31.10.2008

SEPARATISME ? INDEPENDANCE ? RATTACHEMENT ?

Des opinions manipulées : attention, danger ! + + Marcel Bolle De Bal, psychosociologue, professeur émérite de l’ULB, ancien conseiller communal à Linkebeek, nous a fait parvenir un texte publié dans le journal des anciens de son Ecole (l’Athénée Adolphe Max) en son numéro 30, texte dans lequel il nous met en garde contre l’usage pervers des sondages d’opinions, en reprenant, entre autres, un « courrier de lecteur » envoyé au Soir et publié dans sa presque intégralité par celui-ci. Il mérite, nous semble-t-il, de nous concerner et d’être pris en considération par nous, en tant que citoyens responsables. + + Les « sondages », aussi dits « études d’opinions », ont le vent en poupe. Ils peuvent être la meilleure et la pire des inventions humaines pour la gestion de la cité. La meilleure : ils sont susceptibles d’aider, grâce à la récolte d’informations précieuses et à leur vernis d’objectivité, à la prise de décisions politiques ou commerciales. La pire : ils risquent de fausser ces prises de décisions. Tout dépend, en effet, ce que ne peuvent ou ne devraient pas ignorer ceux qui commandent de tels sondages, surtout ceux qui s’en décrètent les experts et en vantent, contre monnaies sonnantes et trébuchantes, l’aura scientifique auprès de décideurs crédules, prédisposés à les croire sur parole – que ces décideurs relèvent du monde des médias, de la politique ou des organisations économiques. Or, tout réel spécialiste de ce type d’investigation psychosociologique sait que les réponses des sondés doivent être enregistrées et interprétées non seulement en fonction de la taille de l’échantillon, non seulement en fonction de sa représentativité (renseignements que la loi contraint les sondeurs à dévoiler), mais surtout par rapport à la façon dont les questions ont été posées, de leur pertinence théorique et pratique, du contexte dans lequel elles ont été posées...Vous pouvez lire la suite sur le site de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles via www.liguewallonnebruxelles.be

19.08.2008

POUR UN EUROPTIMISME CITOYEN : TROIS PROPOSITION DE MARCEL BOLLE DE BAL...

L’euroscepticisme marquerait, semble-t-il, l’air du temps. Constat amer de Marcel Bolle de Bal, professeur de sociologie émérite de l’ULB. Aussi propose-t-il à nos concitoyens européens trois propositions pour bâtir les fondations d’un « europtimisme ». ++ Première proposition : Favoriser – par des mesures réglementaires ou institutionnelles -, la présentation de listes « européennes » communes à la totalité, ou au moins à une large majorité des pays membres. Quelques tentatives, louables mais isolées, ont été faites en ce sens. Faute de législation contraignante ou stimulante en la matière, elles n’ont, bien évidemment, recueilli qu’un succès d’estime, forcément limité… et les débats nationaux ont étouffé les enjeux européens. ++ Deuxième proposition : Rendre le vote obligatoire, comme en Belgique, Voter est non seulement un droit, c’est un devoir citoyen. Historiquement, cela a été un droit chèrement conquis ? Autres temps, autres réalités : aujourd’hui ce « droit » n’est hélas plus apprécié à sa juste valeur par nos contemporains aliénés par la société de consommation, étourdis par la société de surinformation, effrayés par la complexité révélée des problèmes économiques et sociaux. Le moment est venu, me semble-t-il, de les sensibiliser, fût-ce par une légère contrainte, aux vertus et mérites de la démocratie. Dans cette perspective, l’idée du vote obligatoire fait tout doucement son chemin : en France un responsable politique de haut niveau comme Laurent Fabius ne s’est-il pas déclaré partisan ? Pouvons-nous encore parler de démocratie réelle lorsque la majorité des parlementaires européens sont élus par une minorité de la population ? ++ Troisième proposition : Faire élire au suffrage universel, simultanément dans tous les pays membres, le président du Pouvoir exécutif de l’Union européenne. Un tel système n’est-il point de pratique courante en France, aux Etats-Unis et dans bien d’autres contrées ? Concrètement, ceci impliquerait l’organisation de primaires, selon des modalités à définir. ++ N’est-il point temps d’affirmer notre identité d’irréductibles « europtimistes » ? Au minimum, il importe que le débat soit lancé… ce que j’ai voulu faire en vous soumettant ces trois suggestions plus ou moins « révolutionnaires ».