23.04.2010

OFFENSIVE DU MONDE GERMANIQUE SUR L'EUROPE ?

OFFENSIVE DU MONDE GERMANIQUE SUR L’EUROPE ?Il est surprenant que le durcissement de la Flandre vis-à-vis des Francophones coïncide avec le durcissement de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce et son évolution au sein de l’Europe. <><>Faut-il voir une résurgence de la politique de l’Empire germanique du siècle passé de vouloir être une puissance maritime par la disposition de ports de haute mer ? Une persévérance. <><>L’Allemagne est florissante. Elle est devenue la première puissance économique européenne, dans le sillage des puissances économiques mondiales que sont les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon… <><>Et l’Allemagne s’affirme avec une certaine virulence. Elle donne le « la » à l’Europe. La faiblesse de la Grèce lui donne la possibilité d’avoir un point d’attache en Méditerranée. Une ouverture vers le Moyen-Orient en snobant le Détroit de Gibraltar ! Elle saisit l’opportunité en forçant la Grèce, et les autres pays européens, à passer par « ses » conditions. <><>Il est peu douteux que les regards de l’Allemagne ne se posent pas sur la Belgique. Celle-ci lui donne, par ses ports de Anvers, Zeebruges, Gand, une possibilité d’accès aux océans. <><>Au cours de la Grande Guerre 1914-1918, la Chancellerie allemande a soutenu le Mouvement flamand dans ses vues de territorialité et l’a encouragé dans le développement de la Flamenpolitik qui lui aurait permis, dans l’accord d’un armistice qui se négociait en secret, d’avoir un accès direct au port d’Anvers par l’intermédiaire de la Flandre à défaut d’une annexion, comme elle l’envisageait, de la Belgique.<><>La Flamenpolitik est toujours bien vivante dans les milieux flamands ! N’incitait-elle pas en 1918 la transformation de l’Etat unitaire en un Etat fédéral composé de deux Régions, la Flandre avec Bruxelles comme capitale, et la Wallonie centrée sur Namur ? C’est-ce qui s’est passé quelque 45 ans plus tard ! Bruxelles, par compromis, devenant une région-croupion, limitée à un territoire exigu et enclavé en Flandre, appelée à disparaître à terme dans des réformes de l’Etat futures. <><>Le renouvellement des traités du Benelux est appelé à prendre en considération une extension du Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, un puissant Land industriel plus grand que la Belgique et peuplé de 18 millions d’habitants, centré sur la région industrielle et de services de la Ruhr. Est-il permis de s’étonner de la virulence actuelle du Mouvement flamand qui agite tous les partis politiques de Flandre ? Se positionner dans le « Benelux » de demain ?

27.11.2009

INSPECTION PEDAGOGIQUE DANS LES ECOLES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE...

Dans un communiqué daté du 21 octobre 2009, « le PS regrette le passage en force du Parlement flamand contre les écoles francophones de la périphérie, qui met en péril la bonne conduite du dialogue institutionnel à venir.<><>Le Parlement flamand a adopté ce 21 octobre en toute hâte un décret qui confie à la Communauté flamande l’inspection pédagogique dans les écoles primaires francophones des communes à facilités. <><>Le PS regrette que le parlement flamand ait abusé de ses prérogatives, en violant une loi spéciale votée en son temps par les deux communautés linguistiques, loi spéciale qu’elle a respectée pendant près de 40 ans. <>En passant de force, et en négligeant les conflits de compétences pointés par le Conseil d’Etat sur leur texte, la Communauté flamande contribue à créer un climat peu propice à des négociations sereines sur la réforme de l’Etat. <>Le Parti socialiste travaillera dès lors, en étroite concertation avec l’ensemble des partis francophones avec pour but commun de déterminer les mesures les plus adéquates « à la préservation, des droits des francophones » dans la périphérie. <>Ces mesures pourraient notamment être, pour les francophones, d’introduire des recours en suspension en annulation du décret flamand devant la Cour constitutionnelle ». <>Ce communiqué est très bien. Nous approuvons totalement son contenu. Mais après les déclarations de Philippe Moureaux, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, Vice-président du PS, et de Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional wallon, préconisant la scission de l’arrondissement BHV, n’est-ce pas une brèche ouverte dans la Résistance francophone par où s’engouffrera le Mouvement flamand pour imposer la « bilinguisation » généralisée des services publics bruxellois et wallons à parité linguistique, 50 % de fonctionnaires francophones et 50 % de fonctionnaires flamands. Une bilinguisation temporaire dans la pensée flamande, comme toute concession « finale » dans la pensée des politiciens francophones, suivie dans deux ou trois décennies d’une flamandisation généralisée dans ce que furent les régions wallonne et bruxelloise.

16.11.2009

ENSEMBLE, DONNONS-NOUS LA MAIN...

Le problème belge est-il un problème colonial ? Que constate-t-on en Belgique, pays composé de trois peuples : la communauté flamande, la communauté française, la communauté germanophone ? Un peuple, la communauté flamande, veut imposer sa langue, sa culture, ses traditions. La menace de submersion linguistique déclenchée par la Flandre est latente. La flamandisation est due en partie au puissant développement économique de la Flandre : besoin de terres, de forêts, d’eau, en un mot d’espace pour asseoir et assurer une pérennité à sa prospérité. <><>Le Mouvement flamand, consolidé pendant les deux guerres mondiales sous l’occupation allemande, a les yeux tournés vers le bassin de la Ruhr, qui lui assurerait la survie du port d’Anvers, son poumon ; il veut accélérer le cours des choses avec la ténacité qui lui est propre. Une liaison directe avec la Ruhr est indispensable. Le renouvellement des contrats Benelux en 2011, auxquels pourrait venir se joindre le puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie lui ouvrirait les ports du bassin rhénan. Des négociations seraient, parait-il, en cours. <><>Mais le Mouvement flamand veut plus ; il veut le contrôle de la voie rhénane. Les Fourons sont tombés avec la bénédiction des francophones eux-mêmes. Tous les postes régaliens, à l’exception du ministère des Finances – et encore – sont sous direction flamande. Elle lui reste à démontrer sa puissance. Elle se borne à employer un système qui lui confère 100 % de pouvoir avec 60 % de citoyens ! La Flandre ne se gêne pas pour étaler sa force, son pouvoir dominant ; la succession des gifles est la preuve douloureuse que la Belgique est devenue sa chose. <><>La confiscation du pouvoir ne se limite pas au domaine politique. Des pans entiers du secteur économique sont trustés par les Flamands qui détiennent la quasi-totalité des leviers de commande. La suite est prévisible… La colonisation. <><>La perte de la souveraineté économique s’accompagne toujours du déclin de la langue parlée du peuple économiquement soumis. Le français ne sera plus chez nous qu’une langue d’ilotes ! Or, le processus du déclassement du français est lancé, ce qui est grave, par les francophones eux-mêmes : ouverture de classes d’immersion en langue néerlandaise – à Bruxelles, même dans les communes dirigées par un bourgmestre FDF -, promotion du bilinguisme néerlandais-français dans l’enseignement, dans les divers secteurs de la vie sociale et économique en faisant miroiter un emploi. Alouette… Pire, certains partis francophones, pour ne pas dire tous les partis francophones, sont disposés à scinder BHV contre encore une fois des sous. Mendier en se dépouillant ! Mais scinder BHV, c’est ouvrir une brèche où s’engouffrera une sorte de « bilinguisation », suivie inévitablement de la flamandisation généralisée : l’effondrement des frontières linguistiques, la déferlante flamande sur Bruxelles et sur la Wallonie.<><>Le Mouvement flamand sait qu’après quelque deux ou trois décennies de bilinguisme officiel, Bruxelles et la Wallonie basculeront dans son giron. Pour l’instant, il consolide son emprise sur la Flandre par des décrets de contrainte de la connaissance impérative du néerlandais. Les décrets se multiplient.<><>Les francophones, nous, les citoyens, devons être conscients que la situation est sérieuse ; elle est désespérée pour les Fouronnais ; elle est dramatique pour les francophones de la périphérie ; elle est critique pour les Bruxellois ; elle est préoccupante pour les Wallons… <><>Donnons-nous la main ! Nous pouvons faire obstacle à la Marche flamande. Dans cette dévotion, dans cette foi, la langue wallonne a reçu, au cours des dernière semaines, l’adhésion de : BUYDENS Jean-Pierre, 1180 Uccle ; ENGLEBERT Marie, 1200 Woluwe-St-Lambert ; M. et Mme FAUCONNIER-RASSART, 1190 Forest ; GREGOIRE Josette, 1410 Waterloo ; LAHAUT Jean-Paul, 1140 Evere ; MASSART Robert, 1050 Ixelles ; MICHEL Josepha, 1140 Evere ; MONCOMBLE Valentine, 1200 Woluwe-St-Lambert ; ORY Angèle, 5020 Daussoulx ; QUICHERON Jean-Bernard, 1780 Wemmel ; RASSART Philippe, 1150 Woluwe-Saint-Pierre. <><>Vous qui nous lisez, osez aussi dire « je t’aime » à la Communauté française ! Venez vous joindre à nous pour défendre, ensemble, avec ténacité la langue et la culture françaises. Adhérez à la Ligue wallonne. Le montant de l’adhésion est de 10 euros/an à verser au compte 145-0539031-61 (IBAN BE62 1450 5390 3161 - BIC GEBABEBB). Vous recevrez le périodique mensuel La Ligue Wallonne.

21.08.2009

LE POURRISSEMENT COMMUNAUTAIRE...

Le Mouvement flamand ne changera pas tant qu’il n’aura pas contrôlé le sol belge jusqu’au moindre millimètre carré ! Sa soif de « revanche » ne s’apaisera qu’au moment où la Belgique de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles sera totalement flamandisée. Toujours plus de régionalisation, toujours plus d’autonomie, toujours plus d’espace resteront son credo sacré. + + « ... La régionalisation de l’emploi, la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le statut de Bruxelles et de sa périphérie, la mise en cause de la gouvernance wallonne ou de la monarchie... ne sont que des symptômes de la dynamique nationaliste flamande, souligne Jean-Pierre Thiry, professeur émérite de sociologie, docteur en sciences politiques et sociales... ».+ + La volonté flamande de s’accaparer l’espace belge est forte. Au demeurant, on peut la comprendre dans son extrémisme : c’est une question de survie. La Flandre sait qu’à terme, elle est appelée à s’effondrer, à plonger dans les abysses : vieillissement de sa population, pollution de son sol, obsolescence de son outil industriel et commercial, pénurie d’eau, manque de bras, manque d’argent...+ + Le mal flamand en gestation engendre, dans un réflexe de défense de la population, un égoïsme démesuré, un « refus permanent et généralisé des transferts interrégionaux, réels au demeurant et acceptables dans tout Etat-nation. Pour les Flamands, leur nation n’est plus la Belgique, mais bien la Flandre », affirme le sociologue Jean-Pierre Thiry. + + La Flandre est patiente ; elle s’est d’abord créée une identité, une unité culturelle puis elle s’est tracée un fil rouge, fait de ténacité, de persévérance, d’engrangement d’avancées successives, tout en gardant bien dans la ligne de mire l’objectif de la consolidation d’un Etat-nation flamand. Au fur et à mesure des avancées, la Flandre prend bien soin de consolider les acquis en éradiquant ou en réduisant au maximum l’usage du français.+ + Philippe Moureau, PS, sénateur-bourgmestre, Vice-président du PS, n’a-t-il pas dénoncé, fin mars 2007, la décision « dormante » de la Vlaamse Gemeenschapscommissie, Commission communautaire flamande, de réduire le financement des associations – flamandes – qui travaillent avec des jeunes francophones ? « Ce sont, affirme Philippe Moureau, Messieurs Vanhengel et Smet, ministres VLD et SP.A au gouvernement bruxellois, qui ont pris l’initiative. Ils passent souvent pour des modérés. Là, ils se montrent d’un sectarisme inquiétant. Ils sont résolus à chasser les jeunes francophones des structures associatives qui dépendent de la Vlaamse Gemeenschapscommissie, comme les écoles de devoirs, les maisons de quartier, entre autres. Les chasser, ou bien ne plus les accueillir à l’avenir... ».+ + +Le « cadre linguistique », élaboré en mai 1999, cassé par le Conseil d’Etat le 30 juin 2006, mais maintenu par des astuces consensuelles, semble-t-il, d’affectation, de promotions ou d’augmentations salariales, a été bloqué par décision de Brigitte Grouwels, CD&V, secrétaire d’Etat régionale bruxelloise de la Fonction publique. Une remise en question de la clé de répartition de 1999 – très favorable aux Flamands concédée par les francophones – base 73%-27 %, 73 % de francophones et 27 % de néerlandophones. Apparemment, une sage décision de Brigitte Grouwels, qui marquerait un retour à la légalité, c’est-à-dire à l’installation d’un cadre linguistique par rapport au nombre de dossiers traités dans la langue des intéressés, à savoir 93 % de francophones contre 7 % de néerlandophones... Apparemment, disons-nous, car la décision de Brigitte Grouwels laisse la Région bruxelloise sans cadre linguistique, déclenchant une cascade de recours de la part des fonctionnaires se sentant lésés... Le pourrissement communautaire...La Flandre poursuit ainsi son objectif : amoindrir le statut de Bruxelles pour installer un système de cogestion bicommunautaire avec des institutions paritaires. + + Le retour de la N-VA, Nieuw-Vlaamse Alliancie, au pouvoir fédéral n’annonce rien de bon pour Bruxelles. Un nouvel assaut contre Bruxelles. Les sentiments de Geert Bourgeois, ancien président de la Volksunie, à l’encontre de Bruxelles, sont bien marqués : Bruxelles capitale de l’Etat flamand indépendant, invitation aux francophones et aux Belges d’origine étrangère à opter pour la citoyenneté flamande, fusion des 19 communes bruxelloises, redécoupage en districts, suppression de l’arrondissement électoral et judiciaire Bruxelles-Hal-Vilvorde, flamandisation généralisée des institutions publiques, utilisation exclusive du néerlandais dans les documents administratifs des entreprises ... En bref, s’intégrer ou partir.+ + Il ne faut pas rêver à un modèle alternatif basé sur le rapprochement des communautés, proposé par le Manifeste bruxellois de Ph. Cattoir et A. Maskens. De la supercherie ! + + Une voix dans notre cœur se fait entendre : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française… Bruxelles libre

L'ENCERCLEMENT DE BRUXELLES...

L’intégration pure et simple de Bruxelles en Flandre est l’objectif du Mouvement flamand depuis 1847 et accentué au cours des grandes guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945 pendant l’occupation allemande du pays.+ + La Flandre toujours plus grande, toujours plus loin, toujours plus autonome. Un moyen : la fermeture des entrées de Bruxelles dans sa partie sud-est, les entrées qui se trouvent du côté de la Wallonie. + + « C’est vrai, nous dit Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre MR, président du FDF, au pont de Grœnendael, où les Flamands veulent fermer l’accès par la chaussée de La Hulpe. C’est vrai encore au carrefour Léonard, où ils veulent restreindre les voies d’accès afin de rendre le trafic moins fluide... ». C’est également le cas des petites routes qui relient les communes wallonnes aux communes flamandes : elles ne sont pas entretenues du côté flamand ! + + « ... De surcroît, ajoute Olivier Maingain, qui maîtrise la mobilité autour de Bruxelles maîtrise aussi le développement économique de Bruxelles. L’idée : petit à petit à voir Bruxelles être « racrapotée » sur une fonction purement administrative et couper les relations avec la Wallonie ». + + Une reproduction du bouchon de Lanaye voulu par les Hollandais pour freiner l’accès du Bassin liégeois à leurs ports maritimes d’Amsterdam et de Rotterdam, que dénonçait notre professeur de géographie économique dans les années 1940, en maîtrisant ainsi le développement de l’économie wallonne. + + + Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française.

19.08.2009

LES RESULTATS DES ELECTIONS REGIONALES DU 7 JUIN 2009...

Un constat. + + Au Nord : Le Mouvement flamand accentue son emprise sur les citoyens. Ceux-ci sont de plus en plus nationalistes. L’union culturelle. Les intérêts flamands doivent être protégés plus que jamais. Les postes ministériels importants sont occupés à la Région flamande par des membres ou anciens membres du patronat flamand. + + Au Sud : Le Mouvement wallon, disons plus généralement francophone, s’affaiblit. Les partis se tirent la bourre. La désunion culturelle. Le front francophone – s’il a existé – est un corps mou, flasque. Les intérêts francophones sont volatiles. Les Wallons refusent, par obsession morbide du bilinguisme, de se rapprocher de Bruxelles. Les Bruxellois restent attachés au mythe national. Dans ce contexte, l’Union Wallonie-Bruxelles reste une fiction.+ + Un enseignement. + + Il serait temps que les politiques wallons et bruxellois pensent « Région » et non « Communauté ». Deux Régions associant leurs intérêts communs dans un cadre de coopération avec la France, face à la Région flamande. + + Et c’est le moment de penser « Région » ! La Flandre masque sa santé défaillante ; elle est en pleine crise économique et sociale : vieillissement de sa population, vieillissement de son équipement industriel, défaillance de sa structure commerciale basée sur l’automobile et le textile. Laisser la Flandre s’empêtrer dans ces secteurs. Mais penser à nous, francophones. Pour cela, il suffirait, il suffit, que les partis politiques francophones pensent « Régions » ; nous nous répétons et nous ne cesserons de nous répéter : penser « Régions », c’est bâtir « l’Unité ». C’est ériger un bloc face à l’axe Flandre-Pays Bas-Rhénanie du Nord-Wesphalie.C’est défendre le français, notre langue. + +

12.08.2009

PERIPHERIE : LE DECRET FLAMAND SUR LES ECOLES FRANCOPHONS...

LA PERIPHERIE : LE DECRET FLAMAND SUR LES ECOLES FRANCOPHONESNous sommes en novembre 2007, plus de 150 jours sans nouveau gouvernement. Les partis politiques ne parviennent pas à s’entendre sur un projet de gouvernement. Les Flamands veulent l’application des décisions du Parlement flamand de 1999 ; ils font pression : gifles, provocations, humiliations... La panoplie du parfait colonisateur ! + +Le 7 novembre 2007, le Parlement flamand vote la scission de l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, suivie de l’invalidation des bourgmestres FDF/MR de Linkebeek, Wezembeek-Oppem, Crainhem, de la déclaration du ministre flamand de l’Intérieur, Marino Keulen, Open VLD, tendance libérale, de ne pas nommer les trois bourgmestres de la périphérie « ni dans trois jours, ni dans trois mois ». Et le comble de l’outrage : le dépôt en Commission du Parlement flamand d’un décret portant sur le retrait des compétences de la Communauté française sur l’inspection pédagogique des écoles francophones fonctionnant dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise avec annonce d’un vote au Parlement flamand dans les huit jours...+ + La coupe est pleine. Marie Arena, PS, ministre-présidente de la Communauté française, réagit et annonce son opposition qu’elle suspecte d’être « un moyen d’éliminer la culture française et l’utilisation du français aux portes de Bruxelles ». Le FDF fait savoir que Didier Reynders, président de la fédération MR, a prévenu Yves Leterme, CD&V, formateur, que « le décret serait la provocation de trop »... Le vote au Parlement flamand reste pendant. + + Au conflit d’intérêts avancé par les élus du Parlement de la Communauté française, les Flamands opposent un conflit de compétences. La fin des écoles francophones de la périphérie est dans la ligne de mire du Mouvement flamand au nom du sacro-saint principe de l’unité linguistique territoriale. + + Au Sénat de trancher. Il a 30 jours pour rendre un avis motivé au Comité de concertation Etat fédéral/entités fédérées, linguistiquement paritaire... A défaut d’accord, le Comité de concertation dispose de 30 jours pour émettre un avis « par voie de consensus »...La vie est belle en Belgique, n’est-ce pas ?