12.12.2008
COURRIER - MISE AU POINT D'UN LECTEUR ...
Dans un message, nous invitions nos lecteurs à prendre conscience de leur identité profonde. Garder intact l’amour de notre langue française. Se battre contre la suprématie de l’un assortie d’une sujétion de l’autre. Fiers d’être nous ! Entre autres, nous avons reçu par courriel la mise au point de Monsieur de Jean van der Hoeden, que nous estimons pertinente ; nous la reproduisons ci-après à votre intention : = = 1) La force de la Flandre vient en partie de ce qu’elle est légitimement fière d’elle-même et de ses réussites ; cette fierté est inséparable d’un sens très développé d’appartenance à une même communauté, jadis brimée, laquelle est tout à la fois dynamique, entreprenante et audacieuse. Je cherche en vain ce sens ou ce sentiment chez les francophones. En Flandre, les divergences d’avis entre partis – elles sont parfois assez nettes – s’expriment sur l’arrière-fond rassurant d’un « idéal commun solide » ; chez les francophones, non seulement les partis politiques (M R et PS par exemple) passent leur temps à d’entrecritiquer, mais encore ces conflits se passent sur « toile de fond d’un grand vide ». = = 2) Lorsque, il y a quelques années, Louis Michel et Gérard Deprez se sont proposés de se « rendre au chevet du malade wallon » (sic), je n’ai entendu aucun politicien wallon se révolter contre cette façon « paternaliste » de vouloir régler les problèmes de santé du « malade » évoqué. Rien, aucune révolte, mais une passivité si désastreuse qu’elle m’a fait penser que le « cas » à régler n’était pas celui d’un « malade » mais bien d’un « mourant », voire d’un « déjà mort ». = =3) A l’origine « sauveur » de la Wallonie, le socialisme en est devenu le « fossoyeur » (…) Ce qui manque au socialisme, disait un jour, Charles Picqué, c’est… l’esprit d’entreprise ; sous la houlette des socialistes, « l’élève » n’apprend en général qu’à recevoir ou à exiger, très peu à produire. Vouloir réduire les écarts existant entre enfants favorisés et enfants défavorisés (les fameux « décrets » Onkelinx, Arena, Dupuis) est tout à fait louable et mérite d’être largement soutenu ; vouloir le faire en creusant, par le refus d’un enseignement exigeant (« exigeant » n’est pas « élitiste), un fossé entre les enfants « tous enfin sur le même pied » et la vie, c’est du massacre. . Ce n’est pas seulement pour qu’ils soient un jour bons bilingues que de nombreux parents francophones inscrivent leur(s) enfant(s) dans des écoles flamandes… = =4) Si la Flandre se porte actuellement plutôt bien, c’est en grande partie à cause de « l’esprit collabo » de bien des francophones. J’ai des amis « wallons » qui ont fait construire leur maison… par des entreprises flamandes, simplement parce qu’ils en avaient assez de voir les « Tec » se mettre en grève chaque fois que « De Lijn » … ne le fait pas ; par ailleurs, le côté germanique de l’esprit flamand les a rassurés : le travail serait achevé dans les délais, et le rapport qualité-prix serait parfait, compte tenu des réductions importantes proposées. A Bruxelles, de nombreux francophones font appel d’abord à des … Flamands lorsqu’il est question pour eux d’être sûrs d’en avoir pour leur argent. C’est de Flandre ( et parfois de loin en Flandre) qu’on vient vendre, le dimanche, du poulet rôti non loin de chez moi, c’est de Flandre que la « Poissonnerie ostendaise » vient vendre ses produits, et j’en passe (…). = =5) Ce n’est pas en jalousant la Flandre, (…) que la Wallonie continuera à faire des progrès ; c’est en relevant le défi consistant à se défaire de ceux qui entretiennent son inertie, en faisant appel à ses forces vives, en mettant sur la table des réalisations qui forcent l’admiration, en soutenant une presse qui sache faire état de ce qu’elle réalise de mieux, en se donnant de vrais « meneurs d’hommes », etc. C’est d’ailleurs ce qu’elle est en train de commencer à faire, renouant là avec un passé parfois prestigieux.
15:23 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialisme, flandre, wallonie, passe, louis michel, force, mise au point, gerard deprez |
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