26.11.2007
REMISE DES INSIGNES DE DOCTEUR HONORIS CAUSA
Sender Name: Université libre de Bruxelles - Remise des insignes de Docteur honoris causa ULB-VUB à Madame Nawal El Saadawi, le mercredi 28 novembre 2007 à 16h à la VUB (Aula – Bâtiment Q – Accès : Bd du Triomphe – Entrée 6 ou Accès : Avenue de la Plaine –Entrée 13 – 1050 Bruxelles) - Le 28 novembre prochain, l’ULB et la VUB accorderont conjointementles insignes de Docteur honoris causa à Madame Nawal El Saadawi,médecin, psychiatre et écrivaine égyptienne, qui s’est distinguéedans son pays en défendant la cause des femmes mais aussi la libertéd’incroyance. Un combat et des positions qu’elle assume, depuis prèsde 50 ans, malgré de nombreuses représailles. -Madame Nawal El Saadawi est née en 1931 près du Caire. Diplômée del’Université du Caire en 1955, elle étudie ensuite à la ColumbiaUniversity (New York) où elle obtient sa Maîtrise en santé publique,en 1966. - Une fois diplômée, elle travaille comme médecin à l’université, etdurant deux ans au Centre de santé rurale à Tahla. De 1958 à 1972,elle est Directrice générale de l’éducation à la santé publique, auMinistère de la santé. Elle est en même temps éditeur responsable dumagazine Health et secrétaire général auxiliaire de l’AssociationÉgyptienne de Médecine. En 1972, elle est révoquée de son poste auministère et bannie à cause de ses écrits (La femme et le sexe, LeCaire, 1969) contre les mutilations sexuelles subies par les femmes,les classes dominantes et le patriarcat. Health est interdit et leslivres de Nawal El Saadawi sont censurés. - Elle commence alors à publier des essais, tels que Al mar’a wal sira’al-nafsi (1976), qui traite de la femme et du conflit psychologique,ou La face cachée d’Ève (1977), publié à Beyrouth. Après son roman Lachute de l’Iman, en 1987, publié au Caire, elle a commencé à recevoirdes menaces de la part de groupes fondamentalistes. En 1993, elle estjugée pour hérésie et condamnée à mort. -De 1973 à 1978, elle exerce son métier d’écrivain à l’Institutsupérieur de littérature et de science. Elle est également chercheurà la faculté de Médecine de l’université Ain Shams, au Caire, ettravaille pour les Nations Unies en tant que directrice du Centreafricain de recherche et de formation pour les femmes en Éthiopie(1978-1980). Elle est aussi conseillère pour la Commission économiquedes Nations Unies pour l’Afrique occidentale, au Liban. -En 1981, elle s’oppose à la loi du parti unique édictée par Anwar ElSadat. Elle est arrêtée et emprisonnée (le 6 septembre) durant troismois dans la prison pour femmes de Qanatir, pour infraction à la "Loide protection des Valeurs contre le déshonneur". La prison lui étaitdéjà familière, puisqu’elle y avait mené des études dans lesannées 1970 auprès des détenues. Durant ce séjour, elle écrit, avecun pinceau à cil et sur du papier w.-c. offert par une détenueprostituée, ses Mémoires d’une prison de femmes, qui seront plus tardpubliés à Londres. Deux mois après la mort du président Sadat – quisurvient le 6 octobre 1981 –, elle est libérée. -En 1982, elle fonde l’Association arabe pour la solidarité desfemmes, qui est interdite en 1991. Lorsque son nom apparaît sur uneliste fondamentaliste de condamnés à mort, elle s’envole avec sonmari pour les États-Unis, où elle enseigne à la Duke University et àla Washington Sate University à Seattle. -En 1996, elle revient en Égypte. -En 2002, des religieux l’accusent d'apostasie, c'est-à-dired’abandon public de sa religion . - Le 28 janvier 2007 elle est - ainsi que sa fille Mona Helmyécrivaine et poétesse - accusée officiellement d’apostasie etinterrogée par le procureur général du Caire sur la teneur de sesécrits. -Sa pièce "Dieu a donné sa démission" est directement mise en cause.Elle quitte l’Egypte début 2007. -Malgré ces persécutions et les menaces qui pèsent sur elle, Madame ElSaadawi a gardé intactes ses convictions, que ce soit surl’émancipation des femmes, sur le rôle néfaste que peuvent jouer lesreligions ou sur le plan politique où elle n’a cessé de militercontre les interventions militaires des États-Unis et pour unemondialisation qui établirait un équilibre économique plus juste. - Ajoutons encore que la VUB honorera également le 28 novembre prochain: -Simone Veil (Docteur honoris causa ULB 1984) - Frie Leysen (KunstenFESTIVALdesarts) -Michael Posner (University of Oregon) - Martin Raff (University College of London) - Burt Rutan (National Academy of Engineering, California) -Une soirée d’hommage à l’œuvre de Nawal El Saadawi avec comme thème"Création littéraire et accusations de blasphèmes" sera égalementorganisée la veille, le 27 novembre 2007 à 19h30 à l’Institut deSociologie de l’ULB (Salle Dupréel - avenue Jeanne 44 - 1050Bruxelles). Valérie André, Maître de recherches au FNRS et Maître deconférences à l’ULB, interpellera le public sur la problématique dela soirée. Les étudiants du Conservatoire royal de Bruxelles et de lasection "Arts du Spectacle" de l’ULB feront la lecture d’extraits dela pièce "Isis" de l’écrivaine, pièce qui vient d'être traduite enfrançais et publiée chez Lansman. La soirée sera clôturée par MadameNawal El Saadawi. -Pour tout renseignement pratique et réservation : ULB DRE-Communication – 02 650 23 03 - bmeekers@admin.ulb.ac.be
14:22 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : insigne de docteur honoris causa, mutilations sexuelles, persecutions, soiree d hommage, nawal el saadawe, ulb, menaces |
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