12.06.2008

LA FLANDRE NIE BRUXELLES : UNE SURPRISE ? ...

… Que non ! La Flandre l’a toujours dit dans toutes les langues : Bruxelles fait partie intégrante de la Flandre. Elle est la capitale de la Flandre. Donc, Bruxelles n’existe pas en tant que « Région autonome ». xxLa logique flamande découle de la prospective du Mouvement flamand, confirmée et réaffirmée avec l’occupant allemand en 1914-18 : la Belgique doit être un Etat fédéral composé de deux Régions, l’une flamande avec Bruxelles comme capitale, l’autre wallonne avec Namur comme capitale. Point final. Les historiens belges ont toujours trompé les citoyens. Ils ont écrit et écrivent encore l’histoire de la Belgique aux couleurs de la haute bourgeoisie, de la belgitude. xxQuel(le) ministre wallon(ne) de l’Enseignement aura l’audace, le courage de faire réécrire les livres d’histoire scolaires ? Bruxelles a toujours été une ville française ; d’aucuns ont soutenu que les origines françaises se trouvent sous les fondations des bâtiments de la Communauté flamande. Les vieilles archives de la Ville de Bruxelles, écrites en vieux latin, devraient parler ! xx Les dires récents de l’intelligentsia flamande sont une confirmation claire et nette de la logique flamande : deux Communautés, deux Etats, deux territoires, des frontières basées sur le droit du sol. Logique que la Flandre vient de remettre en avant par la bouche de ses stratèges. Kris Peeters, CD&V, ancien président du CD&V, ministre-président du gouvernement flamand : « La Flandre continuera à investir à Bruxelles… C’est notre ville ; nous avons le droit de participer à sa gestion… La Région bruxelloise n’est pas une Région comme les autres… Bruxelles aura un statut à part… ». Wouter Beke : « … La Région bruxelloise n’est pas une région à part entière… ». Pascal Smet, ministre flamand bruxellois : « … Il n’est pas question pour la Flandre de lâcher Bruxelles malgré certains propos caricaturaux… ».Déclarations décodées par les coauteurs du projet de fédération Wallonie-Bruxelles . Pour Rudy Demotte, PS, ministre-président wallon et communautaire : « Ca revient à un condominium cogéré par les deux autres entités ; au pire à une annexion par la Flandre… ». Pour Charles Picqué, PS, ministre-président du gouvernement bruxellois : « J’espère me tromper. Mais l’une des possibilités, c’est que la Flandre soit dans une stratégie à deux phases : d’abord on démantèle le fédéral. Puis on constate que Bruxelles n’en sort plus et n’a d’autre choix que de demander sa mise sous tutelle ». xx Le constat de Rudy Demotte : « La grande différence entre le projet de la Flandre et celui que j’ai avec Picqué (Ndlr : projet de fédération Wallonie/Bruxelles), c’est que l’un nie la Région bruxelloise et que l’autre l’intègre pleinement. Du reste, la Flandre balance entre deux logiques : territoriale ou communautaire. Alors que nous sommes clairement dans une stratégie territoriale ».Question. Y a-t-il volonté ou refus de vivre ensemble, néerlandophones et francophones ? En se penchant sur la question, pensons à notre avenir : vouloir vivre dans une sensibilité française .

28.05.2008

LE PIED DE NEZ DE LA FLANDRE A L'EUROPE...

LE NOUVEAU PIED DE NEZ DE LA FLANDRE A L’EUROPE ET A LA FRANCOPHONIE BELGE …+++Elle remet ça ! Le bras d’honneur à l’Europe et aux francophones de Belgique ! Le conseil communal de Zaventem a attribué le 26 mai 2008 à 61 candidats bâtisseurs l’une des 76 parcelles de terrain sur la base du règlement communal, le « wooncode », ouvrant uniquement aux néerlandophones et à ceux qui s’engagent à apprendre le flamand, la possibilité d’acheter une parcelle « à bas prix ». ++Un pied de nez à la Commission européenne qui a récemment jugé le « wooncode » comme « une restriction linguistique, forme illégale de discrimination qui enfreint la législation européenne ». ++La Flandre a sa logique : l’extirpation du français sur « son » territoire qu’elle étend actuellement et unilatéralement d’Ostende à Bruxelles comprise.Les parlementaires wallons et bruxellois francophones qui restent au gouvernement Leterme Ier, « Je suis là où la Flandre me demande d’être », avalisent la logique flamande. Une collaboration à la disparition de la langue française en ce qu’on appelle encore Belgique, de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles !