17.12.2008

MESSAGE AU "PETIT RATON LAVEUR"...

Cher Ami, puis-je me permettre de vous donner un conseil amical : lorsque vous vous promenez sur les berges d’un canal flandrien, il vaut mieux admirer le paysage du « Plat pays » si bien chanté par Jacques Brel , que de s’interroger sur la logique des responsables politiques flamands ! + + Vous cherchez la « confiance », la « fraternité », vous évoquez « la voix interne du bon sens »… comme j’aimerais encore y croire ! Mais ne soyons pas naïfs : peut-on encore espérer un dialogue constructif avec des responsables qui n’acceptent de parler que de ce qui les intéresse ? + + Cessons de rêver au « bon sens », cher Raton. Concentrons-nous sur la négociation et SURTOUT exigeons. + + Les « éléphants » s’accordent sur l’emploi ? Pensez-vous ! Ils s’accordent surtout sur un point : ne pas perdre la face avant les prochaines élections régionales. Et bien entendu, ils lorgnent silencieusement sur le plus grand bassin d’emplois du pays et sur une force économique qui caracole en tête de l’UE : BRUXELLES ! + + Bruxelles la belle, la francophone soi-disant « bilingue », qui étouffe dans son carcan artificiel….Certes, en périphérie, la question linguistique est sublimée par certains responsables flamands : plus question de parler français sur les marchés, ni sur les plaines de jeux, ni dans les commerces.. + +Mais le véritable enjeu est de décourager les francophones de s’y installer, voire d’y rester, qu’ils parlent flamand ou non car de toute façon ils commettent l’inadmissible : voter pour des francophones !!!! . Parler flamand ne suffit pas, Cher Raton. . Il faut surtout voter pour des responsables politiques flamands ! Et comme cela ne se fait pas spontanément à Bruxelles, il faut imposer des représentations garanties, voire « vendre » aux communes des échevins flamands contre monnaie sonnante et trébuchante ! Quant aux francophones de la périphérie, il faut les dissuader de voter pour des bourgmestres sui ne sont pas nommés. … comment qualifiez-vous cela Cher Raton ? Moi j’appelle çà des dénis de démocratie ! + + Qui peut encore croire que les questions communautaires se résument à une simple querelle linguistique ? Le débat est purement politique et financier. Savez-vous par exemple qu’un élargissement de la Région bruxelloise aux 6 communes à facilités apporterait quelque 75 millions d’euros par an à la Région bruxelloise … et quelque 119 millions d’euros par an à la Communauté française ? De quoi alimenter les enveloppes destinées à l’enseignement, par exemple. + + Cher Raton, je pense qu’il est temps de relever l’échine et de construire des barrages face aux dérives soi-disant linguistiques mais qui sont avant tout politiques, économiques et financières. Il faut dépolluer l’eau du canal. + + Marie-Jeanne Riquet, Bruxelles, par courriel