02.12.2010

INVITATION A LA CONFERENCE DE JEAN QUATREMER, JOURNALISTE

Bruxelles Métropole Francophone

Groupe de débat, de réflexion et de propositions sur la Région de Bruxelles, sa Périphérie et la Francophonie

et

La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles

vous convient à un déjeuner-débat 

 ce jeudi 9 décembre 2010 (de 12 h 15 à 14 h 00)

 au restaurant « Il Vecchio Mulino » (salle 1er étage)

rue Jourdan 10 à Saint-Gilles (1060 Bruxelles) – métro  Louise

 

Thème :

 

Un journaliste français en poste à Bruxelles depuis plusieurs années s’interroge sur la survie de l’État Belgique face au nationalisme flamand.

 

Orateur :

 

Jean QUATREMER

Journaliste au quotidien  Libération

 

Participation aux frais : 18,00 € (à payer sur place)

comprenant l’apéritif, une entrée, un plat, un verre de vin (rouge ou blanc) ou une eau.

Réservation obligatoire :  

Jacques BOURGAUX (secrétaire général BMF) les matins 9 h 30 à 12 h 30

tél.  02/ 544 11 99

Marie-Claire DALOZE (présidente Ligue Wallonne de Bruxelles) 02/734 77 02  courriel : mcdaloze@skynet.be

16.02.2009

UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT...

CD&V, CHRISTEN-DEMOCRATISCH EN VLAAMS = = C’est en septembre 2001 que le CVP, celui qui a incarné l’Etat-CVP depuis 1945, change de patronyme. Il mue en CD&V, « Christen-Democratisch en Vlaams » (Démocrate chrétien et flamand. Le parti sombre dans l’opposition après 45 ans de pouvoir. + + Son président Stéfan De Clerck n’a de cesse d’attiser le feu nationaliste en soulignant l’importance du « V » dans l’appellation du « nouveau » parti. Une radicalisation sur le terrain communautaire. Rendre la vie dure aux francophones, intensifier l’épuration linguistique de la Flandre au profit d’une seule langue, le néerlandais (mode flamande). + + Objectif : entrée au gouvernement régional de 2004. C ‘est chose faite : Yves Leterme, CD&V, est ministre-président de la Région flamande. Assez rapidement, le CD&V perd confiance dans ses partenaires flamands de la majorité ; il se sent lâché notamment dans le contentieux BHV. + + Le président du CD&V Jo Vandeurzen, fâché, menace. Il joue la carte nationaliste. : Nous voulons savoir, martèle-t-il, si nous pouvons encore défendre les intérêts du peuple flamand au sein du gouvernement flamand. Ou bien faudra-t-il que l’opportunité fédérale et la sensibilité francophone déterminent jusqu’où nous pouvons aller ? ». Dans la foulée, le chef de groupe CD&V au parlement flamand fait savoir »qu’il rendra la vie dure aux francophones de la périphérie bruxelloise ». Le quotidien Nieuwsblad incite les présidents des partis flamands et le ministre-président Yves Leterme du gouvernement régional flamand « ne pas rester patraques mais à peser plus que jamais sur tous les dossiers à connotation communautaire ». + + Yves Leterme, devenu président du CD&V, s’envole dans les sondages. Il se voit au Fédéral il pontifie : « On ne sera ni le dépanneur, ni la voiture-balai ». Le CD&V balise le terrain communautaire. « BHV, la nomination des bourgmestres des communes à facilités, l’élargissement de Bruxelles, les compétences de la Communauté française dans les communes à facilités, les droits des minorités…les francophones ne doivent se faire aucune illusion cela ne sera pas lié à l’avancement de la réforme de l’Etat » martèle Eric Van Rompuy, CD&V, député régional flamand qui ponctue par un « Je ne suis pas un platzak, quelqu’un qui s’écrase ».+ + Yves Leterme déclare, de son côté, au quotidien français « Libération » : « Il n’est pas question de toucher à la frontière linguistique ! Si on le fait, je remettrais aussitôt en cause la parité entre francophones et néerlandophones au sein du gouvernement fédéral, où les francophones sont surreprésentés par rapport à leur poids réel dans la population belge. Il est cependant exact qu’il y a des communes en territoire flamand qui sont à 70 ou 80 % francophones. Mais l’usage du français y est toléré… Apparemment, les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais ». Tout est dit. + + = = N-VA, « NIEUW-VLAAMS ALLIANCE » + +La N-VA est née de l’implosion de la Volksunie ; elle regroupe les nationalistes bon teint de l’ex-Volksunie. + + Que représente-t-elle sur l’échiquier politique ? Quelque cinq pour cent estiment les experts. Suffisant cependant pour faire basculer le centre de gravité politique en Flandre. Son arrimage au CD&V donne l’espérance à celui-ci d’atteindre les 30 % des intentions de vote ! Le cartel CD&V/N-VA constitué voit loin. + +Le président Geert Bourgeois, N-VA, est clairement imbu de « sa » puissance à la veille du scrutin régional du 13 juin 2004 ; il déclare : « Les gens en assez des fausses promesses et des disputes permanentes au sein de la majorité ; la chance de mettre en œuvre une meilleure politique, soucieuse des intérêts de la Flandre, n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. Il faut prendre les problèmes à bras-le-corps et attribuer plus de compétences à l’échelon régional flamand. Mon parti est évidemment favorable à une asymétrie entre les exécutifs fédéraux et régionaux ; ce serait une excellente nouvelle pour les Flamands ». Il pousse l’autosuffisance en proposant que les « élections régionales en Flandre et en Wallonie n’aient plus lieu à l’avenir au même moment ». Ses propos concernant Bruxelles sont nets : « Elle doit rester la capitale de la Flandre. Elle n’a pas tout à fait le même statut que la Flandre et la Wallonie, on y procède par ordonnances, pas par décrets… Il faudrait une solution adaptée, une cogestion de cette ville par les francophones et les Flamands. Et qu’elle devienne une ville bilingue où les Flamands sont réellement acceptés, ce qui n’est pas le cas ». + + Le président Geert Bourgeois se prononce pour une régionalisation des soins de santé, de l’impôt des sociétés, de l’organisation de la Justice ; il pense aussi à la Recherche et à la Mobilité.+ + Au lendemain d’élections régionales triomphantes amenant le cartel CD&V/N-VA au pouvoir à la Région flamande avec Yves Leterme, CD&V, comme ministre président, la N-VA se donne un nouveau président, Bart De Wever. Historien de formation, doué d’une intelligence hors du commun, Bart De Wever est un obsédé de l’indépendance flamande. Un slogan + + : « Il faut réformer l’Etat ». Un parlementaire de la N-VA, Jan Loones, résume parfaitement l’état d’esprit qui anime la N-VA : « Il y a longtemps qu’il n’y a plus de honte à être séparatiste. Pourquoi ne pourrions-nous pas exiger une Flandre indépendante comme les Palestiniens ou les Basques, et beaucoup d’autres amis progressistes ? … Une Flandre indépendante est une exigence justifiée pour ceux qui constatent que la Belgique ne fonctionne plus ». + + Le credo de Bart De Wever : « Tout le monde doit bouger ». Entendez, selon le tempo, le rythme imposé par la Flandre. « On parle, souligne-t-il, de la périphérie depuis 1963 au Parlement. Nous voulons une solution maintenant, pour la pacification, une solution permanente que tout le ponde puisse accepter…nous ne voulons pas une purification ethnique. Mais j’espère que les francophones vont accepter que c’est la personne qui doit s’adapter aux Régions et pas les Régions qui doivent s’adapter à une personne »… + + Punt aan de lijn !

18.08.2008

AVIS EPINGLES DANS LA PRESSE ... PROPOS CITOYENS... A MEDITER...

Jacques VANDENABEELE : … Présenter systématiquement les Wallons comme des profiteurs et des assistés qui s’abreuvent goulûment aux mamelles de la vache à lait flamande est le thème récurrent qui sous-tend et alimente, à des degrés divers, le nationalisme haineux et hargneux de certains partis ou fractions de partis flamands… Quand donc les Belges pourront-ils museler une fois pour toutes ceux qui, ivres de leur prospérité économique, ne rêvent que d’éclatement, de scission, de démembrement et autres « homogénéités linguistico-ethniques », pour se replier égoïstement sur eux-mêmes et profiter seuls de leurs richesses… qui risquent d’être éphémères ? ++ F. BRAUN 1330 Rixensart : … Au-delà des arguties fallacieuses et hypocrites, je retiens ce qui suit. Le Dalaï-Lama, Prix Nobel de la paix, chef du Tibet en exil pour cause de criminelles chinoiseries, est persona non grata au « royaume » de Belgique. Il est le bienvenu sur le reste de la planète et, notamment en « république » française où il est accueilli dans le respect de la liberté d’expression… La Chine est coupable de violation institutionnelle des droits de l’homme mais son pognon nous ( ?) intéresse : n’indisposons point ces chers amis ! ++ Marka SYFER 1190 Forest : … M. Eric Van Rompuy (qui a comparé la proposition francophone d’élargissement de la Région bruxelloise à « l’Anschluss de Hitler en Autriche ») est jeune : cet état transitoire pourrait être une excuse pour un individu lambda, mais non pour un homme politique. M. Van Rompuy se prétend un homme politique. Comme tel, il doit (devrait ?) connaître l’histoire et ses leçons, surtout en ces jours de commémoration de la Libération du camp d’Auschwitz, où plus d’un million d’hommes, femmes, enfants, juifs, tsiganes, russes, polonais, ont été assassinés. Il est des mots qu’on ne prononce jamais, même dans une langue autre que la sienne…

11.09.2007

LAFRANCE ECOUTE-T-ELLE LE CHANT DESESPERE DES FRANCOPHONES BELGES ?

* Le nouvel Observateur. Sous le titre "La Guerre des Belges", le Nouvel Ob donne le résultat de son "enquête sur un pays au bord de l'explosion : un Etat fédéral pesant, compliqué, qui ne marche plus".* Le Figaro. Son chroniqueur Alexandre Adler annonce le prochain rattachement de la Wallonie à la France... Une question de mois.* Libération. BHV, c'est un "mini" laboratoire du problème belge, celui de l'éclatement du Royaume avec la sécession de la Flandre.