13.12.2010
Titre de la note : L’IRRESISTIBLE MARCHE FLAMANDE DE GENT VERS AACHEN…
LA MARCHE PERSEVERANTE DE LA FLANDRE...
Depuis la révolution culturelle de 1840, la Flandre est partie à la conquête de Bruxelles et du Sud de la Belgique mariant le pacifisme et le bellicisme. Les étapes.
1847 : Le Manifeste flamand
1898 : Fin de la Belgique française ; la langue flamande est reconnue comme langue nationale au même titre que la langue française
1917 : La Flamenpolitik, élaborée à Gand avec la collaboration des services du gouverneur allemand Moritz von Bissing, trace les contours d’un Etat flamand rattaché à l’Empire allemand
1921 : Première ébauche d’une frontière linguistique entre la Flandre et la Wallonie
1931 : Flamandisation de l’Université de Gand et instauration de l’unilinguisme en Flandre et en Wallonie et du bilinguisme à Bruxelles dans les services administratifs
1951 : Emergence d’un Etat-CVP
1961 : Première marche flamande sur Bruxelles
1962 : Les lois Gilson-Larock amorcent le découpage de la Belgique. Les Fourons sont transférés en Flandre
1968 : Soulèvement de Louvain aux cris de « Walen buiten ». Louvain devient Leuven.
1970 : L’émergence d’un Etat-nation flamand va se concrétiser par la première réforme de l’Etat belge. L’Etat-nation flamand va se renforcer au cours des réformes successives de 1980, 1988, 1992, 2001 et de la mainmise flamande sur les ministères régaliens fondée sur le slogan « Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux ».
2008 : Le lancement du plan Start, dénommé aussi Plan Leterme, portant sur la création d’une « Ville-business » à Zaventem-Machelen, marque la volonté flamande de s’emparer de la Région bruxelloise. Le plan Start n’a, du reste, de sens, de valeur que si la Région bruxelloise est intégrée dans la Région flamande. Le taux de vacance des bâtiments du plan Start sera très élevé nonobstant le transfert très large des sièges sociaux d’entreprises établis en Région bruxellois ; la « Ville business » de Zaventem-Machelen sera, pour la Flandre, un abyme sans Bruxelles. Déjà, actuellement, alors que le plan Start démarre à peine, la zone de l’aéroport de Zaventem accuse un taux de vacance des bâtiments-bureaux de plus de 20 % selon l’Observatoire des bureaux, établi conjointement par la Région de Bruxelles et sa Société de Développement, la SDRB. Un poids que la Flandre, seule, ne pourra supporter, car à partir de 2025 viendra se greffer le poids du vieillissement de sa population. Bruxelles et par extension le territoire wallon sont nécessaires à la Flandre. Les visées flamandes sur Bruxelles sont de plus en plus pressantes.
Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région bruxelloise, libéré, semble-t-il, de la tutelle négative de Philippe Moureaux, est conscient du danger potentiel que représente le plan Start. Il s’en est exprimé dans une interview signée Benoît Mathieu, publiée dans le quotidien Le Soir des samedi 11 et dimanche 12 décembre 2010 ; il confiait ses sentiments sur le projet flamand : « … Cela a toujours été le projet de la Flandre de s’adosser à la réputation internationale de Bruxelles afin de développer dans la zone de Zaventem un centre de business qui soit le prolongement de Bruxelles… C’est une logique basée sur la recherche d’atouts pour sa région. L’objectif n’est pas d’appauvrir le voisin, juste de s’enrichir soi… Le danger existe de « casser » Bruxelles, de mettre en danger l’effet de levier, Bruxelles pèse 20 % du PIB, cela monte à un tiers si l’on ajoute les deux Brabant. Il ne faudrait pas oublier que le noyau de cela, c’est Bruxelles ».
Une vérité. Si Bruxelles tombe, ce sera demain, un demain très proche, au tour du Brabant wallon de tomber sous les griffes du lion de Flandre. Et le reste de la Belgique suivra tout naturellement « étape par étape » en plagiant Bart De Wever.
Au demeurant, Bart De Wever, dans l’interview accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel et relayé par extraits dans la presse quotidienne belge, accélère l’évanescence de la Belgique : « … Aujourd’hui, l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe, et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe ». Autrement dit l’arrimage de la Belgique en évanescence à l’Allemagne la sauvera, ou le triomphe du pangermanisme du prince Otto von Bismarck : donner à l’Empire allemand u, accès aux Océans. La Grande Guerre gagnée par l’Allemagne.
L’Angleterre, qui a imposé la création de la Belgique en 1815, et la France, qui en 1831 a sauvé la Belgique et fermé l’accès du port d’Anvers à l’Empire allemand, resteront-elles passives ?
15:04 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : de wever, marche flamande, flandre, wallonie, von bissing |
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08.05.2009
ILS REVIENNENT 40 ANS APRES... MARCHE FLAMANDE SUR BRUXELLES...
ILS REVIENNENT… MARCHE FLAMANDE SUR BRUXELLES…3 mai 2009. Les Flamands sont de retour. Brandissant les drapeaux au Lion de Flandre, déployant des calicots, braillant des slogans, quelque 2000 Flamands ont répondu à l’appel de la KVHV de participer à une grande marche sur Bruxelles pour affirmer la volonté d’autodétermination de la Flandre, confirmer la position de Bruxelles comme capitale de la Flandre, et libérer la Flandre de la soumission aux caprices des francophones. + + Le radicalisme des jeunes Flamands puise ses racines dans l’échec de la grande réforme de l’Etat et de l’échec de la scission de BHV. Le KVHV impute naturellement ces échecs aux francophones. La « sortie » des étudiants flamands a dû faire plaisir à Wilfried Martens, l’ancien meneur des marches flamandes sur Bruxelles ses années 1960 ! + + La presse quotidienne francophone s’est étonnamment très, très peu étendue sur ce retour des Flamands dans les rues de Bruxelles. Par contre, elle noircit des pages et des pages pour vanter les mérites de l’apprentissage du néerlandais que veut la Flandre. L’intégration. La soumission à la loi flamande, la loi du plus grand nombre. Il est vrai que l’Etat Belgique n’existe plus, c’est l’Etat Vlaanderen qui s’est substitué. + + Tous les postes régaliens – et l’on peut y ajouter le seul poste régalien, celui des Finances, occupé par un francophone, quasi mis sous tutelle de la Flandre par la faiblesse du « front » des francophones au sein du Kern et du Conseil des Ministres élargi – sont occupés par des Flamands. Conséquemment, tous les porte-parole en titre de ces ministères de première importance sont des Flamands ; les adjoints sont francophones. C’est le même schéma pour les postes de direction des institutions publiques fédérales : les directeurs généraux sont néerlandophones, les adjoints sont francophones. La parité linguistique est respectée ! + +Mais au fait, que viennent faire ces jeunes Flamands à Bruxelles ? La Région de Bruxelles n’est pas (encore) la Flandre. Si Bruxelles a été décrétée par la Flandre comme sa capitale, c’est un non-droit juridique. Bruxelles, ville-région, ne peut être la capitale d’une autre Région ! + + Assez curieusement, la Flandre, si elle se constitue comme Etat, ne revendique pas des frontières d’Etat ; elle fige les frontières linguistiques en refusant tout recensement linguistique décennal. Normal, me dit mon voisin de quartier, la Flandre voit à terme un déplacement des actuelles « frontières linguistiques » épousé les frontières des Etats voisins pour (re)former le Royaume des Pays-Bas unilingue néerlandais de 1815 de Guillaume Ier, comprenant les Pays-Bas (Hollande), les Pays-Bas autrichiens (Belgique), le Grand-Duché de Luxembourg ! + + L’objectif du Mouvement flamand depuis 1830. Sa réalisation approche avec… la complicité des partis traditionnels francophones rongés par l’égotisme, par l’obsession du pouvoir !
16:15 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, pays-bas, etat, mouvement flamand, conseil des ministres, radicalisme, egotisme, kern, unilingue, kvhv, marche flamande |
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