11.09.2009
ECHANGE D'IDEES : BRUXELLES, UNE FILLE DE 20 ANS ... BON ANNIVERSAIRE...
La note porte sur les 20 ans de la Région bruxelloise. Elle pose en conclusion trois questions : Quel statut donneriez-vous à la Région de Bruxelles ? Quelle doit être son étendue ? Quel avenir de Bruxelles ?+ + + Bruno SCHMITZ, par courriel - Je vous livre ci-dessous quelques unes de mes réflexions sur base de votre document.Concernant les frontières de la Région bruxelloise, il me semble que pour plusieurs raisons, il est légitime d'exiger un élargissement de la région lors des futures négociations. = = - d'un point de vue socio-économique et aussi culturel, il apparaît (comme démontré par plusieurs études) que la réalité du territoire bruxellois dépasse largement les 19 communes et ce aussi bien en Flandre qu'en Wallonie. = = - d'un point de vue politique, ne pas élargir Bruxelles et la laisser sans frontière commune viable avec la Wallonie serait la négation du lien étroit, je dirais même consubtantiel entre Wallons et Bruxellois et la meilleure façon de voir la Flandre continuer sa politique visant à annexer BXL. En effet, nous savons qu'environ 92% des Bruxellois ont, parmi les 3 langues nationales, une très nette préférence pour le français (soit comme langue principale soit comme langue véhiculaire). Les Flamands ont beau essayer de minorer l'importance du français à BXL, il n'en demeure pas moins que la toute grande majorité des personnes issues de l'immigration et vivant à BXL choisissent d'abord de s'exprimer en français avant toute autre langue nationale tout comme cela se passe dans différentes régions de Wallonie par ailleurs. De plus, beaucoup de Bruxellois sont d'origine wallonne, venus à BXL pour trouver du travail (ou enfants de). L'inverse existe également (c'est mon cas p.ex. car né à BXL j'habite aujourd'hui en Wallonie). A vrai dire, je ne vois pas réellement pourquoi l'on ne pourrait pas considérer les habitants de BXL (excepté la toute petite communauté flamande) comme des Wallons à part entière (je sais c'est tabou mais bon, il y a aussi des minorités flamandes dans certaines communes wallonnes et des minorités wallonnes dans des communes flamandes après tout.). Ceci ne remet en rien en cause la spécificité culturelle de BXL, tout comme Liège, Namur, Mons, Charleroi etc qui ont également leur spécificités (allez dire à un liégeois que vous l'avez pris pour un Carolo ! ). Là vous me voyez venir vers l'idée d'une fusion entre les régions BXL et Wallonie mais nous n'en sommes pas encore là. Une telle fusion ne pourrait se faire que si les majorités des deux régions le souhaitaient (probablement suite à une possible indépendance de la Flandre).+ + + Fondamentalement, l'existence de la région de BXL capitale n'a de sens selon moi que parce qu'elle symbolise la Capitale justement et non pour des raisons socio-culturelles qui voudraient y voir une hypothétique importante présence flamande ( nous parlons de 8 % environ !!!). Avoir fait de BXL une région intégralement bilingue est pour moi un non-sens excepté (et encore, c'est à discuter) en raison de son statut de capitale du pays. Que je sache, à Ottawa, capitale du Canada et située à deux pas du Québec, les noms de rue sont écrits en anglais uniquement et l'on pourrait multiplier les exemples.+ + + Quid de son territoire ? + + +Voici quelques idées qui me semblent tomber sous le sens commun (et oui, je sais, la Belgique et le bon sens...) = = - le ring de BXL (et tout ce qu'il contient) doit se trouver dans la région de BXL = = - l'aéroport de BXL doit se trouver dans la région de BXL = = - les communes suivantes, pour des raisons de continuité territoriale doivent faire partie de la région BXL : Halle, Rhodes St G, Overijse, Hoeilart, Tervuren (on peut discuter des frontières de ces communes qui ont été modifiées pour des raisons politiques par la Flandre mais une large continuité territoriale est essentielle entre BXL et la région Wallonne) = = - les communes à facilités, à majorité francophone, doivent se trouver dans la région de BXL = =- certaines Communes wallonnes pourraient faire partie de la région de BXL (Waterloo, La Hulpe ou Braine-l'Alleud p. ex.) = = - de manière générale, toute Commune qui manifesterait son souhait - par référendum - de se rattacher à BXL devrait pouvoir le faire de manière démocratique. + + +Encore un point : tôt ou tard, les Flamands seront bien obligés de faire leur deuil de BXL, ville qu'ils qualifient d'historiquement flamande alors qu'elle n'a jamais été flamande, ne l'est pas et ne le sera probablement jamais. Qu'espèrent-ils exactement ? Que 1 millions de francophones vont se mettre à parler le néerlandais parce que ça leur ferait plaisir ? Qu'ils vont par un coup de baguette magique se transformer culturellement en bons flamands ? Qu'ils vont quitter le territoire de BXL en raison d'une chasse ou de je ne sais qu'elle extermination ? Allons, revenons sur Terre : il n'est pas possible de faire de 1 millions de Francophones (j'ai envie de dire "de Wallons") des Flamands par je ne sais quel procédé. C'est rigoureusement impossible. + + + Le jour où les Flamands auront (enfin) fait ce deuil, beaucoup de choses se débloqueront. Il appartient, entre autres, à nos politiciens francophones de faire comprendre cela à leurs homologues Flamands. Quant à la cogestion, ils peuvent y rêver mais ni les Bruxellois ni les Wallons ne l'accepteront pour des raisons évidentes. + + +Quant à se faire "acheter" par la Flandre (déclarez-vous Flamand et vous aurez une meilleure sécurité sociale, moins d'impôts etc), c'est ce que la Flandre voudrait bien développer (via la créations de sous-nationalités à BXL) mais cela les Francophones, j'ose l'espérer, ne l'accepteront jamais. + + + Ndlr : Le texte de la note peut vous être envoyé via un courrier e-mail.
16:39 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socio-economique, elargissement, viable, wallons, wallonie, liege, namur, mons, charleroi, bxl, deuil |
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25.08.2009
BRUXELLES : ANNEXION PAR LA FLANDRE...
L’AVENIR DE BRUXELLES ANNEXION A LA FLANDRE...L’évolution vers le confédéralisme est le vouloir de la Flandre. Compréhensible dans le sens que, dans une configuration confédérale, Bruxelles, enclavée dans le territoire flamand, s’y fonderait. Tout naturellement. Bruxelles serait, à la fois, capitale du territoire flamand et capitale de la communauté flamande ; la communauté française serait indésirable et priée de déménager vers Mons, capitale culturelle de la Wallonie. <><>Dès lors, Bruxelles la française à 90 % serait flamandisée à 100 % à coup de décrets très légaux. L’affirmation flamande, selon laquelle il n’y a aucune minorité nationale en Flandre, serait confirmée. Tous les obstacles seraient écartés pour une annexion pure et simple de Bruxelles par la Flandre, en toute légalité. <><>Le scénario de l’annexion, de force ou larvée, de Bruxelles par la Flandre est-il plausible ? Pour Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp, c’est non ! « Je ne vois pas, dit-il, sur quelles bases juridiques la Flandre pourrait dire : « Ce territoire nous appartient ». Que je sache, dans la Constitution, la Flandre a pour territoire les cinq provinces flamandes. Il est vrai que Bruxelles n’est pas tout à fait une Région comme les autres puisque c’est la seule qui ne voit pas son territoire défini dans la Constitution ; on renvoie à une loi qui, elle-même, dit que le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale correspond à l’arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale, qui lui-même se compose de 19 communes... Même « en creux », Bruxelles, c’est ce qui n’est pas couvert par la Région flamande ou par la Région wallonne... Si un mouvement d’annexion de Bruxelles se dessinait, je crois que nombre de Bruxellois se mobiliseraient dans la rue ». <><>C’est aussi la pensée de Benoît Cerexhe, CDH, ministre bruxellois de l’Emploi qui lance une mise en garde à la Flandre : « La Flandre doit comprendre qu’elle ne partirait pas avec Bruxelles. Les Régions wallonne et bruxelloise feraient cause commune ». <><>La bataille de Bruxelles est lancée ! La population bruxelloise attend mieux que la passivité de ses dirigeants, si l’on excepte la position de Benoît Cerexhe. Elle est la garante de la pérennité de la langue française en Belgique. <><>Au demeurant, Véronique Lamquin, journaliste, dans un édito publié dans le quotidien Le Soir du lundi 17 septembre 2001, sous le titre « Bruxelles, mérite mieux qu’un long silence » exhortait les dirigeants bruxellois à ne pas se résigner ; elle s’exprimait ainsi : « Bruxelles vaut bien un projet ambitieux ? Qui lui permette d’assumer toutes les hypothèses, du fédéralisme renforcé à la partition de la Belgique. Surtout, un projet qui définisse l’avenir de la ville plutôt que de le laisser dicter de l’extérieur... Ce n’est que de cette manière que les Bruxellois susciteront désir et envie. Chez les Wallons comme chez les Flamands. Leur attentisme résigné ne leur vaudra que concupiscence et cupidité ».
16:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mons, confederalisme, veronique lamquin, cupidite, bruxelles-capitale |
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