11.11.2007

LES FRANCOPHONES PARLENT AUX FRANCOPHONES ...

A travers les médias et les associations… - • Olivier BRICHANT - : … Nous sommes deux peuples incapables de se comprendre. Tout pose problème : BHV, mais aussi la justice, la sécurité sociale… Cette situation était palpable avant le 10 juin. Nous avons eu affaire à une nouvelle classe politique « romantique » ne rêvant que d’autonomie sans cesse croissante, voire d’indépendance. Contre pareille attitude, le pragmatisme et le bon sens ne peuvent rien. - • Guy RASKIN, 5521 Serville - : … Nous savons depuis 1999 ce que veulent les Flamands. Et qu’ont fait nos politiques pour se préparer ? Rien ou à peu près rien ? On a cru qu’en déclarant « on est demandeur de rien », tout était résolu . Erreur les Flamands ont, eux, un objectif commun ; nous : presque rien. On va enfin se réunir : trop tard sans doute. -• Jean-Luc LEFEVRE - : … De qui se moque-t-on ? On se refuse à prendre la mesure de ce qui se passe réellement : un déni de démocratie et d’un « esprit » qui a façonné l’Etat, un coup d’Etat de velours, le refus d’encore vivre ensemble dans le respect de l’autre… - • Antoinette SPAAK, (FDF), ministre d’Etat, ancienne présidente du FDF - : … Nous devons venir avec nos revendications ; la première d’entre elles doit être l’élargissement de Bruxelles. C’est une vieille revendication du FDF… - • Alain BEERENBOOM, romancier, B.Hache.V. … - : … Car le vrai problème des parlementaires, leur profonde frustration, c’est l’ennui. Ces braves gens s’emmerdent et ils sont jaloux de voir Leterme, son hypnotiseur et leurs copains faire bombance. Tout le monde n’a pas la chance de passer ses nuits avec Madame Milquet – si M. Nothomb était encore le patron du PSC, aurait-on voté la scission ? Pas sûr ! …( www.berenboom.com) - • Jean-Claude WILLAME, professeur émérite de l’Ucl - : … Pas d’accord possible, alors on encommissionne BHV et l’institutionnel en faisant monter tous les partis démocratiques dans la barque, ce qui relativisera le poids des extrémistes FDF et N-VA. Bien joué ! Résultat (probable) des courses : d’une part, BHV sera effectivement scindé administrativement et politiquement, le MR étant garanti d’un siège de député dans le nouvel arrondissement ; d’autre part, (sans doute beaucoup de) nouvelles matières seront même « régionalisées » avec l’aval d’un Comité des Sages et après des combats d’usure qui ne nécessiteront même pas des majorités des deux tiers… - • Gérard CONTOR - : … Comment nos élus et nos négociateurs peuvent –ils faire preuve d’une telle couardise, d’une telle lâcheté, nous faisant passer, nous francophones, pour des idiots ?… - • Dominique FRISQUE - : … Le grand happening de mercredi a montré à quel point la société flamande est malade de son nationalisme. Elle nous a infligé l’humiliation suprême… Elle bafoue la démocratie lorsqu’il s’agit de nommer les bourgmestres largement élus de la périphérie… Prenons plutôt notre destin en main et… tous ensemble pour une Belgique démocratique et libre ! - • Pierre BOUILLON, journaliste au quotidien Le Soir, dans son Carnet du samedi 10 novembre 2007 - : … Si la N-VA n’a que cinq élus aujourd’hui à la Chambre, son assise parlementaire va enfler. La plupart des ministrables CD&V ont pour suppléant un N-VA … (Ndlr, nos représentants doivent tenir compte de cet élément dans les négociations)

09.11.2007

LES FRANCOPHONS PARLENT AUX FRANCOPHONEs ...

A travers les médias et les associations… -• Alain VERWILGHEN, Bruxelles - : …Lâcher la périphérie moyennant de vagues droits d’inscription ou de domiciliation, c’est tout simplement faire preuve de lâcheté… Contrairement aux idées reçues les francophones de la périphérie n’ont pas la méconnaissance du néerlandais ou d’autres langues. Devront-ils bientôt se renier pour s’intégrer pleinement dans une Flandre triomphante, condescendante avec les Wallons… et pratiquant, en attendant son indépendance, un « national-régionalisme », une sorte de patriotisme dévoyé « waar Vlamingen en alléén Vlamingen thuis zijn » ? -• Christian SLEGERS, Waterloo - : … J’ai observé avec un certain détachement la pétition « Belgique unie » accompagnée des affiches recouvrant les abribus. De même, les multiples drapeaux accrochés aux fenêtres n’ont pas changé grand-chose et finalement, il faut être bien naïf pour s’imaginer faire changer l’opinion de nos amis flamands par de tels actes basés surtout sur l’émotion… -• José HAPPART, PS, Ministre-Président du Parlement wallon - : … Nous sommes dans une situation où les Flamands n’ont pas intérêt à partir. Arrêtons-nous donc de nous faire peur. Nous organisons d’ailleurs une réunion avec les chefs de groupes de la Région wallonne, de la Communauté française et de la Cocof de Bruxelles pour réfléchir aux intérêts de nos deux grandes Régions, la Wallonie et Bruxelles, en n’oubliant pas les droits et les options de ce que nous voulons faire ensemble réellement. Nous avançons ; nous sommes passés d’une situation statique où nous subissons la loi flamande à un état proactif où nous décidons, enfin, de prendre en main notre avenir et notre destinée. ..Je vois l’avenir en termes de partenariat entre Bruxelles et la Wallonie… Une chose qui m’irrite beaucoup, c’est la malhonnêteté intellectuelle des Flamands qui nous refusent, chaque fois qu’ils le peuvent, ce qu’ils revendiquent pour eux… -• José SMETS, Retour aux Libertés, Echevin de Fourons - : … Il ne faut pas se cacher la face. La Belgique existera ou n’existera plus si la Flandre le désire. Les Flamands sont les plus nombreux et détiennent la majorité des leviers du pouvoir en Belgique. Tous les postes à responsabilité sont trustés par les Flamands… -• Eric LIBERT, Secrétaire général du FDF, à la Fête du Peuple fouronnais - : … Je m’adresse à tous les représentants de la Wallonie et de la Communauté française pour leur demander d’œuvrer dès à présent et très activement à l’unité Wallonie-Bruxelles… union qui, seule, pourra sauver la Communauté française de Belgique dont les habitants de Fourons font intégralement partie. -• Willy DEMEYER, PS, Bourgmestre de Liège - : … l’heure est à la fermeté par rapport à la défense des droits des Francophones… Ces droits ont pourtant été octroyés en contrepartie de la fixation de la frontière linguistique en 1962. Ce sont donc des droits acquis… Il est également indispensable de créer un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie pour renforcer encore la solidarité naturelle qui unit les Francophones de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles… La frontière linguistique actuelle, qui enclave Bruxelles en Flandre, ne peut devenir une frontière d’Etat !

05.11.2007

LES FRANCOPHONES PARLENT AUX FRANCOPHONES ...

A travers le Courrier des Lecteurs du quotidien Le Soir • Joseph VAN EECKAUTE - …Si maintenant, il n’y a pas d’arrangement possible et que les Flamands votent et prennent de force « Halle-Vilvoorde » en imposant aux habitants de parler uniquement le néerlandais, il y aura lieu d’en informer le Parlement européen et les Nations-Unies.• Jacques VANDENABEELE - … Toute métropole doit pouvoir s’étendre et la comprimer par des lois imbéciles est une offense à la raison… et un combat d’arrière-garde. Imposer le néerlandais comme langue véhiculaire aux membres du conseil communal, aux échevins et au bourgmestre, qui sont francophones, est surréaliste…• Philippe DUVIEUSART - … Continuez, M. Maingain, dans le respect et l’intérêt des francophones, de la Belgique, de la dignité et de la démocratie.• Robert DE CLERCK - … Madame Milquet n’est pas le «vilain petit canard » que tous les partis flamands et le parti flamingant veulent «diaboliser ». Voilà une femme qui est légaliste et convaincue, qui sait ce qu’elle peut proposer et qui mérite un qualificatif : tenace. Elle est digne de s’inscrire dans la lignée d’Antoinette Spaak.• Michel GEVERS, professeur UCL - …Il existe un endroit au monde où les élus majoritaires d’une communauté majoritaire n’ont pas le droit de s’exprimer dans leur langue à l’assemblée pour lesquels ils ont été élus… Il s’agit des communes francophones de la périphérie bruxelloise… Il ne s’agit pas ici d’un déni de démocratie ; c’est bien pire : il s’agit d’un déni d’existence… Il faut mettre fin à de telles pratiques totalitaires en rattachant ces communes à une région plus soucieuse de tolérance…