30.07.2008

RATTACHEMENT AVEC LA FRANCE ...

Le sondage Ifop (et non Ipsos comme nous l'avons annoncé erronément) du journal Le Soir et du journal La Voix du Nord, fait des vagues parmi la population. On parle et on en parle beaucoup. Des pour et des contre. Chacun à ses arguments. Ce que nous constatons, c'est la discrétion, à ce jour, des partis traditionnels. En vacances ? Sont-il gênés des compromis d'abandon qu'ils sont sur le point d'admettre ? Voyez déjà, l'engagement direct des forces belges en Afghanistan, en appui aux militaires hollandais, admis au kern et au Conseil des Ministres par les ministres CDH, M R, PS ! Les partis flamands et en particulier le cartel CD&V-N.VA font la loi… ++ Pour en revenir au sondage Ifop, quelques réactions du monde politique. Parmi les partis politiques francophones représentés au Parlement, seul, à ce jour, le CDH s'est manifesté, timidement, presque honteusement : "Avant cela, n'est-on pas capable de construire un projet ensemble ?". ++ Daniel Ducarme, ministre d'Etat, député M R, est clair, engagé : Après des mois de crise, les Wallons sont à présent prêts à oser dépasser les interdits"; en parfait défenseur de la francophonie et d'une Belgique française, il exprime le souhait que le rapprochement avec la France profite à tous les francophones : "Il n'est pas question, dans ce débat, de sacrifier les francophones de la périphérie". Au lieu d'un rattachement pur et simple, il suggère une association avec la France qui passerait "nettement mieux la rampe à Bruxelles que le rattachisme". ++ Paul-Henry Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, sous le titre "Préparer l'après-fédéralisme pour éviter la balkanisation", publie une Carte blanche d'une grande pertinence dans le quotidien Le Soir du mardi 30 juillet 2008 : "… La déliquescence accélérée du régime belge conduit logiquement l'opinion wallonne et bruxelloise à rechercher la sécurité et la stabilité dans le cadre d'un véritable Etat, celui de la République française… Les Wallons et les Bruxellois auraient tort de se bercer d'illusions. Ils sont piégés dans l'auberge de plus en plus mal famée d'un fédéralisme belge qui ressemble à un coupe-gorge… Certains évoquent un nouveau placebo en forme de trompe-l'œil : un confédéralisme imaginaire… Si l'on veut rendre un mauvais service à la population, il suffit de lui faire miroiter le possibilité de réformer le régime belge de manière harmonieuse… Un immense gâchis : temps perdu, ressources gaspillées, nouvel abaissement de notre crédit international, report de la décision économique et sociale, mutation de la violence politique rampante en violence tout court… Il va de soi qu'à nos yeux le meilleur avenir pour les Wallons et pour les Bruxellois consistera à se tourner sans délai vers la France, surtout s'ils veulent éviter tout à la fois le désordre post-belge, l'insécurité financière, sociale, politique, et le huis-clos. Cela dit, c'est notre population et elle seule qui sera amenée, en définitive, à faire le bon choix : c'est elle qui se prononcera démocratiquement, en dernier ressort, et par voie référendaire". ++ Méditons ces paroles ! Nous vous invitons à lire le Manifeste que la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles a co-signé avec le Gerfa et le groupe de réflexion Bruxelles Mouvement francophone, sur le site www.maintenantoujamais.be