attention particulière lui a été réservée. « Une enveloppe de liaison au bien-être des allocations – minimums sociaux, pensions…- précise la présidente du CDH, devra être décidée par les partenaires sociaux, soit 375 millions étalés sur deux ans. Au 1er octobre, le revenu minimum garanti va augmenter de 25 euros… Au-delà, de cette enveloppe « bien-être », il nous en faut une seconde, pour le rattrapage des pensions les plus anciennes et les plus basses. A la fin de la législature, nous devrions arriver à une augmentation de 3 % pour toutes les pensions (5 % pour les plus basses d’entre elles), et à un treizième mois d’allocations familiales ». = = Constatons que le « Il faut » et le « conditionnel » sont trop souvent présents dans les réflexions ! Le CDH à la recherche de sa Voie !

26.06.2008

REFORME DE L'ETAT : BHV CA GRINCE ?

Il se dégage du communiqué du Soir Midi express que les choses n'avancent guère sur le dossier BHV. Une crise à l'horizon ? ++ Le Premier ministre Yves Leterme a réuni les présidents des sept partis de l’Heptapus (5 partis de la majorité et les écologistes Ecolo et Groen) pour faire le point sur l’avancement des discussions sur les réformes institutionnelles et BHV. Les prochaines réunions se feront à nouveau par groupes linguistiques distincts. Et, le 25 juin 2008, Yves Leterme s’entoura des présidents de parti pour tenter de tenir la Belgique debout – et accessoirement son gouvernement. ++ Mercredi après-midi, le Premier a convoqué leaders flamands et francophones (CD&V, VLD, Groen, MR, PS, CDH, Ecolo) au « Seize » pour « faire le point » sur les négociations de ces derniers jours portant, d’une part, sur le sort de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde, de l’autre sur la réforme de l’Etat et le transfert de compétences aux Régions et Communautés. ++ En soirée, après les présidents, Yves Leterme a convoqué les négociateurs flamands et francophones sur BHV, cette fois dans un lieu tenu secret. ++A ce stade, il n’a convaincu ni les uns ni les autres, et certainement pas les francophones, qui n’ont vu venir aucune proposition de compromis acceptable sur BHV, le dossier qu’ils veulent voir aboutir en priorité. ++Mais ne brûlons pas les étapes. Le compte à rebours indique vingt jours encore avant la date-butoir du 15 juillet à laquelle Yves Leterme prétend toujours pouvoir livrer une nouvelle « déclaration » au parlement, tant sur le programme socio-économique du gouvernement que sur la réforme institutionnelle, ce qui relancerait la législature fédérale. ++ Nerveux, dit-on, au kern (comité ministériel restreint) mercredi matin, le Premier ministre ne rend pas les armes, et veut durer : n’annonçait-il pas hier son intention de se déplacer en Chine au mois d’août pour les Jeux olympiques ? ++ Rue de la Loi, hier, les présidents de parti feignaient de s’étonner de voir des journalistes les solliciter vainement en quête d’une information, d’un signe, d’un geste. Leur silence est d’or. Les négociations continuent, la crise aussi. Plus d’un an que ça dure...

14:04 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecolo, chine, crise, leterme, bhv, compromis, legislature |  Facebook |