02.07.2009
LE GOUT DU COMMENTAIRE : LES TRIBULATIONS DES BUDGETS PUBLICS
Dr Jacques Grojean , par courriel ++Le "bien-être" auquel nous nous sommes habitués - s'est constitué au départ des folies et des délires que la planète s'est octroyés depuis quelques décennies. Et les habitudes... ça fait mal quand il faut commencer à les "revoir". + +Cela va des écrans plats jusqu'aux aventures vers Mars - en passant par nos autos, le Tour de France, la malbouffe et internet. + + La planète a, sans vergogne, bouffé tout son pain blanc et la surprise désagréable c'est... qu'il n'y a plus de pain noir ! + + La mondialisation a été phagocytée par des instances criminelles ; on ne sait pas où sont passées toutes les ressources et tous les bénéfices promis. + + Le monde politique est pris entre marteau et enclume : marteau du pouvoir économique et du "militaire" - enclume d'une population qui croit encore au Père Noël. + + Les temps vont être durs, comme certains lendemains de réveillon ! + + Taper sur le "politique" représente une solution de facilité plutôt naïve : ça ne sert pas à grand-chose de tirer sur les ambulances. + + Nous devons songer à faire mieux, et cela sera difficile vu que ça va impliquer du courage, de l'inventivité et de la bonne humeur (beaucoup !) + + Ceux qui ont encore la capacité de faire quelque raisonnement doivent plutôt dépenser de l'énergie à encourager tous les citoyens à se prendre en main. + + L'illusion d'un pouvoir politique qui serait (ou devrait être)encore capable de faire autre chose que de sombrer dans ses propres fanatismes est terminée - pour un bon bout de temps. + + Nous les avons (vaguement) élus... mais nous ne savions pas qu'ils ne sont pas à la hauteur ! + + La méchanceté et le pouvoir du pognon sont plus forts que leurs diplômes ou que leurs convictions politiques.+ + Le devoir de ceux qui le savent est de : = =Ne pas cacher la vérité à la population. = = Le faire "sans haine et sans idolâtrie politiques" - mais bien plutôt avec l'instinct d'un enseignant qui aime rendre les gens plus compétents d'eux-mêmes. = =Retrousser les manches avec bienveillance... et obstination. = =Promouvoir et entretenir un esprit de : "Guerriers pacifistes, Pèlerins de l'essentiel". + + Voilà ce que j'en pense.
14:14 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : delires, folies, planete, mondialisation, malbouffe, verite |
Facebook |
15.12.2007
LA WALLONIE A LA CROISEE DE CHEMINS...
La Wallonie a jadis été la deuxième région la plus prospère du monde. Après un long déclin, elle est aujourd’hui une des régions les moins riches (ou les plus pauvres) du cœur de l’Europe. Comment rebondir ? Notre région dispose de nombreux atouts. Sa situation géographique au centre de l’Europe, ses infrastructures (routes, canaux, aéroports), sa proximité de Bruxelles, capitale de l’Europe, une démographie acceptable, une faible taille qui rend les réformes plus faciles que dans de grands Etats comme la France et l’Allemagne. - Encore faut-il regarder la réalité du monde ! Des régions plus périphériques comme la Finlande, l’Irlande ou l’Espagne, sans parler des pays de l’Europe de l’Est progressent davantage. La croissance y est nettement plus forte. Au Danemark, le chômage est de 3,6%. En quinze ans, en Espagne, il a été divisé par trois passant de 24 à 8%. Comment de tels succès sont-ils possibles ? En réalité tous les pays qui ont le mieux réussi ont mené des réformes semblables : favoriser la croissance par tous les moyens, enseignement de qualité, baisse provisoire des dépenses publiques par rapport au PIB (pour relancer la machine les dépenses réelles augmentant elles rapidement comme en Irlande ou au Royaume Uni), réformes de l’administration. Certains auteurs estiment que chez nous l’Etat pourrait obtenir les mêmes résultats avec seulement 66% des moyens alloués actuellement. De fait, des pays comme la Suède ou le Canada ont prouvé qu’il était possible d’améliorer les services publics en y consacrant moins de moyens. - Dans ces pays, il y eut souvent un moment clé, soit une crise (le PIB de la Finlande chute de 6% en un an après la fin de l’URSS), soit un sentiment d’urgence et de contraste (l’Irlande voyant l’effet des réformes Thatcher au Royaume Uni voisin). Les options politiques peuvent être plutôt libérales (Irlande) ou sociale démocrate (Finlande). Dans tous les cas des réformes importantes sont mises en oeuvre (de la gouvernance, de l’administration, du marché du travail). La Suède, par exemple, fait le choix de moderniser radicalement l’administration (privatisation, agences autonomes) afin de préserver l’Etat social et des prestations sociales de haut. Dans tous les pays, il règne surtout un assez grand consensus de la société sur ce qu’il faut faire. Consensus politique entre les grands partis (voir les réformes du social démocrate Schröder approuvées par la droite allemande), mais souvent plus large impliquant les syndicats, les entrepreneurs, la presse et l’université. Chez nous, ce consensus fait défaut ; à mon avis, parce que les problèmes sont abordés de façon trop régionalistes ou belgo-belges, sans les voir dans une perspective européenne ou mondiale. Les débats n’étant pas correctement posés, le citoyen ne perçoit pas toujours l’urgence des réformes. Faute de comparaisons pertinentes, il ne comprend pas toujours que, dans un contexte similaire, certains s’en sortent beaucoup mieux que d’autres. Et que la mondialisation n’est pas que source de menaces, mais aussi de fantastiques opportunités. - Alain DESTEXHE - Sénateur
15:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aeroports, destexhe alain, wallonie, mondialisation, contexte, perspective, opportunites, bruxelles, europe, demographie, atouts, france, allemagne, suede, routes, canaux, finlande |
Facebook |