18.05.2009
QUE VEUT LA FLANDRE ?...
Que cherche la Flandre en déclenchant, en déclarant une « guerre » permanente au français dans son espace et en imposant le bilinguisme néerlandais/français dans notre espace français ? Quels sont motifs de cette « guerre » linguistique ? Des buts économiques et sociaux à préserver. Une position dominante à conserver. + + La Flandre sait qu’elle devra faire face à de sérieux et profonds problèmes de survivance de l’ère d’opulence dans un avenir relativement proche : vieillissement de sa population, usure de son tissu industriel, ensablement de ses ports maritimes, raréfaction des terrains, pénurie de liquidités, manque de bras… Elle devra importer de la main d’œuvre venant d’ailleurs, ne connaissant pas sa langue. Elle doit protéger l’intégrité de sa langue contre l’influence d’une langue étrangère dominante, tout particulièrement le français. Aussi, développe-t-elle deux politiques : l’unilinguisme néerlandais dans son espace, le bilinguisme néerlandais/français dans l’espace francophone. + + A l’intérieur de son espace, elle fait du français son bouc émissaire. Elle lâche en pâture la langue française. Cela avait tellement bien réussi pendant la Première Guerre mondiale en faisant circuler la rumeur que les jeunes soldats flamands étaient envoyés au front sans comprendre les ordres qui leur étaient donnés en français. (Croyez-vous que les jeunes soldats wallons comprenaient les ordres donnés en français ? La plupart de ces jeunes Wallons ne connaissaient que leur patois local).C’est la déferlante des décrets et circulaires bannissant l’usage du français dans les entreprises, dans les administrations, sur les marchés, sur les terrains de sport…, imposant la connaissance du néerlandais pour l’obtention d’un logement social, pour l’occupation d’une salle de sport… + + A l’extérieur de son espace, pour atteindre son but caché : la néerlandisation intégrale de la Belgique, elle milite pour le bilinguisme néerlandais/français en faisant miroiter la possibilité de trouver rapidement un emploi, le mirage du « bilinguisme pourvoyeur de brillants emplois ». Que les bilingues francophones ne se fassent pas d’illusions, ils n’occuperont jamais en grand nombre les postes supérieurs ; ceux-ci seront occupés prioritairement par des néerlandophones. Il en est déjà ainsi dans la composition du gouvernement fédéral. Toutes les fonctions régaliennes, les fonctions de premier choix, sont occupées par des Flamands ; naturellement les porte-parole sont des Flamands bilingues… + + Lorsque la Flandre aura bien « envahi » l’espace francophone, elle utilisera la loi du nombre pour imposer la monoculture linguistique, représentée par la langue néerlandaise. Il ne se passera pas des décennies. Un large pan du secteur de l’élevage et de l’agriculture est contrôlé par le Boerenbond ; le secteur Euréka est grignoté ; les entreprises flamandes développent leur extension en s’implantant dans les zones commerciales et industrielles de Wallonie ; le secteur bancaire passe progressivement entre les mains flamandes… + + On peut être étonné de la naïveté des politiciens de tous les partis francophones, PS, M R, CDH, ECOLO, et des médias francophones tombant dans le panneau du Mouvement flamand. Tous, sans exception, font l’apologie du bilinguisme, suscitent l’ouverture de classes d’immersion linguistique en néerlandais. Tous. Mais s’agit-il de naïveté ? N’écouteraient-ils que la voix du lobbysme qui ne cherche que maximaliser les profits ? Pour qui la langue française n’est que nib. Ne travailleraient-ils que pour leur parti, leur intérêt personnel ? N’accepteraient-ils le bilinguisme que par opportunisme ? Nous serions portés à le croire. + + Le 7 juin prochain, dans l’isoloir, il nous importera de faire le bon choix. Et le bon choix, c’est prendre le parti de l’action contre le parti de l’opportunisme. A ce moment, nous penserons aux déclarations récentes de Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, à La Une le mardi 13 mai 2009 : « Il n’y aura jamais d’élargissement de Bruxelles » ; « Il y aura une solution négociée, qu’on le veuille ou non, de la scission de BHV ; « Il y aura des améliorations et des restructurations au ministère des Finances… ». L’application de la doctrine de feu Gaston Geens, CVP (actuellement CD&V), ministre-président de la Région flamande : « Nous devrons prouver que ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux »…La marche infernale du flamingantisme, grisée par les virulentes dissensions entre les dirigeants des partis francophones. + + Dans cette tourmente, restons nous-mêmes, cultivons les valeurs empreintes de liberté, de fierté, de dignité… Amis, entends-tu…Vox clamantis in deserto !
16:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : guerre, flandre, marche, francais, eureka, bilinguisme, naivete, flamingantisme, boerenbond, unilinguisme, deserto, clamantis |
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29.08.2008
INSTITUTIONNEL : EN ROUTE POUR UNE QUATRIEME REGION ?..
Titre du Le Vif/L'Express du 20 juin 2008 au regard de la "Marche en avant" de la Communauté germanophone : " Lorsque des négociations s'annonce, je suis souvent sur place en personne, confirme Karl-Heinz Lambertz (PS), ministre-président de la Communauté germanophone depuis 1999. Je fais en sorte que l'on ne nous oublie pas".La Marche en avant.En 1994, les germanophones obtiennent la tutelle sur les Monuments et Sites. En 1999, ils décrochent la politique de l'emploi. En 2004, ils engrangent la tutelle sur les communes, le financement général des communes, les fabriques d'église et les sépultures.Repus, les germanophones ? Le journaliste de Le Vif/L'Express pose la question. Pas tout à fait. La marche en avant vers la Communauté/Région continue. Signée par l'ensemble des partis représentés au Parlement germanophone, la liste des revendications comporte trois points, et non des moindres : l'aménagement du territoire, le logement et les compétences provinciales."Une fois que nous aurons obtenu ce quatrième paquet de compétences, le statut de la Communauté germanophone sera optimal", confirme Karl-Heinz Lambertz. Parlera-t-on alors de Région allemande ? interroge le journaliste de Le Vif/L'Express. "C'est vrai que cela représenterait une partie importante des compétences régionales. Mais l'essentiel, ce n'est pas la dénomination.""Aujourd'hui déjà, nous vivons dans une sorte de Communauté-Région", renchérit Lambert Jaegers, Ecolo, député au Parlement germanophone.Les 70 000 germanophones du pays évolueront-ils à courte échéance dans un territoire régional autonome ? demande l'interviewer. Pour des raisons budgétaires et d'économies d'échelle – notamment dans des matières comme l'environnement et l'économie - cela semble peu probable.Néanmoins, le ministre-président Karl-Heinz Lambertz ne l'exclut pas : "Ce n'est pas notre choix, mais si la Communauté germanophone se retrouve marginalisée au sein d'une nouvelle structure de l'Etat, cela pourrait déboucher sur la nécessité d'obtenir toutes les compétences régionales".
14:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marche, communaute, germanophone, le vif l express, karl-heinz lambertz |
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25.04.2008
LA MARCHE FLAMANDE SUR LA WALLONIE PASSE PAR LA BATAILLE DE BRUXELLES...
L'objectif du mouvement nationaliste flamand est la reconstitution de l’Etat des Pays-Bas méridionaux unilingues néerlandais de 1815, inscrit dans la doctrine pangermanique du regroupement des peuples d’origine germanique permettant un accès direct aux océans. Dans l’obsession d’un regroupement ethnique, la constitution de la circonscription électorale Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) s’étendant sur Bruxelles et le Brabant flamand fut une erreur pour la Flandre. C’est un coup d’arrêt vers l’absorption de Bruxelles et la vassalité de la Wallonie. Elle n’assimile pas le compromis de 1963 ; elle reste bloquée sur la symbolique du terrain. La Flandre n’a de cesse depuis lors de revendiquer la scission de BHV en un arrondissement bilingue de Bruxelles et un arrondissement unilingue Hal-Vilvorde couplé à celui ce Leuven. On connaît l’intolérance flamande ; ils veulent la scission et ils l’auront ! L’impatience gagne la Flandre. Cela fait quelque 45 ans que, toutes tendances politiques confondues, la Flandre réclame la scission de BHV. Le lancement de la bataille de Bruxelles ne peut plus être postposé ! L’hallali est sonné de faire sauter le « bouchon » BHV
16:43 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marche, bruxelles, pangermanique, bhv, bataille, wallonie |
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