19.11.2010

A PROPOS DE LA BELGIQUE

 

Une photographie vue de France

Source  : La Lettre du Carrefour des Acteurs sociaux. Année 2010 - N° 91 - Novembre 2010

 

L'acuité de la question belge ne saurait nous laisser indifférent. Et cela d'autant plus que nous avons des abonnés en Belgique et entretenons des relations étroites avec nombre de fonctionnaires européens ainsi qu'avec les représentants à Paris de la Belgique et de la Communauté française de Belgique. La solidarité que nous affirmons avec les Francophones de Belgique coexiste avec le souci plus global de l'intérêt national et des équilibres européens.

Un ami diplomate a ainsi résumé une position qui sera soumise à un prochain comité directeur:

1. - Une Belgique résiduelle se dessine, dont les Flamands au moins pour l'instant, s'accommodent. Elle conservera ses prérogatives internationales (ONU, acteur de l'UE, présence dans les instances internationales plus quelques autres compétences). Elle sera associée le mieux possible aux politiques françaises en Afrique. Les Francophones étant l'élément volontariste de cette Belgique résiduelle, ils devraient y peser d'un poids au moins égal à celui qui est le leur dans la Belgique d'aujourd'hui.

2. - La Communauté française de Belgique (CFB) sera érigée en acteur culturel de l'espace francophone et de l'Union européenne sur la base de ses compétences actuelles.

3. - La Wallonie affirmera sa singularité régionale et disposera d'un statut d'associé au sein de l'Association des Régions de France. Elle redéfinira sa position vis-à-vis de la Communauté allemande de Belgique et s'efforcera de déterminer des politiques communes avec le Luxembourg.

4. - La Région Bruxelles-Capitale, tout en restant un pilier de la CFB, développera un statut de "district européen" par la promotion de son rôle de "fournisseur" de personnels francophones aux institutions européennes à Bruxelles.

5. - Dissociée de la problématique wallonne, la communauté "fransquillonne" deviendra un acteur à part entière de la Belgique résiduelle avec un statut bien défini de "minorité". La Communauté allemande de Belgique pourra revendiquer un même statut.

16:37 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cfb, onu, ue, solidarité, minorité |  Facebook |

28.06.2010

LES ABANDONS ANNONCES DU PS ? ...

Le PS envisagerait-il, en catimini, d'abandonner les Francophones de la périphérie bruxelloise et, conséquemment à plus ou moins moyen terme, Bruxelles à leur germanisation ? Le PS préparerait-il "à sauter le mur", selon l'expression de Armand De Decker, MR ? = = En tout cas, les déclarations , à demi voilées, de Elio Di Rupo : "Ce n'est que le début du rapprochement… Il faut faire un pas vers l'autre", ainsi que celles de Marc Uyttendael, constitutionnaliste, professeur à l'ULB, proche du PS, dans Le Vif/L'Express du 7 mai 2010 : "la scission toute simple de BHV avantagerait les Francophones et affaiblirait les Flamands… Les Francophones pourraient deux élus, au lieu de un, actuellement, au Parlement flamand". Ce que Marc Uyttendael ne dit pas, c'est que "pour obtenir ce résultat, il faudrait mobiliser tous les Francophones de BHV sur une liste unique", souligne Etienne Duvieusart, ancien sénateur, dans un courriel publié dans l'hebdomadaire Le Vif/L'Express du 21 mai 2010. L'ancien sénateur Etienne Duvieusart y réfute l'argumentation de Marc Uyttendael. + + Assez étonnamment pour un constitutionnaliste, Marc Uyttendael s'en remet à la froideur des chiffres pour faire "comprendre pourquoi il n'y aura ni élargissement de Bruxelles ni remise en cause des droits dont bénéficient les Francophones des six communes à facilités. Car, soutient-il, de telles réformes requièrent le vote d'une loi spéciale".+ + Est-il permis de faire observer à Marc Uyttendael que les circulaires flamandes - qui visent à gommer les facilités accordées par une loi spéciale - plaçant l'inspection des écoles francophones sous tutelle de la Communauté flamande, motivant la non-nomination de trois bourgmestres francophones majoritairement élus le 10 octobre 2006, n'ont pas fait l'objet d'une loi spéciale ? Est-il permis de rappeler à Marc Uyttendael le refus de la Flandre de signer la Convention-cadre de la protection des minorités nonobstant un accord de majorité parlementaire ainsi que les décrets limitant l'accès aux non-Flamands à un logement ? + + Que cherche le PS dans ses déclarations ambigües sur la périphérie bruxelloise ? Cherche-t-il à se débarrasser en douceur des électeurs de la périphérie qui votent en masse pour le FDF et pour le CDH ? La répétition du coup des Fourons ? Pas joli, joli ! La politique a ses mystères que la conscience ne connaît pas !

01.12.2009

FAUT-IL CRAINDRE LA FUTURE REFORME DE L'ETAT ? ...

Par Nézia MAHIEU, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste/ex Parti Féministe Unifié+ + + Les francophones, bruxellois et wallons, doivent vraiment craindre la future réforme de l’Etat car il est permis de douter de la réelle volonté de résistance des partis francophones qui, jusqu’à ce jour, ont toujours fini par céder aux exigences flamandes.<><>En sera-t-il autrement demain ? En effet, les points suivants notamment peuvent d’ores et déjà, être soulevés : <><>Concernant le CDH, Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, s’est désolidarisée de ses collègues de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem pour l’envoi des convocations électorales notamment en juin 2007 pour les élections fédérales et en juin 2009 pour les élections régionales et européennes.<><>Concernant le PS, le Ministre-Président bruxellois Charles Picqué, qui réclame le refinancement de la Région bruxelloise, est-il prêt aussi à réclamer, notamment : <><>- son élargissement, = =- l’attribution du pouvoir constitutionnel qui permettra, notamment, la remise en cause des privilèges dont jouit la minorité bruxelloise néerlandophone aux niveaux régional et communal, = =- la taxation sur le lieu du travail ? … = =En outre, Philippe Moureaux, président de la Fédération du PS bruxellois, semble prêt à accepter la scission de BHV, sans élargissement de la Région bruxelloise et contre le refinancement de cette dernière. <><>Concernant le M R, Louis Michel, une personnalité éminente, a fait preuve de son désintérêt pour les francophones de la périphérie, et il est plus que probable que d’autres personnalités et membres au sein du M R wallon – et du M R bruxellois ? – sont de son avis ! … <><>Dès lors, dans le bras de fer francophones-Flamands qui se prépare, le FDF ne serait-il pas le seul parti suffisamment impliqué dans la défense des droits des francophones à pouvoir motiver et entrainer le M R d’abord, et à sa suite les trois autres partis francophones afin que soit établie une stratégie francophone commune pour la défense desdits droits ? <><>Les partis flamands ont maintenant décidé d’attendre que les partis francophones soient demandeurs – d’argent, bien entendu ! – pour avancer en contrepartie leurs revendications inacceptables de régionalisation et communautarisation de compétences fédérales. <><>Alors, les partis francophones ne se seraient-ils déjà pas accordés sur le prix à payer pour conserver une solidarité flamande – même minimale – et cela, à nouveau au détriment des droits des citoyens et citoyennes francophones ? <><>La continuation d’une solidarité flamande, même minimale, serait tout à fait temporaire puisque les partis flamands : <><>1) visent la scission de la sécurité sociale, = =2) ont déjà mis en œuvre des mesures – et en ont annoncé d’autres – bénéficiant – ou devant bénéficier – aux seuls Flamands et Flamandes, notamment : assurance dépendance, assurance hospitalisation, prime ajoutée aux allocations familiales fédérale, … = = Mesures qui divisent déjà – ou diviseraient davantage encore – selon leur appartenance communautaire, d’une part, les Bruxellois, et, d’autre part, l’ensemble des Belges. <><> Les partis flamands se sont tellement engagés pour la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde vis-à-vis de leur opinion publique, qu’ils n’accepteraient vraisemblablement pas de reculer sur ce thème, qu’en obtenant d’autres avancées importantes.

20.05.2009

UNE FLANDRE DEMOCRATIQUE SANS FRANCOPHONES ? ...

COMMUNIQUE DE PRESSE+ + + De Haan (Belgique), le 19 mai 2009 – L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) n’a pas manqué de réagir au livre* de Kris Peeters qui « photographie » la Flandre d’aujourd’hui et « dessine » la Flandre de demain, telle qu’il la souhaite. + + + Dans le dernier numéro de son bulletin « Nouvelles de Flandre », l’APFF observe que tout au long de son exposé de 140 pages, le ministre-président flamand n’évoque pas une seule fois la minorité francophone de Flandre, bien qu’il affirme : « Nous voulons que l'Etat fédéré de Flandre soit social, chaleureux, convivial et démocratique. Et que la liberté de chaque habitant soit assurée. C'est tout cela que la Constitution de Flandre doit garantir. »+ + + A l’APFF de répondre : « Nous prenons acte de cette conclusion généreuse. Nous constatons qu'elle concerne tous les habitants de Flandre, dont quelque 350 000 personnes qui n'ont pas la nationalité belge. Quant aux 300 000 Francophones de Flandre, qui sont bien belges eux, ils sont inconnus au bataillon et donc exclus de la garantie sur la démocratie ! Il suffit de se référer à toutes les manières d'empêcher l'accès des candidats francophones aux panneaux d'affichage dans les communes de la périphérie de Bruxelles à l'occasion des élections régionales et européennes qui ont lieu simultanément le 7 juin prochain. + + + A Hal, la commune a décidé de réserver les panneaux aux seuls candidats flamands. A Afflighem, les autorités ont fait savoir que d'éventuelles affiches de candidats francophones seront immédiatement recouvertes de blanc. Le vice-président du PS, Philippe Moureaux, crie au scandale et parle “d'épuration politique et linguistique”. (…) + + + En Flandre, les Francophones ne peuvent voter que pour des partis flamands qui ne veulent pas reconnaître leur existence. Les “Groenen” seuls se montrent conciliants. Créer un parti francophone ? Si c'est pour ne pas avoir accès aux panneaux d'affichage et aux medias, c'est pratiquement exclu ! Seule l'Union des Francophones, dans la périphérie de Bruxelles, représente une force politique géographiquement regroupée, qu'il est impossible d'étrangler. »+ + + Et de conclure : « Il y a moyen d'avoir un autre type de relation entre Flamands et Francophones. Un exemple : sous l'égide de “Beaufort 03”, les panneaux explicatifs des œuvres d'art exposées tout le long de la côte. Des textes dans nos trois langues nationales, et donc aussi en français ! Merveille d'intelligence. Des textes dont la qualité atteste qu'ils ont été écrits avec talent et pas traduits avec difficulté. Un geste qui ne fait de mal à personne et rend service à tout le monde. Voilà une Flandre chaleureuse et conviviale comme on apprécierait qu'elle le soit toujours… et jouant le franc jeu démocratique en politique. »+ + + (*) Kris Peeters, In perspectief, Ed. Lannoo

09:10 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberte, flandre, kris peeters, minorite, apff |  Facebook |

30.09.2008

COMMUNIQUE DE PRESSE APFF

Dans un communiqué de presse daté du 25 septembre 2008, l’APFF – Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre – à propos des « inégalités entre Francophones de Flandre et Flamands de Wallonie » qu’elle pointait du doigt dans le numéro de rentrée des « Nouvelles de Flandres, tient à préciser : « Il y a de part et d’autre de la frontière linguistique, une population minoritaire importante. Nous réclamons aujourd’hui, avec plus de force que jamais, la reconnaissance de ces minorités et la garantie d’une équivalence de traitement…Jusqu’ici, la Flandre a toujours refusé de reconnaître l’existence de la minorité francophone sur son territoire. Une minorité pourtant reconnue par le Conseil de l’Europe ! La position de la Flandre est devenue intenable. Et la justesse de notre position est confirmée par le « Centre d’étude des francophones de Flandre » composé de chercheurs de plusieurs universités, parmi lesquels de nombreux Flamands… ++Toutes les communes wallonnes peuvent bénéficier d’une aide régionale pour financer des projets visant à faciliter l’emploi des langues dans les services rendus aux citoyens… Et quelle réponse donne-t-on du côté flamand à cette attitude d’ouverture ? La commune de Zaventem, sur le territoire de laquelle se trouve l’aéroport national, incite ceux qui ne maîtrisent pas le flamand, à se faire accompagner par un interprète pour leurs rapports avec l’administration. A Renaix, le bourgmestre, Luc Dupont, souhaite la suppression des facilités… + + S’agissant de culture, rappelons que les autorités flamandes ont obtenu un arrêt de la Cour d’arbitrage estimant que la Communauté française ne pouvait plus continuer à soutenir financièrement les associations culturelles francophones en Flandre. En même temps, les autorités flamandes ont bien précisé qu’aucun pouvoir de Flandre ne prendrait le relais. Et ce n’est pas tout : il n’est quasiment plus possible pour une association francophone d’avoir accès à des locaux publics. Le constat est simple : si rien ne change, les associations francophones sont menacées de disparition !… + + (Vous pouvez lire l’ensemble du communiqué sur le site de l’APFF via : http://www.dmnet.be/ndf) + + LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES + + Au regard de l’agressivité des autorités flamandes à l’égard de la langue française, il est permis de se poser la question : En Flandre, les Belges francophones sont-ils des indésirables ? Il est vrai que le président de la N-VA, Bart De Wever, considère les francophones comme des « immigrés » ! Dans ce cadre, le président du CD&V, Kris Peeters, toute hypocrisie bue, annonce « tendre la main aux francophones » ! Peut-on avoir confiance ? + + La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles a pour objectif la défense et la promotion du français en Belgique, en particulier. Elle vous invite à lui apporter votre soutien dans son combat pour le respect de la culture française. Exprimez-vous . Faites-lui parvenir vos réflexions via son adresse courriel : info@liguewallonnebruxelles.be ; visitez son site : www.liguewallonnebruxelles.be et son blog http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be + + Vous pouvez adhérer à son idéal. La cotisation annuelle s’élève à 10 euros pour la Belgique et la France et à 25 euros pour les autres pays, à verser au compte 145-0539031-61 (BIC : GEBABEBB – IBAN : BE62 1450 5390 3161) + + Raymond WATRICE + + Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles asbl + + CITATION « La Francophonie est fondée sur une langue que nous avons en partage : le français. Une langue qui est, tout à la fois, la raison d’être et d’agir de notre Communauté. Une langue qui est un formidable moyen d’action et de rencontre, dans le contexte actuel de la mondialisation et de la globalisation ». + + Boutros Boutros-Ghali = = Parlementaire égyptien = =Secrétaire général de l’Agence internationale de la Francophonie.

01.08.2008

POUR BART DE WEVER LES FRANCOPHONES SONT DES IMMIGRANTS EN FLANDRE...

COMMUNIQUE LESOIR.BE EXPRESS MIDI +++ «Les francophones sont des immigrants»Rédaction en ligne++ vendredi 01 août 2008, 13:06 ++ Pour le président de la NV-A, Bart De Wever, il n'existe pas de minorité francophone en Flandre, mais seulement des « immigrants qui doivent s'adapter ». ++ Lire aussi l'édito de Pierre Bouillon "Bilan des médiateurs: exactement zéro" / Les médiateurs ont accouché d'une souris ++ Belga ++ « Je pense qu'il n'y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs. On ne leur dit pas : 'Vous êtes nombreux, donc l'arabe va devenir une langue officielle. C'est dingue », a déclaré M. De Wever sur les ondes de La Première (RTBF), où il répondait à des questions d'auditeurs. ++ « Nulle part dans le monde on accepte cete logique », a-t-il poursuivi, réfutant être un « homme intolérant ».++ « Tout le monde est le bienvenu en Flandre. On peut continuer à y parler français. Tout ce qu'on demande, c'est que la langue de gestion soit le néerlandais », a encore dit le président de la NV-A, en exhortant à « arrêter le colonialisme » de Bruxelles vers la Flandre. ++ À ses yeux, la proposition flamande d'un bilinguisme général, rejetée par les francophones dans les années '20 et '30, aurait pu « sauver la Belgique comme nation ». « C'est très ironique », a-t-il ajouté. ++ Aujourd'hui toutefois, il estime que la « valeur ajoutée de la Belgique est minimale », entre la « douce évolution » qu'il dit observer aujourd'hui vers les régions d'une part, et vers l'Europe d'autre part. ++ Quant à Bruxelles, « ville historiquement flamande qu'on a francophonisée », c'est là que se trouve « l'identité belge qu'on a inventée au XIXe siècle », estime-t-il. Et « puisque c'est l'enfant de la Belgique, je pense que les deux parents doivent s'en occuper », a-t-il dit à propos de la Flandre et de la Wallonie, refusant de reconnaître la Région bruxelloise comme région à part entière. ++(D'après Belga)