24.03.2011

LA FRANCITE, UNE CULTURE ET UN ART DE VIVRE

 

L’année 2011 s’est ouverte à la Maison de la Francité par l’arrivée d’un nouveau président, Monsieur Ridouane CHAHID, vice-président de la STIB et conseiller au Cabinet de Madame Laurette Onkelinx ; il remplace  M. Rachid Madrane appelé à d’autres fonctions.

Dans un premier éditorial, publié dans la revue trimestrielle de la Maison de la Francité, n° 65, 1er trimestre 2011, Ridouane Chahid développe la réflexion « La francité, une culture et un art de vivre ».

« Les nouveaux modes de communication ont considérablement modifié la pratique et la langue, sur le plan tant de la lecture que de l’écriture ou du discours. L’Internet et le téléphone portable se sont installés dans notre quotidien, et avec eux un certain impératif de rapidité, le mirage de l’instantané au détriment parfois de la réflexion. Cet impératif s’impose jusque dans la syntaxe et l’orthographe : c’est le temps de l’abrégé, du phonétique, du pictogramme…

Quoiqu’on puisse en penser, ces expressions nouvelles de la langue distinguent les individus autant qu’elles les unissent. Il y a ceux qui connaissent les formes traditionnelles et savent les utiliser à propos dans les relations sociales ou professionnelles par exemple. Et il y a ceux que l’ignorance ou la maladresse enferment peu à peu dans une exclusion culturelle qui est souvent, malheureusement pour eux, une exclusion de plus […]

L’une des missions de notre Maison est d’œuvrer contre ces inégalités et ces exclusions, en aidant les plus faibles à atteindre un bon niveau linguistique. Pour cela, il nous faut aller, davantage encore, à la rencontre de tous ceux qui sont dans une situation linguistique fragile, soit parce qu’ils ont commencé leur apprentissage du français de manière tardive, soit parce que le français n’est pas la langue parlée à la maison, soit pour d’autres raisons encore. Leurs attentes à cet égard sont immenses : on ne pourra les satisfaire qu’en affûtant toujours mieux les services et les activités qui leur sont offerts.

De ce point de vue, la Maison de la Francité occupe une position symbolique. Pour elle, il s’agit de démontrer la nécessité d’une langue de qualité dans la communication, mais en donnant à tous les Francophones et apprentis francophones, sans distinction, les moyens d’atteindre cette qualité, à l’oral comme à l’écrit. C’est ainsi quelle peut contribuer à faire de la langue non un éléments discriminant, mais au contraire un véritable lien social. C’est ainsi qu’elle peut donner de la francité l’image d’une culture ouverte, basée sur le partage et non sur le repli : bref, d’un véritable art de vivre en société. »

Ridouane CHAHID, président

 

11.02.2009

BHV : C'EST DEMARRE...PAR UN RATE ... BON OU MAUVAIS AUGURE...

Une photographie. + + Un impératif : Trouver une solution avant 2011, année butoir imposée par l’arrêt de la Cour constitutionnelle. + + Un objectif : Rester sur les rails jusqu’aux élections régionales du 7 juin 2009. + + Un mot d’ordre : Tenir bon jusqu’au 7 juin 2009. Après les élections : relâcher les freins. Laisser le train aller son train-train fou ou sage. + + Une mission : Relevé des pistes menant vers LA solution de la problématique de BHV. + + La position flamande : Scission de BHV au nom de l’homogénéité linguistique des circonscriptions électorales, du territoire flamand. + + La position francophone : Maintien de BHV au nom de l’accord de 1962-1963 sur la suppression du recensement linguistique. + + Les protagonistes : + + - Délégués flamands : Maggie De Block, Open VLD, députée fédérale, Mia De Schampelaer, CD&V, députée fédérale, Annemie Neyt, Open VLD, parlementaire européenne, Hugo Vandenberghe, CD&V, sénateur + + - Délégués francophones : Francis Delperée, CDH, sénateur, Christos Doulkeridis, Ecolo, député régional, Olivier Maingain, FDF-M R, député fédéral, Philippe Moureaux, PS, sénateur + + On observera que du côté flamand, deux seuls partis sont représentés ce qui laisse à la Flandre toute latitude d’accepter ou de rejeter, sans aucun scrupule, les accords qui se concluraient. Tandis que du côté francophone, tous les partis sont « mouillés ». Une sainte union. + + La perspective : Le train BHV reste en attente permanente en gare de formation. La locomotive est à l’atelier pour une révision minutieuse de tous ses rouages pour éviter tout grippage ; les rames de voitures sont encapuchonnées sur des voies de garage. + + La raison. Elle est donnée par Annemie Neyt, la représente de l’Open VLD au sein de l’octopus BHV : « Personne ne s’avancera en rase campagne avant les élections régionales. Espérer que l’un d’entre nous propose, avant le mois de juin, ce que les radicaux de son camp considéreraient comme une concession est une illusion. On se ferait descendre en flammes ». + +La voie du confédéralisme. Elle est soulignée par Annemie Neyt – elle ne se présentera pas aux élections régionales ; elle peut causer - : « Nous sommes dans une logique confédérale depuis que nous avons fait le choix de l’absence de hiérarchie des normes. » Sera-ce le lapin qui sortira du chapeau BHV ? + + La première réunion du 10 février 2008. Un raté au démarrage pour cause de maladie chez l’un des protagonistes, d’arrivée très tardive chez l’autre. Des slogans lancés à la tête, selon l’un des participants. Prochaine réunion : le 3 mars ! Déjà quelque trois semaines de gagner disent les tenants du « tenir jusqu’aux élections du 7 juin ». Bon ou mauvais augure ?

15:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : train, octopus, bhv, mission, position, cinfederalisme |  Facebook |

31.07.2008

QU'ATTENDENT LES PRESIDENTS DES PARTIS DE LA MISSION DES SAGES ? ...

Question posée par Dirk Vanoverbeke, journaliste, publiée dans le quotidien Le Soir, édition du matin, du 31.07.2008. Extraits des réponses. ++ • Didier Reynders, président du M R, vice Premier ministre : "… Nous avons un cahier des charges et, en bout de course, ce sera aux présidents de partis à trancher… Il ne s'agit pas d'un jeu mais de l'avenir d'un Etat et de la manière de l'organiser…". ++ • Olivier Maingain, président du FDF, député-bourgmestre : "…Il n'y aura pas de vraies négociations institutionnelles tant que les présidents de partis ne seront pas réunis autour d'une table pour aborder tous les aspects de la réforme… Il n'est pas question de discuter à partir du seul cahier des charges de la NV-A ou des partis flamands.". ++ • Elio Di Rupo, président du PS, député-bourgmestre : "… Bruxelles doit disposer d'une place à part entière. On ne peut tout nous imposer : le splitsing de BHV, la forme de dialogue et le délai pour réussir. La Belgique n'a pas à vivre au rythme de la NV-A.". ++ • Joëlle Milquet, présidente du CDH, députée-échevine : "… Le dialogue institutionnel doit impérativement impliquer tous les niveaux de pouvoirs, fédérés comme fédéraux, sur pied d'égalité et au même niveau…. Nous serons intraitables sur le maintien de la solidarité interpersonnelle. Pas question de remettre en cause le caractère fédéral de la sécurité sociale, d'accepter la régionalisation de l'impôt des sociétés ou tout transfert de compétences non accompagné du financement nécessaire.". ++ • Jean-Michel Javaux, coprésident d'Ecolo, député-bourgmestre : "… Parmi les conditions de reprise du dialogue, il ne faudra pas oublier Bruxelles, région pleine et entière… Que l'on mette un terme à cette succession d'ultimatums qui placent les personnalités politiques en incapacité de trouver des solutions.". ++ • Marianne Thyssen, présidente du CD&V : "… Le niveau de négociation n'a pas fonctionné. Il faut en déplacer le centre de gravité vers les entités fédérées. C'est la nouvelle enceinte des négociations… Il ne s'agit pas d'un jeu mais de l'avenir d'un Etat et de la manière de l'organiser.". ++ • Bart Somers, président de l'Open VLD : "… Pour les Flamands, les discussions doivent se dérouler entre les deux grandes communautés… S'il faut plus de temps pour donner au futur dialogue toutes les garanties de réussir, pourquoi pas ? ". ++ • Caroline Gennez, présidente du SP.A : "… Le gouvernement fédéral a démontré son incapacité de résoudre les difficultés institutionnelles… Je plaide en faveur d'un dialogue entre les deux grandes communautés, qui accorde un rôle très important à Bruxelles.". ++ • Bart De Wever, président de la NV-A : "… Pour la NV-A, le rapport des médiateurs doit en tout cas représenter un saut vers le confédéralisme. Et proposer un dialogue de communauté à communauté, entre Flamands et francophones.". +++ +++Un constat à quelques heures du dépôt du rapport des trois médiateurs. Deux thèses s'affrontent pour une reprise du dialogue : ++ - Thèse française : dialogue de parti à parti avec implication de tous les niveaux de pouvoir ++ - Thèse flamande : dialogue de communauté à communauté.

14:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, dialogue, communaute, mission |  Facebook |

30.06.2008

UN PASSIONNE DE L'EVANGILE...

JACQUES LOEW : LE CENTENAIRE DE SA NAISSANCE ++ Il fut docker, prêtre-ouvrier, écrivain et fondateur de l’Ecole de la foi de Fribourg. « Les certitudes de la foi n’ont rien d’une autoroute. Le chemin du chrétien a été formé peu à peu par les traces répétées de ceux qui l’on parcouru. Nous mettons nos pas dans les leurs avant de prolonger à notre tour le sentier » : ces paroles de Jacques Loew résument son singulier itinéraire. ++ Après la décision du Vatican de mettre fin à l’expérience des prêtres-ouvriers, il fonde la Mision ouvrière saints Pierre-et-Paul (MOPP) en 1955 pour susciter de petites communautés de personnes engagées. Il installe son centre de formation à Toulouse. Le MOPP prendra racine non seulement dans la banlieue toulousaine mais également au Sahara, au Brésil et dans divers pays. ++ Quel est aujourd’hui l’héritage du Père Loew ? La MOPP, tpoujours engagée en Rusie, au Japon, au Brésil, en France et en Suisse, compte actuellement une vingtaine de membres. Un projet d’une école prend corps à Yamoussoukro, capitale de la Côte d’Ivoire. Actuellement, un seul bâtiment est construit, mais une nouvelle bibliothèque et une salle de lecture permettront d’accueilli des étudiants dès cet automne. Des logements pour une centaine de futurs évangélisateurs et leurs enseignants vont être construits. Former des serviteurs de la Parole. ++ Extrait de Dimanche n° 26 du 29.06.2008

07.12.2007

GUY VERHOFSTADT Ier A... VERHOFSTADT III ?...

Il s’est, du reste, posé en Premier ministrable dans sa déclaration d’intronisation de « conseiller particulier » du Roi Albert II. Tenue vestimentaire impeccable, ton grave, style pur : « l’heure est grave », « la crise s’éternise au-delà du raisonnable », « le pays est confronté à des défis socio-économiques importants qui ne peuvent attendre », « notre pays a besoin d’une réforme des institutions », « c’est ensemble et dans le dialogue que nous pourrons trouver des solutions »…Pas d’arrogance, pas d’exclusives, pas de mots revanchards, mais des mots du cœur, des mots de confiance, des mots de foi, des mots d’espérance… Ensemble. Les ingrédients du parfait homme d’Etat, du parfait gentleman. Le séducteur, l’enchanteur.Guy Verhofstadt se fixe deux objectifs :Premier objectif : Une réforme des institutions. « Notre pays a besoin d’une importante réforme des institutions… dans les meilleurs délais »Deuxième objectif : Règlement des dossiers urgents. « Il importe de régler certains dossiers urgents qui dépassent le cadre des affaires courantes. Je veux vérifier comment et dans quel contrat nous pourrons nous y atteler ».Cette double mission, si bien emballée, ne contient-elle pas dans un emballage doré le plan flamand de réforme de l’Etat de A à Z approuvé, en 1999, par tous les partis flamands ? Dans l’affirmative, les Franciens, sous l’empire de Guy l’Enchanteur, présenteront à la Flandre, en toute soumission, un coq déplumé et vidé de ses entrailles, prêt pour une immersion en apnée dans le bouillon flamand. Les Bruxellois, tête basse, remettront les clefs de la Ville à Gracieuse Flandre.Cette double mission ne contient-elle pas, dans son emballage doré, les éléments de gouvernance par « pouvoirs spéciaux » ? Dans l’affirmative, les Franciens se réveilleront, un beau matin de nuit étoilée, sous régime flamand majoritaire. Ils chanteront en chœur, en flamand, guidé par la baguette du Maître : C’est ensemble et dans le dialogue que nous trouvons des solutions. Merci Maman,… ». Ensemble.Car, que couvrent les paroles de Patrick Dewael, Open VLD, vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur ? « Le Parlement peut parfaitement se prononcer au cas par cas sur certains dossiers majeurs. Il ne doit pas avoir peur de son ombre ; il peut parfaitement décider de transformer une proposition de loi en projet de loi (Ndlr : p.ex. la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, sans élargissement de Bruxelles) ». La page est tournée… La Belgique est België. Paraphrasant André Cools, ancien Président du PS : la dernière chance pour un accord équilibré entre les deux communautés est passée… La communauté française est morte.Raymond WATRICE