02.09.2010

NE PLEURE PAS PETIT…

 

… demain tu parleras flamand ! A la question posée par le journaliste du quotidien Le Soir, Philippe Vande Weyer : "Les frères Borlée peuvent-ils reprendre le rôle de Kim Gevaert et Tia Hellebaut et devenir les porte-drapeaux de l'athlétisme belge ?", Wilfried Meert,  directeur du Mémorial Yvon Van Damme, répond sans ambages : "Je pense. Mais à l'instar de Philippe Gilbert,  il faudra qu'ils apprennent le néerlandais. Je leur ai dit. Ils seront plus vite reconnus dans tout le pays s'ils parlent les deux langues, surtout avec les médias."

Serait-ce aussi un handicap pour Elio Di Rupo, préformateur, candidat Premier ministre ? Sa connaissance du néerlandais est jugée "insuffisante" par les Flamands. Autrement dit : la Wallonie doit être "bilinguisée", flamand-français, dans … la prochaine décennie, et devra parler flamand dans la seconde décennie ! Car un fédéralisme à deux ou une confédération à deux ou à deux et demi, cela ne marche pas ! Il y aura toujours un dominant et un dominé ! Serait-ce la "Nouvelle Belgique de demain" dont parle Jean-Marc Nollet, Ecolo ?

05.07.2010

FORUM : NOS LOCUTEURS EN DIRECT

Monique WESMAEL , 4000 Liège, par courriel - Dans l'hypothèse d'une Belgique éclatée ? Vous savez très bien que si nous voulons sauvegarder notre belle culture française, il faut justement, que ce pays éclate. Tant que la Belgique durera, la Wallonie et Bruxelles seront en butte à une flamandisation têtue, même de la part des francophones qui veulent sauver la Belgique ? + + Invasion du flamand dans les Ardennes, entreprises flamandes s'installant en Wallonie et faisant venir des salariés flamands, bilinguisme obligatoire à Bruxelles et dans certaines écoles de Wallonie, j'en passe et des meilleures ! + +La seule solution est justement l'éclatement de la Belgique, mais aussi la réunion de Bruxelles et de la Wallonie à la France. Si nous étions français, je ne vois pas de quel droit on nous imposerait le bilinguisme français/néerlandais. Encore que je crois que dans le nord de la France et la région de Lille, il est question justement, d'imposer l'apprentissage du néerlandais ! il y en a même qui revendiquent le territoire comme terre flamande ! + +Or, le néerlandais n'est pas parlé en Flandre et il y a autant de différence entre le néerlandais et les dialectes flamands qu'entre le français et les dialectes wallons. + +Cela dit, l'apprentissage d'une langue étrangère est bénéfique pour tout le monde. Mais pourquoi pas l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien, le grec, le chinois, le russe, l'arabe, les langues de vastes cultures comme la nôtre. + +Tant que nous resterons belges, nous resterons des citoyens de seconde zone, des pédophiles, des assistés, des fainéants, de mauvaise réputation, comme les Flamands aiment le faire croire partout. Ils ne nous aiment pas. En France, nous serions enfin dans un pays ami, et nous aurions plus de chances d'avoir un président de la République wallon ou bruxellois qu'un premier ministre belge. Voilà l'avenir radieux que j'espère, moi, pour les francophones de Belgique. + + +N. B : Faites-nous parvenir votre réflexion sur l'avenir de la Belgique et de la langue française en adressant votre message à info@liguewallonnebruxelles.beEn solidarité avec la Cause francophone.

05.01.2010

MESSAGE DE LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES

Face aux exigences flamandes, ensemble, faisons savoir à nos édiles politiques francophones qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront, en fait, que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique, objectif numéro du flamingantisme. <><> Ensemble, dénonçons une flamandisation mise sur rail, dans un premier temps, par la création de classes d'immersion linguistique en néerlandais et par le mirage de la connaissance du néerlandais pour l'obtention d'un emploi, et, dans un second temps, par l'apprentissage obligatoire du néerlandais. <><> La colonisation de Bruxelles et de la Wallonie. La Flandre veut relier le port d'Anvers au bassin industriel rhénan et s'assurer ainsi sa prospérité.

25.05.2009

LE JARDIN BOTANIQUE ABANDONNE PAR LES FRANCOPHONES ?.,..

LE JARDIN BOTANIQUE ABANDONNE PAR LES FRANCOPHONES…Il est permis de le penser au regard de la passivité des ministres et parlementaires francophones face à la position flamande dans la gestion de ce joyau botanique que le monde entier nous envie. + + Rappelons qu’en 2001, le Jardin Botanique, situé au Botanique à Bruxelles, a été transféré à Meise, commune flamande de la périphérie bruxelloise, dans un site de 92 hectares, contre l’engagement par la Flandre de ratifier la convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Un cadeau royal pour une application en Belgique d’une décision humanitaire du Conseil de l’Europe. Surréalisme ! + + Bien entendu, selon un scénario bien huilé, la Flandre empoche puis force une révision des conditions de sa partie à céder dans le donnant-donnant pour obtenir la pleine propriété de ce qu’elle convoite, sans bourse délier. + + C’est ce qui se passe avec le Jardin Botanique. Sa gestion est carrément passée sous administration flamande nonobstant le fait que le Jardin Botanique est une institution fédérale. Le personnel est composé à 85 % de néerlandophones avec bien entendu un directeur flamand ; les 15 % restants sont soumis à une pression de la direction flamande pour le passage d’un test de connaissance suffisante du néerlandais. La Flandre y applique ses lois ! + +Le Jardin Botanique, c’est quelque 20 000 espèces de plantes vivantes, un herbier de haute qualité scientifique composé de milliers de spécimens de plantes séchées, une bibliothèque riche de quelque 2 000 ouvrages. Le Jardin botanique, un véritable trésor national que la Flandre veut s’approprier. + + Notre grande crainte est l’écoute du silence des partis francophones, si proches de la capitulation. L’indifférence des politiciens de tout bord, CDH, ECOLO, M R, PS, pour l’intérêt général de la Communauté française est sidérante.

27.04.2009

LA WALLONIE RENAISSANTE...L'EVEIL DE L'ESPERANCE...

Tel est le sentiment de fierté qui vous envahit à l’écoute du message que Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, au nom du gouvernement PS-CDH, a lancé jeudi 25 avril 2009 dans une projection d’avenir exprimée dans une note d’intention esquissant le plan Marshall version 2.0 : « Un consensus s’est dessiné en Wallonie pour pérenniser et amplifier, sur le long terme, les acquis du plan Marshall, première version. On nous aurait d’autant plus reproché de rester les bras croisés alors que la crise fait rage de tous côtés. La Wallonie a besoin de vision et de stabilité… Le Marshall 2.0 doit être perçu comme un véritable exercice de mobilisation ». + + + Le testament de celui qui s’en va ? Non. C’est l’éveil de l’Espérance en Communauté française de Belgique : l’adoubement de Bruxelles. Un plan Marshall 2.0 qui unira la Wallonie et Bruxelles dans l’amplification de la renaissance de l’Espace Wallonie-Bruxelles. Un regard tourné vers le temps économique dans un concept de « plan actualisé chaque année ». + + + La note d’intention gouvernementale, PS-CDH, souligne le rôle des pôles de compétitivité : « La mise en place des pôles de compétitivité constitue une mesure phare du plan Marshall. Aucun élément ne permet de remettre en cause les choix opérés à leur propos ». Et d’infléchir la réflexion vers la mobilité transfrontalière, notamment vers la France, déjà en place dans la métropole urbaine lilloise, pour faciliter « l’accès à des emplois de qualité qui n’existeraient pas en Wallonie »… Et à Bruxelles. + + + Le mérite de la note d’intention gouvernementale est de nous plonger dans une vision d’avenir aux inflexions nouvelles : « Tout le monde nous a demandé d’anticiper le suite et d’amplifier l’effort », appuie Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional de l’Economie et de l’Emploi. + + + Chose faite ! L’Espérance ! Mais un doute, ce cancer de la pensée, nous envahit. Si la note gouvernementale PS-CDH n’était qu’une supercherie pour masquer l’inflexion de la Wallonie à sa dilution dans la nouvelle entité économique, qui se constituera en 2011, dès après les élections législatives et qui sera composée des Pays-Bas, de la Flandre, du Grand-Duché de Luxembourg, du land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, dominée par une langue germanique ? Une réalisation d’un des objectifs de la Flamenpolitik appliqué par l’Allemagne durant l’occupation en 1914-1918 ! + + + Remémorons-nous les inquiétants propos tenus par Rudy Demotte, PS, au début de sa présidence du gouvernement wallon, le 13 septembre 2007 lors de la présentation à la presse francophones et… flamande, des mesures « d’ajustement » du plan Marshall 1.0 : « Nous allons imposer, dit Rudy Demotte, qu’en matière d’immersion linguistique, les décisions soient prises de manière absolument prioritaire en faveur de l’apprentissage du néerlandais au détriment de destinations plus prisées en Angleterre ou aux Etats-Unis ». Le bilinguisme imposé en Wallonie. + + + Pas un parlementaire wallon, pas un parlementaire francophone bruxellois m’ont marqué leur réprobation à ces propos de soumission au Mouvement flamand. Que pourrait penser Jules Destrée de l’imposition de la connaissance du flamand, lui qui combattant avec détermination ce qu’il appelait le « bilinguisme obligé ». + + + Ouvrons-nous cependant à l’Espérance ! C’est la confiance, c’est la certitude que ce qu’on demande, que ce qu’on désire ; que ce qu’on attend, se réalisera.

15.04.2009

RATOU, LE PETIT RATON LAVEUR SUR LES BERGES D'UN CANAL DE FLANDRE...

… médite les paroles de personnalités flamandes. ++ Kris VAN DIJCK, député régional N-VA : « Elargir Bruxelles. Créer des corridors dans la bonne tradition médiévale. Tant que les francophones ne voudront pas respecter le principe de territorialité, aucune vie commune correcte ne sera possible avec eux … » ++ Yves LETERME, CD&V, ancien ministre-président de la Région flamande, ancien premier ministre éphémère, sénateur : »Apparemment les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais ». « La Belgique n’a d’intérêt que si elle sert les intérêts de la Flandre ». ++ Bert DE WEVER, président de la N-VA : Le niveau belge n’offre plus de valeur ajoutée à la Flandre. Nous serons mieux dans une Flandre indépendante, membre de l’Europe. Nous n’avons pas d’agenda caché quant à notre objectif final… Les agitateurs de drapeaux tricolores sont à court d’arguments. Je n’ai qu’un lot de consolation à leur offrir : La Belgique ne va pas crever mais s’évaporer ».

LE GOUT DU COMMENTAIRE

A travers le prisme d’un Français de Belgique+++J.-B. QUICHERON, par courriel - Lorsque je suis arrivé en Belgique en 1966, comme la moyenne des Français de l’époque, je ne connaissais guère ce petit royaume bien sympathique. Je n’en connaissais surtout pas les problèmes linguistiques ni l’histoire. Je débarquais d’Allemagne où je m’étais assez bien intégré et mon avenir allait probablement se dessiner à Bruxelles. Je me rappelle les émissions radiophoniques de l’époque où l’on vous ressassait les oreilles des questions communautaires que j’ignorais totalement. Ceci avait le don de m’irriter, car ayant vu la richesse des Belges d’alors – à faire pâlir d’envie nombre de Français – je ne comprenais pas pourquoi on s’enquiquinait dans ce pays de cocagne de ces questions qui me semblaient somme toute secondaires. + + +Voilà maintenant 40 ans que je réside dans une commune à facilités et vis avec une charmante épouse belge francophone. Tous les quatre – nos deux fils compris – parlons couramment le néerlandais et pourtant nous ne fréquentons guère la communauté flamande. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi il en est ainsi. Peut-être que le fait de parler une langue de grande diffusion nous rend moins sensible à la culture néerlandophone. En y réfléchissant de plus en plus et surtout en voyant les problèmes linguistiques s’exacerber, je m’aperçois de la grande différence entre le fait d’être ‘vlaamssprekend’ et ‘vlaamsvoelend’. Je me sens parfaitement à l’aise dans ce pays et dans notre commune flamande qui est finalement francophone à 60% et néerlandophone à 40%. Mais même si ma culture est internationale (je suis interprète de conférence allemand-anglais-néerlandais), je continue à respirer en français et à m’alimenter (culturellement et dans le quotidien) en français. Je ne vois pas bien qui pourrait s’arroger le droit de me faire penser ou agir autrement, d’autant que le français est une des langues officielles de la Belgique... +++Vous avez la faculté de lire la suite sur le site de la Ligue Wallonne de Bruxelles via www.liguewallonnebruxelles.be

26.08.2008

LE MAL BELGE, UN REMEDE : DISCRIMINATION ZERO...

Georges Clerfayt, député fédéral FDF honoraire, ancien président du FDF, en réponse aux slogans flamingants "Il faut devenir bilingue", "Apprenez le néerlandais", "Adaptez-vous"…, suggère d'adopter une attitude positive : "Etre bilingue ou non, c'est une affaire privée. Les Belges qui le deviennent ne peuvent perdre pour autant leurs droits fondamentaux de citoyens égaux. Les institutions doivent être au service des citoyens. Ce sont elles qui doivent être adaptées à travers les réformes adéquates…". Georges Clerfayt suggère de remédier à la suppression du recensement linguistique par une réforme souple des institutions ; il avance deux points : "1. Les limites de la Région bilingue de Bruxelles sont élargies et englobent les communes de la périphérie où vit une minorité francophone significative, analogue à celle des Flamands de Bruxelles (10 % de la population de leur commune). 2. Au principe de territorialité, on apporte une exception officielle, en faveur de la minorité nationale francophone, en Région flamande (la même chose est envisagée, pour la Région wallonne, en faveur de la minorité nationale néerlandophone, s'il apparaît qu'il y en a une et donc, si le besoin s'en fait sentir). En d'autres mots et indépendamment de la révision constitutionnelle nécessaire à cet effet, la Belgique et ses entités fédérées ratifient la convention-cadre que notre Etat a signée en 2001, en même temps que le Parlement votait la régionalisation de la loi communale. Ensuite les conséquences légales et décrétales sont déduites de cette ratification et votées par les parlements respectifs…". ++ Une Belgique fédérale conforme aux normes démocratiques européennes modernes. Discrimination zéro.

31.07.2008

ON NE VOUS DIT PAS TOUT...

Et cependant… Cela se passe en Belgique, dans une commune flamande de la périphérie bruxelloise : Zaventem. La commune a affiché, à tous les guichets communaux, un avis en néerlandais, français, anglais, allemand, espagnol et arabe, signé par le bourgmestre Francis Vermeiren, CD&V, et le secrétaire communal, rappelant à tous les administrés que : "La commune de Zaventem est installée dans la partie néerlandophone de la Belgique. Les lois et les décrets interdisent formellement aux employés de parler une autre langue que le néerlandais avec les administrés. Si vous n'êtes pas assez bon en néerlandais, nous vous prions de vous présenter avec un interprète". ++ Le député-échevin de Zaventem, Eric Van Rompuy, CD&V, frère de Herman Van Rompuy, président de la Chambre des Représentants, caquette : "Cet avis confirme le caractère unilingue néerlandophone de notre commune et précise comment les fonctionnaires communaux doivent se comporter avec les non-néerlandophones". ++ Ce n'est pas l'avis de Eugène Messemaekers, conseiller communal FDF de Vilvorde : "Contrairement à ce que prétend le Bourgmestre de Zaventem, Francis Vermeiren, aucune loi ni aucun décret n'interdisent aux employés – même communaux et même en Région flamande – de parler une autre langue que le néerlandais ; c'est de l'abus de pouvoir. Selon l'article 30 de la Constitution belge, les lois linguistiques ne peuvent s'appliquer que pour tous les actes de l'autorité publique. Un employé n'est pas une autorité publique et a droit à la liberté linguistique d'autant que selon ce même article 30 de la Constitution, l'emploi des langues usitées en Belgique est FACULTIF.".