08.09.2010

CESSEZ DE MENTIR...

 

Nous lisons dans le quotidien Le Soir du 08 septembre 2010 que, selon des experts universitaires francophones, les grands perdants de la révision de la loi de financement exigée par la N-VA et les autres partis flamands, seraient la Région wallonne et la Communauté française au cours de la période 2010 à 2015 ; celles-ci perdraient 825 millions d'euros contre 110 millions d'euros pour l Flandre, seule Bruxelles gagnerait 4 millions d'euros, un fifrelin. A terme, la Flandre gagnerait largement : sur le seul exercice 2015, précisent les experts, "les entités francophones, Bruxelles et la Communauté germanophone perdraient 126 millions d'euros, alors que la Flandre gagnerait 178 millions d'euros".

La morale de l'histoire, le citoyen francophone est le dindon de la pièce jouée par les négociateurs : appauvrissement de la Wallonie, contrôle financier de Bruxelles, enrichissement de la Flandre. La réalisation pleine et entière du programme de la N-VA. Les partis francophones négociateurs, le PS mené par Elio Di Rupo, le CDH par Joëlle Milquet, Ecolo par Jean-Michel Javaux, appellent cela un " accord bien équilibré", sans gagnant ni perdant ! Drôle de vision ! Une méthode Coué bien bizarre ! N'écouteraient-ils pas les experts qui les entourent ?

Cessez donc de mentir ! Dites-nous que vous livrez la Wallonie et Bruxelles à la Flamenpolitik pour rester "au pouvoir", aveuglés par un égotisme surdémesuré.

26.08.2010

ACCORD SUR LA REVISION DE LA LOI DE FINANCEMENT

Ouf ! s’exclame Elio Di Rupo, PS, préformateur. « Les sept partis s’entendent sur les balises qui encadreront la révision de la loi de financement » titrent les médias.

Qu’est-ce à dire ? Flamands et Francophones, main dans la main ? Un miracle ?

« C’est un accord vraiment équilibré ; tous s’y retrouvent » entend-on du côté des Sept, PS, CDH, ECOLO, N-VA, CD&V, SP.A, Groen. Le principe étant acquis, les experts vont pouvoir maintenant s’atteler à la tâche de présenter un plan de financement qui répond totalement aux attentes de toutes les entités fédérées.

Qu’en est-il ?

La Flandre obtient la révision réclamée avec en plus la promesse de disposer d’une plus grande autonomie financière et une « plus grande marge de manœuvre pour ses revenus propres ».

Bruxelles et la Wallonie engrangent « l’assurance » que la réforme ne pourra ni entrainer une concurrence déloyale entre entités ni appauvrir structurellement une entité, et que la réforme assurera le financement de l’Etat fédéral.

En bref, du « concret » pour la Flandre, de « l’immatériel » pour les Francophones ! Plus crument : une avancée, étape par étape, côté flamand ; une capitulation enrubannée, côté francophone.

« La réforme, selon les Sept, devra être durable et assurer la stabilité de toutes les entités, veiller à maintenir l’équilibre financier de la maison Belgique ». C’est ce que les Francophones ont obtenu ; ils en sont fiers !

Vous croyez, vous à cette durabilité, à l’assurance de la stabilité ? La N-VA ne parle-t-elle déjà pas de « pas dans la bonne direction » ? Une renégociation annoncée de ce que la Flandre a consenti aux Francophones ! Pourquoi se gênerait-elle ? Les Francophones lui ont accordé ce qu’elle voulait : le lancement de la révolution copernicienne avec la révision de la loi de financement lui ouvrant la porte à la scission de la sécurité sociale. Ceci étant acquis, la N-VA va exiger la prise en considération de la deuxième partie de ses revendications ; le maintien de l’enclavement de Bruxelles et la « modernisation » de l’organisation institutionnelle bruxelloise ». Autrement, la création du Grand Bruxelles !

Pas à pas, étape par étape, la Flandre réalise son programme d’expansion élaboré en 1917 avec la collaboration de l’occupant allemand. La Flamenpolitiek.

15:47 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : promesse, loi de financement, réforme |  Facebook |