16.11.2007

PARADIGME - ET SI...

Ensemble - Luc DELFOSSE, rédacteur en chef adjoint au quotidien Le Soir, décrypte dans son édito du mercredi 14 novembre 2007 avec des « Et si » le microcosme politique belge. Epinglons : - … Et si, à tout seigneur, tout honneur, Elio Di Rupo et Didier Reynders, consentaient à quitter la lice où ils s’empoignent comme des chevaliers en campagne depuis une semaine. - Et si le président du PS profitait de cette occasion unique sans doute, pour aller à Canossa, faire taire ses nerfs et reconnaître que, aujourd’hui, le président du MR est numériquement plus fort que lui. - Et si, toute arrogance bue, Didier Reynders saisissait cette minuscule crise royale pour cesser de vouloir humilier ses camarades francophones… - Et si Reynders et Di Rupo, sur leur lancée, refondaient le front francophone que leur lutte tribale a largement contribué à dissoudre… - Et si, cheminant de la sorte, les quatre partis, unis comme les doigts de la main sur ce que devrait être notre avenir commun – dans la Belgique ou en dehors d’elle -, négociaient cette inéluctable réforme de l’Etat… -Alors, nous pourrions conclure que pour une fois dans ce pays, nous avons été les plus forts. Plus forts que le plus grand nombre. Ensemble. - (www.lesoir.be)

09.11.2007

LES PARTIS NOUS ABUSENT-ILS ? LE DROIT DE SAVOIR ...

Ni t’es fé nin awè m’fi ! I n’pinse nu qu’à yeu !... Aï m’man ! Les partis francophones, une fois de plus, ont-ils capitulé ? Pire, ont-ils collaboré à une « mascarade » pour camoufler leur capitulation et, honte, pour tromper leurs concitoyens ? Ne serions-nous que des jouets entre les mains des politiciens ? Des jouets que l’on arrache les jambes, les bras, les yeux pour satisfaire l’instinct égocentrique !« Pourquoi, comme souligne Luc Delfosse, rédacteur en chef adjoint au quotidien Le Soir, dans le camp des deux partis francophones (Ndlr MR et CDH) qui, depuis quatre mois sont associés à la confection d’un gouvernement, il ne s’est trouvé personne pour dire que cette félonie était insupportable ? Personne. Ou si tard. Et de façon ambiguë.Pourquoi aucune de ces deux formations, au-delà de quelques poses de Tartarin et d’une réunion du « front francophone » incantatoire, n’a jugé bon de dire qu’un événement d’une telle gravité méritait non pas i,e « suspension » mais un arrêt des négociations ? Sinon… après 30 heures de déclarations contradictoires ». Pourquoi ? ... Pourquoi ? … Pourquoi ? … Qui trompe qui ? Pourquoi ? Nous avons droit à une réponse claire, nette, pure de la part des responsables des partis francophones, de tous les partis francophones démocratiques : MF (PRL, FDF, MCC), PS, ECOLO…Un question prégnante : Avez-vous oui ou non participer au montage d’un scénario absurde de duperie ?Ni brai nin m’man ! Nos n’estan nin dès bèrbis ! Serge MOUREAUX, président honoraire du Parlement francophone bruxellois, dans une carte blanche au quotidien Le Soir, s’adressant au monde politique, disait : La Belgique francophone est à un tournant de son histoire. Car son avenir va dépendre dans les jours qui viennent du degré de conscience et de résistance de certains de ses principaux dirigeants. Bruxelles-Hal-Vilvorde est tout autre chose qu’un symbole… Il est plus évident que jamais aujourd’hui que la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde constitue une étape obligée pour le mouvement flamand, dans son projet final de destruction de la Belgique. Puissent-ils (ndlr les négociateurs francophones) ne pas répéter les erreurs de 1970. S’ils le faisaient, nous serions nombreux à remettre sur pied un rassemblement moderne de toutes les forces de la politique et de la société civile qui n’acceptent pas le déshonneur. Scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans contrepartie territoriale pour Bruxelles signifierait une capitulation pétainiste. Elle susciterait automatiquement un nouveau 18 juin de la résistance. »D’ji serais m’man ! … D'ji su fière di vos m’fi ! La Wallonie, fille de France, est belle !